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 Il n'y a pas qu'au bal que l'on porte un masque - Alice

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Tomas de Batz

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MessageSujet: Il n'y a pas qu'au bal que l'on porte un masque - Alice   14.06.18 20:54

La fête bat son plein. Un gala de charité, pour un des nombreux organismes pour lequel le Marquis de Batz est un généreux mécène. Il reçoit des tas d’invitation de ce genre et fait rarement l’honneur de sa présence. Pas par manque d’envie mais surtout par manque de temps.

Il ne sait même pas pourquoi il a répondu présent à cette invitation-là en particulier. La cause n’est pas plus importante qu’une autre à ses yeux. Il n’a pas de lien particulier avec le comité dirigeant. Il s’agit juste d’une fondation qu’il aide à financer.

De plus, on ne peut pas tant parler de répondre à une invitation que de se présenter le soir venu, sur un coup de tête, il faut le dire, à l’heure et à l’endroit indiqués.

Il n’est pas tant venu par envie que par nécessité. La nécessité de quitter la rue du Bac, pour une soirée, la nécessité de redevenir le Marquis, ce qui semble être infiniment plus facile que d’être Tomas, même dans les bons jours. Ah, et la nécessité de montrer qu’il est toujours vivant, en dépit des rumeurs de plus en plus persistantes. Plus une seule apparition publique depuis cette fameuse annonce télévisée. Les rumeurs les plus folles ont courues. Qu’il s’était suicidé juste après et que Sa Majesté avait soigneusement dissimulé l’information pour ne pas affaiblir son pouvoir. Qu’il était, en réalité, mort en même temps que sa marquée, mais qu’une doublure avait pris sa place pour rassurer les foules. Ou bien d’autres rumeurs affirmaient qu’il était vivant, mais qu’il avait perdu la tête, ou qu’il n’était plus que l’ombre de lui-même enfin… Différentes versions pour parler d’une même folie. Ca… il ne pouvait pas donner entièrement tort aux ragots.

Alors il avait revêtu un smoking gris, à part pour le col et les revers de manches, pour aller avec ses yeux, avait soigneusement coiffé ses cheveux et avait pris une voiture pour le lieu du Gala. Seul. Il n’avait même pas pris la peine de proposer cette sortie à Lélio tant il aurait eu l’impression de poser la question pour la forme. Ou de forcer sans le vouloir son cambion à l’exercice des mondanités.

Seul donc, il s’était naturellement plié à l’exercice de la prise de photos par des photographes travaillant pour divers genre de magazines, et s’était amusé de les voir photographier cet invité par automatisme, avant qu’une première réflexion - faite à voix basse, mais parfaitement audible pour le vampire qu’il était - ne fasse remarquer qu’il ressemblait drôlement au Marquis mais avec des cheveux courts. Puis la réalisation s’était faite dans l’esprit de tout le monde et Tomas se surprit à penser qu’il donnerait pour consigne d’acheter tous les journaux du lendemain, pour le seul plaisir de voir des gros titres ressemblant à “Le Marquis a changé de coupe!”.

Sauf que depuis, Tomas s’ennuyait. Il avait salué les têtes pensantes de cette fondation, avait engagé une conversation polie avec d’autres, comme l’exigeait les convenances. Des femmes l’avaient complimentés sur sa nouvelle coupe de cheveux, d’autres avaient tâtés le terrain pour des questions de mariage, poliment détournées par l’intéressé. On lui avait aussi parlé politique et bien sûr, on lui avait présenté un bon millier de fois des condoléances plus ou moins sincères concernant le sort tragique de sa Marquée.

Il ne voulait pas penser à Alice. Il n’était pas encore assez fort pour penser à elle sans s’effondrer, pour penser à elle sans avoir besoin de Lélio.

Son humeur, jusque là bonne, s’était donc dégradée, mais la décence lui interdisait de quitter les lieux trop tôt, aussi surveillait-il l’heure en sirotant une coupe de sang, coupé avec du vin ou du champagne.

Encore une demi-heure et il pourrait quitter les lieux sans que la presse du lendemain ne parle d’une “apparition éclair mais remarquée”.

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MessageSujet: Re: Il n'y a pas qu'au bal que l'on porte un masque - Alice   15.06.18 12:16

— Et depuis quand êtes-vous à Parys ?
Oh, vraiment pas longtemps, mais je compte bien y rester, je babille gaiement, mon verre à la main, avec un éclatant sourire pour le baron d’Agnel, qui m’avait d’ailleurs bien méprisée en son temps.

Petit vampire de rien, par ailleurs. Je lui réponds sans même y penser, en cherchant du regard une autre tête connue qui m’intéresse bien plus ce soir, et que je finis par trouver. Costume gris, une mine dans laquelle je discerne l’ennui qu’il tente de dissimuler, et surtout, ses cheveux coupés courts qui me catastrophent. Par tous les Sat’hans de Dis, je veux bien croire qu’il ait eu besoin de changement, mais était-il vraiment obligé de toucher à ses cheveux ?

