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 Keep going - Lélio

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Tomas de Batz

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MessageSujet: Re: Keep going - Lélio    30.05.18 15:33

Quelle importance, que Lélio perde ses mots, quand il a une ravissante peluche hamster moustachue pour parler à sa place et réclamer d’être embrassé sur la moustache? Peu importe le ridicule de la situation, les premiers éclats de rire de Lélio l’achèvent et il rit à s’en froisser une côte, voire plusieurs.

Il ne s’en sent même pas coupable. Cela lui fait juste un bien fou, d’être heureux pour quelque chose d’aussi bête qu’une stupide peluche et son bout de plastique qui déclenche des phrases cuculs.

Lélio réussit à se calmer avant lui, Tomas hoquette encore un peu avant d’atteindre un calme tout relatif. Il se laisse docilement arracher la peluche et accepte tout aussi facilement de récupérer sa merveilleuse licorne. Autant dire que sa couleur détonne, contre le cuir de sa veste, mais le vampire s’en fiche. Il fourre d’ailleurs la peluche dans l’une des poches, ou en tout cas, tout le corps, assez mou pour ça, ne laissant dépasser que la tête.

Je veillerais personnellement à ce que cette peluche t’accompagne dans ta tombe” jure Tomas avec au moins autant de solennité que le cambion.

Mais en attendant le jour où une petite voix nasillarde laissera retentir un “Embrasse-moi la moustache”, il se laisse entraîner le long des stands, jusqu’au prochain choix de Lélio.

Ah oui, je vois. Une maison hantée. Tu espères que je sois terrifié et que je vienne me réfugier contre ton torse viril?

Et Tomas de joindre le geste à la parole, de se presser contre lui. Ce qui déclenche immanquablement le mécanisme du hamster, et donc, le déclenchement de la troisième phrase, le fameux “Serre-moi dans tes bras”.

Avant d’éclater de rire sans pouvoir se rattraper, Tomas se décolle de lui et l’entraîne à sa suite. Il a beau avoir réclamé d’être entretenu, c’est lui qui sort un billet pour payer l’entrée qui leur permet de se retrouver assis sur une voiturette montée sur rails en forme de crâne. L’habitacle est juste assez grand pour qu’ils y tiennent à deux, tout en étant obligé de se serrer l’un contre l’autre, mais cela ne dérange pas Tomas outre mesure et le vampire songe d’ailleurs que c’est très probablement le but.

Le wagonnet se met en branle, avec en fond sonore un mélange de cris de corneilles et de corbeaux, de hululements qui seraient sans doute peu rassurants pour d’autre que lui, au même titre que le cri de terreur.

Franchement… Tu aurais pu choisir plus romantique ma petite licorne” murmure Tomas à l’oreille du cambion.

Juste avant qu’ils ne franchissent le seuil de l’attraction et se retrouvent plongés dans une quasi pénombre. Juste avant, aussi, qu’une forme fantomatique ne les frôle.

Tomas se retient de pouffer de rire et préfère se réfugier dans les bras de Lélio telle une gamine apeurée dans une prestation sans doute digne d’un grand prix d’interprétation… aussitôt gâchée par le déclenchement de la peluche et son fameux “Je t’aime très fort!”, à moitié couvert par un rire maniaque et des bruits de lames rencontrant la chair. Le tout n’est pas franchement terrifiant. Tomas serait même plutôt du genre à se plaindre ds sons suraigus, douloureux pour son ouïe vampirique, s’il n’était pas d’humeur à s’amuser.

Serre-moi fort, protège-moi des fantômes!

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MessageSujet: Re: Keep going - Lélio    31.05.18 10:24

Enfer et damnation, tu as percé à jour mon plan diabolique ! je m’exclame avec emphase.

Appuyé par un hamster à moustache très convainquant et pressé contre un Tomas décidément tactile ce soir, je me laisse entrainer jusqu’à l’entrée qu’il paie. Ça me fait drôle, de ne pas être celui qui sort le portefeuille spontanément. Manque d’habitude. Puis ce n’est pas comme si j’avais déjà eu une relation sérieuse avant eeeeet stop ça suffit. Je chasse ces pensées parasites de mon esprit pour m’installer à côté de Tomas. Le wagonnet mériterait un coup de peinture et probablement un petit nettoyage. Serré contre le vampire plus que je le pensais, je commence à me demander si c’est vraiment une bonne idée vu à quel point j’ai envie de le toucher, envie qu’il me touche aussi.

Oh mais je trouve ça incroyablement romantique mon petit hamster en sucre, je rétorque en battant exagérément des cils. Toi pas ?

Oui, petit hamster en sucre, j’ai osé. Avec l’envie de disparaître sous les rails de l’engin, nous entrons dans l’attraction. Cris déments, effets spéciaux de pacotille, je me demande pourquoi aucune sorcière n’assiste les forains pour rendre le tout un peu plus réaliste. J’oublie cela quand simultanément, Tomas se réfugie dans mes bras et qu’une pendue tombe devant nous. Je sursaute sous l’effet de surprise pendant que l’autre en rajoute une couche. Puisqu’il insiste, je passe mes bras autour de ses épaules et je le serre fort. Les cris, les « bouuuuh » et les craquements inquiétants sont ponctués de « embrasse-moi la moustache » et « je t’aime très fort » sans oublier « serre-moi dans tes bras ».

Autour de nous, des lumières stroboscopiques s’allument et clignotent, montrant à voir une silhouette féminine en train de se faire poignarder en plein cœur et d’appeler à l’aide. Je me raidis et je serre Tomas plus fort, parce que si ça m’a évoqué à moi une certaine image, je suppose qu’à lui aussi. D’autant que le hasard aura voulu que ce foutu mannequin ait de longs cheveux roux. Je pose ma main sur son front, la descend sur ses yeux et pose ma tête sur la sienne comme pour le bloquer. Nous sortons de la salle et des fantômes nous effleurent. La plupart sont des draps et le froid qu’ils provoquent vient d’une soufflerie mal dissimulée. Je me demande s’il y en a des vrais tout autour, mais je me sais incapable de les distinguer. Peut-être Tomas ? Je le libère de mon étreinte et le regarde avec un grand sourire, comme si rien ne s’était passé.

