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 Fire + Maxime

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Hanne Van Rothstein

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✠ Je suis : Immortelle nocturne, Duchesse du Grand-Est, Garde des Sceaux de Sa Majesté.
✠ J'ai : 45 ans d'apparence physique, 439 ans d'existence.
✠ Mon âme appartient : A Sa Majesté la Reine Charlotte de France, aux Bourbons en général, à ses Terres.
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MessageSujet: Fire + Maxime   Mer 3 Jan 2018 - 23:40

Maxime
&
Hanne
Kiss of Fire
Une route sombre, un éclat de rire, un bouquet de roses. Le Soleil qui aveugle, puis la pluie ; une tempête à laquelle elle ne peut échapper. Une balançoire sous un arbre, la Mer, la Mer, la Mer, qui brille. Elle se détache avec un gasp, prenant sa tête entre ses doigts. Impossible d’échapper aux images, elle ne sait déjà plus ce qui est à elle et ce qui est à sa charmante Pomme de sang. Elle a l’impression d’avoir déjà vu cette plage, mais elle sait que c’est impossible : de son vivant, elle n’a jamais vu la Mer, et depuis qu’elle est morte, elle ne l’a observée qu’à la lumière de la Lune. C’est frustrant, mais elle ne peut rien y faire, rien d’autre que se concentrer sur la présente compagnie pour espérer distraire son esprit de ces nouveaux éléments qu’il n’arrive pas à assimiler. Elle est contre elle, sa donneuse généreuse, murmurant des mots doux contre son oreille et traçant des cercles délicats dans son dos, juste assez habituée à l’exercice pour extirper Hanne des confins de son cerveau. Et elle lui est reconnaissante, la Prussienne, parce qu’elle sait qu’il lui arrive de rester piégée longtemps. « You’re okay. » Elle ne peut s’empêcher de sourire à l’Anglaise, caressant sa joue délicatement en bougeant pour lui faire face. « I will be. » Murmure-t-elle en réponse, attrapant un mouchoir de poche et le pressant tendrement contre la plaie encore sanguinolente du cou de sa compagne.  
Le regard de la Britannique se fait plus appuyé, et Hanne ne peut que fixer alors que le peignoir qu’elle porte révèle soudainement d’un de ses seins. Elle se lèche inconsciemment les lèvres, captivée par le spectacle de ce mamelon qui durcit, mais ses doigts saisissent le tissu délicat de la robe de chambre, et elle la remonte contre l’épaule de la jeune femme, recouvrant sa dignité. Un nouveau sourire éclaire son visage alors qu’elle secoue légèrement la tête. « Not tonight. » L’humaine se redresse un peu, s’écartant inconsciemment de la froideur du vampire, et Hanne finit par en faire de même, jetant un long regard par la fenêtre. « Should I leave ? » Les mots sont murmurés, et la blonde apprécie comme toujours la délicatesse de son calice. Bien consciente que les sens du vampire sont surdéveloppés, Helen n’hausse jamais la voix, et c’est particulièrement reposant. « Please. » Elle ne la laisse pas partir avant de lui attraper tendrement la mâchoire, déposant un baiser persistant sur le coin de ses lèvres. Une fois libérée, elle regarde par la fenêtre à nouveau, et ne se retourne pas pour voir sa Pomme de sang partir, écoutant d’une oreille attentive le rythme cardiaque constant qui s’éloigne.  
Le ciel est couvert, et il pleut peut-être, mais Hanne se sent plus vivante que les derniers jours, effet secondaire généreux de l’absorption d’hémoglobine, et elle a envie de parcourir Parys. L’impulsion est rare, mais elle ne dirait pas non à de l’air frais et un silence autre que celui qui pénètre le Palais en cette heure tardive. Il ne lui faut que peu de temps pour enfiler quelque chose de présentable — jamais elle ne sortirait en public avec des guenilles — et elle passe les portes du Louvre. Elle déambule dans les rues, ses yeux observant chaque recoin, absorbant chaque détail et essayant de les graver dans sa mémoire. C’est le genre de chose inutiles dont elle ne se souviendra jamais, mais elle essaie au moins de capter certaines odeurs, juste assez pour pouvoir retourner au Palais avant que le Soleil ne se lève. Elle n’est pas totalement sans ressources, elle sait qu’elle peut utiliser son téléphone pour la guider — une des premières choses qu’Arthur lui avait montrée — mais elle veut la satisfaction de le faire sans la technologie. Son esprit divague, si bien qu’en traversant la Seine, elle ne fait plus attention à ses alentours. Ses sens sont fixés sur le Fleuve, et elle se penche contre le bord du pont pour observer les péniches, toutes illuminées, qui glissent dans un bruissement agréable le long de l’eau.
Il y a quelque chose contre son dos, quelque chose qui presse son manteau, et elle se rend soudainement compte qu’elle est entourée de trois respirations différentes. « Ne bouge pas, sinon j’te plombe. » Entend-elle, grogné dans son dos avec agressivité. Elle retient l’envie de jurer entre ses dents, et le réflexe de se redresser. Cela fait bien longtemps qu’elle n’avait pas été dans une situation aussi précaire, et elle se fait violence pour ne pas réagir. Il pourrait y avoir de l’argent dans cette arme, et elle ne veut pas prendre le risque d’être blessée de la sorte, pas lorsqu’elle vient tout juste de se nourrir. « Messieurs — » Commence-t-elle, mais elle est interrompue par la pression dans son dos qui augmente, et de nouveaux mots crachés contre sa nuque. « Ta gueule. Tu vas te redresser, lentement, puis tu vas nous donner ton portable, ton portefeuille, et tes bijoux. T’as compris ? Un mouvement de travers, et on va voir si les titres de noblesse arrêtent les balles. » Elle obéit. Lentement, elle se redresse, et elle se tourne pour faire face à ses agresseurs. Il n’y a qu’une arme à feu, les autres sont armés de simples couteaux. Assez pour la blesser, mais pas assez pour mettre sa vie en danger. Par contre, le pistolet la rend prudente. « Vous faîtes une erreur. » Dit-elle sans pouvoir s’en empêcher, enfonçant sa main dans sa poche pour y saisir son téléphone. Coopérer un peu tout en espérant les distraire, parce qu’elle n’est pas prête de leur abandonner un seul de ses bijoux. « Ta gueule j’ai dit. Bouge-toi. » Elle grimace, contrariée par le manque de respect de son agresseur. Elle n’a pas l’habitude d’être traitée de la sorte. « Repartez avec mon téléphone seulement, et je ne vous ferai pas arrêter. » Il a l’audace de rire, celui qui la tient en joue, et elle fronce les sourcils. L’arme est pointée contre son front, soudainement, le métal presque chaud contre sa peau. Elle se fige. « Mec, c’est la Garde des Sceaux. » Vient le murmure, et elle écoute sans pour autant dévier son attention du chef de la bande. L’annonce de son rang n’est accueillie que par un sourire sinistre. « Elle va encore plus apprécier l’argent que je vais lui mettre dans la tête alors. » Et elle sait qu’elle peut bouger plus vite que lui, mais le risque est grand, et elle ne veut pas savoir les conséquences d’avoir de l’argent dans le crâne. Il y a un quatrième rythme cardiaque qui s’approche, et ça lui coûte toute sa concentration pour ne pas se tourner vers le nouvel arrivant. Par chance, les attentions du gang sont focalisées sur elle. « C’est votre dernière chance, Monsieur, si vous ne souhaitez pas visiter la Bastille. » Et il rit à nouveau, doigt pressé contre la détente.  
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Maxime L. de Belcayre

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✠ Je suis : Intime de la Magie Nécromantique, je parle avec les esprits, relève les morts et arrive même à donner vie à des entités non-vivantes. J'aime me penser marionnettiste de la Mort, à mes heures perdues.
✠ J'ai : 33 hivers, sur le papier.
✠ Mon âme appartient : Au Triumvirat - dans lequel j'ai littéralement grandi - et de surcroit à la Reine Charlotte.
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MessageSujet: Re: Fire + Maxime   Ven 5 Jan 2018 - 18:54

Hanne
&
Maxime

« FIRE »
Gauche, gauche, droite, gauche. On respire, on se concentre et on recommence, encore et encore. Le poing lourd et le souffle court, Maxime frappait le sac de sable jusqu’à sentir ses poignets vibrer sous les coups, de plus en plus rapides. « Allez, on ferme gamine ! » Un sursaut, un soupire et la brune se jetait à moitié contre le sac dans une étreinte qui n’avait pour but que celui de lui rendre son souffle et de calmer son cœur. « J’arrive, j’arrive… » Le vieil homme grommelait derrière elle mais il n’avait rien de mauvais, ce bougre. Au pire, il appréciait la compagnie de la jeune femme dans les heures creuses de la salle de sport, la regardant, bavardant parfois avec elle et lui apprenant, aussi, deux ou trois tours de passe-passe. Il fallait bien dire que depuis quelques mois, Maxime avait presque son casier attitré dans cette petite salle, tant elle y passait du temps. Entre deux dossiers et deux douches, elle venait s’écraser ici pour passer le temps, pour se vider la tête ou au contraire réfléchir et débloquer des cas qu’elle trouvait particulièrement compliqués. Jetant sa serviette dans son sac écartelé, la retardataire saisit sa bouteille et la vida d’une traite avant de tout ranger et de se préparer à déguerpir. « Je te dis à demain, Pascal ? » Elle lui souriait, fatiguée, sachant déjà qu’elle ne rentrerait sûrement pas tout de suite chez elle. « Demain, oui. Mais je fermerai plus tôt, je te préviens. » Le gérant – ancien boxeur, au demeurant – avait, lui avait-il dit, quelques affaires familiales à régler. « Pas de soucis. Je ne pourrai pas rester très longtemps, de toute façon. » Une rapide accolade, encore quelques mots échangés et le vieil homme poussa son habituée dans les rues froides d’une Parys endormie.

Le pavé battu sous ses pieds, Maxime jeta une bref coup d’œil à sa montre, pestant en silence contre cette pluie qui venait danser contre sa peau, se mêlant avec une insolence folle à la sueur qui perlait sur son front. Vingt-trois heures dix-sept. S’arrêtant brusquement dans une rue déserte, elle pesait le pour et le contre : d’un côté il lui fallait retourner à la Conciergerie, continuer à bûcher, mais de l’autre, elle avait misérablement besoin de souffler, et de sommeil. Poussant un long soupire, elle prit la direction des bureaux qu’elle fréquentait depuis quelques-mois, maintenant, et qu’elle appellerait presque sa ‘maison’. Elle n’avait fait que quelques pas mais déjà la sonnerie criarde et particulièrement infâme de son téléphone vint briser la tranquillité ambiante. Nul doute n’était permis et sans même avoir à regarder le nom sur l’écran, l’appareil était déjà collé contre sa joue. « T’es sérieux ? T’as encore changé ta sonnerie ? » - elle soupirait, mais cela ne changerait rien à l’affaire, de toute évidence. – « ‘faut bien de temps en temps non ? Sinon, je ne serai plus assez chiant ! » - un rire, d’autres voix en arrière-fond, des verres qui s’écrasaient les uns contre les autres dans une musique joviale et Maxime savait déjà de quoi il serait question. « Allez, ramène-toi, on a de la bière, des célibataires et de quoi remplir ton bide. » La bordelaise s’arrêta à nouveau, regardant un instant ses chaussures. Depuis combien de temps n’avait-elle pas vraiment vu Camille ? La réponse était simple : depuis qu’elle avait commencé à travailler en tant que Procureur. Si elle continuait de tirer sur la corde, elle savait son meilleur ami capable d’aller la chercher au siège de la la Justice et de la trainer dehors, de force. Et, malgré les visites régulières chez l’un ou chez l’autre, Maxime savait qu’elle n’avait plus pris le temps de sacrer sa jeunesse et de vivre sa vie. « Bon… Je suis là dans vingt-cinq minutes. T’as de la chance, je sors à peine de la salle. » Un autre rire, un éclat de voix et la brune vit volte-face, prenant une toute autre direction.  Un sourire placardé au lèvres, elle se sentait bien plus légère, prête à mordre sa nuit à pleines dents.