— Sabba ? Vous êtes toujours parmi nous ?

Je cligne des yeux et reporte mon attention sur mon interlocuteur.

Hm ? Ah, euh, oui. Pardonnez-moi, j’ai juste remarqué un de mes cousins, j’ai promis de le saluer à l’occasion. Veuillez m’excuser.

Je ne lui laisse pas le temps de répliquer que je me suis déjà faufilée dans la foule pour le fuir. Je ne vois plus mon cher marquis. L’apercevoir me donne des sentiments mitigés. J’ai le cœur qui se serre, quand je lis tous ces signes qui prouvent à quel point les dernières semaines ont été dures pour lui. Une petite partie de moi voudrait aller le voir de front, tout lui avouer, mais… Et s’il était heureux sans moi ? S’il n’avait plus envie de revoir Alice ? S’il était déçu de celle que je suis maintenant ? Je veux savoir, et je veux jouer, un peu. Je vide ma coupe de champagne – pour tout l’effet que ça me fait, de toute façon – et en attrape une autre au passage. Et puis je me hisse sur la première chaise qui passe sans me soucier des mines étonnées puis curieuses de ceux qui m’entourent. Un peu de calme s’installe tandis que je lève mon verre, de biais par rapport à Tomas qui doit avoir tout loisir de contempler la cascade de cheveux roux dans mon dos.

Mes amis, je me permets de voler un peu de ce temps précieux que vous offrez déjà aujourd’hui pour porter un toast en l’honneur de Sa Majesté ainsi de messieurs de Batz et de Sanez, qui oeuvrent à faire de notre beau royaume un endroit plus sûr et plus agréable à vivre au quotidien. A la Reine et à nos valeureux mousquetaires, je finis par clamer.

Les convives reprennent volontiers, d’ailleurs, se demandant sans doute qui est cette rouquine qui sort de nulle part et qui agit de façon quelque peu fantaisiste. Moi, j’en profite pour me tourner vers Tomas, chercher son regard et lui faire un clin d’œil avant de descendre de mon perchoir, en espérant qu’il sera assez curieux pour venir me parler. Sinon, je jouerais un autre jeu pour m’en rapprocher.
Je bois tranquillement ma flûte de champagne sans le quitter du regard, petit sourire aux lèvres. Si ça se trouve, il va croire que je suis juste une petite peste qui a des vues sur le Marquis le plus en vue de France.
Remarquez, ce n'est pas totalement faux.

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MessageSujet: Re: Il n'y a pas qu'au bal que l'on porte un masque - Alice   15.06.18 19:16

Tomas sombre un peu plus dans l’ennui à chaque minute… non, à chaque seconde. Serait-ce si dramatique qu’il parte maintenant? Sans doute que non, dans les faits… sauf qu’il n’a pas été élevé ainsi, et que si ces règles peuvent paraître stupides, lui y tient, comme une preuve de sa bonne éducation.

S’il regarde les invités, c’est sans les voir. En vérité, le vampire est perdu dans ses pensées. Il songe qu’avec Alice, ils auraient sans doute dansé toute la nuit, ou au moins une bonne partie. Qu’en tout cas, sa Marquée aurait contribué à rendre son humeur joueuse, qu’ils auraient ri ensemble de tout et de n’importe quoi. Lélio, en revanche… Non, Lélio n’aimerait pas. Il n’aurait sans doute même pas essayé de faire semblant et au final, c’est sans doute ce qui aurait été le plus drôle.

Plus qu’un invité qui s’approche de lui, c’est un mouvement au coin de son oeil qui le sort de sa torpeur. Il a tout juste le temps de capter la chevelure rousse de la jeune femme perchée sur une chaise avant qu’elle n’entame un discours de remerciement à l’égard de sa Reine. Et de lui-même, à son grand désespoir. S’il ne peut pas, en tout bonne conscience, lui reprocher cette marque de loyauté, il aurait préféré s’éviter cette marque d’attention, car le voilà maintenant contraint d’afficher un sourire et de remercier des convives qui lèvent leurs verres dans sa direction d’un geste du menton.

Comme les autres, il boit une gorgée de sa coupe, répond au clin d’oeil de la jeune femme d’un même hochement de menton poli.

Il n’en montre rien, mais sa rousseur lui fait mal au coeur. Parce qu’elle lui rappelle Alice et que sa perte est encore fraîche dans sa mémoire. Parce qu’elle lui manque, terriblement. Parce qu’il sent encore ce résidu de douleur fantôme à la poitrine.

Pour ça, il n’a aucune envie de s’approcher pour la remercier de ses marques d’attention. Ah, et aussi parce qu’il la soupçonne de l’avoir utilisé comme prétexte pour qu’il l’aborde. La manoeuvre ne lui est pas inconnue. Elle est en général assortie de roucoulades diverses et de sous-entendues sur des dots ou des avantages quelconques qu’apporterait un mariage.

