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 J'voudrais pas faire ma raclette mais la soirée s'annonce pas super ⟐ Clara

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Milo Marchiori
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MessageSujet: J'voudrais pas faire ma raclette mais la soirée s'annonce pas super ⟐ Clara   27.03.18 19:27


La vie ? Ne m’en parlez pas de la vie...
La discussion avec Augustin ne s'était pas franchement terminée de la meilleure manière qui soit. Pas que l'Aëlhim y soit réellement pour quelque chose, il ne faisait qu'énoncer une fatalité, du moins pour Aequitas. Seulement, ce jugement impitoyable qu'il avait prononçait à l'égard de sa génitrice faisait bondir l'inspecteur. Il réagissait, sa conscience s’insurgeait dans un semblant de colère qu'il ne s'expliquait pas.

Augustin lui avait dit, elle l'avait empoisonné, son âme corrompu par sa présence. Milo ne contrôlait rien de cette partie de son être qui lui échappait totalement, tournée entièrement vers celle qui l'a manipulé dans les grandes largeurs et par le jeu des conséquences, l'a fait se retrouver ici, dans un lit d'hôpital. Quand il pouvait se montrer pragmatique et rationnel, le fait que cette opération ait complètement foiré était de sa faute, entièrement de sa faute.

Le Garou était prêt à subir les foudres de la hiérarchie. Et même si il semblait déterminé devant son coéquipier, à ne pas quitter l'ULCM, l'idée commençait à faire son chemin. Peut-être que finalement, il avait fait son temps ? Peut-être qu'il faudrait penser à prendre sa retraite... Trente ans passés de bons et loyaux services pour le pays devraient être suffisants ? Non seulement, Milo se sentait responsable, coupable de cette débandade mais aussi en colère contre lui-même, contre cette foutue Aël aussi, contre à peu près tout d'ailleurs.

Une colère qui n'étouffait pas cette sensation de vide qu'il ressentait depuis le réveil. Cette sensation qui lui compressait la poitrine, le faisait souffrir mais d'une autre manière. L'argent avait empoisonné son sang rapidement, la blessure était grave, la quantité de sang importante. La vie du Garou était menacée ce qui poussa le Cerf à prendre sa place, à puiser dans cette force surnaturelle pour limiter les dégâts. Milo en avait de vagues souvenirs mais depuis, cette présence qui l'habitait depuis sa naissance s'était tût.

Quelque chose lui manquait, dans son for intérieur, l'inspecteur n'espérait que ce ne soit que le fait des médicaments qui le tiennent tranquille et rien de plus. Pourtant, il a déjà été blessé en opération, une autre balle d'argent qui lui avait conferé cet handicap, conditionnant le reste de sa carrière et jamais notre Garou n'avait ressenti un tel manque. Une partie de son être répondait absente, de quoi attiser un peu plus son malaise. Il ne manquerait plus qu'une Sicilienne et la boucle serait bouclée.

Augustin ne l'avait pas fait, contraignant l'équipe médicale au silence. Milo le croyait sur parole, pas de doutes là dessus. Alors comment expliquer la présence d'une brune qu'il connaissait très bien qui se tenait devant lui avec la mine pas franchement des bons jours. Si il avait pu, le Garou se serait recroquevillé sous les draps mais son corps refusait le moindre mouvement même quand il a voulu signer une décharge quelques heures plus tôt. Justement pour éviter ce qui allait suivre.

- Clara ? Que...Comment tu as su que j'étais là ?

Oui, c'est mieux que de dire : Comment tu as su que je me suis fais ENCORE tiré dessus.
Peut-être qu'il n'aurait pas dû poser la question finalement car le regard de son ex ? épouse ne disait rien de bon. Et il le connaissait ce regard. Comme une impression de déjà-vu.
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Clara Geminioni
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MessageSujet: Re: J'voudrais pas faire ma raclette mais la soirée s'annonce pas super ⟐ Clara   29.03.18 0:34

- Ma che stupido ! Incapaci ! Incompetente ! Ignaro ! Cretino !

Si vous ne reconnaissez pas les ritals à l’aspect, à leur langue ou à leur accent, vous les reconnaîtrez par leurs gestes et leur sur-théâtralisation. Des passionnées dans tous les domaines. Les drama queens à l’internationale. Mais dans leur cœur ils n’exagéraient pas, c’était de la pure franchise. La spontanéité. Et quand ils tenaient à quelque chose plus que tout au monde, ils pouvaient devenir un peu disproportionnés dans leurs paroles. Un peu comme la sicilienne qui s’exprimait trop dans le couloir de l’hôpital. Mais à sa décharge, il ne fallait pas, jamais au grand jamais, toucher à la prunelle de ses yeux. Et c’était lui. Milo. De bouche à oreille aux oreilles qui traînent et un esprit de déduction efficace, il n’avait pas été difficile de savoir où se trouvait son ex-mari. C’était vraiment bizarre maintenant de l’appeler comme ça. Enfin, apprendre sur place qu’on avait interdit de la contacter l’avait mise dans une colère noire. Elle allait botter le cul de ces idiots de l’ULCM…