Pied gauche, pied droit, pied gauche, pied droit… Elle en était là de ses pérégrinations mentales ; incapable de ne pas penser à son travail, il lui fallait trouver des stratagèmes, des astuces, n’importe quoi pour penser à autre chose et faire diversion pour laisser ses cellules grises au repos. Glissant un écouteur dans le creux de l’une de ses oreilles, l’intime de la magie chercha un court instant un artiste qui viendrait l’accompagner dans les minutes à venir avant de ranger son téléphone et de presser le pas. Elle ne se rendait compte qu’à cet instant que Camille lui avait manqué, et que plus vite elle le retrouverait, mieux ce serait. Aussi ambitieuse qu’elle était, elle avait également besoin de ses instants loin de tout, loin de ses responsabilités et du poids des décisions qu’elle était maintenant amenée à prendre. Procureur de la Couronne. Malgré la fatigue, Maxime ne put s’empêcher de sourire, véritablement fière d’être là où elle se trouvait, à présent.

Les paroles au bord des lippes et la musique au bord du cœur, la brune laissait les rues l’envelopper de leurs ombres et la bercer au son de leurs volatiles. Depuis qu’elle avait quitté sa ville natale, elle se sentait plus proche que jamais de sa vieille tante. Outre les visites régulières de son esprit, la jeune femme veillait à toujours suivre ses conseils, et à ne pas s’écarter des principes qu’elle lui avait inculqués. Aussi, alors qu’elle s’était engagée sur l'un des nombreux ponts traversant la Seine, la jeune femme fut parcouru d’un étrange frisson, de ceux qui vous filent la peur au ventre et qui vous secouent le palpitant. « Veille toujours à être à l’écoute de ton environnement, Maxime. » - C’était bien pour ça – merci Isabeau – qu’elle ne mettait jamais ses deux écouteurs, d’ailleurs. S’arrêtant une fois de plus dans sa marche, la de Belcayre retira son écouteur et tendit l’oreille. Une voix, non, deux - ou peut-être trois - se faisaient entendre sans que la jeune femme ne puisse rien voir. Et, même si elle n'était dissimulée que par un large poteau, elle était certaine que les trublions n’avaient rien entendu de son arrivée. Franchissant les derniers mètres dans un silence presque religieux, Maxime jeta un bref coup d’œil pour assister au spectacle le plus discrètement possible. « Merde. » Si son cœur n’avait pas fait de bond jusque là, il commençait véritablement à sauter un peu trop fort dans sa cage thoracique : là, à quelques pas d’elle se trouvait la Garde des Sceaux, Hanne, encerclée d’une bande de benêts à l’air goguenard. Et, pire que tout, ils étaient bien trois, face à cette femme. Trois, c’était au mieux un de trop pour Maxime et elle ne le savait que trop bien. « Au pire… » Elle pensa à une toute autre alternative, à une entrée en scène tout aussi fracassante qu’inutile. Et pourtant, cela suffirait peut-être à sortir son aînée de l’affaire… Parce que sous ses airs formels et sa stature presque fragile, la garde des sceaux pouvait briser des os entre ses doigts, sans même avoir à faire d'efforts. « Au pire, je serai ridicule. » Inspirant le plus longuement et le plus silencieusement possible, Maxime sembla rapetisser, un instant, avant de se tendre et de bondir, comme un ressort un peu fou, pour sortir de sa ‘cachette’.  « Aaaaaaaaah ! » Les bras en l’air, le sac tourbillonnant au dessus de sa tête, la trentenaire avait l’air d’une gamine de huit ans qui cherchait à faire peur à des pigeons…

Son entrée en fanfare fut assez pour attirer l’attention des insolents, l’un d’entre eux s’avançant déjà sur elle, prêt à faire usage de son couteau. Merde. Maxime n’avait pas vu leurs armes, de toute évidence. Tant pis, il fallait agir vite. Déjà en branle, la jeune femme plongea son bras dans l’une des poches de son sac, en sortant un tout petit quelque chose, un gadget qu’elle rêvait d’utiliser depuis des mois déjà… Son membre tendu et la posture bien ferme, Maxime appuya sur une gâchette, regardant presque au ralenti le projectile s’enfoncer dans la peau, dans le cou du délinquant. À peine l’impact eut-il lieu que l’homme s’effondra, le corps tendu et le visage tordu dans un rictus de douleur. Maxime, elle, voulut rire, insouciante et amusée. Le courant électrique qui se déchargeait dans les fils de son taser avait fait son œuvre. Pourtant, il restait encore deux sauvages à écarter. « One down, two to go. »


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Hanne Van Rothstein

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MessageSujet: Re: Fire + Maxime   Ven 5 Jan 2018 - 23:31

Maxime
&
Hanne
Kiss of Fire
Son commentaire est visiblement mal accueilli, puisque c’est une solide crosse d’arme à feu qui vient heurter l’une de ses pommettes, le coup assez puissant pour lui arracher une exclamation de douleur. Elle peut déjà sentir la mélasse qui lui sert de sang couler le long de sa joue, et la contrariété qui monte exponentiellement en elle. Il ne faut que quelques secondes pour que la coupure se ressoude et que le bleu disparaisse, mais il y a cette faim qui revient dans le fond de sa gorge et qui l’agace plus qu’autre chose. Elle qui se réjouissait de ne pas avoir à se nourrir pendant au moins cinq jours, voilà un espoir vain. Elle a à peine le temps de se redresser que le canon de l’arme est à nouveau placé contre son crâne, et elle peut lire dans les yeux de son agresseur qu’il n’aura aucun scrupule à la tuer. En tous les cas, à essayer de la tuer ; mais elle n’est pas dupe, une balle dans le crâne sera à tous le moins un enfer à récupérer, et son cerveau n’a clairement pas besoin de ce genre de traumatisme. Sa seule véritable chance, c’est ce quatrième rythme cardiaque, qui s’emballe un peu, mais qui se rapproche. Juste quelque chose pour faire diversion, c’est tout ce dont elle a besoin.    
Contrairement à ses agresseurs, Hanne est préparée à l’interruption. Elle ne tourne pas la tête mais elle écoute, retenant un sourire à l’intervention qui lui semble bien singulière ; mais loin de se laisser distraire, elle réagit à peine les yeux de celui qui la tient en joug quittent son visage. Il ne lui faut qu’une seconde pour saisir la main qui tient cette arme, et tordre ce bras. Le poignet se brise sous le mouvement, un coup de feu part sur le côté, mais elle ne lâche pas sa prise, pressant la main qu’elle tient entre la sienne jusqu’à sentir les os s’écraser sous sa poigne. L’homme hurle, tombe à genoux, et elle finit par le lâcher, l’arme s’écrasant au sol maintenant qu’il ne peut plus la tenir. Momentanément incapacité, elle en profite pour regarder autour d’elle, et note avec un sourire que ce pouls venu à sa rescousse a mis à terre l’un des hommes. Le troisième, Hanne peut l’entendre courir, le souffle erratique et le cœur au bord des lèvres, si bien qu’elle ne discerne qu’à peine sa silhouette au bout du pont. Aucun intérêt de courir après, ses deux compagnons le dénonceraient probablement lorsqu’on leur annoncerait leur incarcération future à la Bastille. Sans émotion, la Garde des Sceaux se reconcentre sur l’homme à ses pieds, l’observant se dandiner au sol comme une larve, et ça lui prend tout ce qu’elle est pour ne pas lui envoyer un coup dans les valseuses. Mais elle n’est pas comme ça, alors elle se contente de le surveiller. Avec le coup de feu qui a été tiré, elle n’a nul doute que la Maréchaussée sera sur les lieux rapidement.  
L’odeur de la jeune femme est familière, mais elle n’arrive pas à la reconnaître. Elle a l’impression de l’avoir déjà sentie, de l’avoir déjà entendue même, mais rien ne vient au-devant de sa mémoire déficiente. De temps à autres, elle jette un œil vers sa forme, lui adressant un sourire alors qu’elle se rapproche enfin d’elle. Pas la peine d’approcher le deuxième agresseur pour savoir qu’il est évanoui contre le pavé. « Merci pour votre intervention, je vous dois beaucoup, Mademoiselle ? » L’hésitation est claire, formule peu subtile pour demander le nom de cette femme qui lui dit vaguement quelque chose — elle espère qu’elle n’est pas de la Cour rapprochée de la Reine, ce serait trop embarrassant. Ses sens toujours focalisés sur la forme recroquevillée de celui qui la tenait en joug, elle sort son mouchoir de poche, et vient le glisser contre sa pommette, récoltant le sang maculant sa peau. Elle frotte juste assez, et contemple le tissu avec une grimace. Elle aurait peut-être dû tenir sa langue. « Si vous n’aviez pas été là, je crains que ma fierté m’aurait coûté cher. » Elle a un petit sourire, glissant un nouveau regard vers la brune. Juste assez longtemps pour étudier son apparence. « Mais je n’allais pas les laisser repartir avec mes chevalières. » Inutile de préciser leur valeur inestimable, elle se doute que l’inconnue n’a pas d’interrogations quant à sa nature immortelle.  
Les sirènes viennent interrompre un silence relatif et le vampire se tourne vers le bruit, plissant légèrement des paupières lorsque les lumières des gyrophares se rapprochent. Deux voitures s’arrêtent non loin d’elle, mais Hanne ne bronche pas, pas même lorsque les agents sortent armes à la main. « Pas un geste ! » Elle rirait presque du cliché de leur expression, mais elle obéit, ne bougeant pas un muscle. C’est quelque chose qui met souvent mal à l’aise les humains, elle le sait, leur faculté à se transformer en statues. Mais il n’y a pas que des humains chez ces officiers, et les immortels la reconnaissent rapidement. « Madame la Ministre, toutes nos excuses. » Elle balaye leurs inquiétudes d’un geste de la main, reprenant soudainement vie, et elle capte leurs regards suspects jetés à la brune. « Je me suis faite agresser par ces messieurs, mais cette charmante jeune femme m’est venue en aide, avec un … Taser, c’est bien ça ? » Explique-t-elle rapidement, jetant à peine un regard en direction de l’inconnue. Les agents observent alors les deux corps, l’un d’entre eux geignant encore de douleur, l’arme à feu au sol contre lui. « Elle m’a cassé la main cette pute ! » L’insulte la fait froncer des sourcils, et elle croise les bras contre son ventre, captant le regard de l’un des agents. « Je n’allais pas le laisser me tirer une balle dans le crâne. » Elle hausse un peu les épaules, mais les officiers n’en demandent pas plus. Ils ont vite fait de passer les menottes aux deux individus, et ils récupèrent l’arme à feu pour la placer sous scellés.   « Il nous faudra une déclaration, Madame. Vous aussi, Mademoiselle. » Vient finalement lui dire l’un des agents et elle hoche la tête en réponse. «  Je vous enverrai quelqu’un demain pour convenir d’une date. » Le temps de la Garde des Sceaux est quelque chose de précieux, et de toute façon, elle n’avait pas pris son calepin.

Lorsqu’enfin ils repartent, la scène chaotique retombe dans le silence, et Hanne se laisse aller contre le rebord du pont une nouvelle fois. Tant d’interaction la fatigue, et elle regrette sa décision de sortir du Palais comme jamais — surtout qu’elle devra prendre le temps de passer voir la Maréchaussée, qu’elle aura probablement des comptes à rendre aux Mousquetaires, et qu’elle ne veut pas avoir une énième conversation sur son manque de discernement avec Arthur. Il y a une bonne distraction à ses côtés, cependant, alors elle se tourne toute entière vers la silhouette de la jeune femme si galamment venue à son aide, et elle lui sourit à nouveau. « Je n’ai nul doute que ce n’est pas de cette façon que vous aviez prévu de passer votre soirée. Laissez-moi me faire pardonner, si vous le voulez bien. J’adorerai vous payer un verre quelque part. »  
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Maxime L. de Belcayre

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MessageSujet: Re: Fire + Maxime   Sam 6 Jan 2018 - 12:28

Hanne
&
Maxime

« FIRE »
Tout se passa à une vitesse presque surnaturelle ; l’un des hommes fuyait déjà, et, si Maxime n’avait pas eu peur d’être prise pour une fuyarde par d’éventuels témoins, elle serait bien partie à sa suite. Jugeant préférable d’être précautionneuse, elle s’approcha alors de la masse qui gisait à ses pieds, y donnant d’ailleurs un léger coup de baskets pour s’enquérir de son état. « Il sera dans les vapes pour un bon bout de temps, celui-là… » - se dit-elle, retenant encore un sourire presque trop satisfait. Et ce fut cet instant que son cerveau choisit pour faire le point : des cris, le bruit des os qui se brisent, un coup qui part puis le bruit du métal qui s’écrase contre le bitume. Et on aurait bien ri de ce nouveau spectacle : Maxime regardait frénétiquement sur son corps pour voir si elle n’avait pas été transpercée par un projectile, tournant presque en rond sur elle-même pour bien examiner tous les angles. L’adrénaline hurlant dans ses veines, elle n’eut même pas la présence d’esprit de se dire qu’elle aurait sûrement senti l’impact, si une balle l’avait touchée. Le manège dura une poignée de secondes avant que l’attention de la jeune femme ne se focalise sur la Garde des Sceaux dont elle se rapprochait maintenant, reprenant son bagage sur son épaule. La bouche déjà ouverte et prête à formuler la question qui ne sert jamais à rien, Maxime fut stoppée dans son élan, posant maintenant sur la blonde un regard presque suspicieux. Aurait-on pu remplacer la Van Rothstein ? Foutaises. « Hmm… De rien ? Maxime de Belcayre. » - reposant son sac à ses pieds elle attendit, elle aussi, qu’on vienne à leur rescousse. « Nous nous sommes déjà rencontrées il y a quelques semaines de cela, Madame la Ministre. »Dans la voix de la française, pas l'ombre d'un reproche, pas l'ombre d'une moquerie et pourtant, elle détournait son regard sur l’homme qui gémissait encore de douleur, tentant tant bien que mal de cacher la vexation, ou au moins la déception qu’elle ressentait.