Oh pardon, j’ai confondu le hamster avec ta voix, faut dire qu’elles se ressemblent… Tu ne voulais pas que je te serre dans mes bras ?

Un faux fantôme passe dans mes cheveux et je le gratifie d’un regard courroucé, comme s’il en avait quelque chose à faire. Après une brusque descente des rails qui fait remonter mon cœur dans ma poitrine, j’aperçois la lueur au bout du tunnel. Lueur toute relative puisqu’il fait nuit dehors, mais enfin…

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MessageSujet: Re: Keep going - Lélio    31.05.18 11:42

Tomas force le trait à dessein, joue les effarouchés terrifiés en même temps qu’il se presse contre Lélio, en même temps qu’il a envie de rire tant la peluche à moustache semble décidée à s’activer à la moindre pression sur son ventre.

J’aime être ton petit hamster en sucre ma petite licorne adorée”.

Demain, pourra-t-il se rappeler cette soirée sans se sentir honteux de s’être laissé aller à ce point? Pourra-t-il encore regarder Lélio sans se rappeler ce surnom idiot, sans éclater de rire sans pouvoir s’arrêter?

L’humeur est légère, insouciante… Et s’alourdit brusquement. Quand le wagon passe dans une autre salle, aux lumières clignotantes aveuglantes, mais qui ne l’empêche pas de voir. La jeune femme rousse. Le cri déchirant. Le couteau dans sa poitrine.

Même s’il n’a pas vu Alice comme ça, même si Lélio s’empresse de le serrer dans ses bras et de plaisanter, de cacher ses yeux sous prétexte de jouer à leur jeu idiot…

Tomas jette à peine un regard au reste du trajet. Il garde les yeux fermés et se réfugie contre Lélio. Il n’a plus envie de rire, il n’a plus envie de sourire. Pour être honnête, il se demande même s’il ne l’a pas mérité, ce retour de bâton, pour avoir osé être heureux et insouciant quand elle est morte et qu’il devrait être dévasté.

Il sent le wagon qui ralentit, sait qu’il va bientôt devoir sortir de ce cocon que forment les bras de son cambion. D’ailleurs, Lélio relâche son étreinte et lui adresse un sourire rayonnant, comme s’il ne s’était rien passé, comme s’ils n’avaient pas vu ce qu’ils ont vu, mais qu’ils avaient simplement continuer leur plaisanterie idiote de se blottir contre l’autre à cause d’une attraction loin d’être terrifiante.

Tomas décolle du wagonnet à la seconde où il s’immobilise. Il s’éloigne rapidement de quelques pas, au départ pour s’éloigner de cette maudite attraction et de sa rousse poignardée mais il réalise vite son erreur quand l’absence de Lélio, pourtant à quelques pas derrière lui, se fait sentir.

Il s’arrête, attend qu’il le rattrape et se saisit de sa main. Au passage, il réalise qu’il tremble, de la tête aux pieds.

Ca va. Je n’ai pas envie d’en parler. Je ne veux pas rentrer non plus”.

Le vampire inspire à fond, il resserre sa prise sur la main du cambion, il trouve même la force de se tourner vers lui et de lui adresser un semblant de sourire.

Ca va”.

S’il le lui affirme avec assez de forces, il pourra peut-être se convaincre lui-même. Même si ses doigts tremblent encore, il fait mine de remettre en place un épi sur le sommet du crâne de Lélio, effleure son t-shirt et déclenche, par inadvertance, un “embrasse-moi la moustache”. Ce maudit truc est tellement sensible qu’il va sans doute s’activer pour un oui ou pour un non…

Mais il permet au sourire de Tomas de devenir un peu plus sincère. Il s’accroche à ce petit morceau d’humour et attire le visage du cambion vers le sien d’une main glissée dans sa nuque pour un baiser posé sur sa moustache. Puis un autre, beaucoup moins chaste, sur ses lèvres, où il va chercher sa langue avec la pointe de la sienne.

Lélio est vivant, Alice ne l’est plus. Il a le droit de s’accrocher au premier pour s’mpêcher de penser à la deuxième.

Tu m’emmènerais faire un tour d’auto-tamponneuses ma petite licorne? S’il-te-plait, s’il-te-plait?

Il prend une tête exagérément suppliante, une moue attristée sur les lèvres, de grands yeux tristes, et pour compléter le tableau, il appuie encore sur la peluche pour déclencher le “Je t’aime très fort”.

Ou tu préfères manger une barbe à papa en faisant un tour de grande roue?

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MessageSujet: Re: Keep going - Lélio    02.06.18 15:20

Ses tremblements prouvent qu’il ment. La façon dont il fuit aussi. Je reste sur mes deux jambes à la sortie de la maison hanté mais un bruit blanc bourdonne dans mes oreilles au rythme de mon cœur qui bat dans ma poitrine, beaucoup trop vite. Pendant ce qui dure une seconde mais me paraît une éternité, j’attends qu’il craque. J’attends qu’il pleure, qu’il s’énerve, qu’il tombe dans la folie ou qu’il se jette sur moi, assoiffé de sexe pour oublier.
Quand il m’embrasse, je suis persuadé qu’il va nous entrainer à l’écart et un étau se referme dans ma poitrine. Je suis là pour ça, je le sais, ça ne m’empêche pas de détester servir de roue de secours. Me dire que si Alice ne s’était pas tuée, je serai loin d’eux et ils vivraient heureux ensemble. Me persuader que j’ai tout gâché.
Je cligne des yeux un peu trop vite, quand il me parle de profiter des manèges, de manger une barbe à papa, de se lancer à l’assaut de la grande roue.

Oui, tout ce que tu veux.

Tout va bien, tu vois ? Ça va bien se passer, il a évolué. Il ne veut plus mourir, il a envie de rester vivant pour toi, avec toi. Il se sent bien, heureux.
Soit il n’aimait pas Alice autant que je le pensais, soit il fuit.