Clara avait bien du mal à se calmer et même si elle ne voulait pas vraiment exploser devant le garou, elle n’avait pas pu l’éviter. Et puis cette question… Elle lui lança un regard noir, éloquent, presque impérieux. Ce gredin… Depuis qu’il était parti elle tournait comme un lion en cage. Et à peine avait-il refermé la bouche que la bile toute méditerranéenne de la brune éclatait. Pas vraiment à l’encontre de Milo mais de la situation, de tout ce qui pouvait bien être contrariant et au nom de l’inquiétude qui l’avait rongée, d’une peur qu’elle ne laissait plus diriger.

- COMMENT J’AI SU ? COMMENT J’AI SU ? TU CROIS QUE JE SUIS IDIOTE ? Tu m’avais dit que tu reviendrais, tu avais promis Milo qu’il arriverait rien ! Je me suis rongée les sangs toute la nuit ! J’ai cru… J’ai cru… MILO MARCHIORI TU ES UN CRETINO ! J’ai senti qu’il s’était passé quelque chose ! Le jour se levait et t’étais toujours pas là, je savais… JE SAVAIS ! Je suis peut-être qu’une humaine mais je sens ces choses-là, surtout quand il s’agit de toi ! Perché Dio ? Dannazione ! Di tutti santi da tutti bordelli ! **

S’en suivit un flot stupéfiant et extraordinairement riche de jurons italiens en plus de blasphèmes absolument honteux et outrancier mais qui furent un parfait exutoire pour l’avocate. Accompagnés bien sûr de gestes démesurés dignes de sa grandiloquence sicilienne. Dont le résultat était aussi drôle que peu rassurant lorsqu’on n’avait pas l’habitude. Pourtant personne n’avait fait irruption dans la pièce. Tant mieux, car une fois calmée, Clara ne laissa pas le temps à son ex-époux de parler qu’elle fondit sur lui et couvrit son front de petits baisers, les mains sur ses joues, ses yeux sombres le scrutant comme si ils pouvaient le transpercer sur place. Toujours dans la démesure et la disproportion. L’italienne du sud dans toute sa splendeur. Elle était soulagée et toujours inquiète et son cœur battait un peu trop vite. Quelque chose n’allait pas, elle le sentait, mais Clara ne voulait pas l’agresser un peu plus.

- Mais qu’est-ce que je vais faire de toi Milo… Je peux pas te laisser cinq minutes tout seul, faut que tu fasses des conneries… Je crois que je vais t’attacher à moi, ou t’enfermer à la maison et t’envelopper dans du papier-bulle ou te mettre dans du coton et te garder dans ma poche pour qu’il ne t’arrive jamais rien… N’importe quoi pour te garder envie… Mio adorabile cretino

De nouveau elle embrassait le bout de son nez, ses pommettes et finit par se redresser pour attraper une des mains du garou pour la glisser entre les siennes, le regard aussi tendre qu’inquiet. Elle avait toujours un air étrange jusqu’à ce qu’un fin sourire se dessine au coin de ses lèvres.

- En fait… Je vais plutôt te kidnapper… Jusqu’à ce que tu veuilles plus jamais repartir…  


** Par tous les saints de tous les bordels !

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"[...] Ainsi nous naîtrions désormais avec le manque de notre moitié perdue, persuadés que nous pourrions peut-être un jour retrouver cette moitié perdue, cette âme sœur. En nous unissant à elle, nous retrouverions alors notre forme originelle, et ne souffririons jamais plus de la solitude."
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Milo Marchiori
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MessageSujet: Re: J'voudrais pas faire ma raclette mais la soirée s'annonce pas super ⟐ Clara   31.03.18 18:41


La vie ? Ne m’en parlez pas de la vie...
Sur le coup, Milo ne voulait pas entendre ce qui provenait du couloir. Le regard échangé avec Augustin parlait de lui-même. L'Aëlhim se dépêche bien de disparaître pour le laisser tout seul face à la furie qui entre dans la chambre. Ce lâche ! Encore qu'il n'est pas bien sûr que même en étant présent, Milo échappe à la ronflante qu'il va se prendre et qui d'ailleurs, ne tarde pas à tomber. D'extérieur, la scène pourrait presque prêter à rire. Un homme d'une cinquantaine d'année, flic de surcroît depuis trente ans, ancien militaire et Garou qui se recroqueville sous les draps au fur et à mesure que la brune s'égosille, fait de grands gestes et les cents pas devant le lit. L'équipe médicale restait devant la porte, interdite, se demandant si fallait appeler la sécurité ou non. D'ordinaire, Milo se met souvent à rire pour détendre l’atmosphère quand son ex-femme est dans un tel état. D'ailleurs, il fallait vraiment éclaircir certains points quand ils pourront discuter calmement.