Mais il est aussi curieux, car le visage lui est totalement inconnu, lui qui se vante pourtant de connaître beaucoup de gens à Parys, au moins dans son cercle. Alors Tomas se fraie un chemin laborieux jusqu’à elle. Laborieux, car constamment interrompu par un noble, ou un autre, qui s’empresse de se joindre aux mots de cette jeune femme, qui lui présente des condoléances (faussement) sincères.

Enfin, il est face à elle. Sa rousseur lui fait encore plus mal de près. Il ne sait pas pourquoi, il croit voir Alice, en partie, en elle. Physiquement, elles ne se ressemblent pourtant pas tant que ça. Elle est belle, il doit le lui reconnaître, mais elle n’est pas sa marquée. Il peut aussi confirmer qu’elle lui est totalement inconnue.

Toutes ces interrogations, bien sûr, il ne les livre pas à haute voix. Il offre à la jeune femme un sourire poli, quand il incline le buste devant elle.

Madame. Je vous remercie pour vos mots. Je suis sûr que si sa Majesté ou si le comte d’Artagnan avaient été présents, ils vous auraient remerciés également”. Il se redresse. “Me voilà pourtant désavantagé. Vous connaissez mon nom mais j’ignore le votre. A qui dois-je ces compliments?

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MessageSujet: Re: Il n'y a pas qu'au bal que l'on porte un masque - Alice   15.06.18 20:47

Les vautours se rapprochent, profitent de l'occasion pour aborder mon Tomas. Ah, j'ai envie de sortir les crocs et de leur faire comprendre tout ce qu'il y a de mauvais dans leurs élans faussement compréhensifs, tout ce qui peut blesser dans un sourire qui prétend être compatissant pour mieux vous manipuler. Au lieu de quoi, je lâche enfin le vampire des yeux pour me retourner vers une jeune femme qui m'a abordée, probablement curieuse de savoir qui est cette rousse inconnue qui prend la parole en pleine soirée, un peu imprudemment mais avec un certain naturel.
Je suis sûre qu'elle est jalouse.
Ou alors peut-être qu'elle est attirée.
La pensée ne m'a pas plus tôt traversée l'esprit que je m'emploie à la sonder, à minauder à tort et à travers pour la charmer un peu. Elle est blonde, elle est jeune, elle s'appelle Ana-Lucia et vient tout droit d'Espagne, pour voir la cour. Adorable. Lorsque sa famille l'appelle, je prends soin de lui proposer de se revoir, la bouche en coeur et les cils presque papillonnants, ravie de la voir rougir de plaisir à cette pensée.
Quand on a pas grand chose à se mettre sous la dent, il faut bien innover. J'ai deux buts précis dans la vie : retrouver les miens, peut-être, si j'y ai toujours un peu ma place, mais aussi et surtout en finir définitivement avec toute faiblesse rémanente.

Enfin.
Je suis toujours en train de l'observer quand Tomas s'approche et s'incline poliment devant moi. Je m'empresse de plonger dans une révérence impeccable, tout en pensant avec amusement à l'époque où j'aurais viré aussi cramoisie que ma petite ingénue en saluant mon marquis pour la première fois.
Plus de ça.
Juste des salutations propres, sans cesser de l'observer. C'est là que le jeu devient intéressant. Trop d'insistance, et mon pauvre vampire croira à des manoeuvres d'intrigante lambda. Pas assez et il ira voir ailleurs dès lors que sa curiosité sera satisfaite.
En plus, même si ma rune de dissimulation a l'avantage de m'empêcher d'être découverte comme vilaine petite raclure distique, ça diminue grandement cet intéressant charme naturel qui est devenu le mien et qui peut pousser quelqu'un à se plier plus aisément à mes désirs. Remarquez, maintenant que j'y pense, ça n'aurait sans doute pas marché sur un vampire de son âge et cambion, avec ça.

Monsieur de Batz, c'est trop d'honneur, d'autant que c'est le moins que je puisse faire en ces temps difficiles.

Je parle d'une voix calme, moins enjouée qu'à mon habitude mais chaleureuse.

Croyez-bien que je me désole du malheur qui vous a touché tout particulièrement et que, si je peux faire quelque chose pour vous de quelque façon que ce soit, ce serait avec grand plaisir.

Sens améliorés obligent, Tomas peut sans doute déceler la sincérité vibrante de mes propos. Je n'ai pas mis fin à mes jours pour l'attrister, loin de là. J'ai juste utilisé ce qui me semblait être ma toute dernière option alors que je m'enlisais dans des tourments très personnels.
Je n'insiste pas plus, passe à autre chose, en l'occurrence, me souvenir du nom que j'ai donné aux personnes avec qui j'ai déjà conversé, histoire de rester cohérente.

Je suis Sabba Chambeault, mais je doute que ce nom vous soit connu. J'arrive tout juste de province.

Intérieurement je ricane. Une lointaine province au climat fort différente et à la faune parfois dangereuse.