Allons sur la grande roue ?

J’ai peur que ça dégénère, sur les autotamponneuses. Trop d’agressivité, trop de compétition, il pourrait tuer quelqu’un et s’en vouloir ensuite. Sur la grande roue, je serai le seul à risquer quelque chose. Puis Parys doit être belle, de nuit, d’aussi haut. La main dans la sienne, je l’emmène jusqu’au pied de cette roue majestueuse. Un couple attend devant, le bras du garçon passé autour des hanches de la fille. Ils se lancent des œillades pleines de tendresse. Je détourne le regard et attend en silence que vienne mon tour de tendre un billet au forain. Nous nous installons dans une nacelle ouverte, seule une barre en travers de nos ventres nous retient de tomber.

Le manège s’enclenche dans un concert de crissements. Tout en lenteur, il tourne et petit à petit, nous permet d’observer Parys au loin. Je pose ma tête sur l’épaule de Tomas, possédé soudain par une certaine nostalgie. Je caresse ses doigts sans rien dire, la peluche toujours dans le col de ma veste mais silencieuse, cette fois.

Je n’ai pas de barbe à papa, l’humeur est un peu retombée. Je revois cette fille se faire poignarder, je repense à Alice, cercle vicieux. La culpabilité revient, la certitude que je n’ai pas le droit d’être heureux, de profiter de l’opportunité offerte par sa disparition. La même rengaine depuis un mois, ça me fatigue. J’en oublie même de regarder la vue.
Puis soudain, la nacelle s’arrête alors que nous sommes tout au-dessus, sûrement pour nous permettre de jouir du paysage.

C’est presque beau, non ? je finis par demander en rompant le silence.

Et pas parce qu’en regardant ce paysage, j’ai commencé à me demander si mon aëlhim se trouvait quelque part au milieu des lumières ou si Alice aurait pu sauter du haut de la grande roue pour se suicider.

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MessageSujet: Re: Keep going - Lélio    04.06.18 17:50

Pendant une seconde, il craint vraiment que Lélio n’essaie de le convaincre de rentrer. Il ne veut pas rentrer Rue du Bac, pas tout de suite. D’une façon un peu confuse, le vampire tient absolument à terminer cette nuit sur une note positive. Il a besoin de juste une nuit à oublier qu’il est un Chambellan et un Capitaine déchu de ses fonctions, un vampire qui a perdu sa marquée, un homme inconsolable. Il a besoin d’oublier tout ça et de se concentrer sur le peu de bonheur qu’il arrive à grappiller. Il a besoin, juste une nuit, de ne pas se sentir coupable de ne pas se sentir terriblement mal.

Mais non. Des deux propositions qu’il a faite, Lélio choisit la grande roue et il l’emmène là-bas, sa main serrée sur la sienne. Tomas profite du trajet et du peu d’attente pour se vider la tête. Il repousse la vision de la rousse poignardée, il repousse la visage d’Alice. Ce soir, il n’y a que Lélio. Lélio Lélio Lélio Lélio. Le prénom devient un mantra, qui occupe tout son esprit jusqu’à chasser tout le reste.

Ils finissent par s’installer dans une nacelle que le vampire n’a toujours pas dit un mot. Pourtant, il lève docilement le menton pour permettre au cambion de poser sa tête sur son épaule et il le repose sagement sur sa tête dès que Lélio est installé contre lui. Il lâche sa main pour mieux passer son bras autour de ses épaules et pour lui donner l’autre. Tomas se laisse porter par la vue et l’air frais de la nuit. Il sursauterait presque d’entendre la voix du cambion.

Il ne répond pas tout de suite et regarde encore un peu, les pieds calés contre la barre de fer de la nacelle prévue pour ça. Il n’y a rien de bien exceptionnel dans ce paysage quand on y pense. Une ville, éclairée par la lumière de milliers de lampadaires, éclairée par la vie et la non-vie. Oui mais quand on y pense… Tomas n’aurait jamais dû vivre assez longtemps pour voir la ville briller d’électricité. Ce n’est pas tant la ville en soi. C’est la compagnie, c’est l’atmosphère.

Ses doigts se pressent sur ceux du cambion.

« Lélio? Il y a… quelque chose que je voudrais te dire sans… avoir l’impression de savoir comment m’y prendre. J’ai même essayé de t’écrire une lettre mais… Ce n’est pas important. Je veux… simplement essayer de le dire maintenant, même si ça va sans doute paraître un peu brouillon, même si… Ne m’interromps pas, d’accord? Ecoute simplement ».

Tomas laisse passer une poignée de secondes, juste le temps d’obtenir un assentiment ou quelque chose.

« Je… Comprends pourquoi tu voulais partir, cette nuit-là. Et si… si les choses avaient été différentes… » Si Alice n’était pas morte cette même nuit... « J’aurais compris aussi. Je… ne sais pas si je comprends pourquoi tu es resté ensuite, parce que rien ne t’y obligeait mais… d’un autre côté… Je n’ai pas vraiment été en état de voir autre chose que mon nombril ces derniers temps ». Le vampire a la mauvaise idée de bouger pour mieux s’installer, ce qui fait grincer leur nacelle, toujours immobilisée au sommet de la grande roue. Sans le vouloir, il a cette discussion dans un endroit que Lélio ne peut pas fuir. Appelons ça l’inconscient… Inconscient, comme le geste de ses doigts qui fouillent ses cheveux, comme pour l’obliger à rester là, la tête sur son épaule. Cette discussion sera plus facile à avoir si Lélio ne le regarde pas. Il n’arriverait pas à lui dire tout ça sinon. « C’est… là où je veux en venir. Je voudrais… te dire merci pour… à peu près tout, mais surtout pour ce que tu as fait ces dernières semaines. Pour ton soutien, pour ta présence, pour… pour m’avoir pris dans tes bras, pour m’avoir parlé, pour… pour être venu avec moi à Castelmore, pour avoir supporté… les mauvais jours et les jours encore plus affreux. Je sais que ça n’a pas été dur que pour moi et… et c’est aussi là que je veux en venir. Merci, pour tout, je ne pourrais jamais te rendre la pareille mais… mais tout ce que tu as fait… il ne faut pas que ça… empiète sur ton bien-être, sur… sur ta santé, parce que… parce que je me souviens de ce que je t’ai fait, quand j’ai été en colère, parce que… parce que toi aussi, tu dois avoir le temps de faire ton deuil et… et que je prends toute la place, au point que… je ne veux pas que tu te préoccupes plus de moi que de toi, que… que tu me mettes au centre de ton univers. Parce qu’A… Parce qu’elle faisait ça, aussi. Et que c’est en partie ce qui l’a tué ».