Le regard qu'elle lui lance n'annonce vraiment rien et c'est reparti pour une volée de bois vert. Quand c'est ainsi, Milo connaît bien la marche à suivre : attendre. Attendre qu'elle se calme d'elle-même. Clara est un véritable volcan, qui explose tout d'un coup, sans prévenir, violemment mais se calme finalement bien vite. Cela ne veut pas dire que l'on exempt de conséquences ou d'en entendre parler pendant des mois, ça il ne faut pas compter là dessus. C'est pour ça aussi qu'il l'aimait. Pour cette nature emportée, passionnée, franche et un peu comique à la fois. Il la regardait alors, muet, de toute manière impossible d'en placer une, mais une lueur presque tendre et désolée s'était logée dans son regard azur. Comment elle a su ? L'inspecteur se morigène tout seul de cette question idiote.
C'est ça quand on panique !

- Clara...Clara ? Calmes-toi, respires, tout va bien ! Regardes ! Je vais bien ! Je peux sortir demain. Ca va. C'est pas grave.

Tandis qu'il parlait, Milo se redressait dans son lit pour lui montrer que tout allait vraiment bien sauf qu'une douleur brève mais intense vient le foudroyer sur place. Il se tient le cœur, et devient tout pâle. Devant la tête de la Sicilienne, le Garou fait tout pour trouver une excuse bidon. Les moniteurs s'affolent puis se calment aussitôt.

- C'est le pansement. Ahem...trop serré. Eh ! Tu blasphèmes ! C'est pas bien ça. Allez ça va, ma chérie. Vient là.

Attendez quoi ? Qu'est-ce qu'il a dit ? Lui aussi vient de s'en rendre compte.
Il a déjà fait mieux de ce côté là mais c'est la seule chose qui lui vient là maintenant. Clara a déjà eu à vivre cette expérience, la première fois qu'il s'était fait tirer dessus dans le Faubourg Saint Marcel, mais rien de cette ampleur. Ca lui avait coûté en partie son mariage. Avec ce qui s'était passé la veille, impossible de ne pas y penser et Milo ne voulait certainement pas sacrifier une nouvelle fois ce qu'il pensait retrouver. Si il ne se fourvoyait pas. Pas la Sicilienne apporte les réponses à ses questions silencieuses.

Le Garou ferme les yeux, soupire d'aise à ses baisers dont elle le couvre. Ses bras se refermant alors sur la silhouette fine de la brune. Il l'embrasse sur la tempe, pose la tête sur la sienne et repense à la proposition d'Augustin.

- Toujours dans l'excès hein ?

Dit il en souriant, la main doucement serrée dans la sienne. Son sourire se fâne un peu.

- Qu'est-ce que tu dis de partir quelques jours, loin de la capitale, des vacances. Nous deux.

L'idée était réellement séduisante mais les raisons sont bien moins reluisantes.

- Je vais être suspendu à tous les coups et sans solde. Peut-être même viré, ou reversé ailleurs avec la fermeture de l'ULCM. Lélio et le chef se sont prit une ronflante, Augustin avait pas l'air vraiment jouasse.

Lui non plus d'ailleurs. Tout ça, c'était de sa faute. Mais Milo lui épargne ce détail et surtout les circonstances réelles.
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Clara Geminioni
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MessageSujet: Re: J'voudrais pas faire ma raclette mais la soirée s'annonce pas super ⟐ Clara   31.03.18 20:22

Bien sûr Milo l’avait vue s’emporter des milliers de fois, même quand ils étaient gamins, et quand elle en avait après lui, elle passait autant de temps sinon plus à se faire pardonner son caractère de cochon… Non, de ritale, tout simplement. Mais cette fois, c’était fondé. Une deuxième fois elle avait eu la peur de sa vie. Même sans ce qu’il s’était passé entre eux la veille, s’il était arrivé malheur à son ex-époux, jamais Clara ne s’en serait remise. Divorce ou non, cet homme était tout ce qu’elle avait, ou avait eu du moins, de plus précieux au monde. Le reste était secondaire, anecdotique. Alors non, elle n’avait aucun don, elle n’était qu’une petite humaine, mais elle avait de l’instinct, énormément. A ses risques et périls parfois. Mais c’était ce qui lui permettait d’être bien plus clairvoyante que la moyenne parfois.

Et il ne faut pas croire, c’est extrêmement difficile de se fâcher après le Garou. Comment pouvait-on déverser sa colère sur une bouille comme celle-là ? Quand il la regardait avec ses petits yeux de merlan frit, cette lueur de tendresse dans ses magnifiques yeux bleus… Graaaah ! Il avait toujours raison d’elle, même quand elle ne le montrait pas. Et aujourd’hui il n’y aurait toujours pas d’exception. L’avocate croisa son regard et poussa un long soupir à abattre toute la forêt amazonienne. Même si son regard restait sombre, préoccupée et un peu mécontent, un rien de reproche dans sa voix.