Mais je ne voudrais pas abuser de votre temps, monsieur, j'imagine que vous avez déjà fort à faire avec la quantité de serpents qui ont tendance à faire leur nid dans ce genre de soirées ! Je peux même faire diversion si vous avez besoin de temps pour fuir.

Je lui souris avec juste assez d'hésitation - car malgré tout l'aplomb du monde, une jeune femme n'oserait pas forcément s'amuser ainsi avec le Chambellan de France, même si c'est Louis - Louis, décidément - qui occupe cette charge à l'heure actuelle.[/color]

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MessageSujet: Re: Il n'y a pas qu'au bal que l'on porte un masque - Alice   17.06.18 8:40

La jeune femme lui répond d’une révérence parfaitement exécutée. Si son visage lui est inconnu, elle n’est cependant pas totalement ignare des choses de la cour, ce qui, en soit, constitue un indice.

Les mots qui suivent ensuite auraient tendance à vouloir faire disparaître le sourire poli accroché à ses lèvres. Des condoléances, encore. Il n’entend que ça, en ce moment. La seule différence reste peut-être que les mots de la jeune femme sont remplis d’une sincérité qu’il n’entend pas souvent, surtout de la part d’inconnues. C’est peut-être ce qui la sauve, ce qui retient le vampire de couper court tout de suite après les présentations.

Vos paroles me vont droit au coeur madame. Je ne vous cache pas, cependant, que ce n’est pas un sujet que j’ai à coeur d’aborder ce soir”.

Elle lui rappelle déjà trop Alice. S’il doit en plus lui parler d’elle, s’il doit simplement penser à elle… Il ne veut pas craquer. Pas en public. D’une manière générale, il ne veut pas craquer. Ces crises de larmes et de douleur l’épuisent, il a toujours l’impression qu’elle le laisse vidé de toute énergie, et surtout, qu’elles appellent les suivantes. Chaque crise de tristesse qu’il repousse, il considère cela comme une victoire.

Sabba Chambeault… Eh bien Madame… la chose est suffisamment rare pour être soulignée, mais voilà un patronyme qui m’est parfaitement inconnu. Connu ou non, je suis ravi de faire votre connaissance”.

Et comme le gentilhomme qu’il est, il se penche à nouveau mais avec cette fois une variante. Il s’est permis de prendre sa main pour y déposer un baise-main. Salut classique, quoique pas forcément avec une parfaite inconnue, mais enfin… Il ne vient pas non plus de l’embrasser à grands renforts de langue.

Ses sens vampiriques ne lui apprennent rien de particulier, ou en tout cas, rien qui ne sorte de l’ordinaire. Elle sent bon, mais rien de surnaturel à priori, ses réactions physiques sont parfaitement classiques également… Tomas en conclut qu’elle est simplement l’une de ces jeunes filles de bonne famille, même si pas forcément nobles, surexcitées et enthousiastes, déjà pleine d’assurance, persuadées qu’elles vont conquérir Parys par leur charme et leurs manières.

Oh, Tomas n’est pas dupe. Il est conscient que la jeune femme est sans doute une envoyée de sa famille ou d’une faction ou d’autre chose, qu’elle cherche sans doute un bon mariage et qu’il est un bon parti, encore plus maintenant qu’Alice n’est plus là puisqu’il est un parti libre de presque tout engagement. Presque, car ce serait oublié Lélio. Néanmoins, il  n’oublie pas aussi son rang ou sa place. Qu’il échange quelques mots avec elle, au-delà des simples remerciements, est presque naturel. Il serait en tout cas mal vu qu’il s’éloigne aussitôt. Dans le milieu qu’il fréquente, il y a des règles pour tout. Même pour la durée des conversations polies.

Oh, Madame, j’ai trop d’éducation pour vous jeter dans la gueule de ses loups. De plus… je pense pouvoir affirmer que j’ai bien plus d’expérience que vous pour ce qui est de fuir ces pièges”. Il se permet un sourire qui va au-delà de la politesse. Pas forcément plein de joie mais en tout cas plus chaleureux. “Ne vous inquiétez pas de mon sort, je saurais prendre congé en toute discrétion. Je vous laisse apprécier le reste de votre soirée, Madame”.

De nouveau, une inclinaison du buste, qui vaut cette fois congé. Peut-il enfin s’autoriser à partir?  Oh, et puis au diable les convenances. Entre l’ennui et les blessures à l’âme, il a fait trop d’efforts.

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MessageSujet: Re: Il n'y a pas qu'au bal que l'on porte un masque - Alice   17.06.18 11:20

Ah, mon pauvre Tomas. Il a l’air à deux doigts de s’effondrer, et j’acquiesce d’un murmure à ses propos. Je me demande si Lélio l’aide. Je ne crois pas qu’il l’ait quitté. Non, Lélio n’aurait pas fait ça, pas alors qu’il n’avait toujours voulu que son vampire, depuis que le marquis l’avait rendu addict à sa personne. A son pouvoir.
Lélio est resté. D’ailleurs, Lyséa me l’a confirmée, entre autres informations, notamment celle que mes parents ont refusé à Tomas le droit d’assister à mes obsèques. Ce que j’ai mal pris, sachant l’importance que cela devait revêtir pour lui.
En même temps, je les comprends, même si pour eux au moins, je resterais toujours morte en ce jour de mai. Hors de question de pointer le bout de mon nez chez eux.
Alors où est-il ce soir ?