Les sirènes qui se rapprochaient l’aidèrent à se sentir légèrement moins à l’aise en la présence de cette figure de l’autorité, et, hochant poliment la tête, Maxime força un sourire à ses lèvres en observant l’étrangère. « Je vous en prie, c’est tout à fait normal. Je suis au moins rassurée que vous n’ayez rien, madame. » Passant une main dans ses cheveux, la brune eut à peine le temps de se détendre avant qu’on vienne braquer une arme devant elles. Par automatisme – et surtout parce qu’elle avait eu bien trop de sensations fortes pour la soirée – elle leva les mains au ciel en gage de bonne foi et attendit qu’on se rende compte de la mégarde. L’affaire fut vite réglée, d’ailleurs, et en moins de temps qu’il ne fallait pour lever les deux délinquants, le pont retrouva son calme habituel et Maxime avait rendez-vous – pour le lendemain, aux premières heures – avec la Maréchaussée. Et c’était là que tout aurait pu revenir à la normale et que Maxime aurait pu, malgré ce léger contretemps, reprendre sa route et aller se vautrer dans l’oisiveté de sa jeunesse avec Camille. Pourtant, elle aurait pu dormir sur ce pont, tant elle se sentait plus fatiguée que jamais. Elle aurait pu, certes, mais la Garde des Sceaux avaient – semblait-il - d’autres projets pour la soirée.

Riant avec nonchalance, la sorcière réajusta la anse de son sac sur son épaule, prête à partir où il le faudrait. « Non. Non je n’avais pas vraiment prévu d’utiliser mon taser ce soir. Mais c’était amusant ! » Elle souriait, la ‘gamine’, tout en pesant – comme toujours – le pour et le contre d’accepter cette proposition ; dire ‘non’ à la Garde des Sceaux ferait sûrement de l’ombre à son avenir. « Un instant, je dois prévenir un ami, alors. » Sortant son téléphone, elle se hâta d’écrire un message à Camille, lui intimant de ne pas lui en vouloir ou de ne pas s’inquiéter. Un petit mensonge, une promesse pour plus tard et Maxime se tourna à nouveau vers son faux rencard. « C’est bon, je vous suis. » Elle sourit, fatiguée, mais reconnaissante de passer du temps avec la Ministre. Dans sa tête, une voix hurlait qu’il fallait bien jouer ses cartes, ce soir, pour espérer entrer dans les bonnes grâces de l’immortelle, pour monter encore un peu plus dans les hautes sphères de la société. Elle ne manquait pas une occasion de se faire briller, Maxime, et son ambition prenait parfois trop de place. Parfois, comme ce soir. « Oh… » - se rapprochant un peu plus de la blonde, elle montrait sa joue d’un geste légèrement maladroit. – « Il vous reste un peu de sang. » Elle souriait, enfournant ensuite ses mains dans ses poches. « J’envie la rapidité à laquelle vous guérissez. Et j’envie aussi le fait que vous ne ressentiez pas la fraicheur de ces nuits. » Elle frissonnait, la brune, et elle se dandinait très légèrement sur ses pieds.

Sentant son téléphone vibrer, Maxime s’en empara une nouvelle fois, retenant un rire avant de l’éteindre complétement. « T’as intérêt à serrer, sinon je t’en voudrai de ne pas être venue ! » Si seulement son abruti d’ami savait, s’il s’imaginait seulement avec qui Maxime allait passer le reste de sa soirée… La française savait reconnaître la beauté chez une femme, certes, mais elle savait aussi – et surtout – quand elle pouvait avoir ses chances, ou non. Et disons que ce soir, outre le fait que la Garde des Sceaux n’ait même pas retenu son nom, il était évident que la sorcière n’avait pas non plus marqué son aînée, ni avec la finesse de son esprit, ni avec son physique. Too bad. « Alors, où allons-nous ? Je vous avouerai que je ne connais pas bien Parys, de nuit. Je n’ai pas pour habitude de sortir, dirons-nous. » Un rire timide, et une écharpe tout juste enroulée autour du cou et la brune se sentait prise d’une nouvelle vigueur. Elle se maudissait juste de ne pas être mieux habillée et d’avoir pu, mine de rien, prendre une douche avant cette escapade impromptue.


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Hanne Van Rothstein

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MessageSujet: Re: Fire + Maxime   Sam 6 Jan 2018 - 19:38

Maxime
&
Hanne
Kiss of Fire
Elle ne cesse d’observer la forme délicate de son interlocutrice, concentrée sur un pan de sa mémoire qui lui échappe encore. Le nom qui lui a été donné lui rappelle quelque chose, pourtant, mais Hanne est certaine que cette demoiselle n’est pas à la Cour de la Reine, ou tout du moins, pas directement. Et dire qu’elles se sont rencontrées, et que la Prussienne n’en a aucun souvenir … Si elle pouvait rougir, ses joues seraient brûlantes de honte. Elle aimerait bien pouvoir dire qu’elle n’est pas de ceux qui oublient les jolies femmes, mais c’est un mensonge ; ces derniers jours, elle a de la chance de ne pas oublier le visage de la Reine tant sa mémoire lui fait défaut. C’est problématique, surtout qu’elle ne veut pas donner l’impression que ses rencontres ne lui importent pas ; parce que ce n’est pas le cas. D’autant plus lorsqu’elles lui viennent en aide. Ce n’est qu’une offre bien simple, ce verre, mais Hanne n’est pas forcément socialement évoluée — lorsque l’on vit avec des immortels pendant tant d’années, on finit par en oublier comment se comporter au milieu des humains — et elle ne peut pas vraiment offrir quelque chose d’autre, pas quand elle peine à se souvenir de l’identité de sa sauveuse.  
Mais la brune n’a pas l’air d’être vexée, ou en tous les cas, elle le cache bien. C’est aussi bien, car le vampire n’a envie de se sentir encore plus coupable qu’elle ne l’est déjà, elle n’aime pas décevoir les jolies jeunes femmes. Et elle ne peut s’empêcher d’apprécier la forme de sa vis-à-vis alors que cette dernière fait quelque chose sur son téléphone — et elle lui envie un peu cette aise qu’elle a à se servir de cette technologie — détaillant les courbes avec un regard appuyé. Elle n’a plus le temps d’être dérangée par le manque de subtilité de ses désirs, parce qu’elle a appris que contrairement à elle, les humains sont éphémères. Ce n’est que voir la jeune femme se rapprocher qui la fait sortir de sa transe, et ses yeux se reconcentrent sur le visage de Maxime. Elle hausse un sourcil à son hésitation, et lui sourit finalement, récupérant son mouchoir pour chercher à frotter sa joue à nouveau, bien trop consciente que son maquillage également était en train de s’échouer sur le tissu. Une fois certaine que le liquide carmin a quitté ses traits, elle jette un nouveau sourire reconnaissant à la jeune femme. « Merci. » Murmure-t-elle simplement, consciente de leur proximité. « Tout a un coût, vous savez. » Elle range son mouchoir au plus profond de sa poche, et arrange distraitement ses cheveux, le blond humidifié par la pluie qui ne cesse de tomber. Rien de plus qu’un crachin, mais assez dense pour faire frissonner l’humaine.



L’attention de la jeune femme à nouveau posée sur son téléphone, Hanne en profite pour observer les alentours. Elles ne sont pas très loin de la Conciergerie, réalise-t-elle — l’un des seuls bâtiments de Parys dont elle connait l’emplacement. Cela veut dire qu’elles sont, hypothétiquement, non-loin d’un club de musique qu’elle visite parfois avec sa Pomme, lorsqu’elle peut être persuadée de sortir. Bien sûr, le problème sera de retrouver le lieu. La réflexion de la brune retient son attention, et elle ne peut s’empêcher de grimacer un instant. « Je crois connaître un club non loin d’ici, mais je ne suis pas sûre de le retrouver. » Elle sourit, gênée, et regarde les alentours à nouveau, avant de reporter son attention sur Maxime. Elle voit le frisson qui parcourt la jeune femme, et fronce les sourcils. « Tenez, laissez-moi … » Un pas, et le vampire se retrouve à la hauteur de la brune. Elle détache son manteau, et se glissant dans le dos de la jeune femme, le dépose sur ses épaules. Sciemment, elle laisse ses mains glisser contre les flancs de sa vis-à-vis, arrangeant le tissu, et elle profite de leur proximité pour humer son odeur.  
 
C’est comme un électrochoc. D’aussi près, elle ne sent que Maxime, sans la pollution de la ville, sans l’odeur de la Seine. Elle a un parfum parfaitement reconnaissable, une odeur de mort qui lui colle à la peau mais qui est différente de celle d’un cadavre. Instantanément, elle se souvient. « Maxime de Belcayre. » Murmure-t-elle contre les cheveux de la brune, inspirant une dernière fois avant de s’écarter, un petit sourire aux lèvres. Elle sait que son comportement n’est pas vraiment familier, surtout maintenant qu’elle sait d’où elle connaît cette femme. « Bien sûr. La meilleure élève de Maître Chambot, la Procureur de Parys la plus prometteuse depuis des années. » Enfin, elle fait face à son employée, et elle sourit de plus belle, détaillant une nouvelle fois la forme délicate de l’humaine. Bien sûr. Elle rit, gênée. « Vous devez me penser tellement snob, de ne pas me souvenir de vous. » Encore une fois, elle remercie sa nature immortelle, qui lui évite de rougir de honte. « C’est qu’après quelques quatre cent années de vie, Mademoiselle, la mémoire des noms et des visages devient compliquée. » Elle incline légèrement la tête, ne lâchant pas la jeune femme des yeux. Il lui faut tout ce qu’elle est pour ne pas tendre la main et caresser l’une de ses joues. C’est problématique, finalement, d’être la Ministre directe de cette demoiselle — quelque chose que sa morale ne lui permet pas vraiment. « Nécromancienne, mmh ? » Elle a un sourire secret, et elle tapote légèrement son nez, avant de détourner le regard, comme si son aveu trahissait l’intérêt qu’elle lui porte. « Eh bien, cela change tout. Je ne veux pas que vous vous sentiez obligée de m’accompagner. Votre refus n’aura aucune conséquence sur votre carrière, je vous l’assure. » Elle hésite un peu, agaçant sa lèvre inférieure de ses dents. Elle devrait se taire, s’en arrêter là et peut-être même rebrousser chemin. Elle ne veut pas être de ces supérieurs qui abusent de leur position. Mais … Elle soupire légèrement. « Cependant … J’apprécierai votre présence. » Elle enfonce ses mains dans les poches de son smoking, cherchant à paraître nonchalante, mais la nervosité est claire sur ses épaules tendues. « A vrai dire, je suis surprise de vous avoir oubliée. Vous m’aviez fait une forte impression. Il y a quelque chose dans votre regard … » Elle hausse les épaules et détourne le regard, gênée. Son corps se fige et elle attend le verdict, les yeux perdus sur l’étendue noire de la Seine.  
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MessageSujet: Re: Fire + Maxime   Sam 6 Jan 2018 - 22:20

Hanne
&
Maxime

« FIRE »
Regarder un immortel avait toujours eu quelque chose de fascinant aux yeux de la brune, de complètement grisant, tant et si bien qu’elle se demandait parfois s’ils n’étaient pas constamment en train de la charmer, pour une raison ou pour une autre. Elle observait ses gestes lents, étudiés, son sourire ne vacillant jamais sur ses lippes qui prendraient bien vite une teinte bleutée, si elle ne se réchauffait pas. « Un coût ? Je serai bien curieuse de le connaitre, tiens… Qu’y a-t-il de la mortalité que vous enviez, par exemple ? Quelles sont les choses qui vous manquent, ou les gens ? » - son regard se perdit un instant dans le courant doux d’une Seine ballotée par un vent qui semblait se lever – « Pardon. Je m’égare. » - jetant un regard désolé à la blonde, elle se racle la gorge et se reprit. – « Il y a tant de questions que je me suis toujours posé sur votre condition. Et tant de choses que ma mortalité envie à vos pairs. » Elle lui sourit alors, passant une main dans ses cheveux presque trempés par cette pluie qui ne comptait visiblement pas se calmer. « Mais hâtons-nous : mieux vaut se mettre en route si nous voulons trouver votre club. » La jeune femme se demandait bien ce qu’une femme telle que la Ministre pouvait bien faire, dans des ‘clubs’, les fréquentations qu’elle pouvait bien avoir en dehors du travail, et les délices bien terrestres qu’elle y cherchait. Elle, par exemple, n’aimait pas le bruit qui agitait la plupart des clubs, préférant de loin le calme d’un bar à l’ambiance feutrée, sans excès ni prétentions. Mais soit, elle laisserait le bénéfice du doute à Hanne, attendant d’être au dit club avant de se faire trop d’idées.  