- Oui tu vas bien évidemment, c’est bien connu les hôpitaux servent aux gens qui vont bien ! Tu es vraiment en état de sortir demain ?


Elle s’apprêtait encore à le bombarder de questions mais son teint devint livide lorsque Clara vit le Cerf pâlir en se redressant. Elle se précipita sur lui pour l’obliger à se recoucher en douceur. Les sourcils froncés avec l’air d’une mamma italienne fâchée, elle lui lança un énième regard noir, sévère.

- Milo… Tu es vraiment le menteur le plus pitoyable du monde, tu le sais ça ? Reste couché, c’est pas une suggestion, si tu te voyais… Bien sûr que non ça va pas, cretino ! Il faut que tu arrêtes de me faire des frayeurs comme ça ou je vais devenir cardiaque ! Et puis d’abord, j’vois pas ce qui te choque… J’ai toujours blasphémé au plus grand damn de ma mère si tu te rappelles…

Ma chérie… Son cœur s’était serré mais la brune n’avait pas relevé. Peut-être que ce n’était qu’un mauvais réflexe ? Ils n’avaient rien conclu vraiment de ce qui était arrivé hier soir, et en plus de son inquiétude, Clara devait bien avouer que les paroles prononcées par son ex-mari tournaient en boucle dans son esprit. Des mots qu’elle avait tant espéré entendre de nouveau, cette communion retrouvée comme s’il ne s’était rien passé. Ça ne pouvait pas être du chiquer, si ? Ce n’était pas le sujet, ils en parleraient plus tard, pour l’heure tout ce qui importait c’était Milo et son état désastreux. La sicilienne soupira de soulagement quand il la prit dans ses bras, veillant tout de même à ne pas lui faire mal en se serrant un peu contre lui. Elle émit un petit rire étouffé à la réflexion du Garou et dépose un baiser tendre au creux de son cou.

- Toujours. J’ai pas changé en quelques mois… Et puis je sais comme tu aimes te moquer de mes « petits débordements », mar… Garou en carton !

Est-ce que le terme « mari » avait failli lui échapper ? Absolument, est-ce qu’elle avait réussi à se rattraper à temps ? Il y avait de quoi douter. Mais la proposition de Milo lui fit passer l’envie de rire, elle se redressa et le considéra un instant, interdite. Leurs dernières vacances devaient remonter à leur lune de miel. Quelque chose clochait vraiment mais ce n’était pas le bon endroit ni le bon moment pour le cuisiner. Le Cerf devait quand même se douter que son ex-femme voudrait connaître toute l’histoire, quitte à ce que son cœur ait un mal fou à s’en remettre. Ils s’étaient toujours tout dit le bon et le mauvais, c’était ce qui les avait toujours maintenus debout, qui avait fait perdurer trente-cinq ans d’amitié et d’amour aussi. La transparence, la sincérité.

- J’adorerais Milo et… Tu en as besoin…

Ce serait l’occasion pour lui de se remettre, de respirer un air plus agréable que l’air parysien, peut-être l’occasion aussi de se retrouver vraiment et de mettre les choses à plat ? De repartir là où ils n’auraient pas dû s’arrêter ? Si Milo le voulait… Mais il ne lui demanderait pas de partir avec lui si rien n’avait plus d’importance, pas vrai ? C’était rare que Clara ne soit pas sûre d’elle. Son pouce caressait la paume du garou avec douceur, son autre main se glissant sur sa joue.

- C’est pas encore dit tout ça… Et au pire des cas, j’ai quelques petites économies, rien de bien folichon… Mais je te laisserai pas dans la misère. Jamais.

Des économies qui étaient en fait l’argent de la pension, Milo connaissait ses principes, il devinerait sûrement. Ça plus le prix des combats remportés, il y aurait de quoi faire modestement en cas de crise. Mais la sicilienne ne lui laissa pas la possibilité de relever le sous-entendu. Elle avait plongé son regard dans le sien, à la recherche de cette lueur émeraude qu’il avait toujours dans l’azur de ses yeux sans la trouver. Si les yeux sont les fenêtres de l’âme, Clara connaît si bien ce regard-là qu’elle peut remarquer qu’une partie peut manquer. Ou en tout cas qu’il y a un os quelque part. Elle souffla tout bas :

- Il y a autre chose, pas vrai… ? Je le sens, ça va vraiment pas. Tu peux me parler… Je suis là mio cuore, tu te souviens… ?

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MessageSujet: Re: J'voudrais pas faire ma raclette mais la soirée s'annonce pas super ⟐ Clara   01.04.18 19:13


La vie ? Ne m’en parlez pas de la vie...
Le Cerf-Garou allait lui certifier qu'il pourrait sortir de ce lit demain mais il a fallut en faire des caisses pour montrer une faille dans laquelle la Sicilienne ne tarde pas à s'engouffrer. Alors, l'inspecteur doit se débattre avec l'inquiètude de la brune et la rassurer autant qu'il le peut.