Je ne suis personne ici, Monsieur, rien d’étonnant à ce que vous ne me connaissiez pas.

Je réponds poliment pendant qu’il attrape ma main et y dépose ses lèvres. Mes doigts se crispent à peine, comme le souvenir de ce que nous avons pu partager se ravive encore.
Ce que j’étais naïve.
Ce que j’étais jeune.
J’aurais dû fuir, à l’époque, sur cette tombe.
J’aurais dû être sage et refuser de suivre le croque-mitaine dans les ténèbres d’un autre monde.
J’aurais dû sauver ma peau.
Mais alors Tomas serait peut-être mort, ou pire, devenu fou.
Lélio aurait poursuivi sa vie décousue avec Augustin. Ça l’aurait sauvé, lui. Non ?

De plus… je pense pouvoir affirmer que j’ai bien plus d’expérience que vous pour ce qui est de fuir ces pièges.
Je pouffe de rire sans pouvoir m’en empêcher en songeant à mes aventures distiques et à ce qu’il en dirait. J’ai mon lot d’expériences, charmant Marquis, amour perdu. Mais il n’a aucun moyen de le savoir, et je me contente de rester muette alors qu’il parle de partir. Il s’incline, prend son congé… Et je le suis, un peu bêtement.
Je ne veux pas profiter cinq minutes de sa voix, je veux savoir. Savoir s’il est un peu heureux, quand même, savoir si je lui manque, savoir si j’ai une place, savoir s’il a compris ou s’il m’en veut, savoir si Lélio va bien, si Lélio survit, si Lélio surpasse les traumatismes alors que je l’ai enchaîné à son bourreau par mes dernières volontés. Je veux qu’il reste.
Trois pas à sa suite, et voilà qu’on saisit mon poignet. Je me retourne vers le baron – quel nom, déjà ? – qui devisait avec moi plus tôt. Le toucher me répugne, pour le coup, et je ne me prive pas de le lui faire savoir d’un regard hautain. Assez pour qu’il me lâche.

— Sabba, vous partez déjà ? J’avais espéré…
Quoi ?

Sec, on ne peut plus clair quant au fait qu’il m’importune.

— Que nous passions plus de temps ensemble.

Penaud, balbutiant.
Quelle plaie.

Je ne suis pas intéressée. Je ne cherche pas à me rapprocher de qui que ce soit, rien qu’à connaître un peu Parys, si c’est ce que vous entendez par là. Allez-vous en.
— Mais…
Allez vous en, avant que j’appelle la sécurité.

Et dire que je pourrais, techniquement, lui broyer la gorge d’une main, à présent. Mais les apparences sont faites pour être sauvées, alors je suis condamnée à me maîtriser.
En me demandant où est Tomas, et si je vais pouvoir lui remettre la main dessus ce soir. Quelle plaie. Je jette un œil par-dessus mon épaule, vais pour faire demi-tour, et l’autre a le culot de rattraper mon fichu poignet.

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MessageSujet: Re: Il n'y a pas qu'au bal que l'on porte un masque - Alice   17.06.18 22:21

Evidemment, il n’est pas si simple de prendre congé de ce genre d’événements. Il ne suffit pas de saluer quelqu’un et de décider que l’on rentre chez soi. Il y a des règles à suivre, des gens à saluer et remercier convenablement, ne serait-ce que l’organisateur de la soirée. Tomas la cherche d’ailleurs du regard, une jeune comtesse en train de discuter à grands renforts d’éclats de rire enthousiastes avec des donateurs.

Il remarque tout juste que la jeune femme au nom atypique et inconnu a enchaîné trois pas derrière les siens. En réalité, quand elle est stoppée nette, et d’une manière qu’on pourrait difficilement qualifiée de poli, Tomas continue son chemin. Ce sont les éclats de voix féminine qui le font se retourner. Son ouïe vampirique était concentrée ailleurs, il n’a pas entendu le début de la conversation, mais la fin lui suffit. Il pivote pour faire demi-tour.

A ce stade, Tomas ne paraît nullement menaçant. Quand il fait les quelques pas qui le font revenir en arrière, il affiche même un sourire poli et quand il ouvre la bouche, son ton transpire aussi la politesse.

Ce qui est le parfait indicateur que son interlocuteur devrait songer à partir en courant.

Nul besoin d’appeler la sécurité mademoiselle Chambeault, puisqu’il est évident que Monsieur le Baron va vous lâcher le poignet. N’est-ce pas Baron?