Au fond, le vampire a conscience qu’il est sans doute un peu tard pour réclamer cette faveur au cambion, après tout ce qui s’est passé entre eux.

« Tu n’es pas un lot de consolation à mes yeux. Ce n’est pas… parce que je ne t’aime pas comme je l’aimais elle que je t’aime moins. Je ne pourrais jamais aimé personne comme je l’ai aimé, et je ne pourrais jamais aimé quelqu’un d’autre comme je t’aime toi et… et s’il devait t’arriver quelque chose à toi aussi... »

La grande roue lâche un grincement quand elle se remet en route et ce début de mouvement permet à Tomas de laisser sa phrase en suspens.

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MessageSujet: Re: Keep going - Lélio    06.06.18 17:56

J’étouffe, quand il commence à parler.
Je sais.
J’envisage presque de sauter.

Je ne veux pas le regarder. Je chante dans ma tête pour ne pas l’écouter mais le stratagème ne fonctionne absolument pas. J’entends chaque mot, chaque phrase, qui appuie sur mon cœur au bord de la rupture. Je ferme les yeux pour ne pas lui hurler de se taire.

Je ne mérite pas qu’il me dise merci.
Vraiment pas.
Pas à moi, l’égoïste qui se réjouit de l’avoir juste pour lui.
Pas à moi, qui ait tout abandonné pour ses beaux yeux histoire de ne pas affronter l’horreur de ma réalité.
Pas à moi, qui m’hypnotise chaque matin pour ne pas craquer.

Je sais que je suis un lot de consolation, même s’il affirme le contraire.
Si elle avait été là, moi… Moi…

J’entends sa voix qui résonne dans sa cage thoracique. J’ai envie de me relever, de m’en aller, mais je ne peux pas. La tête contre son épaule, je peux juste subir et résister à l’envie que j’ai de me crever les yeux, de m’arracher les cheveux, de vomir sur le siège.

Je ne peux pas péter un câble, ni le rejeter, ni gâcher tous les moments qu’on a partagé cette nuit. Soudain, la peluche me brûle, presque autant de la tentation de céder à la colère qui ne dort jamais vraiment. Mais je me contrôle, je m’oblige à intérioriser avec de profondes inspirations calmes, comme si de rien n’était.

T’es le centre de mon univers, Tomas. J’ai pas le choix, tu comprends ? Depuis cette nuit-là, quand tu m’as maudit, t’as fait en sorte que je ne puisse plus jamais me passer de toi. On a fini par aimer ça, à notre façon, mais on n’aurait jamais dû rester ensemble. Crever, ouais, voilà, je devais crever et on le sait. Tu m’as ramené par culpabilité, Augustin t’a appelé parce qu’il n’était pas préparé à me perdre mais maintenant, je suis persuadé qu’il me tuera lui-même. T’es le centre de mon univers, Tomas, et je vais probablement en crever. Mais c’est pas grave, tu vois. Moi aussi, j’ai été égoïste. J’aurai dû te laisser partir, j’ai pas pu, parce que sans toi ma vie n’a plus de sens. Tu m’as tout pris, tout, tu dois assumer, tu dois rester avec moi. Je m’en fou d’Alice, tu comprends ça ? Elle est mieux où elle est, loin de toi, loin de moi, loin de nous. C’est ça qui me ronge, penser à cette fille que t’as déglinguée en l’aimant, que j’ai utilisée sans un remord, qui a finalement enfoncé une lame dans son cœur à l’aube en espérant arrêter de souffrir. Cette fille dont je me suis éloignée parce que je ne pouvais plus la regarder en face, à baiser l’amour de sa vie, parce que je ne pouvais plus l’écouter me dire qu’elle m’aimait quand je n’arrivais même plus à la toucher sans avoir envie de gerber. Je suis une merde, un être humain misérable, un demi narakhe minable, qui a fait de son bourreau le centre de son univers. Et je t’aime, je t’aime tu sais, je…

T’inquiète, je gère, je réponds d’une voix qui ne tremble pas. Je t’l’ai dit, j’suis pas Alice. Puis d’où tu crois que t’es le centre de mon univers, hein ? Franchement, offrez une licorne à un Marquis et ça y est, il s’imagine déjà le mariage !

J’éclate de rire en me redressant, son contact me brûle. Le son qui s’échappe de ma gorge est nerveux, l’étirement de mes lèvres sonne faux. Je m’appuie contre la barrière de sécurité et la peluche se manifeste d’un magistral « embrasse-moi la moustache ». Heureusement, on arrive en bas du manège et je peux m’en libérer. Mes jambes ne sont pas assurées, comme si j’avais mis toute ma force dans ma voix et qu’il ne me restait rien.

Je vais très bien, on va très bien. Regarde, on a des peluches, on plaisante ensemble, on fait… on s’envoie en l’air, tout va très bien, juste toi et moi. Y’a besoin de rien d’autre. Je vais bien. Pourquoi tu t’imagines des trucs hein ? Et si on… Je cherche du regard une activité, n’importe laquelle, mais il n’y a que des stands de nourriture dans les environs immédiats, et le parc, le parc qui s’étend loin de la fête. Et si… Pourquoi j’ai du mal à respirer ?