- Oui je me souviens. Et justement, calmes-toi, penses à ton cœur en avance. Crois-moi, je ne suis pas là de renouveler l'expérience.
- Qu'est-ce que tu en sais hein ?

Milo cligne des yeux, sa gorge se serre, il se crispe un peu. D'où venait cette remarque ? Voilà une nouvelle découverte encore plus désagréable que l'absence d'une partie de son être. Le poison de l'Aël n'avait pas tardé à faire son œuvre et se répandre un peu plus. Nouvelle panique qu'il dissimule alors même qu'il gardait sa fe... son ex-femme contre lui.

Cette saloperie de douleur s'en va et revient quand il s'y attend pas vraiment. Son réveil était tout récent, on l'avait retiré du respirateur depuis quoi, une heure et sa gorge ne lui faisait plus mal, son corps moins engourdi. Le métabolisme rapide des Garou était toujours présent c'est que sa partie animale était encore là. Après tout, on pouvait pas la perdre si facilement non ? On mettra cette connerie sur le dos de la panique. Car Milo n'est toujours pas tranquille quant à cette découverte pour le moins gênante. Devait-il mettre ça sur le tapis, histoire d'entendre l'Italienne s'énerver une dernière fois pour de bon et passer à autre chose ?

- Des débordements ? C'est un euphémisme.

Il ne relève pas le début de lapsus mais l'a très bien entendu.

L'inspecteur met l'idée de côté quand cette dernière vient alors se blottir tout contre lui. Gestes habituels, naturels, comme si rien ne s'était arrêté dans leur petite vie routinière de couple marié, d'amis d'enfance, de premier amour. Il ferme les yeux, tente d'oublier ce qui venait de se passer dans sa tête. Certainement les médicaments, son sang blindé d'anti-douleurs à dose de cheval pour le Garou qu'il est, qui lui joue des tours. C'est ce qu'il préfère croire. Le parfum si particulier de la brune le rassure un peu, à la fois doux, pétillant, puissant et apaisant. Si Milo redoutait la présence de Clara et ses grands gestes, ses insultes, il ne cachait pas qu'il aurait regretté ne pas l'avoir avec lui dans cette épreuve.

Proposer de quitter Parys, une ville où il est né, où il a grandit, vécu toute sa vie, oui il y a de quoi être surpris quand on connaît Milo comme l'Humaine. Notre inspecteur n'a jamais quitté les murs de la ville si ce n'est pour se rendre dans les bois de Vincennes, ancien territoire de sa meute aujourd'hui disparue. Maintenant il y retournait, à la faveur de la lune, seul. Il le serait toujours, Clara ne pouvait pas l'aider dans cette partie de sa vie mais qu'allait-il faire si le Cerf était vraiment...endormi ? Nouvelle bouffée de peur et réponse de Clara lui soutire un profond soupir de soulagement.

- Je...Je suis content de l'entendre. On s'en va dès demain. Changer d'air, il faut...il faut vraiment sortir de cet endroit, de cette ville. Ne t'en fais pas pour l'argent, c'est pas l'important. L'important, c'est nous, c'est toi.


En partie pour le calme, pour le repos mais surtout pour s'éloigner de la possible contre-attaque d'Azalaïs, voilà pourquoi il fallait qu'il quitte Parys un temps. Cette garce n'était pas morte, tant qu'elle ne le sera pas, Milo ne pourra vivre en paix et serein. Dieu sait ce dont elle est capable et surtout, à qui s'attaquer. Elle avait déjà eu Milo et Augustin, leur chef. A nouveau son cœur qui rate un battement un posant les yeux sur la brune. Clara... Non, il l'en empêcherait.

- Ah oui ? Comment ? Tu ne peux pas lui faire de mal. Tu ne veux pas lui faire de mal. Elle t'as contaminé, tu lui appartiens.

Est-ce que c'est cette conscience vicié, corrompue par l'Aël qui s'exprimait alors que ses pensées s'efforcaient de penser tout le contraire ? Augustin allait devoir se magner de trouver une réponse, sinon c'était courir à la catastrophe. A nouveau, c'est la Sicilienne qui l'attire dans la réalité.

- Hmm ? Oh...non, non. Je...Je suis fatigué, c'est tout. L'argent ne me réussit pas vraiment. Il faut que tout se remette dans le bon ordre. Ca va revenir.

Bravo, tu peux pas te taire Marchiori ? Le chic de toujours trop en dire sans le vouloir. Mais Milo avait bien vu comment Clara le regardait. Elle savait...

- Je...Mon Cerf...il m'a sauvé la vie avant qu'Augustin prenne le relais. Il a gérer la balle, mais depuis que je suis réveillé. Je ne le sens plus. Mais t'en fais pas ! C'est passager. J'espère en tout cas.

