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 « It takes an idiot to recognise another one. » — ft. Milo

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Maxime L. de Belcayre

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✠ Je suis : Intime de la Magie Nécromantique, je parle avec les esprits, relève les morts et arrive même à donner vie à des entités non-vivantes. J'aime me penser marionnettiste de la Mort, à mes heures perdues.
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MessageSujet: « It takes an idiot to recognise another one. » — ft. Milo   Mer 24 Jan 2018 - 17:51

Milo
&
Maxime

«It takes an idiot to recognise another one. »

Quatre mois… Quatre mois depuis cette nuit d’automne et pourtant Maxime n’arrive pas à oublier, à passer à autre chose - comme elle se répète si souvent de le faire. Et c’est bien ridicule dans le fond ; jamais cet embryon de relation n’aurait pu s’épanouir, jamais elle n’aurait pu être assez bien, assez intéressante pour une immortelle, après tout. Mais elle a beau se tuer au travail, se forcer à penser à autre chose, Maxime n’arrive pas à fermer les yeux sans revivre ces instants de passion, ces caresses privilégiées ou sans réentendre les murmures, les soupires qui ont ricoché contre les murs de sa chambre. Elle n’y dort plus d’ailleurs. Plus depuis quelques semaines, plus depuis l’attentat, plus depuis qu’Hanne et elle ne se sont plus ni revues, ni reparlées. La jeune femme n’y passe que très rarement pour chercher des affaires ou pour aérer la pièce, fuyant le plus possible ce lieu qu’elle considèrerait presque comme un mausolée, maintenant. C’est idiot, elle est chez elle après tout. Elle envisage presque de déménager tant elle passe de moins en moins de temps dans son appartement, plutôt cloitrée dans ses dossiers, plongées dans des enquêtes qu’elle connaît sur le bout des doigts pour avoir trop relu ses notes. Mais ce soir elle fatigue, elle n’a clairement pas la tête à travailler et elle quitte la Conciergerie avant son heure habituelle, avant même que les plus pressés ne soient encore partis… C’est dire son état. Un saut chez elle, juste le temps de se débarrasser de son ballot de dossiers, de se changer et de planquer quelques bouteilles dans son sac de sport et la voilà déjà partie vers une destination qu’elle sait lointaine mais pour laquelle elle ne prendra pas les transports. Le début de soirée sonne à peine, elle aura bien le temps de profiter du coucher de Soleil.

La marche lui fait du bien, finalement. Elle a toujours adoré Parys de nuit, appréciant se perdre dans des petites ruelles où, parfois, elle a fait de bien agréables découvertes. Elle se souvient de ce parc, d’ailleurs, perdu sous un pont de la ville, caché sous les quais et entouré d’arbres si épais qu’elle aurait pu rater la minuscule entrée… Elle y serait bien passée si cela avait été sur son chemin, mais elle a assez perdu de tempes en route. Milo est peut-être un couche-tard, peut-être même un pantouflard, mais elle ne se voit tout de même pas débarquer chez lui au beau milieu de la nuit. Dans son sac, quatre bouteilles. « Quatre, comme le nombre de mois depuis… » - elle s’arrête, fige le fil de ses pensées et grogne alors qu’elle prend finalement un coude pour entrer sur une nouvelle rue. Plus que quelques bons mètre et elle pourra noyer sa bêtise auprès de son ami. Et, quand enfin elle atteint son but, elle pénètre dans l’immeuble et gravit les marches qui la séparent encore de Milo. Elle est à peine essoufflée quand elle fait face à sa porte et pose son sac au sol ; c’est qu’il commence à peser sur son épaule, son pauvre barda. Quatre coups. « Bordel… » Elle finit par attendre, sortant déjà une première bouteille qu’elle débouchonne avec expertise alors qu’elle s’assoit sur les premières marches de l’étage supérieur. Elle n’a plus le temps, plus l’envie d’attendre : elle prend une première goulée et jette le liège contre la porte qui ne s’ouvre toujours pas. « Milooooo… ! » - qu’importe l’heure, la douleur n’a pas de scrupule. « Ouvre, s’il te plait… J’vais pas boire tout ça toute seule ! » Si. Si, dans le fond elle pourrait bien tout avaler et avoir une sacrée gueule de bois, elle s’en foutrait pas mal… Ça serait juste dommage de ne pas partager son ‘butin’. « J’ai de la piquette familiale, il faut que tu goûtes… » Elle se languit de voir la porte bouger, prenant une autre rasade. Et, passant une main dans sa tignasse absolument pas domptée, elle soupire, avachie sur sa marche, littéralement tassée sur elle-même. « J’te préviens, j’espère que t’es là ! » - un nouveau soupir et elle rajoute, plus bas – « Sinon j’devrai pisser sur ton paillasson. » Elle n’a jamais eu besoin de boire à ce point, Maxime, et elle en veut presque à Hanne de l’avoir réduite à cette pauvre petite chose sans défense.