Je t’aime. Je t’aime, tu sais, et j’vais en crever. Je suis une merde, je suis misérable, j’ai même pas la force de te détester, de te buter, d’en finir et de recommencer ma vie autrement, ailleurs, loin. Non, je t’aime, je t’aime, je t’aime et…

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MessageSujet: Re: Keep going - Lélio    06.06.18 21:07

Tomas n’imagine même pas l’ampleur du tourment intérieur de Lélio. Oh, bien sûr, il se doute bien que ses mots ne doivent pas complètement le réjouir, qu’il n’a pas vraiment envie de les entendre non plus.

Il va botter en touche.


La pensée lui vient en plein milieu de sa tirade, mais il la repousse aussitôt. Non, il ne va pas botter en touche, ils ont dépassé cette étape. Ils arrivent à parler, à vraiment parler. Pas seulement de tout et de rien, mais de choses profondes, importantes.

Il va botter en touche.


Il le sait, à sa façon de respirer profondément, au fait qu’il n’ait encore rien dit. Tomas sait, au fond, mais il s’accroche encore à l’espoir qu’il se trompe.

Il botte en touche.

Il lance une plaisanterie ou deux, d’une voix égale, ou en tout cas qui ne tremble pas. Il rit, il se redresse et le taquine. Il élude.

Sans rien dire, il se lève à son tour quand la barre de fer le libère, il le suit, comme il s’imagine que Lélio l’a suivi quand il a chancelé loin du train fantôme. Et Tomas sait qu’il ne s’imagine rien, que le cambion est sans doute aussi mal que lui, mais peut-être pour des raisons différentes, qu’il ne visualise pas complètement. S’il savait l’ampleur de la tempête sous le crâne de l’italien…

Tomas ne se permet qu’un geste. Une main tendue qui vient se poser sur sa joue, se glisser dans sa nuque pour la masser. Lélio veut une échappatoire, comme lui un peu plus tôt, mais il ne sait pas quoi lui proposer. Il se voit mal lui offrir à manger quand il est dans cet état. Aucune attraction ne vient voler à son secours à proximité. Est-ce qu’il a vraiment envie d’être touché, surtout par lui, son monstre, son bourreau, son amant et son amour, tout à la fois?

« Parfois, j’aimerais être capable de lire dans tes pensées mon amour. Ensuite… Eh bien je me rappelle que j’aime trop entendre ta voix ».

Une plaisanterie, un compliment dissimulé. Lui aussi botte en touche. Lâchement, peut-être. Et il continue, quand il prend la main du cambion dans la sienne pour l’éloigner de la grande roue. Il faut de la patience avec le cambion, lui laisser le temps de digérer ses sentiments d’une certaine façon.

Le vampire n’ajoute pas un mot pendant qu’il l’emmène avec lui. Il n’y a que sa main dans la sienne et le silence entre eux, quand il l’emmène le long des stands, puis loin de l’allée principale pour s’enfoncer dans les allées du parc. Tomas n’est pas venu ici depuis une éternité mais l’endroit n’a pas tellement changé, dans les grandes lignes en tout cas. Il trouve facilement ce qu’il est venu chercher, une large pelouse, libre de toutes arbres. A cette heure, les lampadaires sont encores allumés, mais le vampire s’en éloigne le plus possible, pour s’installer avec son cambion au centre de l’étendue herbeuse. Il n’hésite pas une seconde à s’allonger dans l’herbe, tout au plus installe-t-il son blouson en boule sous sa tête. Quant à Lélio, il l’invite, en tirant sur sa main, à s’installer près de lui, à poser sa tête sur son abdomen.

« Tu connais les constellations? »

Cette question veut dire « Pardon, je ne veux pas rentrer, pas tout de suite, pas quand j’ai l’impression d’avoir gâché les choses. Je ne veux pas rentrer et transformer cette bonne nuit en mauvaise nuit. Mais nous ne sommes pas obligés de parler, ou en tout cas pas de ça ».

Et dans ses doigts qui fouillent ses cheveux avec toute la tendresse du monde, il y a un « je t’aime ».

Et dans ses doigts qui serrent les siens, contre le coeur battant du cambion, il y a un merci.

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MessageSujet: Re: Keep going - Lélio    07.06.18 10:37

Il prend ma main, m’éloigne de la grande roue. Me confie qu’il aimerait lire mes pensées et moi, je me retiens de lui hurler à quel point ce serait une mauvaise idée. Tomas n’a pas envie de contempler l’horreur de ce qui se passe dans ma tête, la réalité de ma condition, le traumatisme qui se dispute aux sentiments, le désir d’oublier, ce que je fais chaque fois que je croise un miroir. J’ai trop de secrets pour lui, des vérités tues qui permettent à notre relation de fonctionner ou du moins, d’en donner l’illusion.
Parce que ça ne marchera jamais vraiment, entre Tomas et Lélio. C’est impossible. Même pour deux cambions aussi atteins que nous. Mais aucun ne veut le voir, moi le premier, d’ailleurs. Ces mensonges, ça me va, ça me rassure. Au moins, cette désastreuse mascarade garde un sens.

Tu serais déçu, y’a rien d’intéressant dans ma tête, je réponds avec un sourire qui sonne un peu faux. Y’en a même qui disent qu’elle est vide.

Augustin, en fait, et il assortissait ça d’une claque à l’arrière de mon crâne. Mon cœur se serre mais je ne dis rien, ne montre rien, préférant me laisser entrainer sur les sentiers loin de la fête foraine. Les odeurs de graisse et de sucre restent derrière nous, avec les voix, les rires et la musique.

Tomas s’allonge dans l’herbe, dans une clairière un peu dégagée. Il plie son blouson, pose ridiculement sa licorne sur son torse puis m’invite à le rejoindre. J’hésite à peine une seconde, le temps d’évaluer la distance entre le sol et moi, de décider d’une position confortable. Finalement, je pose ma tête sur son abdomen, le dos allongé sur la terre molle, sur l’herbe humide.

Et je regarde le ciel, les étoiles pendant qu’il me caresse les cheveux, presse mes doigts. Je ressens presque sa panique à l’idée que je pète un câble, que je fuis. Son envie de s’excuser pour ses mots même s’il les pense. L’ancien moi aurait probablement fait toutes ces choses et sauté sur la diversion, mais Tomas est perdu, Tomas a besoin de moi, pas que je l’abrutisse, pas que j’empire la situation. Alors…

Pas le moins du monde. Mais t’es pas obligé de jouer au tombeur romantique avec moi, les étoiles ne m’ont jamais plus attirées que ça et j’ai plus seize ans. T’as pas besoin de me dire merci non plus.