Parcourue d’un autre frisson, Maxime serrait les dents, tentant tant bien que mal de cacher à quel point la fraicheur de la nuit pouvait bien lui bouffer les os. Pourtant, avant même qu’elle ne se rende compte de rien, elle se retrouvait engoncée dans un manteau – fort confortable, au demeurant – qui portait toutes les fragrances de la richesse Française. Légèrement musqué quoique sucré, puissant quoique subtile, elle savourait les effluves du parfum de la Garde des Sceaux, les laissant danser sous son nez et l’envelopper toute entière, agissant tout aussi bien que le manteau sur la chaleur de son corps. « Sì ? » Elle souriait de plus belle, resserrant contre elle les pans de ce manteau si gracieusement prêté. « Il vous va à merveille, je dois dire. » - elle resserra son emprise sur la anse de son sac – qui commençait à peser son poids – regardant le sol avec une timidité qu’elle ne se connaissait pas. – « Il sied à l’autorité de votre rang, tout en mettant en valeur la grâce de votre personne. » Elle riait, à présent, s’intimant en silence de fermer son capet avant que la fatigue ne lui fasse dire d’autres inepties. Mais ce fut ce ton, cette voix et surtout son nom glissant des lippes de l’immortelle qui lui permirent de rependre un peu de son bon sens ; elle la reconnaissait donc, replaçant dans les cendres de sa mémoire leur seule et unique rencontre. Mais elle rougissait, la sorcière, et elle aurait voulu cacher son visage dans le col de ce manteau qu’elle rechignerait – elle le savait déjà – à rendre. « Oh, je vous en prie… N’exagérez pas, je n’ai rien d’extraordinaire, je ne fais que mon travail. » Elle riait à présent, cachant du mieux qu’elle le pouvait son trouble bien enfantin. « Non… Après tout, j’imagine que vous devez croiser bien du monde, avec votre statut. Et comme vous le dites, je ne saurai imaginer ce que cela fait, de voir passer tant de monde depuis tout ce temps. » Elle la regardait, droit dans les yeux, un vague sourire planant sur ses lèvres humides. Elle la trouvait profondément fascinante, cette femme, et si elle n’avait pas un brin de jugeote, elle lui cracherait bien toutes ses questions au visage, sans prendre peur face aux conséquences de si peu de retenue.  

Mais son sourire s’altéra légèrement et ses yeux s’écarquillèrent presque d’effroi : toute sa vie, elle s’était efforcée de cacher sa nature profonde, de dissimuler les pouvoirs qui m’habitaient. Mais elle aurait du s’en douter, après tout ; on peut bien duper les hommes, les Immortels, eux, ont connaissance de plus bien de choses. « … De grâce, ne dites rien… » - elle avait presque murmuré, s’accrochant au manteau de la Garde des Sceaux comme s’il s’agissait d’une bouée et se rapprochant d’elle d’un pas, pour capter son regard et lui faire comprendre, sans un mot, la valeur de sa requête. « Il y a si peu de monde au courant et je ne voudrai pas qu’il en soit autrement… » Au fond, elle se savait pouvoir faire confiance à son aînée. Et puis, peut-être aurait-elle oublié, d’ici à quelques jours ? Elle voudrait fuir, et faire comme si cette soirée n’avait jamais eu lieu, et pourtant, elle donnerait n’importe quoi pour rester avec cette femme, encore un peu, encore quelques instants. Alors,  elle reprit la marche, continuant sa traversée du pont, attendant toutefois qu’Hanne la suive. « Non, non… Je ne me sens pas du tout obligée. D’ailleurs, il paraît qu’on ne doit jamais rester seul, après un événement aussi marquant. » - elle la regardait, au dessus de son épaule, vérifiant bien qu’on la suive – « Mais peut-être vaudrait-il mieux aller dans un endroit plus tranquille ? » - elle frémit encore, pressant alors le pas alors qu’un rire cristallin vint pourfendre le silence de la nuit. – « Une forte impression… Vous me flattez. » Faisant halte, elle se retourna vers la Ministre, posant sur elle un regard tout à fait sérieux. « Mon regard, dites-vous ? » - elle souriait, maintenant, laissant derrière elle le froid et l’effroi – « Peut-être est-ce parce que je sais parler aux morts ? Il est dit que ceux qui flirtent avec la mort ont un autre regard sur la vie, et qu’ils ont plus de résonnance, aux yeux des non-mortels… »  Prenant la blonde par le coude, elle l’incita un peu plus expressément de la suivre, ne quittant plus des yeux le pavé luisant de pluie dans lequel se reflétait une Lune un peu trop haute et criarde à son goût.  

Les mètres s’enchainant, Maxime les menait vers la Conciergerie, là où – elle le pensait – elles arriveraient à trouver quelque chose à faire ou quelque part où aller. Ses dents claquaient, maintenant, mais la française n’essayait même plus de s’en cacher. S’arrêtant un nouvelle fois et faisant face à son lieu de travail, elle regarda la bâtisse un instant, un sourire presque tendre étirant ses lippes. « Je n’habite pas très loin d’ici. Si cela ne vous dérange pas, nous pourrions aller chez moi. Je pourrai me changer et ne pas mourir de froid, et nous serions beaucoup plus en sécurité, déjà, et plus tranquilles pour nous remettre de nos émotions. » - elle s’était tournée vers Hanne, sereine, jaugeant les réactions – s’il en était – du vampire pour voir si elle n’avait pas un peu trop poussé sa chance. – « Mais je comprendrai que cela vous gêne. Après tout, vous êtes ma supérieure et cela pourrait être éthiquement incorrect… Mais pour ce soir, je crois que c’est tout ce que j’aurai de bon à vous offrir : je n’aurai ni la force ni le courage d’aller quelque part. » Elle grelottait, priant tous les dieux et tous les saints que la Ministre se décide vite et priant – même si elle ne se l’avouait pas – pour qu’elle accepte sa proposition.


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MessageSujet: Re: Fire + Maxime   Dim 7 Jan 2018 - 16:42

Maxime
&
Hanne
Kiss of Fire
Elle ne manque pas le voile de panique, d’effroi, qui glisse sur les traits de la jeune femme. Peut-être Hanne aurait-elle dû éviter d’évoquer sa nature profonde, mais elle ne comprend pas bien pourquoi ou comment on pourrait avoir honte d’un talent pareil. Ce n’est pas quelque chose qu’elle envie, pourtant. L’idée de voir les morts, pire encore, de leur parler, semble bien trop intense pour qu’elle soit intéressée ; d’autant qu’elle ne sait pas si elle serait capable de discerner, à force, les morts des vivants. Rien d’enviable, non, mais pas une raison de paniquer autant — sauf si ; bien sûr. « Non, non ! Je n’oserai jamais. » Rassure-t-elle la brune rapidement, à la fois amusée et horrifiée de penser que Maxime puisse l’imaginer avouer sa nature à d’autres. « Me croyez-vous vraiment femme à partager des ragots ? » Elle a un sourire amusé aux lèvres, alors qu’elle la taquine, à présent. Elle n’ajoute pas qu’elle manque d’interlocuteurs à qui raconter cela de toute façon ; sauf Arthur, peut-être, et le Lieutenant n’en aurait rien à faire.
C’est étrange mais cette interaction l’anime d’une frivolité qui ne lui est pas familière. La Prussienne reste souvent sérieuse en toutes occasions, et même sa Pomme n’arrive que rarement à la détendre autant. Maxime, pourtant, semble faire ressurgir ce côté oublié après des siècles, enterré sous sa nature immortelle de plus en plus détachée de l’humanité. C’est comme reprendre son souffle (pas qu’Hanne ne se rappelle véritablement de ce que ça fait), et elle s’aperçoit soudainement que c’était ça qu’elle cherchait depuis des années, sans jamais le trouver. Alors, quand la brune continue d’avancer le long du pont, Hanne lui emboite le pas, revenant à sa hauteur après quelques enjambées trop rapides pour être humaines. Aux mots de Maxime, elle hausse un peu les épaules, un sourire aux lèvres. « Vraiment ? J’avoue que la psychologie ne fait pas partie de mes lectures. » D’autant plus qu’elle doute avoir une psychologie normale : une agression ne la perturbe pas, pas quand elle a vu d’autres horreurs au fil de ses années ; pas quand elle a elle-même tué auparavant.
La main délicate contre son coude la fait hésiter un instant, mais elle ne fléchit pas pour autant. Elle reste à la hauteur de la Nécromancienne, s’osant même à se presser juste un peu plus contre elle — assez pour sentir son odeur, qui l’enivre. C’est assez étrange, d’être séduite ainsi par quelque chose qui devrait l’horrifier, quelque chose qui est à l’opposé de ce qu’elle cherche. Elle a l’impression d’être enveloppée dans une stase pire que les siennes, et pourtant, elle se sent plus vivante qu’elle ne l’a jamais été. « Peut-être, oui, mais je parlais surtout de votre ambition. » Elle a un sourire en coin, jetant un œil à Maxime. « Vous avez une rage de vivre qui ne m’est pas habituelle. » Pas la peine d’en dire plus, pas sans risquer dévoiler des sentiments qui feraient peur à la jeune femme. Il y a bien longtemps qu’Hanne a perdu l’envie de vivre, la cherchant désespérément dans chacune de ses conquêtes sans jamais la retrouver.
C’est la Conciergerie qui leur fait face, et le silence qui s’installe, à présent. Hanne n’a aucune idée de la direction à prendre, et ses pas se remplissent d’hésitation. Inconsciemment peut-être, Maxime vient à sa rescousse, et elle ne peut s’empêcher de sourire aux mots qui ne cessent de franchir les lèvres pâles, amusée par sa nervosité. Lui faisant face, elle l’interrompt finalement en glissant une main contre sa joue, consciente de la froideur de sa peau mais incapable de s’en empêcher. Comme l’a fait remarquer la jeune femme, elle ne devrait pas accepter ; ne devrait pas aller plus loin que la porte pour la raccompagner, puis repartir. Mais elle n’a pas envie de prendre la bonne décision, ce soir. « S’il vous plaît. » Dit-elle simplement, effleurant la pommette fière de Maxime avant de s’écarter, fronçant les sourcils. « Vous êtes gelée, et déjà bien aimable de me tenir compagnie. » Distraitement, elle ressert son propre manteau contre la silhouette de la brune, fermant un bouton contre son ventre. « Et je vous avoue que je serai bien incapable de retrouver ce bar, de toute façon. » Elle rit un peu, et relève les yeux vers la jeune femme, l’observant avec un sourire persistant. « Alors, s’il vous plaît, allons nous remettre de nos émotions au chaud. »  