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MessageSujet: Re: J'voudrais pas faire ma raclette mais la soirée s'annonce pas super ⟐ Clara   16.04.18 21:55

- Mmh c’est bizarre j’ai déjà entendu ça la première fois…

Il n’y avait pas seulement de l’amertume dans cette réponse. Même si elle s’était calmée, Clara était toujours aussi inquiète, peut-être plus encore. Ce n’était qu’un triste mais évident constat, l’inspecteur menait une vie à risque et ça, elle en avait bien conscience, depuis toujours. Ça ne l’empêchait pas de craindre pour la vie de son époux à chaque fois. Une peur qui s’était cristallisée une fois… Il avait fallu que vienne une deuxième… Mais ce coup-ci, elle ne voulait pas faillir. Milo valait mieux que ça, et pour lui, elle ne devait plus jamais baisser les bras. Est-ce que les circonstances, dont elle ignorait presque tout encore, les menaient de nouveau à l’échec ? La sicilienne espérait que non. Parce qu’elle n’aurait plus la force de le perdre… Déjà qu’elle n’était pas sûre de l’avoir vraiment retrouvé… De nouveau Clara repoussa ses propres tourments pour se recentrer sur le Garou, effleurant son visage du bout des doigts, l’air mi amusé mi grognon.

- Hin hin hin… Plaints-toi Marchiori… Tu sais bien j’suis une sicilienne… Le volcan c’est ma deuxième nature… Mais je reste une gentille fille, des fois.

Encore une tentative de plaisanterie pour animer ne serait-ce qu’un peu les yeux et le visage du Garou. Si seulement c’était efficace… En attendant, elle se contentait de couvrir ses joues de baisers, de caresser ses cheveux, le tout avec une douceur que tout le monde ne lui connaissait pas. Si un regard curieux s’assurait à cet instant que tout se passait bien dans la chambre, celui-là constaterait le comportement d’une femme profondément amoureuse. Ce qu’était Clara. Indubitablement. Même si ses pensées étaient contradictoires dans toute cette histoire, son cœur savait parfaitement où se placer. En fait, il n’avait pas bougé d’un pouce. Malgré les miettes.

Clara papouillait distraitement l’inspecteur tout en l’écoutant d’une oreille attentive, son regard à rayon X cherchant encore le moindre mauvais signe. Une main libre venait de se glisser dans celle de Milo pour entrelacer ses doigts aux siens sans le brusquer. « L’important c’est nous. L’important c’est nous, c’est toi. » D’autres paroles qui firent que sa gorge se serrait et que son cœur battait à tout rompre, une vraie gamine. Elle avait l’air ému, un peu, parce que la brune tentait de se contenir quand même mais l’italien la connaissait assez pour deviner ce qui lui passait par la tête. Et à l’inverse, elle avait toujours la bonne intuition le concernant. Ils n’avaient pas besoin de communiquer pour se comprendre et pourtant… C’était une chose qui allait devoir changer, la sicilienne le savait, la dernière fois qu’ils ne s’étaient pas parlés ils en étaient venus au divorce. Et la vérité, qui n’avait pas encore éclaté, c’était que tout ce bordel n’aurait pas eu lieu si elle n’avait jamais demandé ces papiers. Milo ne serait pas à l’hôpital, il n’aurait pas laissé cette foutue femme lui faire du gringue… C’était sa faute, et quand cet élément-là de l’équation lui exploserait en pleine face, Clara allait vraiment mal le vivre. Même si là, maintenant, tout ce qui comptait en effet, c’était eux.

- Demain ? Tu veux que je prépare quelques affaires et que je vienne te chercher demain… ? Même si… Si je m’écoutais, je crois que je resterais là avec toi jusqu’à ce qu’on parte… C’est moi qui suis heureuse que tu me demandes de t’accompagner Milo…

Un petit moment de douceur pure où la brune chuchotait tout bas à son oreille en lui souriant tendrement… Mais c’était sans compter sur les vaines tentatives de Milo de « dédramatiser » un peu trop. Ah celui-là ! Le plus mauvais menteur jamais connu qui osait quand même lui faire prendre des vessies pour des lanternes ! De nouveau, elle fronça les sourcils, réellement inquiète. Elle avait beau être une simple humaine, Clara savait que ce n’était pas rien, bien au contraire.

- Quoi ? Mais… C’est impossible… Passager ? T’en es même pas convaincu Milo, je le vois bien… Mais il peut pas avoir disparu de toute façon, c’est ta nature, je suis sûre qu’il faut plus que de l’argent pour que ça change…

Finalement elle avait choisi la voix passive pour le ménager un peu, le rassurer aussi. Il en avait plus besoin qu’elle.

- Est-ce que tu as besoin de quelque chose dans l’immédiat, amore ? Je peux te rapporter quelque chose de la maison, enfin… De chez toi… Hem…

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MessageSujet: Re: J'voudrais pas faire ma raclette mais la soirée s'annonce pas super ⟐ Clara   18.04.18 10:40

Moment de douceur, de calme et de tranquillité après une déferlante de douleur et de chaos. Milo profite de tout ce que cet instant peut lui offrir sans pour autant oublier le marasme dans lequel il est empêtré. Une sorte d’ombre au tableau qui ne veut pas le quitter. Une épine dans le pied dont il ne sait pas comment se débarrasser sans l’aide d’Augustin qui est au plus proche des affaires Aëliques. Le Garou passe sous silence cette sensation désagréable qui prend de plus en plus de place dans son esprit et dans son cœur, au point de même commenter ses propres pensées. Diablotin perfide qui lui susurre la terrible vérité, lui embrouille la tête. Alors instinctivement, il resserre ses bras autour des épaules de l’avocate.