Je parle calmement, un sourire crispé toujours collé sur mes lèvres. Je ne veux pas paraître trop agressif, mais j’ai conscience de marcher sur un filin en équilibre précaire au-dessus d’un gouffre qui attend impatiemment de m’avaler.

Ne me le dit plus jamais… S’il te plait, je rajoute dans un souffle en pressant ses doigts.

C’est pas pour toi tout ça, mon Tomas. Pas que. Presque pas, en fait. Au fond, tu le sais, n’est-ce pas ?

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MessageSujet: Re: Keep going - Lélio    07.06.18 20:41

Tomas n’a jamais pensé une seule seconde que la tête de Lélio pouvait être vide, ou que ses pensées pouvaient être inintéressantes. Au contraire, lui qui ne demande qu’à mieux le connaître, qu’à comprendre, qui est frustré à chaque réponse éludée ne demande que ça. Mais son don n’est pas la télépathie, il ne lit pas dans les souvenirs. Il n’a que l’Ardeur.

Et il n’est pas assez bête pour tenter de convaincre Lélio de son point de vue. Le crâne du cambion n’est pas vide. En revanche, il est solide. A-t-il déjà rencontré un homme aussi têtu que lui? Enfin… à part un Gascon, évidemment.

L’heure n’est pas à ce genre de discussion de toute façon. Ils sont allongés dans l’herbe, ils regardent les étoiles, l’un comme l’autre fuit quelque chose. Si le vampire savait que Lélio se retient en grande partie pour l’épargner… il en serait fou.

Mais Tomas l’ignore, parce qu’au fond, il ne le connait pas assez pour deviner, parce qu’il ne lit pas dans son esprit non plus.

Mais qu’est-ce qu’on vous apprend à l’école hein? Ca n’a rien à voir avec le fait d’être un tombeur romantique voyons. Connaître les étoiles permet de s’orienter la nuit. Et sans doute aussi que cela est utilisé par certains pour embrasser langoureusement quelqu’un, mais ce n’est pas mon genre, vraiment”. Ses doigts glissent dans ses cheveux, son pouce effleure son front. “Quant à cette histoire d’avoir seize ans… Je ne sais pas. Tout ce que nous avons fait jusqu’ici me semble digne d’adolescents de cet âge… mais j’ai eu seize ans il y a longtemps, je peux me tromper”.

Ses doigts serrent les siens, en réponse à la pression des doigts du cambion, il ne redresse pas la tête, pour ne pas le déranger, installé ainsi sur son ventre.

Il pourrait insister, lui faire comprendre à quel point son soutien lui a été précieux, à quel point les remerciements qu’il vient de lui faire sont bien maigres, en comparaison de ce qu’il aimerait vraiment lui dire. Même s’il ne le connaît pas autant qu’il voudrait, il le connaît assez pour ça. Ne pas insister, au risque de le faire fuir.

Alors il lève le bras à angle droit et désigne des constellations.

J’espère que tu connais au moins celle-là, la Grande Ourse? Et la Petite Ourse, juste à côté. Là, l’étoile polaire”.

Et le vampire continue. il lui indique Cassiopée ou Persée, lui raconte une histoire ou deux, à l’occasion. La main qu’il tend revient parfois lui ébouriffer tendrement les cheveux, pendant qu’il parle, ou bien ses doigts pressent les siens. Il a quelque part conscience de meubler le silence, mais d’un autre côté, cela lui fait un bien fou, d’avoir une conversation légère, presque normale, après une nuit presque normale.

Il arrive tout de même un moment où il arrive à court d’histoire ou en tout cas d’inspiration. Il n’y a pas que ça. Les couleurs du ciel ont changé, lentement, mais sûrement. Il reste peut-être… deux bonnes heures avant l’aube? Ils vont devoir rentrer bientôt. Il le sait et il déteste l’idée.

Etait-ce suffisamment romantique pour toi? Ai-je mérité un baiser? Ou deux?” Il agite le menton. “Trois même?

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MessageSujet: Re: Keep going - Lélio    07.06.18 21:09

Non, pas ton genre. Du tout.

Je m’engouffre dans la brèche ouverte avec toute la lâcheté du monde. Parce que c’est plus facile de feindre, plus facile de nier, plus facile de rire que de pleurer ou de désespérer.

Alors déjà, pour s’orienter la nuit, il y a les applications « Cartes de France » en ligne avec la géolocalisation. Ensuite, tu as eu seize ans y’a beaucoup trop longtemps pour avoir une opinion à ce sujet… Et moi aussi remarque.

Ironique, de se sentir vieux alors qu’on couche avec un vampire de quatre cent ans. Il a plus de dix fois mon âge, dix fois ma vie… J’y pense rarement, parce que ça me donne systématiquement le tournis.

Bah j’sais pas, j’ai bien connu une nana qu’on surnommait la Grande Ourse mais…

Je commence à rire, un son un peu moins forcé que tout à l’heure. Je l’entends presque me traiter de crétin, même si ça n’est pas dans sa culture. Après ça, je l’écoute religieusement, les yeux fixés dans l’immensité étoilée, en me laissant bercer par sa voix. Il me montre d’autres étoiles, cite leurs noms, raconte des histoires à leur sujet et moi, je me tais. Il ressent le besoin de meubler le silence, je pense à Augustin qui n’en avait cure. Une partie de moi a envie de l’arrêter, une autre ressent un certain apaisement dans sa tentative maladroite. Alors je le laisse faire, en caressant ses doigts.

Puis au bout d’une éternité, le flot se tarit. Tomas retrouve le silence, pendant que le ciel commence à perdre de son noir encre. Je suppose que l’aube approche, avec elle le retour rue du Bac. Puis la descente inévitable, la culpabilité. Je sais que demain va être une journée horrible, je le sens. Je me demande s’il flambe au soleil, est-ce que je cramerai moi aussi ?
Non, t’as pas envie de mourir.