Le sourire s’agrandit, leurs regards se croisent. Le Baron en question se prépare à ouvrir la bouche, comme pour dire quelque chose, se ravise, puis semble une nouvelle fois changer d’avis. Tomas le connaît. Il fait partie de ceux qu’il apprécie guère. Trop opportuniste et parmi le plus hypocrite des hypocrites. Il a aussi tendance à oublier que le vampire sait quand il ment et peut aussi l’entendre retourner sa veste à chaque mot qui sort de sa bouche.

“Votre assistance n’est pas requise, monsieur le marquis”.

Effectivement, puisque vous allez lâcher sa main” répond poliment l’intéressé.

L’oeil du baron passe du visage du vampire à ce poignet qu’il s’obstine à vouloir tenir. Finalement, il cède. Pour aussitôt se rengorger. Il relève le menton, affiche un air proche du défi qui indique que les prochains mots qui sortiront de sa bouche seront un camouflet, et c’est effectivement le cas. Avec toute l’audace et le trop-plein de confiance qui semble le caractériser, le Baron ne lâche qu’une poignée de mots.

“Si j’avais su qu’une chevelure rousse suffisait à vous faire sortir de votre deuil, je l’aurais aussitôt conseillé à sa Majesté. Enfin… bien sûr, il y a votre disgrâce, n’est-ce pas?”

Les mots lui font plus de mal qu’il ne voudrait bien l’admettre, pour plus d’une raison. Parce qu’ils lui rappellent à quel point Alice lui manque, parce qu’il se souvient aussi qu’il n’est plus ni Chambellan, ni Capitaine et que l’ennui le tue à petits feux, parce que Charlotte lui manque, aussi, mais qu’il n’a pas été convié au Louvre depuis une éternité.

Pourtant, il ne flanche pas. Pas un muscle de son visage ne bouge, il ne cille même pas. Son sourire poli - qui commence à faire froid dans le dos - reste à sa place.

Je ne vous ferais pas l’honneur de discuter des modalités de mon deuil avec vous, monsieur. Il concerne une âme beaucoup trop belle pour qu’un idiot comme vous puisse seulement l’appréhender. Vos mots n’insultent qu’une seule personne monsieur. Vous”.

Un bref salut de la tête, marque de politesse froide. D’un geste de la main, il invite Sabba à faire quelques pas avec lui.

Je crois que je devrais vous suggérer de caler votre fuite sur la mienne, Madame. Il reviendra à la charge et je suis certain que vous pouvez vous trouvez en une compagnie plus agréable que la sienne”. Par habitude, il lui offre son bras. “Puis-je vous raccompagner jusqu’à la sortie? Ou en tout cas... Vous, me feriez-vous l'honneur de m'y raccompagner?

Là, Tomas cille. Il vient d’entendre le baron se plaindre de son rejet à ses voisins les plus proches. Quelque chose à voir avec “Cette petite garce qui ne recherche pas le pouvoir mais qui s’acoquine de De Batz, comme tout le monde”. Le vampire note mentalement qu’il devra s’assurer de ruiner la vie sociale de ce baron de pacotille.

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MessageSujet: Re: Il n'y a pas qu'au bal que l'on porte un masque - Alice   17.06.18 22:45

Je dois dire que je suis surprise de voir Tomas intervenir. A aucun moment je ne comptais l’attirer de la sorte. Néanmoins, je ne m’en plains pas, même si le toucher répugnant du baron me brûle d’autant plus la peau.
Même pour le pouvoir, j’ai mes limites. Le pervertir, oui, mais aller jusqu’à le laisser me toucher, je ne crois pas. Je jette un œil perplexe à mon importun, puis au vampire qui sourit largement.
Surprise numéro deux, le cher baron finit par me lâcher. Je récupère ma main aussitôt et remet entre nous des distances adéquates, même si je ne me suis pas départie de mon charmant sourire, en aucun cas. Les apparences, toujours. Je le sens, je renifle sa morgue lorsqu’il va ouvrir la bouche, et à l’instant où il parle, je me dis que quelqu’un, ce soir, va supplier. Le baron est un humain de rien du tout, et peu m’importe les preuves éventuelles. Je vais le plier à ma volonté d’une façon ou d’une autre.
Petit plaisir de la vie de narakhe.

Mes envies vengeresses ne sont tempérées que par la tristesse que je devine, moi, sous ses airs glacés et sa retenue exemplaire, à mon adorable vampire. Ah, j’ai le cœur en miettes de voir qu’il est touché de la sorte par le venin d’une petite vipère de rien du tout. Et un peu… De joie, aussi, de l’entendre parler de moi.
Même s’il va déchanter quand il verra ce que je suis devenue.
Quelle plaie. Tomas aimait la Alice innocente et un peu naïve, pourquoi voudrait-il se coltiner Sàbhail ?

Qu’il revienne, je lâche, songeuse. Je suis capable de me défendre et il serait sans doute surpris du moment qu’il passerait.

Je m’éclaire d’un sourire en passant mon bras au sien, cependant. Finalement, le baron aura au moins eu une utilité, celle de me permettre de grappiller quelques précieuses minutes en compagnie du Marquis.