- Prends l’air, je vais pas me sauver, promis. Je te fais confiance pour préparer ce qu’il faut et puis, on avisera. Tant que l’on quitte cette fichue ville quelque temps.

Dit il d’une voix qui se voulait rassurante. Posant la tête contre celle de son ex-femme, il soupire, puis sa remarque pourrait presque le surprendre. Il sourit, l’air un peu vague. Comment devaient-ils se définir avec tout ce qui se passait, tout ce qu’ils se sont dit ? Lui aussi voulait détendre l’atmosphère mais le doute et l’hésitation, les non-dit, le flou prenaient le pas sur cette volonté de légèreté. La peur aussi, la peur de voir débarquer Azalaïs d’une manière ou d’une autre, vengeresse, revancharde ou juste… pour le plaisir ? Le portrait que son propre fils lui a fait, a eu tout le loisir de lui glacer le sang et faire marcher son instinct de survie. Et surtout, la protéger…elle.

- Clara, là maintenant, j’ai…j’ai vraiment envie que de t’avoir à mes côtés. Je sais pas ce qu’on est l’un pour l’autre maintenant, j’ai pas encore la réponse et…et je sais pas ce que toi tu veux non plus. Mais je suis sûr d’un truc, c’est que j’ai besoin de toi. Comme depuis toujours finalement. J’ai été trop con pour ne pas m’en rendre compte, j’ai honte aussi d’avoir…d’avoir osé penser que tu ne pourrais plus faire partie de ma vie. Que je devais avancer sans toi, sans me retourner alors que c’était impossible. Tu vois… T’es ma Clara, mon amie, mon amour d’enfance, ma moitié. Alors, j’ai vraiment pas envie d’avoir quelqu’un d’autre si je veux prendre le large.

Milo n’est pas du genre très expansif sur ce qu’il ressent. Timidité maladive, retenue en toute circonstance, une peur de trop en dire qui pourrait blesser même si ce n’est pas le cas. C’est rare lorsqu’il exprime ce qui lui passe par la tête et dans le cœur, de cette manière, même avec celle qui partage sa vie depuis qu’il a dix ans. Mais cette fois, il le fallait, il mettait les pieds dans le plat une bonne fois pour toute. Parce qu’il devait savoir à quoi s’attendre mais aussi, anticiper le futur qui s’annonce bien sombre. L’Aël et son poison ne sont pas bien loin et quand ils frapperont ? Milo n’en sait rien. Alors autant jouer carte sur table.

Faire taire une bonne fois pour tête cette petite voix venimeuse qui s’agite dans sa tête. L’exorciser peut-être ? Si c’était si simple… Et puis il y a cette histoire de cerf qui disparait. Comme si le Garou n’en avait pas assez de tout ce foutoir.

- Passager, je l’espère parce que je ne sais pas comment je vais faire sans sa présence. Il fait ce que je suis réellement, il me manque déjà, tu comprends ? Une partie de moi n’est pas là alors je me sens bancal. Puis je peux plus compter sur l’esprit de meute pour m’aider maintenant…Mais j’vais arranger ça.


Sa voix se transformait presque dans un murmure.

- Si il y avait que cette histoire… Elle – Milo ne pouvait plus dire son nom, pourtant à sa pensée, son cœur s’emballe – m’a empoisonné l’esprit, mon âme. Elle a laissé quelque chose en moi dont il faut que je me débarrasse. Si je ne le fais pas… Ca recommencera. Je suis sous son emprise et je ne sais pas quoi faire pour m’en séparer. C’est là, constamment, ça prend de la place petit à petit, ça me ronge. J’ai peur que…ça finisse par te blesser, d’une manière ou d’une autre. Je suis le brouillard complet.

L’Aël devait mourir, solution radicale. Mais on voit ce que ça a donné.
Il tourne la tête et sourit.

- Aprés tout ça, j'arrête les conneries, je prend ma retraite.

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MessageSujet: Re: J'voudrais pas faire ma raclette mais la soirée s'annonce pas super ⟐ Clara   18.04.18 22:06

- Mmh on sait jamais… Mais de toute façon si je te prenais à jouer les filles de l’air, je retournerais tout Parys pour te trouver et te ramener ici ou chez moi par la peau des fesses, jusqu’à ce que tu ailles mieux. Elle sourit en coin après avoir pris son faux air de sicilienne fâchée. Je ferai ce qu’il faut alors.