Liant leurs bras à nouveau, elle se laisse guider par la Nécromancienne, observant les alentours du regard et cherchant sans y parvenir à se souvenir, au moins, du nom des rues. C’est peine perdue, elle le sait, mais elle ne peut s’empêcher de vouloir assimiler le chemin de l’appartement de cette femme, qui l’intrigue plus qu’il ne devrait lui être permis. Elle se souvient avoir été plutôt conquise par le Procureur la première fois qu’elle l’avait rencontrée, charmée par son esprit vif et perspicace, plus encore que par les louages que Maître Chambot chantait en arrière-plan. Elle avait été ravie d’avoir un tel cerveau travailler sous sa direction. Presque maladivement consciente du silence qui s’installe, Hanne inspire soudainement, pensive. « Vous me demandiez ce que j’envie chez les humains … » Commence-t-elle, hésitante. Autour d’elles défilent les rues et elle a effectivement perdu la trace de la Conciergerie, ses sens distraits par la présence délicate de la Nécromancienne. « Au fil des années, nous devenons plus froids, plus détachés. Ce n’est pas dire que nous ne ressentons rien, bien sûr, mais il nous en faut ; en tous les cas, il m’en faut beaucoup pour être ébranlée, par exemple. » Elle se tait un instant, consciente du regard appuyé que Maxime lui porte. Distraite, elle hums dans le fond de sa gorge. « Lorsque notre cœur ne bat plus, il est difficile de se souvenir que nous sommes toujours vivants, et à force, j’en viens à oublier ce que c’est que d’être humaine. » Elle soupire, et arrange ses cheveux d’une main, jetant un œil à la jeune femme qui l’accompagne. « Il n’y a pas grand-chose à envier, croyez-moi. J’ai perdu ce que j’avais de plus précieux : mon humanité. Certains pensent que ce n’est rien, face à ce que nous gagnons mais … Je ne suis pas d’accord. Nous survivons, mais nous ne vivons pas, et peu à peu, nous nous effaçons. » Elle a un rire alors, et elle se tourne entièrement vers Maxime, interrompant leur marche devant un immeuble. « Je suis désolée, ce n’est sûrement pas ce que vous souhaitez entendre. » Elle observe la brune, effleurant sa joue humide du revers de ses phalanges, tendrement. « Mais je vous en prie, posez toutes les questions que vous souhaitez, j’y répondrai de mon mieux. » Elle ne sait pas si c’est son naturel candide qui la persuade qu’elle peut faire confiance à Maxime, ou quelque chose de plus instinctif, mais à cet instant, elle ne doute pas de la loyauté de cette femme.  
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MessageSujet: Re: Fire + Maxime   Dim 7 Jan 2018 - 22:20

Hanne
&
Maxime

« FIRE »
Ragots. Ce mot sonnait terriblement mal dans la bouche de pareille créature, et Maxime - presque au comble de la maladresse - rougissait encore et jouait nerveusement avec l’une des poches du manteau d’Hanne. Sa curiosité la pousserait presque à y glisser ses dextres pour aller chercher ce qu’une créature comme elle pouvait bien cacher, mais hélas, - ou pas, d’ailleurs – son éducation la gardait bien de faire ce genre d’incartades. Riant nerveusement, elle reporta alors son regard sur son acolyte de la soirée, remettant fébrilement son sac sur son épaule, plus par automatisme et par besoin de s’occuper les mains que par réelle nécessité. « Ha… J’imagine qu’une femme comme vous doit bien se passer de ragots. Il serait bien mal vu qu’une Ministre baigne dans ce genre de choses, non ? » - elle riait, plus à l’aise maintenant – « Mais non… Pardonnez mon inquiétude. Je ne suis pas habituée à ce qu’on me regarde vraiment… Enfin, à ce que l’on sache ce que l’on regarde en me voyant, pour être plus exacte. » Invisible. Maxime aimait paraître, se faire passer pour la plus normale des humaines. Ce n’était pas toujours chose facile, d’ailleurs, mais elle se donnait du mal pour ne pas laisser transparaitre sa nature profonde. Appelez-la paranoïaque, elle vous dirait juste qu’elle est prudente. 

Les mètres qui s’enchainaient rendaient finalement la brune plus nerveuse à mesure qu’elle se rapprochait de son immeuble. Elle avait du mal à ne pas plonger dans sa tête pour essayer de trouver une excuse – n’importe laquelle – pour qu’Hanne accepte de monter dans son appartement. Elle redoutait d’essuyer un refus, tout autant qu’elle redoutait de la voir passer le pas de sa porte. Elle n’avait rien à cacher, certes, et était plutôt maniaque, mais recevoir une illustre personne entre ses 4 murs, elle n’y avait jamais vraiment songé… À cet instant, la nécromancienne s’efforçait à rester dans le moment présent, se concentrant sur les bruits de leurs pas et sur l’étoffe qui épousait encore sa silhouette frigorifiée. La voix de la blonde arriva alors jusqu’à ses oreilles, lui arrachant un sourire amusé. « Oh ? Et que lisez-vous alors ? De vieux classiques ? » Elle lui jeta un regard en biais, une lueur malicieuse faisant danser ses iris cendrés alors qu’elle se voulait taquine. « De toute façon, j’imagine qu’avec votre vécu, vous ne devez pas vraiment avoir besoin de ça. De beaucoup disent qu’il n’y a pas meilleure école que la vie et vous êtes, je crois, un bel exemple de ce dicton. » Elle rit légèrement alors que son corps répond de lui-même ; elle se laisse aller contre la forme du vampire, sans même chercher à se retenir. La fatigue, dirons-nous, la fatigue… « Une rage de vivre ? Il faut bien, quand le temps nous est compté, non ? Et l’ambition… J’aime à penser que je fais ce qui est juste et que je dois le faire au maximum de mes capacités. Et mon père me l’a toujours dit : ma mère a mis tant d’espoirs en moi qu’il ne serait pas judicieux de ne pas lui donner entière satisfaction. » Elle rit à nouveau, mais cela sonnait faux et presque vide. Ses yeux, perdus dans la grisaille Parysienne, ne brillaient pas de la joie que son rire tentait de transmettre.  

L’invitation acceptée – au plus grand soulagement et à la plus grande euphorie de Maxime -, elles franchirent les derniers mètres avant d’arriver devant l’immeuble de la jeune femme. Tout au long de cette ‘dernière ligne droite’, elle avait écoutée, attentive, tout ce que voulait bien lui confier l’Immortelle. Elle puisait dans ses mots, les buvait pour s’en imprégner, pour grossir ses connaissances et étancher sa curiosité. Pas un seul instant elle n’avait imaginé l’immortalité telle qu’Hanne la lui décrivait. Elle l’imaginait plutôt captivante, pleine d’un nouveau souffle et outrageusement enrichissante. Avec tout ce temps gagné, nul doute que Maxime aurait pu lire tous les livres qu’elle avait déjà dans sa liste, visiter tous les musées, apprendre encore tellement plus de choses… Mais ce qu’en dépeignait la Ministre n’avait finalement plus rien d’aussi enviable. S’arrêtant une dernière fois, la brune fit face à son hôte, frémissant sous la caresse volatile et fugace du vampire, fermant les yeux un instant, juste pour savourer ce geste qu’elle considère comme un privilège. « Ne vous en faites pas. Il n’y a rien de plus intéressant que la vérité, finalement. Et si j’apprends, à vos côtés, sur quelque sujet que ce soit, je me sentirai parfaitement contentée. » Fouillant dans son sac, elle en sort un trousseau qu’elle pose sur le cadran d’ouverture de sa porte, tout en souriant pleine de mischiefs. « Toutes les questions vous dites ? Vous avez beau avoir toute la nuit devant vous, il faudra bien que je dorme, moi ! » La porte, dans un grincement presque sinistre, s’ouvrit sur un hall spacieux par son vide. « C’est au second. Je prends toujours les escaliers. Nous ne pouvons pas tous nous targuer d’avoir une silhouette aussi fine, sans faire de sport. » Enfin arrivée devant sa porte, Maxime inséra la clé dans sa serrure, priant que la Garde des Sceaux ne trouve pas son cocon trop étroit, ou de trop ‘mauvais goût’. Comprenez bien que tout le monde ne peut pas – encore – s’offrir le plus grand luxe. « Pardonnez le désordre… » - quel désordre, vraiment ? – « Je n’attendais personne, à dire vrai. » Jetant son sac sur la chaise à l’entrée, Maxime invitait maintenant l’étrangère dans sa ‘bulle’, retirant son manteau qu’elle mit à sécher près d’un radiateur. « Faites comme chez vous, je vous en prie. » - elle se défit de ses premières couches de vêtements, les jetant un peu plus loin, dans la salle de bain ouverte. « Je peux vous offrir quelque chose à boire ? » Elle jouait nerveusement avec ses cheveux, regardant tout autour d’elle si rien ne ‘dépassait’. À part Camille, personne, personne ne mettait les pieds ici…

L’image de la Ministre dans son salon avait quelque chose de tout à fait affolant… Pourtant, Maxime aurait pu rester là encore longtemps, à contempler cette femme, hors de son temps, trôner au milieu d’un logement cosy - quoique design – ou tout gueulait la modernité. Elle rit, d’ailleurs, devant ce joli spectacle, avant de se reprendre, ne perdant pas pour autant les réminiscences de son sourire. « Je prendrai une douche, rapidement, si vous le voulez bien, pour ne plus avoir l’impression de geler de l’intérieur. Je ferai vite. Mais avant, mettez-vous à l’aise. » En parfait hôte de maison – merci maman – elle se devait de faire passer les besoins et envie d’Hanne, avant les siens. « Vin ? Ou quelque chose de plus fort, peut-être ? » Dans sa caboche, une petite voix lui susurrait de ne pas trop abuser, de son côté, pour ne pas avoir les cheveux à l’intérieur de son crâne au réveil et alors qu’il lui faudrait aller à la Maréchaussée… Quel dommage. Quoique. Elle se sentait presque reconnaissante envers les délinquants : elle se rendait compte qu’elle n’aurait pas fait long-feu, à la soirée de Camille.  


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Hanne Van Rothstein

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MessageSujet: Re: Fire + Maxime   Lun 8 Jan 2018 - 17:43

Maxime
&
Hanne
Kiss of Fire
Elle a le naturel flatteur, la Nécromancienne, et Hanne ne peut s’empêcher de se pâmer sous son regard. Elle se réjouit d’avoir le teint blême, de ne pas avoir de sang dans les veines, qui lui permet de paraître stoïque face aux compliments — la vérité est toute autre. La plupart de ses interlocuteurs la flattent par nécessité, à cause de son rang, à cause de sa place à la Cour. Les compliments qui viennent du cœur la touche plus que tous les autres, et elle ne doute pas que Maxime soit sincère. En tous les cas, elle veut y croire, mais d’aucuns diraient que c’est son naturel candide qui veut ça. Elle préfère voir les individus sous leur meilleur jour, à n’en pas douter. Alors que la porte s’ouvre, elle répond à son exclamation avec un rire léger, les yeux brillants d’affection. « Ah ! Bien sûr, j’imagine qu’il est déjà bien tard pour vous. » Sans un mot, elle la suit dans les escaliers. Elle observe curieusement ses alentours, laissant ses doigts courir contre le mur pour en sentir la texture. Elle repense à sa phrase taquine, et elle se dit qu’elle changerait peut-être d’avis, en voyant ce qu’il se cache sous les traits fardés et habillés du vampire. C’est présomptueux de penser qu’elle puisse la voir nue un jour, mais ça n’empêche pas Hanne d’imaginer le dégoût qu’elle pourrait avoir en voyant les formes maigres et malades de la Prussienne.
Elle se force à chasser ce fil de pensées de son crâne, et contemple le couloir dans lequel elles se sont arrêtées. Elle cherche à imprimer la porte dans son esprit, la touche du bout des doigts pour espérer s’en souvenir d’une autre façon. Elle ignore la remarque de la brune, regardant pour elle-même l’intérieur simple, cosy, de l’appartement. Aucun désordre ne trouble les lieux — d’ailleurs elle en vient à se demander comment la Nécromancienne réagirait devant le fatras de parchemins, de livres et de babioles que contiennent ses propres appartements — et elle note distraitement là où son manteau est déposé. Elle se dit qu’elle devrait probablement envoyer un message à son chauffeur, pour qu’il vienne la chercher, de peur de ne pas retrouver son chemin à temps pour l’Aube. Plus tard, peut-être. Polimment, elle observe l’appartement, et ne peut empêcher un petit sourire secret d’étirer ses lèvres à la question de Maxime, à laquelle elle se garde bien de répondre. Hésitante malgré l’invitation, elle ne bouge pas de sa position dans l’entrée. La nervosité de la jeune femme est charmante, et elle ne peut s’empêcher de lui sourire, attendrie. Inconsciemment, elle observe le corps ainsi découvert, et note distraitement le teint pâle et élégant de sa peau.
Son regard glisse à nouveau sur son environnement, et elle constate avec une certaine consternation — quoiqu’elle ne savait pas vraiment quoi imaginer d’autre — que la technologie a envahi ce lieu. Elle reconnait la plupart des objets — merci Arthur — mais serait bien incapable de les faire fonctionner. C’est assez déprimant de se rendre compte qu’elle n’a pas encore égalé la société dans laquelle elle vit. Elle ne peut s’empêcher d’envier l’humaine, juste un peu, d’être aussi capable de vivre avec son temps. Mais, évidemment, cette incapacité est propre à Hanne seule — même la Reine est plus au courant qu’elle. Elle acquiesce bien vite à la question de Maxime, loin de souhaiter la priver du luxe d’une douche, mais ne peut s’empêcher de rire alors que l’offre revient. C’est attachant, vraiment. « Eh bien, sauf s’il vous reste de ce sang synthétique auparavant distribué, j’ai bien peur que mon corps ne puisse assimiler quoi que ce soit que vous ayez à m’offrir. Sauf, si, bien sûr … » Elle laisse ses mots en suspens, haussant un sourcil taquin, juste assez longtemps pour voir le visage de Maxime rougir. A nouveau, elle rit, et se détourne légèrement, le regard attiré par une ombre dans la rue. « Je vous taquine. » Annonce-t-elle, avant de se retourner vers la brune, amusée. « Ne vous inquiétez pas pour moi, allez donc vous réchauffer. »    
Elle profite pour l’absence de la Nécromancienne pour observer le contenu de son salon, curieuse et peut-être même trop, mais rassurée par cette invitation à faire « comme chez elle ». C’est la bibliothèque qui attire son regard, et elle se rapproche sans pouvoir s’en empêcher, balayant les tomes d’un œil acéré. Elle vient en caresser les tranches, traçant du bout des doigts les titres et les matières, se rapprochant juste un peu plus pour pouvoir en humer l’odeur. Il y a des tomes qu’elle reconnait, et d’autres qui lui sont inconnus, mais l’entièreté de la bibliothèque l’intrigue, et elle aimerait avoir plus de temps pour feuilleter les ouvrages qu’elle ne connait pas. Un coin du meuble est dédié aux livres de Droit, et ça lui arrache un sourire ; les Codes bien déplacés à côté de Shakespeare et autres Maupassant. Elle en apprend plus sur cette femme en observant ses livres qu’en une conversation, et ce qu’elle découvre lui plaît énormément. Elle s’apprête à saisir un ouvrage lorsqu’elle entend la porte de ce qu’elle pense être la salle de bain s’ouvrir, et elle s’écarte enfin du meuble pour retourner près de la fenêtre, le regard perdu sur les ombres en contrebas, sur la Lune qui continue sa course dans le Ciel sombre, et sur les minutes qui passent, sans arrêt.