T’as l’impression que je suis le genre de gars à récompenser le romantisme ? je demande en tournant la tête vers lui.

Je le regarde pour la première fois depuis plus d’une heure, même si je le vois d’en bas. Nos regards se croisent, je souris spontanément.

Mh, ça m’a tout l’air d’être un piège, ton histoire de baisers. T’essaierai pas de m’enlever mon pantalon, par le plus grand des hasards, Marquis ? j’arque un sourcil exagérément soupçonneux. Enfin on peut au moins te reconnaître ça, tu sais y mettre les formes.

Je roule des yeux, toujours pour rire, et me redresse pour me pencher vers lui. Je pose mes lèvres sur les siennes et l’embrasse, d’abord avec un baiser chaste qui devient de plus en plus appuyé. Nos langues s’effleurent, j’oublie une fois de plus de respirer. Quand des étoiles dansent devant mes yeux, je me retire pour reprendre mon souffle. Mon corps a réagi en conséquence, mais je ne suis pas encore certain que mon esprit suive vraiment.

C’est quoi qui fait adolescent ? je demande dans un murmure. Le fait qu’on baise sans arrêt dès qu’on se touche ? Qu’on ait de magnifiques peluches ? Ou qu’on entretienne une relation qui n’a pas de noms ? Mh ? Note c’est vrai que pour toi, moi je suis un pti jeune. Vieux pervers.

Murmure tendre, amusé. C’est vrai, au fond, mais on s’en moque, non ?

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MessageSujet: Re: Keep going - Lélio    07.06.18 23:14

Une plaisanterie ou deux, un rappel que Tomas a parfois des manières d’un autre âge. Ce à quoi il pourrait répliquer qu’au moins, lui pourrait s’orienter en pleine forêt sans trop de problème, si les fameuses applications devaient lâcher pour une raison ou pour une autre, mais il n’a pas envie de provoquer une dispute, ou même ne serait-ce que le début d’une chamaillerie.

A observer les étoiles, à raconter des anecdotes, Tomas arrive à oublier, au moins temporairement. Il retrouve l’ambiance de la soirée. L’insouciance, le naturel. Comme s’il était normal pour un vampire de quatre cents ans comme lui de s’allonger dans l’herbe avec un homme pour flirter.

Je suis certain que sous tes dehors virils, tu es doux et romantique, un peu comme le hamster à moustache. Mais sache que je ne te permets pas d’avoir de telles allégations. Je ne cherche nullement à te piéger. Simplement à savoir si mes histoires valent un baiser ou deux en récompense, ce qui n’a rien à voir avec le fait de t’enlever ton pantalon, quoique si tu en as envie, je ne t'en empêcherais pas”.

Et s’il se défendra d’avoir voulu lui enlever son pantalon en cette occasion précise, il ne niera pas qu’il a envie de l’embrasser. Comme il a toujours envie de l’embrasser, dès que le cambion a le malheur d’être trop proche de lui. Ce n’est même pas une question d’être dans la même pièce. Le savoir dans le même bâtiment lui suffit, parfois.

Il ne bouge pas quand Lélio se redresse et attend patiemment que ses lèvres cueillent les siennes quand il a plutôt envie de se redresser pour les embrasser à pleine bouche. A la place, il savoure. Il aime les baisers de ce genre, qui commencent par des effleurement si légers qu’on les sent à peine, qui s’intensifient de seconde en seconde, au point de laisser le souffle coupé quand il s’arrête. Bien sûr, dans le cas de Tomas, pas de souffle court, mais il savoure d’autant plus celui de Lélio. Qu’il soit à chaque fois obligé de lui retirer ses lèvres est une véritable torture. Il n’a qu’une envie, les reprendre, le garder contre lui, même pour simplement continuer à l’embrasser, pour savourer le contact de son corps chaud contre le sien, même en lui laissant ses vêtements.

Mais son murmure l’arrête. Ses questions demandent des réponses. Tomas le contemple d’un air pensif, caresse son visage. Ses doigts partent de son front, suivent sa tempe, sa joue, puis la ligne de sa mâchoire avant de dessiner ses lèvres.

Hum… Je me rappelle que j’étais porté sur la chose à cet âge… mais non, ce n’est pas tout à fait ça. Les peluches… je te l’accorde, il y a un côté enfantin, il y a déjà ça. Mais c’est plutôt… L’insouciance. J’ai l’impression que… je me rappelle ce que c’était, d’être un adolescent impatient d’entrer dans la vie. Ca fait un bien fou, d’oublier d’être un adulte. Plus pragmatiquement… je dirais aussi que nous sommes de vrais adolescents de seize ans parce que nous avons fait le mur...”.

Et dans sa réponse, il a plus ou moins volontairement éludé une question. Parce qu’il n’a pas vraiment de réponse à lui donner. Oui, ils n’ont jamais défini clairement ce qu’ils étaient, mais d’une certaine façon, Tomas n’en a jamais ressenti le besoin. Pas avec lui. Parce que ce qu’ils ont ne ressemble à rien. Ils sont… comme un couple, sans en être un. Ce qu’ils ont ne rentre dans aucune case. Alors le vampire lui vole un baiser et lui donne la seule réponse qu’il peut élaborer.

Je n’ai pas besoin d’un terme pour nous définir, je n'ai pas besoin d'un mot pour t'aimer. Je t'aime. Nous sommes nous, c’est tout”.

Là, il l’embrasse pour de bon, un baiser qui ressemble à celui que Lélio lui a donné. Tendre, presque chaste au début, et puis sa langue cherche la sienne, l’échange se fait plus intense. Le vampire s’arrête quand le souffle de son amant se fait un peu trop court, trop brûlant sur ses lèvres, alors même qu’il pourrait continuer encore un peu. Ce n’est pas l’asphyxie qu’il craint, mais l’imminence de l’aube. Même si elle ne se lève que dans quelques heures, ils doivent rentrer.