L’honneur est mien, évidemment. Une petite provinciale de rien du tout, au bras du plus célèbre marquis de France ? Vous avez de la chance que je ne sois pas une de ces petites idiotes qui rêvent de vous épouser, j’ajoute en pouffant de rire. Vous n’auriez plus jamais réussi à me faire comprendre que c’était simplement par pure politesse.

Car ce n’est que cela, Tomas est poli, charmant, comme toujours.

Enfin, ne vous inquiétez pas, le Baron espérait sans doute retrouver sa vigueur perdue au contact de quelqu’un d’un peu trop jeune pour lui, j’ajoute en haussant le ton comme nous passons à côté de ceux auprès de qui il est allé se réfugier.

Quoi qu’il ait été en train de dire, ce n’était sans doute pas très flatteur, et je me délecte des sourires que tentent de dissimuler sa petite assemblée en m’entendant.

Il paraît qu’il est impuissant, je conclus d’un ton faussement compatissant. J’aurais presque un peu pitié de lui.

Je n’hésite plus trop à frapper en dessous de la ceinture, je le crains. Nous finissons rapidement à la porte de la salle, et je retire mon bras avant que Tomas ne le demande, soucieuse de prouver mes dires.
Non, je ne le chasse pas.
Je n’en ai pas besoin, il y a une partie de lui qui m’appartient déjà. Toujours, j’espère.

Je ne vous ai même pas remercié pour votre aide, quelle malpolie. Je m’excuse d’avoir retardé votre fuite, je ne voudrais pas vous retarder plus longtemps.

J’hésite un peu. Je ne veux pas qu’il s’en aille, pas si vite.

Si vous n’êtes pas trop pressés de rentrer, peut-être pourrions-nous marcher un peu ensemble ? Je vous avoue que je n’ai pas envie de retrouver mes appartements de suite. Je vous promet sur tout ce que vous voulez que je ne vais pas vous parler mariage, ou… Ou tout autre sujet que choisissent les jeunes femmes de mon âge pour essayer de s’accaparer votre main.

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MessageSujet: Re: Il n'y a pas qu'au bal que l'on porte un masque - Alice   18.06.18 23:03

Tomas se demande s’il n’a pas sauvé le Baron de pire châtiment que le sien, en l’éloignant lui-même de la jeune femme. Il a assez d’expérience pour savoir que parfois, les courtisanes blessées, que ce soit dans leur orgueil ou dans autre chose, font des adversaires plus redoutables que le plus entraîné des soldats.

La suite lui donnerait raison puisqu’en passant son bras au sien, la jeune demoiselle montre tout le piquant de son verbe, en plaisantant, d’abord, puis en se montrant plus incisive à l’égard de ce baron qui l’a de toute façon bien mérité.

Oh, madame… la célébrité m’est plus un fardeau qu’autre chose, je peux vous l’assurer. Je me contenterais amplement de n’être qu’un simple marquis venu du sud. Et vous saurez que je ne méfie pas des demoiselles qui proclament leurs intentions de m’épouser dès les premiers mots échangés. C’est de celles qui s’en défendent ou, pire encore, qui ne le mentionnent pas, que je me méfie le plus. Comme vous avez présenté la possibilité sous forme de plaisanterie, je ne saurais encore dire si je dois vous placer dans la première ou dans la deuxième catégorie”.

La plaisanterie va au-delà de la politesse… Quoique? Disons qu’il veut bien reconnaître qu’elle est charmante, même s’il n’a aucune intention de l’épouser. Pour tout dire, il n’a même pas pour elle le début d’une petite attraction d’ordre sexuelle, quand bien même n’importe quel homme normalement constitué la trouverait au minimum très jolie. Mais lui n’a plus d’yeux que pour Lélio, les femmes ne l’intéressent plus. Plus depuis Alice, quoiqu’il n’a pas encore exprimé cette idée à voix haute, même à lui-même.

Oh, Madame, si je ne dois vous donner qu’un conseil, c’est de ne donner votre pitié qu’à ceux qui la mérite, et je ne placerais pas le Baron dans cette catégorie”.

C’est bien le seul commentaire qu’il se permet, sur le chemin de la sortie, mais cela suffit. Les oreilles indiscrètes des courtisans ont capté cet échange pourtant prononcé d’un ton innocent. Elle lui retire son bras, avec toute la grâce de quelqu’un qui a déjà fait ce geste des centaines de fois, au point qu’il se demande si elle est aussi ingénue qu’elle le prétend, en ce qui concerne les choses de la cour, mais il n’a pas le loisir de le lui demander qu’elle lui présente des remerciements polis. Et une demande qui le désarçonne.

Bien sûr, elle est charmante, polie aussi… mais a-t-il vraiment envie de rester, de discuter? D’un côté… Il rêve de regagner ses pénates, de l’autre… il se demande s’il ne va pas ressasser, à rester enfermé chez lui. Et en même temps… Sa rousseur le perturbe. Parfois, quand il la regarde trop longuement, il a l’impression que le visage d’Alice se surimpressionne sur le sien.