Elle sent des yeux sur elle, peut-être quelques secondes plus tard, quelques heures, et elle tourne la tête, se fixant sur la forme délicate et charmante de son hôte. Elle peut lire la fatigue sur les traits féminins, et elle sait qu’elle ne pourra rester guère plus longtemps en sa compagnie. La pensée l’attriste, et elle fait un pas vers la jeune femme, s’attardant sur sa tenue — des vêtements amples, camouflant ses formes, mais probablement confortables en cette heure tardive. Sans un mot, elle s’avance jusqu’à être à sa hauteur, et elle ne peut s’empêcher de lui sourire, baissant la tête pour pouvoir la regarder dans yeux. « J’espère que vous vous sentez mieux. » Murmure-t-elle dans le silence de l’appartement, mains enfoncées dans ses poches pour s’empêcher de venir tracer les courbes de son visage. C’est étonnant, cette envie qu’elle a et qui ne semble la quitter, de vouloir mettre ses mains sur la sorcière. Elle a peur de l’effrayer, pourtant, alors elle se retient. « Vous m’intriguez. » Avoue-t-elle dans un souffle, la voix plus rauque, plus forte de cet accent oublié. Elle déglutit bien inutilement, les cils papillonnant. « Tout en vous devrait me faire fuir, et pourtant, me voilà transie. » Elle observe, encore et toujours, les micros réactions de ce visage expressif, et elle hume cette odeur, cette froideur délicate qui embaume Maxime. « Vous êtes un paradoxe. Vous respirez la Mort, et je n’ai jamais connu quelqu’un d’aussi vivant que vous. » Elle se tait, alors, semble se rendre compte de leur proximité, de la facilité qu’elle a à entendre le rythme cardiaque de son hôte. Il est enivrant, ce cœur qui bat vaillamment, et elle aimerait en goûter toutes les saveurs, et elle n’a jamais autant détesté la réalité de sa morsure.
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Maxime L. de Belcayre

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MessageSujet: Re: Fire + Maxime   Mar 9 Jan 2018 - 20:04

Hanne
&
Maxime

« FIRE »
Du sang. Evidemment… Maxime aurait du avoir la présence d’esprit d’y penser, mais non. Non, à croire que la fatigue gagnait du terrain et que son cerveau – quand il ne fallait pas, bien sûr – avait décidé de se mettre en veille, de lui-même. La jeune femme avait alors ri, timidement, cachant presque son visage dans ses mains tandis que le pourpre lui montait doucement aux joues. « Je crains de ne pas avoir ça en réserve. Peut-être la prochaine fois ? » - plaisanta-t-elle, ne songeant pas un seul instant à l’allusion qu’elle venait de faire – « D’ailleurs. » - elle s’arrêta un instant sur le chemin de sa salle de bain – « Le buviez-vous froid, sorti d’un frigo, ou alors à température ambiante ou à 37 degrés ? » Songeuse, elle s’engouffrait maintenant dans ‘autre salle, glissant un « Je me suis toujours posé la question, j’aurai peut-être ma réponse ce soir ! » avant de refermer la porte derrière elle. Dans le silence carrelé, Maxime soupira doucement, appuyée contre le pan de bois. Premier instant de tranquillité depuis l’altercation, la sorcière avait besoin de souffler, de laisser retomber la pression et de remettre de l’ordre dans ses émotions… Les uns après les autres ses vêtements tombèrent sur le sol froid alors qu’elle faisait maintenant face à son miroir ; visage fatigué, pâleur de sa peau, le ‘vaillant chevalier’ n’avait rien de glorieux, ce soir.  

L’eau coulait maintenant depuis plusieurs minutes et la peau de Maxime avait revêtu sa teinte rosée alors que la vapeur – signe de la haute chaleur de l’eau – embuait la salle entière. Fredonnant à tue-tête, la jeune femme prenait son temps, tout en se hâtant. Entendez par là qu’elle s’était lavée les cheveux et le corps avec son shampoing. La fraicheur de la menthe douce l’avait légèrement réveillée et lui donnait un peu plus d’entrain. Ses cellules grises n’étaient pas en reste, d’ailleurs, et le procureur se demandait bien ce que la Ministre pouvait faire, dans la pièce d’à coté. Fouillait-elle un peu partout ? Faisait-elle encore la statue, pour faire passer le temps ? Décidant qu’elle avait pris bien assez de temps, la française se sécha rapidement, enfilant sa tenue de glande. Des vêtements trop larges pour elle – merci Camille – et une paire de chaussettes qui rendrait verts de jalousie certains Inuits en mal de chaleur. Enroulant un instant ses longues mèches brunes dans une serviette, elle les essora comme elle le put et les sécha sommairement avant d’étendre le linge trempé. Son corps baignant dans une douce torpeur tout à fait réconfortante, Maxime sortit alors, glissant ses mains dans ses cheveux pour vaguement les démêler. Elle fut ravie – et presque soulagée – de voir que la Garde des Sceaux était encore là. Avait-elle eut peur de se retrouver seule ? Oui. Avait-elle craint qu’Hanne regrette d’être montée ? Encore plus. Elle ne se pensait pas être autant dans le besoin de compagnie, de sa compagnie, mais elle se rendait à l’évidence : cette femme la fascinait, pour son vécu, pour son savoir, pour la finesse de son cerveau et l’abnégation qu’elle vouait à son rang. Lui adressant un sourire doux, elle s’avança vers elle, la rejoignant dans son salon. Sans ses chaussures – et leurs misérables semelles – elle se sentait encore pus petite, face à elle. « Beaucoup mieux, merci. » - elle rit alors, candide – « Une douche, c’est un peu comme un énorme câlin de douceur… » Maxime, huit ans. Elle se serait bien baffée pour avoir dit cette ineptie, mais il était déjà trop tard pour ravaler ses mots, alors elle rit, son regard se perdant dans sa cuisine ouverte.

Elle déglutit alors.  Des graviers dans la bouche, des braises dans la gorge, Maxime inspira longuement avant de braquer à nouveau son regard bleu lagon dans celui – d’acier – de la Ministre. Elle eut un petit rire, un sourire timide. Cette femme aussi l’intriguait. Preuve en était qu’elle lui faisait perdre ses moyens et ses mots, à elle, d’habitude si éloquente. « Vous faire fuir ? Pourquoi, parce que je joue avec la mort ? » - elle murmurait, maintenant, se rapprochant inconsciemment de l’immortelle – « Si vous êtes transie, madame, je ne saurai dire ce que je suis, alors. » Un souffle, une confidence qu’une oreille humaine n’aurait pu capter. « Vous me pensez si vivante mais je vous l’assure : il me semble que c’est l’effet que vous avez sur moi, finalement. » Sa langue glissant sur ses lippes, Maxime fit un pas en arrière, presque horrifiée d’avoir pu dire une chose pareille. Elle passa une main dans sa  chevelure alourdie avant de se faufiler derrière le comptoir de sa cuisine. « Du vin. Il me faut un verre de vin. » Elle se saisit d’une bouteille déjà entamée, retirant le bouchon de liège avant de s’en servir un verre, n’attendant pas de reposer la bouteille avant de prendre sa première gorgée. Son cœur battait la chamade et son corps, bien que réchauffé par une douche brûlante, lui semblait plus brûlant encore, en la présence de cette créature. « Excusez-moi… » - elle reposait son verre sur le bois brut de son comptoir, fermant ses yeux et pinçant l’arrête de son nez – « Je ne suis d’habitude pas aussi directe… Et je ne me jette pas souvent sur l’alcool, je vous le promets. Mais je n’ai soudainement plus très envie de dormir. » Elle avait peur pour son poste, soudainement, peur de montrer à sa supérieure une facette qu’elle n’apprécierait pas.

Nerveusement, elle passait son appartement en revue, juste pour s’occuper, juste pour trouver quoi faire, ou quoi dire de plus… Et puis. Et puis elle manqua une autre occasion de se taire. « L’alcool dans le sang des mortels, vous affecte-t-il quand vous en buvez ? Par exemple… » - autre gorgée de vin, léger soupir – « Si là, je vous proposais de boire mon sang, et si j’avais bu, admettons, trois ou quatre verres de vin, seriez-vous ivre aussi ? » - elle ‘sortit’ de sa cuisine, se postant de nouveau face à son invitée, l’air particulièrement sérieux. On lui avait promis des réponses, après tout. « Et… Mon sang pourrait-il vous faire sentir vivante, plus vivante, le temps d’un instant ? » Une nouvelle fois, ses mots avaient pris le ton du murmure. Le corps imperceptiblement penché vers son hôte, Maxime jouait de culot, priant qu’on ne lui renvoie pas son mauvais comportement au visage. Portant à nouveau son verre à ses lippes, elle but, ne quittant pas Hanne des yeux. Sans son maquillage, elle paraissait plus jeune encore, et elle se sentait d’autant plus vulnérable qu’elle se savait tellement plus jeune que l’immortelle, et bien insignifiante, peut-être. « Disons que je ne suis que Maxime. Qu’une femme et rien d’autre et que vous ne soyez qu’Hanne. Resteriez-vous encore un peu, si je vous le demandais ? » Au diable son rendez-vous de demain ; elle irait, certes, mais elle n’avait pas dit qu’elle y serait forcément en forme ou parfaitement sobre, qu’elle sache. Ce qui comptait à cet instant, c’était cette créature dans son salon. Jamais, ô grand jamais, elle n’aurait pu inviter aussi belle femme chez elle, pensait-elle. De fait, elle n’allait pas la laisser partir aussi vite, ou en tout cas, sans essayer de la retenir. Stay with me.