Assise au bord du lit, Clara tenait toujours la main du garou, le front posé contre le sien. Elle déposa un baiser furtif sur le bout de son nez et sentit bientôt son cœur tambouriner et s’atrophier à la fois aux paroles de son ex-époux. Comment des mots pouvaient-ils faire autant de mal et de bien à la fois ? Aucune idée, pourtant c’était le cas. La ritale savait parfaitement la place que Milo avait dans son cœur, elle n’avait pas changé, mais il avait raison… Enfin pour lui les choses n’étaient pas claires, elle le savait, c’était sûrement ce qui piquait le plus son petit palpitant qu’elle avait déjà au bord des lèvres. Alors pour faire bonne figure, la brune tenta de chasser ce genre d’idée de son esprit mais sa voix restait un  peu étranglée. Elle l’embrassa tendrement au coin des lèvres et glissa sa main libre contre sa joue.

- D-dis pas ça mio cervo… Tu sais… Ce que je t’ai dit hier soir… C’était sincère alors si tu ne sais pas ce que je veux… Souviens-toi d’il y a à peine quelques heures de ça... J’ai été conne moi aussi, tout ça c’est ma faute Milo… Ses yeux la piquaient dangereusement mais le poids sur ses épaules semblait peser encore plus. Son cerveau venait de lui confirmer que sans sa connerie quelques mois plus tôt, ils seraient encore heureux tous les deux. Milo ne serait pas dans cet état. Si j’avais pas failli tu serais pas là… Je veux plus jamais te faire défaut. Je veux me battre pour toi, pour te retrouver… Comme avant ? Alors si… Si tu veux me donner une seconde chance, nous en donner une, si tu as vraiment besoin de moi. Je serai là, pour toujours, je te l’ai promis… J’y manquerai plus. Je serai toujours ta meilleure amie, ta moitié,… J’ai jamais cru un seul instant, même pendant ces derniers mois, qu’il pouvait y avoir quelqu’un d’autre que toi dans ma vie et dans mon cœur. Je t’ai dans la peau depuis que j’ai dix ans… Je t’aime Milo Marchiori et rien ni personne ne pourra changer ça. Jamais.

C’était peut-être stupide de lui dire tout ça, de lui dire maintenant qu’elle ne pouvait plus accuser l’alcool ou l’envie, mais pourquoi pas maintenant ? Peut-être que Milo allait enfin en être convaincu. Que ça pourrait changer quelque chose… Si seulement. La sicilienne était une passionnée, quelque chose qu’elle avait dans le sang, les grands discours, ouvrir la bouche avant de réfléchir, c’était son truc. Mais avec le garou c’était dans une toute autre dimension. Avec un rien de fragilité, de douceur, que personne d’autre n’était autorisé à connaître. La seule exception c’était lui.

Plus Milo parlait plus son cœur se serrait…

- Oui je comprends mio cuore…  Tu sais… J’ai appris à le voir dans tes yeux, qu’il est présent… Si seulement je pouvais t’aider Milo… Je ferais n’importe quoi pour que tu le retrouves… J’aime pas voir cette peine sur ton visage parce qu’il te manque bambino… Même si je suis sûre que tu trouveras une solution, juste… Fais pas de conneries, je t’ai à l’œil.

Elle voulait tenter un petit sourire pour appeler celui de son ex-mari, mais elle-même se sentait toute chose. Mais le pire venait de tomber et ce fut comme un bon gros pic à glace planté dans le cœur. Justement, Clara qui pensait qu’au niveau de son cœur émietté ça ne pouvait pas être pire. Elle se contenait, très difficilement.

- Attends… Quoi ? Je comprends pas… Elle est quoi cette femme ? C’est un vampire ou je sais pas ? Tu veux dire qu’elle te contrôle ? Qu’elle te possède ? Je comprends pas… Et si c’est le cas comment hier tu as « pu » me dire tout ça… ? Faire… Elle t’en aurait empêché ou… Est-ce que tu peux m’expliquer ? Et… Blessée je crois que c’est trop tard pour ça de toute façon… Mais c’est pas ça l’important. Y a une solution à ça… ?


Difficile de cacher son amertume, une colère froide, pas contre lui mais contre cette femme qui avait pris sa place dans l’âme et le cœur de celui qu’elle aimait par-dessus tout. Et surtout une colère animée par la charpie que cette garce avait fait du meilleur homme qui soit dans cette foutue ville. Difficile aussi de comprendre quand on est qu’une humaine qui ne connaît de ce monde que ce que son époux lui a dit jadis. Ou ce qu’elle découvrait malgré elle.

De nouveau il larguait une sacrée bombe. Clara le fixa, stupéfaite, choquée même.

- Tu… La retraite ? Vraiment… Tu es sûr ? Je veux dire… C’est toute ta vie ton travail, peut-être que quand tu auras réglé tout ça finalement tu voudras plus arrêter… Qu’est-ce que tu feras… ?

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J'voudrais pas faire ma raclette mais la soirée s'annonce pas super ⟐ Clara
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