Ah, rassurez-vous madame, vous ne m’avez pas retenu contre mon gré”.

Cette phrase de politesse lui permet de grappiller quelques secondes supplémentaires de réflexion, en même temps qu’il sourit, sans vraiment le vouloir. La conversation pourrait lui libérer les idées. Tant qu’il ne se concentre pas trop sur son visage.

Je crois qu’il est temps pour moi de vous demander combien de demandes en mariage vous imaginez-vous que je reçois, madame?” Lui qui connaît les lieux sait que les jardins de cet hôtel particulier reconverti en salle pour les lieux mondains ne sont pas très loin. En parfait gentilhomme, il lui offre une nouvelle fois son bras avant de descendre les escaliers. “J’ai bien peur, en revanche, que les sujets liés au mariage soient nombreux, ce qui risque de réduire les possibilités. Tout prétexte semble bon à prendre pour amener sur la table celui du mariage. Du talent pour l’équitation à celui pour la broderie”.

A chaque pas, ils s’éloignent un peu plus du coeur de la fête pour savourer le calme des jardins. Ils ne sont pas aussi beaux que ceux du Louvre, mais l’odeur est divine et les fleurs sont magnifiques. Et en passant devant un massif de roses, il se libère avec toute la douceur du monde du bras de la jeune femme pour croiser les mains dans son dos.

Comme vous avez promis de ne pas aborder le sujet du mariage, ou tout autre sujet pouvant y mener… je crois qu’il sera plus amusant pour moi si je vous laisse choisir le sujet en question”.

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MessageSujet: Re: Il n'y a pas qu'au bal que l'on porte un masque - Alice   Hier à 19:25

Je ris doucement alors que le marquis répond sur le ton de la plaisanterie. J’imagine bien qu’il se méfie plus de l’eau qui dort, évidemment… Tout comme je sais de source sûre qu’il aurait préféré se passer de nombre des attentions que la célébrité lui apporte.
S’il n’avait pas été Chambellan de France, Lélio ne m’aurait pas approchée. S’il n’avait pas été cet homme là, nous aurions pu avoir une vie toute autre.
Je n’aurais jamais rendu mon dernier soupir de cette façon-là.
C’est moi, Tomas, juste moi, Alice. Je suis tellement désolée de t’avoir laissé, je suis désolée d’avoir laissé la culpabilité me dévorer sans te donner la chance de me sortir la tête de l’eau, je suis tellement désolée et tu me manques.
C’est moi, pardonne-moi.

Les mots me brûlent les lèvres.

Votre défiance me blesse, je fais mine de m’offusquer à la place. Mais à choisir, je préfèrerais rester dans la première catégorie afin d’éviter de faire partie du pire.

Je hausse les épaules et souris gentiment en attendant qu’il se décide, calme d’apparence. Intérieurement, je bouillonne, priant de toutes mes forces toutes les puissances qui me viennent à l’esprit que le vampire daigne m’accorder un peu de son temps.
Ce qu’il fait, à ma grande surprise.
Je reprends son bras machinalement, sans même y penser, tout en répondant à ses interrogations.

Beaucoup trop, j’imagine, je marmonne.

Il me faut un certain contrôle pour ravaler la pointe de jalousie qui voudrait s’inviter dans ma voix, mais j’ai suffisamment appris au cours de ma vie humaine et de l’autre pour y arriver. Et hop là.
Toutes celles qui ont des vues sur Tomas vont vite ravaler leurs envies. J’espère. Je crois. Peut-être. Et s’il ne voulait plus jamais entendre parler de moi ? Le sujet a l’air pénible, mais ce n’est pas pour autant…
Je me sens pâlir un tout petit peu, alors je regarde droit devant moi en avançant dans les jardins jusqu’à ce qu’il récupère délicatement son bras. Drôle d’impression, de le voir faire preuve de tant de… Distance à mon égard. Quelque part, je crois que j’aimerais qu’il me reconnaisse seul. Mais j’ai tout fait pour qu’il ne s’en rende pas compte.
Comme un test, un jeu.

Je suis tout à fait ébahie de constater que n’importe quel sujet peut porter à ouvrir la voie à d’autres discussions. Je serais curieuse d’entendre ça.

La broderie, mesdames, sérieusement ?

Un sujet innocent… Nous pourrions parler politique, mais je ne doute pas que certaines s’en servent pour vous assurer de leur soutien, et la chose n’a de plus rien d’innocente. La beauté des jardins ne nous permettra certainement pas de discuter bien longtemps.

Je réfléchis à voix haute, exagérant mes mimiques à dessein avec un large sourire.

Que diriez-vous de parler histoire, monsieur de Batz ? Je n’y connais pas grand-chose, moi, mais vous devez être un expert, non ? Comment l’Empereur Nocturne avait réussi à gagner sa place, à l’époque ?

Je sais tout ça fort bien, mais en général, Tomas est assez facile à engager dans ce genre de conversations.

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Il n'y a pas qu'au bal que l'on porte un masque - Alice

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