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MessageSujet: Re: Fire + Maxime   Mer 10 Jan 2018 - 21:11

Maxime
&
Hanne
Kiss of Fire
Ce corps délicat est si proche du sien qu’elle peut presque en sentir la chaleur qui s’en émane. Elle a envie de se blottir contre cette peau qu’elle devine déjà brûlante, de s’enterrer entre des draps et ne s’en ressortir qu’après des heures passées dans une étreinte. Elle n’a jamais eu honte de ses désirs, Hanne, mais l’avidité qui la dévore à l’idée d’avoir la Nécromancienne est singulière. Après la perte de son mari, de ses enfants, et du reste de descendants au fil des années, la Prussienne n’a jamais cherché à tisser des liens aussi forts à nouveau. L’idée de retrouver ce genre d’intimité la glace autant qu’elle l’attire, mais elle sait qu’elle peinera à s’en remettre si l’objet de ses désirs venait à mourir. Alors, malgré sa tendresse, son cœur reste froid. Mais au contact de cette femme, elle aurait presque l’impression de le sentir battre à nouveau. C’est terrifiant. C’est enivrant. Elle suit du regard cette langue, qui humecte les lèvres pâles de l’humaine, et se surprend à se rapprocher de la brune. La confession la rend sans voix, et elle déglutit.
Par chance — ou malchance — Maxime s’écarte avant qu’elle ne puisse faire quoi que ce soit, et Hanne se redresse, clignant plusieurs fois des yeux pour chasser ce voile qui a pris possession d’elle. D’un œil amusé, peut-être un peu envieux, elle l’observe se perdre dans ce verre de vin. Il y a bien des années qu’elle n’a pas pu profiter du réconfort de l’alcool, et parfois, l’innocence, la gaieté qui vient après quelques verres. C’est assez vieux pour qu’elle ait oublié le goût de leur vin, sa couleur et sa texture, et elle sait que même si elle le goûtait aujourd’hui, elle ne s’en souviendrait pas. Tant de choses perdues de sa vie passée, tant de choses oubliées et d’autres qui, malgré tous ses espoirs, perdurent. « J’ai passé toute mon existence à fuir la Mort. Je ne sais même plus de quoi j’avais peur. Lorsque j’y repense, je me dis que ça ne valait sûrement pas le coût. » C’est une pensée qu’elle ne prononce pas souvent à voix haute, parce qu’elle ne veut pas avoir l’air aigri. Mais elle se demande si elle n’aurait pas dû accepter sa propre mortalité, malgré l’offre tentatrice de son Sire. Elle avait vu des choses, elle avait appris et lu, mais elle ne sait pas si c’est suffisant pour contrebalancer les fractures de son cœur. Se secouant un peu, elle chasse ces pensées de son esprit, et regarde la jeune femme en souriant légèrement. « Tant que vous ne ramenez pas la bouteille au Tribunal, vous faîtes ce que vous voulez, Maxime. » Elle hausse légèrement les épaules. « Je ne suis pas là pour vous dire comment vivre votre vie. »  
Les questions ne la dérangent pas. Il y a certaines auxquelles elle a déjà répondu de nombreuses fois, mais dans la bouche de Maxime, elles prennent un tour nouveau. « D’une certaine façon, oui. » Lui répond-elle, ne la lâchant pas des yeux alors qu’elle s’avance vers elle. Ce n’est pas quelque chose qu’elle apprécie forcément, pour autant, parce que la sensation ne dure pas, et elle la laisse avec un arrière-goût désagréable. Hanne n’aime pas non plus se sentir hors de contrôle, pas de cette façon : avec sa force, ses réflexes, et ses sens développés, elle ne peut pas se permettre de ne pas se contrôler. Subitement, Maxime est tout aussi proche qu’avant cette fuite calculée, et le vampire s’enivre de son odeur. L’envie de mettre ses mains sur sa peau revient, et elle déglutit, se retenant de faire un pas en arrière. La nouvelle question la fait presque frissonner, et elle s’imagine déjà saliver comme un chien devant son os. Elle est cruelle, la Nécromancienne, d’offrir quelque chose qu’Hanne ne peut pas accepter. Bien sûr, elle ne sait pas que la morsure est devenue une contrainte, pour la Prussienne. « Oui … » Lui murmure-t-elle en réponse, le timbre rauque, sans pouvoir s’en empêcher.  
La brune porte son verre à ses lèvres, et Hanne fixe, sans pouvoir s’en empêcher. Elle est charmante, cette Française, elle est belle même, et la Garde des Sceaux est prise d’une envie soudaine, déchirante, de la posséder. Elle n’a jamais ressenti ce désir de cette façon auparavant, jamais aussi fort. Ca lui dévore les entrailles, et elle a l’impression d’entendre son cœur battre dans ses oreilles — c’est celui de Maxime, comprend-elle subitement — et elle lâche un souffle tremblant. La voix tentatrice de la Nécromancienne revient, et Hanne pivote légèrement, lui faisant entièrement face, la tête inclinée pour la regarder. Elle regrettera son geste plus tard, elle le sait, mais elle ne peut s’empêcher d’attraper les hanches de l’humaine, usant de sa force pour la presser soudainement contre le mur derrière elle. Elle ne la touche pas plus, pas encore, mais elle ne cesse de la fixer, les yeux brûlants. « Demandez-moi. » Murmure-t-elle, la voix tremblante.

Elle peut sentir la chaleur de sa peau à travers son t-shirt, et ça l’enivre. Incapable de se retenir, elle suit ses instincts et plonge son nez dans le cou de la jeune femme, humant son derme pâle et frôlant la peau du bout des lèvres, jusqu’à un point derrière son oreille, qu’elle embrasse d’un baiser volage. Ses lippes effleurent le cartilage. « Je n’ai jamais désiré quelqu’un autant que vous désire. » Lâche-t-elle au creux de son oreille, son souffle tiède titillant la peau. Elle resserre sa prise sur les hanches de la brune, assez pour devenir puissante, impossible à ignorer. Elle se recule, effleurant une dernière fois la courbe de sa mâchoire avec ses lèvres, et elle la fixe, les yeux brillant d’envie.   « Dites-moi de partir, et je partirai. » Annonce-t-elle, le souffle étonnamment court. Elle a presque envie qu’elle la chasse, qu’elle l’empêche de faire quelque chose d’impardonnable, mais elle ne peut plus nier la sensation dans son bas-ventre qui se réveille de plus en plus à chaque seconde qui passe. Elle n’a pas envie de partir, et ça se voit probablement dans ses yeux. 
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MessageSujet: Re: Fire + Maxime   Lun 15 Jan 2018 - 18:58

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Maxime

« FIRE »
La confession de sa supérieure lui glaça presque le sang, rejetant dans sa tête des questions, des intentions que Maxime avait eu un jour, dans ses tendres années, quand l’innocence avait encore trop de place dans sa vie pour lui laisser le temps d’assimiler quelque chose d’aussi gros que la Mort. Elle se revit alors, fuyant elle aussi des dons qu’elle avait craint et qu’elle aurait voulu mettre de côté, tout autant que les morts qui parvenaient à entrer en contact avec elle. Combien de temps avait-elle pensé pouvoir fuir la Mort ? Si elle savait la sienne inéluctable, elle flirtait depuis bien longtemps, maintenant, avec cet élément, cette donnée qui entrait en compte dans tous les aspects de sa vie. Etrangement, elle eut presque pitié d’Hanne, alors ; si la sorcière avait finalement appris à accueillir et à apprécier la Mort – d’une certaine façon -, il lui semblait que l’Immortelle se lassait de ce ‘petit jeu’. Depuis combien de temps se sentait-elle ainsi, lasse d’opérer cette fuite en avant ? Soudainement, le poids de l’immortalité perdit davantage de valeur, aux yeux de la mortelle, qui, pour se sortir de ce flot de pensées, força un rire nerveux. « Aucune crainte, alors. Je n’apprécie l’alcool qu’avec mon pyjama et je me verrai bien mal derrière mon bureau, dans une telle tenue. » Hm. A peine eut-elle le temps de répondre qu’elle se sentit happée dans une étreinte bienvenue mais tout à fait inattendue… Elle avait pris le risque de se confier un peu trop, un peu trop vite au Vampire, à se jouer des distances et à forcer sa chance. Maintenant, elle se sentait coincée, comme le lapin tenu en joug par le chasseur, prêt à faire feu.

Epuré, sobre, l’appartement de la jeune femme ne lui avait jamais semblé aussi peu pratique : près de ce mur contre lequel elle se retrouvait bloquée, rien, pas même une petite commode où elle pouvait poser son vin sans encombre. Elle s’en voulait presque d’hésiter à lâcher son verre pour qu’il se fende au sol. Pour le verre ou pour le vin, d’ailleurs ? Oh et puis… Qu’en avait-elle à faire. Son parquet n’en souffrirait peut-être pas – trop – et elle avait terriblement envie – besoin - d’avoir les mains libres. Un ordre. Un ordre de plus venant de sa supérieure, mais un qu’elle n’avait jamais entendu et qui n’aurait sûrement pas sa place, dans d’autres circonstances que celles-là. Maxime déglutit, lâchant finalement sa prise sur sa coupe qui vint s’écraser dans un bruit de verre brisé. C’était à son tour, maintenant, d’avoir le souffle coupé et le cœur en ébullition. Plus que pendant l’agression, plus que dans sa salle de sport, et définitivement plus qu’il serait raisonnable de le dire. « Restez. » Un murmure, presque une prière et déjà Maxime fermait les yeux, tendant ce cou, cette peau qu’elle voulait offrir à l’Immortelle. Dans un coin de sa tête, elle les entendait, ces voix. Celle de Camille, d’abord, et celle d'Isabeau, bien plus lointaine, en écho. « Tu t’es tapée ta boss ? Putain Max’, chapeau ! »« Arrête. Arrête tant qu’il est encore temps. Et si ce n’est pour vous, pour toi, arrête au moins pour ton travail ! » Des deux, ce fut celle de Camille qui prit le dessus, sans le moindre mal, alors que de ses palpes, la française s’agrippait à la prussienne. Et, ses mains à peine posées sur la forme 'fragile' du Vampire, Maxime savait déjà qu’elle ne pourrait plus s’arrêter sans y être forcée, et pire encore : qu’elle était complétement perdue, ‘gâchée’ pour le reste du monde alors qu'elle savourait les attentions d'Hanne.

Et les mots d’Hanne lui donnèrent presque le tournis, tant sa voix lui sembla douce, mais puissante, gorgée d’un désir qu’elle ne pouvait clairement pas ignorer. La brune en fut grandement soulagée, d’ailleurs, de ne pas être seule dans ce flot, prise et ballottée dans des frasques bien peu déontologiques. Tant pis, fallait-il se dire. Tant pis si cela ne durerait pas, si cette nuit serait la seule et l’unique, Maxime voulait rester dans cette bulle et croire que cela ne changerait rien. Elle voulait juste profiter, profiter du temps offert, tant qu’elle en avait l’occasion. S’accrochant au Vampire alors qu’elle se détachait à peine, Maxime lui jeta un regard implorant, cherchant dans les prunelles immortelles quelque chose, un rien qui puisse la décourager. Ce qu’elle vit, pourtant, ne fit que jeter de l’huile sur le feu, et, Maxime, téméraire, audacieuse, vint glisser l’une de ses mains contre la peau, froide, d’une joue de la blonde. « Même si je le voulais, je crois que je ne serai plus capable de vous laisser partir, ce soir. » Elle avait murmuré, rougissant à peine, laissant ses yeux se perdre sur les lippes de la Garde des Sceaux. Sa peau brûlait déjà, les réminiscences des caresses d’Hanne encore assez présentes, mais déjà plus assez au goût de la brune, qui, sans quitter l’immortelle des yeux, reposa son crâne contre le mur, exposant son cou en offrande. Ses mains attirèrent la forme fluette de la prussienne contre elle, sans force et sans effort, mais avec assez d’aplomb pour lui faire comprendre ce qu’elle voulait. Elle se mordit la lippe, songeuse, imaginant déjà la froideur des mains de la blonde contre son derme déjà si brûlant que le contraste pourrait être douloureux. « Ne voyez-vous pas, Hanne ? Je vous suis déjà dévouée. Depuis si longtemps. » Sa voix, grave et rauque, ne cachait rien de son trouble, alors qu’elle tirait déjà sur le bas de son sweat, prête à le faire valser au dessus de sa tête. Elle pouvait entendre son propre cœur battre à tout rompre et sentir son corps s’éveiller doucement, le désir ronronnant dans son bas-ventre, juste assez pour qu’on lui prête attention. Et bien que parfois reconnue pour sa patience, Maxime n’y tint plus, enfouissant l’une de ses dextres dans les mèches blondes de son hôte, déposant sur les lèvres encore maquillées une esquisse de baiser : hésitante et volatile, la caresse ne dura qu’une fraction de seconde avant que Maxime ne soupire, déjà enivrée, déjà éprise.