Des pas. Elle entend une foulée derrière la porte et elle sourit déjà, d’avance soulagée de voir un visage amical, consolée de bientôt pouvoir confier son lourd secret à quelqu’un qui la comprendra peut-être… Parce que parler à Camille ne suffit plus. Et puis, quel conseil aurait-il à donner, de toute façon ? Il n’est pas du genre à s’attacher, à s’attarder sur les gens, comme il le dit souvent. Il ne comprend pas, d’ailleurs, pourquoi Maxime ne passe pas à autre chose, ne se trouve personne d’autre pour combler ses draps vides et elle a beau lui expliquer… Rien n'y fait. Ses draps, elle n’y voit plus qu’Hanne. Ses bras, elle ne les veut plus qu’autour d’Hanne… Hanne, Hanne, Hanne. Elle aime ce prénom autant qu’elle aurait envie de le vomir, maintenant. Et, alors qu’elle retient à peine un sanglot étranglé par le goulot fermement pressé contre ses lèvres, elle voit enfin un faisceau de lumière déchirer la pénombre du pallier ; la portes s’ouvre enfin, espérons qu’il n’en soit pas de même avec les putains de vannes qui retiennent encore les larmes de la brune.


CODAGE PAR AMIANTE

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MessageSujet: Re: « It takes an idiot to recognise another one. » — ft. Milo   Jeu 25 Jan 2018 - 18:51



It takes an idiot to recognise another one
Nuit d'ivresse
@Maxime L. de Belcayre ☩ MILO MARCHIORI

La vie plutôt pantouflarde du Garou est agitée ces derniers temps, c'est peu de le dire. Le divorce était encore assez frais dans sa tête et dans son cœur mais Milo arrive à passer au dessus de ça grâce à un nouveau souffle qui est venu bousculer sa routine. Tout d'abord l'enquête Larcher qui a été ré-ouverte et dont il a obtenu de mener les investigations. Rien que ça, l'inspecteur se sent revivre. Terminé les quatre murs de ce labo, de ce service scientifique choisi par défaut.  Malgré son handicap, le big boss de l'ULCM l'avait balancé de nouveau sur le terrain, Milo ne s'est jamais senti aussi bien depuis. Revenir au bureau, passer parfois des nuits blanches à éplucher les dossiers, les notes, les compte-rendus d'interrogatoire sur cette affaire de sorciers assassinés, c'était le replonger dans ses premières années au sein de la police Impériale. Des années bénies en soit pour le Garou, des années qu'il a adoré jusqu'à ce qu'on finisse par lui tirer dessus.

Si être de retour au travail, que sa situation professionnelle s'améliore, c'est sur un tout autre terrain que Milo se sentirait presque « heureux » ? non, c'est clairement prématuré, mais il doit avouer que c'est tout de même inattendu. Le fait qu'il ait fait la rencontre d'Azalaïs, voilà le plus gros changement dans la vie de notre brave inspecteur. Personne ne le croirait quand on connaît le zouave assez bien et pourtant. Rien de bien sérieux pour aller le crier sur tous les toits d'autant que ce n'est pas son genre mais c'est un sacré tournant dans sa vie de « jeune » célibataire. C'est encore balbutiant, et puis ce n'est pas un foudre de confiance avec les femmes mais ça avance on dira. Lélio avait raison après tout, ce n'est pas parce qu'il est divorcé que sa vie s'arrête, bien au contraire ! Alors Milo l'a prit au pied de la lettre mais c'est plutôt la brune qui lui est tombé dessus, que le contraire.

Ce soir, pas de sortie pour le Garou. Demain il devait s'entretenir avec les différentes parties du premier procès Larcher. Un procès bâclé conduisant à la condamnation d'un innocent. Déjà, à l'époque, Milo s'était insurgé pour la manière dont cette affaire avait été traitée, on ne l'avait pas écouté. Maintenant, l'inspecteur se retenait tant bien que mal de sortir « je l'avais bien dit ». Il se retiendrait d'ailleurs face à d'anciens collègues de la police impériale maintenant devenue royale. C'était revenu dans le giron de l'ULCM et ces péquenauds avait clairement intérêt à donner les informations qu'il cherche. Le Garou est gentil mais l'inspecteur c'est une autre paire de manche. Un sommeil léger, comme toujours, ses sens aux aguets, il ne dort jamais profondément. Alors le potin que fait Maxime dans le hall de son étage le réveille bien vite. Encore quelques minutes le temps d'être sûr d'avoir bien entendu son prénom, crié presque plaintivement au point de réveiller le voisinage. Il reconnaît très bien ce timbre de voix. Un coup d’œil vers le réveil, il peste dans ses dents et consent à sortir de la couette en traînant les pieds.

Lorsqu'il ouvre enfin la porte, l'inspecteur manque de se prendre un bouchon de liège en pleine tête. Madame Müller se trouvait sur le pas de sa propre entrée, à le fusiller du regard. Le Garou fronce le regard, baisse les yeux pour voir Maxime dans les marches, des bouteilles dans les mains. Il regard à nouveau sa montre puis soupire.

- Arrête d'ameuter tout l'immeuble comme ça enfin. Amènes-toi.

Il l'aide à se relever, esquisse un désolé à la voisine qui claque la porte puis pousse la sorcière dans le couloir de son appartement encore plongé dans la pénombre. Pas besoin de lumière pour le Garou qui n'avait qu'à profiter des largesses de ses cinq sens. Ce qui, connaissant Max, ne sera pas le cas pour cette dernière. Il allume vite la lumière avant que cette dernière ne vienne à se casser quelque chose. Des parfums d'alcool frais, tout juste débouché mais aussi de mélancolie. Pieds nus sur le parquet, en calbut' et maillot de corps, Milo prend au moins la peine d'enfiler un jogging pour traîner.

- Qu'est-ce qui t'arrive ? Que ce qu'il t'es encore arrivé hein ?


Aucune réprobation dans le timbre de sa voix, juste un peu de curiosité tout de même. C'est pas tous les jours qu'elle débarque comme ça, et encore heureux d'ailleurs.

codage by Tankred


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