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Hanne Van Rothstein

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MessageSujet: Re: Fire + Maxime   Mar 16 Jan 2018 - 23:51

Maxime
&
Hanne
Kiss of Fire
La brune s’accroche à elle, et elle se sentirait presque faible, dans ses bras. Elles se regardent, et le moment s’allonge, alors qu’il lui semble frissonner. Une main brûlante vient caresser sa joue, et elle tremble, juste un peu. Elle n’a jamais vraiment vécu quelque chose de la sorte. Elle a déjà connu de nombreuses étreintes, bien sûr, mais rien ne se compare à ce qu’elle ressent à cet instant. C’est idiot, et ça lui paraît être un peu artificiel, cette impression qu’elle a d’avoir passé sa vie à attendre quelqu’un comme Maxime. C’est encore plus étrange qu’elle ne connait pas Maxime, pas vraiment, et pourtant elle sait déjà qu’elle ne pourra pas se passer d’elle. Et c’est problématique, parce qu’Hanne est intègre jusqu’à la moelle, et qu’une relation avec l’une de ses employées est tout sauf acceptable. Virtuellement, la Prussienne est presque intouchable, mais Maxime, elle, en pâtirait énormément. Elle veut s’écarter alors, au moins pour la carrière de la brune, mais le murmure de la jeune femme l’en empêche, et à nouveau, c’est comme si elle était jetée dans un brasier. Ca la tuerait, si cette étreinte ne durait qu’une Nuit, mais elle est bien incapable de se reculer, pas quand la jeune femme lui offre son cou de la sorte.
Elle a envie de la mordre, et elle peut le sentir jusque dans ses gencives. La gorge de la Nécromancienne invite au péché, tout comme le tracé de ses clavicules, saillantes et délicates. Elle a envie de découvrir le reste de son corps, savoir ce qu’il se cache sous les vêtements trop amples, et elle contemple un instant l’idée de lui arracher le tissu. Les mains de la jeune femme l’attirent contre elle, et elle se force à bouger, lâchant les hanches de l’humaine pour poser ses mains de chaque côté de son visage, contre ce mur témoin de leur passion. Et sans le savoir, les mots lâchés par Maxime étaient ce qu’elle avait besoin d’entendre, et il lui semble qu’ils résonnent dans tout son corps. L’aveu est plus grand qu’elle ne peut l’imaginer, pour Hanne, et il brise définitivement toute résolution qu’elle aurait pu avoir. A cet instant, à cette main qui vient se glisser entre ses mèches, et à ces lèvres qui taquinent les siennes d’un frôlement, elle sait que sa loyauté vacille. Elle n’a jamais eu d’autre amour que celui de servir les Bourbons depuis des siècles, mais cette femme a une soudaine prise sur son cœur qui change tout, et ça lui fait tourner la tête. Elle ne peut qu’espérer que jamais Maxime ne se mette en travers de son chemin, parce qu’elle craint d’avoir à choisir entre la Reine et cette humaine, parce qu’elle sait d’ores et déjà qu’elle n’y arrivera pas. Elle est terrifiée, mais elle ne peut pas s’empêcher de plonger, de s’enfoncer, sans un regard pour les conséquences ; qu’elle se perde, elle s’en fiche.
Alors, elle vient presser leurs lèvres à nouveau, chassant celles de l’humaine avec hâte, avec fougue. Elle se plaque contre ce corps brûlant avec empressement, mains revenant sur les hanches de la Nécromancienne pour saisir le tissu de son sweat, l’écartant l’espace d’un instant pour le lui arracher. Le matériau se déchire sûrement, et avant que Maxime ne puisse protester, elle murmure, un vague sourire aux lèvres. « Je vous en achèterai un autre. » Elle observe, alors, la chair qui lui est dévoilée, le derme diaphane brûlant sous ses doigts. Elle trace ses côtes du bout des doigts, mémorisant la sensation de sa peau sous sa pulpe, la chaleur de son corps, jusqu’à effleurer la courbe de ses seins, ne s’arrêtant que lorsqu’elle vient caresser la forme de sa gorge du pouce. Elle peut sentir le cœur de la jeune femme battre sous ses doigts, et ça l’enivre, et elle n’a qu’une envie, c’est d’y goûter. Mais son sang l’effraie, alors elle se distrait de cette soif qui grandit en lui volant un nouveau baiser, plus lent, plus sensuel. C’est un contraste qui ne manque jamais de l’exciter, leur différente température corporelle, et elle se love autant qu’elle peut contre ce buste offert, jusqu’à trouver leur position déplaisante. Elle n’a rien contre les passions qui s’expriment avec empressement contre les surfaces verticales, mais elle préfère les conforts des draps, où elle peut à loisir prendre le temps d’explorer les courbes de sa partenaire.
Elle se saisit des cuisses de son amante sans rompre leur baiser, la hissant sans effort dans ses bras. Elle la décolle du mur, embrassant à présent sa mâchoire délicate, jusqu’à son cou, qu’elle effleure de ses dents par réflexe. Les crocs s’allongent mais elle ne mord pas, glissant ses lèvres jusqu’à l’épaule de Maxime alors qu’elle la transporte sans mal à travers son appartement. Il ne lui faut pas longtemps avant de trouver la chambre de la brune et elle referme la porte du pied, pressant un dernier baiser contre la naissance de son sein. Délicatement, elle dépose la forme de l’humaine sur son lit, et elle reste debout, se défaisant déjà de sa veste de smoking. « Déshabillez-vous. » Murmure-t-elle sans hésitation, empressée de voir les cuisses qu’elle sait fermes se dévoiler à son regard. Elle n’est pas en reste non plus, parce qu’elle retire le nœud papillon défait, et le laisse tomber au sol, avant de s’attaquer aux boutons de sa chemise. Elle hésite un instant, parce qu’elle sait que ce qui se cache sous ses vêtements n’est pas ce qu’on imagine lorsqu’on la voit. Sous le regard de la brune, pourtant, elle s’enhardit, et la chemise blanche tombe au sol, la laissant à moitié nue devant Maxime. Mais elle est maigre, la Garde des Sceaux, maladivement maigre, et si l’on ne savait pas ce qu’elle était, on aurait pu la croire mourante.
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MessageSujet: Re: Fire + Maxime   Sam 20 Jan 2018 - 22:00

Hanne
&
Maxime

« FIRE »
De toute son existence, Maxime n’avait jamais vraiment fait attention au temps, le laissant filer à sa guise sans qu’elle n’y puisse rien, de toute façon. Pour autant, elle avait appris à en apprécier les nuances et les caprices, alors que les émois de l’âme savaient, eux, jouer avec cet indomptable spectre. Et, ce soir, entre deux caresses ou deux baisers, elle prenait le temps de savourer, de savourer ce farfadet alors qu’il s’étirait tout en fuyant beaucoup trop vite à son goût. Dans un coin de sa caboche, la brune ne put s’empêcher de penser à poser une autre question à Hanne, quand les circonstances seraient plus propices et, surtout, quand elle ne serait pas occupée à tenter de fuir une syncope. Tardivement introduite aux plaisirs de la chairs, Maxime n’avait jamais trouvé l’exercice aussi intéressant que ce qu’on lui en avait dit, blâmant pendant longtemps son manque presque flagrant d’intérêt. Elle s’était d’ailleurs fait une raison, arguant à qui voulait bien l’entendre qu’elle n’avait de toute façon pas le temps d’avoir le loisir de ‘partir en chasse’, comme disait souvent Camille. Pourtant, ce soir, tout était différent… Les saveurs de cette passion étaient inconnues et follement exotiques pour la française qui se redécouvrait, non, qui se découvrait sous les palpes habiles de l’immortelle. Jeune mortelle, femme encore en devenir, Maxime se sentait si petite. Si petite et si maladroite, entre les bras de la prussienne.

Sa supérieure – en de nombreux points, d’ailleurs – semblait prendre des précautions, mesurer sa force et son entrain alors que la de Belcayre se sentait presque comme une poupée de porcelaine ; fragile, délicate et précieuse. La française aurait voulu se perdre encore contre ces lippes, leur conter son admiration et toute son abnégation, mais déjà on la pressait : faisant fi de toute bienséance, Hanne lui avait littéralement arraché son sweat – auquel elle tenait, soit-dit en passant - pour lequel elle sentirait quelques remords, peut-être plus tard. Et, si Maxime avait oublié la force dont l’immortelle pouvait faire preuve, ce fut un rappel frappant : il ne fallait pas oublier à qui elle avait à faire. Autant, elle aurait pu craindre pour sa sécurité si elle ne faisait pas entièrement confiance à Hanne, autant elle trouvait cette puissance redoutablement grisante et, oserait-elle le dire, parfaitement excitante. Ses pupilles, d’ailleurs, devaient ne rien cacher de son trouble alors qu’elle refermait finalement les yeux, laissant ses plaintes s’échouer contre les lèvres avides de son invitée alors qu’on lui promettait de réparer cet empressement. Ainsi dévêtue, Maxime se sentit particulièrement exposée et terriblement vulnérable. Si par le passé elle n’avait pas eu à s’inquiéter de l’image qu’elle renvoyait, les implications que cela pouvait avoir ce soir étaient toute autres. Pensant déjà au lendemain, au moment où il faudrait remettre ses bons souliers et reprendre le cours de sa vie, elle avait peur de briser l’image qu’Hanne avait d’elle ; celle d’une femme ambitieuse, forte et volontaire. A croire que le physique pouvait bien avoir une quelconque incidence sur ses capacités intellectuelles. Mais déjà ses inquiétudes s’envolaient laissant place aux soupirs : Hanne ne perdait pas de temps, caressant, rassurant Maxime sans prononcer le moindre mot. Le feu dans ses yeux suffit à la jeune femme pour reprendre confiance et prendre, elle-aussi, part à cette danse. La fraicheur sous ses doigts l’attirait sans qu’elle ne s’explique pourquoi, appelant son être, attisant le brasier qui grondait dans ses entrailles. Paradoxe absolu, contraste enjôleur, Maxime avait terriblement soif de ce corps bien trop froid pour palpiter encore.

Et pourtant, comme pour lui prouver encore qu’elle ne cessait d’avoir tord, la prussienne la souleva et, consciente de leur position, Maxime referma ses jambes autour d’une taille qu’elle trouva bien frêle, malgré la force qui se dégageait d’une pareille créature. Un hoquet de surprise plus tard, et elle grognait dans le fond de sa gorge, s’offrant d’avantage, soumise, aux crocs du vampire qu’elle avait pu sentir contre son derme d’albâtre. « Hanne. » Une supplication. Il y avait tout dans ce nom qu’elle avait à peine murmuré : les promesses qu’on ne dit pas, les requêtes que l’on assume pas, et les prières qu’on me prononce pas. Maxime aurait voulu sentir les crocs dans sa peau, la douleur sa chair et l’émail dans son âme. Mais il était déjà trop tard – ou trop tôt, peut-être ? – car déjà on l’enfermait dans sa chambre ; le sépulcre serait cette nuit le complice impassible d’une sentence que Maxime attendait avec impatience.  

Docile, obéissante, la mortelle se laissa choir sur son lit avec une timidité qu’elle domptait encore, s’attelant déjà à la tâche. Il ne restait plus grand chose de ce pyjama qu’elle avait enfilé et bien vite, elle vit voler le reste, son yoga pants et ses horribles chaussettes. Sans quitter des yeux son aînée, elle s’était, encore une fois, offerte sans broncher. Elle passa sa langue sur ses lippes, intimidée mais fébrile. Devant elle, Hanne se déshabillait, laissant ses vêtements tomber au sol, se découvrant sous les yeux devenus noirs d’une Maxime attentive et hypnotisée. Les vêtements cachaient une étrange réalité et le maquillage, pouvait-on se douter, masquait un visage qu’une autre vie ne devait pas avoir ménagée. Sous son titre, sous son rang, Hanne dissimulait les formes fragiles d’un corps déjà mort et qui en portait presque les preuves : mince et presque maigre, la prussienne n’avait plus l’éclat qu’on pouvait lui connaître dans ses toilettes soignées. Pourtant, au travers des yeux de la française, cela n’avait pas d’importance… Hanne pouvait bien avoir une jambe en moins, elle serait toujours aussi radieuse. Maxime était loin d’être objective, certes, mais elle ne s’attachait pas exclusivement à l’image, préférant s’attarder sur la beauté de l’esprit et sur la finesse de la personnalité. Et, si l’immortelle avait quelques charnelles lacunes, il était évident qu’elle les comblait par la grâce naturelle qui se dégageait de sa personnalité. « Hanne… » L’éloquence n’avait plus de place, dans la caboche de la nécromancienne.


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MessageSujet: Re: Fire + Maxime   Mer 24 Jan 2018 - 17:20


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MessageSujet: Re: Fire + Maxime   Mer 24 Jan 2018 - 17:56


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MessageSujet: Re: Fire + Maxime   Mer 24 Jan 2018 - 19:16



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