Tu as raison, je suis un véritable ancêtre… Et les ancêtres doivent se coucher tôt”. Un autre baiser ponctue cette phrase, prononcée d’un ton léger, quand une idée qui l’est beaucoup moins lui trotte dans la tête. S’il attend trop, s’il voit le début d’un ciel rosé… il voudra rester, il voudra mourir là. “J’espère que tu m’offriras ton bras, sur le trajet du retour. Vu mon grand âge…

Il pouffe de rire. Lélio se remet debout, puis lui. Sa main pourrait se glisser naturellement dans celle du cambion mais il préfère plutôt enlacer sa taille dès qu’il a remis son blouson pour faire le trajet en sens inverse. Il en profite d’ailleurs pour s’appuyer sur lui comme s’il était un grabataire. De la clairière à l’allée principale de la fête foraine, beaucoup moins animée que tout à l’heure, puis de la fête foraine à l’endroit où ils ont laissé leur moto.

Au moment de l’enfourcher, Tomas a presque envie de rire. Il se demande si leur absence a été remarqué, si oui, à quel point Louis et les autres sont en panique, et surtout, s’il va se faire enguirlander comme le gamin de seize ans qu’il semble être cette nuit. En attendant, il démarre, parce que même si la situation l’amuse, il se doute bien que la légère inquiétude doit devenir une franche panique à mesure que l’aube approche. Le moteur ronfle et la moto file. Contrairement à l’aller, où il a pris son temps, fait des détours, là, il va au plus court. L’aube arrive. S’il est encore dehors… Il n’y aurait que lui, peut-être qu’il y penserait sérieusement. Mais il y a Lélio.

Alors il ne coupe le moteur qu’une fois dans le garage de la rue du Bac. Il défait son casque. il ne perçoit aucun bruit anormal, aucune panique non plus. Il a presque envie d’en rire, mais ce serait révéler leur escapade quand il semble qu’elle soit passée inaperçue. Sans doute que Louis et les autres les croient toujours enfermés dans leur chambre.

Je crois que nous avons une chance de nous en sortir sans nous faire disputer par nos parents. Je n’ai pas oublié ce que j’ai promis tout à l’heure, mon jeune ado obsédé”.

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MessageSujet: Re: Keep going - Lélio    08.06.18 15:27

Doux et romantique, moi ? Ah ! Quelle blague. Le romantisme me terrifie et la douceur, on a vu ce que ça donnait : rien. J’y arrive pas, c’est pas ma religion, pas mon genre, pas ma came. Mais il le sait, inutile de le lui rappeler. Je ricane devant son air faussement innocent, faussement outré et l’embrasse parce que j’en ai envie, plus que parce qu’il l’a soi-disant mérité.

Ah oui tiens, j’avais oublié ça. Papa Louis va nous donner au moins une tape sur la main, ou une fessée ? Mh en fait je ne suis pas sûr qu’on va aller sur ce terrain.

C’est juste trop bizarre.
Je ne réponds rien à sa déclaration, me contente de lui rendre son baiser. Il ne se rend pas compte d’à quel point il me brise le cœur en m’avouant son amour comme ça, le plus naturellement du monde. Oh, je le lui ai dit une fois ou deux, souvent de manière détournée, chaque fois dans le pire moment possible. Nous sommes nous… Oui, mais nous, c’est quoi ? Tomas et Lélio ? Le monstre et la victime ? Deux cambions ? Un taré suicidaire et un lâche menteur ? Je déteste ces questions, j’essaie en vain de les étouffer.

Je lui prends la main au lieu de lui offrir mon bras et me laisse entrainer jusqu’à la moto. Je pose mon casque sur ma tête, enferme la peluche dans la poche de ma veste, celle avec une tirette, pour ne pas risquer de la perdre. Puis je m’accroche à Tomas, les bras autour de sa poitrine silencieuse. Le trajet du retour est beaucoup plus court que celui à l’allée, pourtant il me parait durer une éternité. Le regard perdu dans le vague, j’ai conscience du ciel qui s’éclaircit et je me demande s’il va bien nous ramener, ou s’il va se laisser brûler.

Une fois dans le garage rue du bac, je cligne des yeux, un peu halluciné de retrouver ce décor familier. Pourtant, l’escapade n’a que peu durée mais ici… Dans cet endroit précis… La culpabilité revient, la réalité frappe à nouveau. J’ai envie de partir, de déménager, d’aller loin ailleurs, n’importe où. Ce désir me prend aux tripes mais je ne parviens pas à mettre des mots dessus. Au lieu de ça, je me laisse distraire, parce que la fuite est toujours plus simple.

Tu parles, je dois te rappeler ce qui s’est passé la dernière fois qu’on a baisé à l’approche de l’aube ? C’est plus de ton âge, papy, je plaisante pourtant.

La fois en question, sans notion du temps, il s’est écroulé au pire moment possible pour moi et je me suis senti un brin con. Pas qu’un brin en fait, depuis j’ai banni le sexe après cinq heures du matin, au cas où. Mais le fait est que je n’ai pas mon portable pour regarder l’heure, alors je suis prêt à lui laisser le bénéfice du doute. J’ouvre la porte du garage et tombe sur Louis, les bras croisés, presque convainquant dans son bel uniforme avec sa moue contrariée. Furieuse même.

Oups, je crois que ça va être ta fête mon vieux ! je rigole en tentant de me carapater sur le côté… Échec critique, le bras du vampire fuse et me barre la route. Bon, ça va être la mienne aussi je suppose. Pour ma défense, il m’a appâté avec une peluche.

Peluche que je sors de ma poche au moment où Louis ouvre la bouche, ce qui a le mérite de désamorcer habilement la situation. Youhou, vive moi ! J’appuie dessus sans le faire exprès et l’animal s’exclame « je t’aime très fort ! » avec un entrain manifeste.

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MessageSujet: Re: Keep going - Lélio    08.06.18 21:09

Imaginez être Louis de Sanez. Imaginez être Chambellan de France et Capitaine des Mousquetaires par intérim. Imaginez maintenant que vous vous présentez à l’hôtel particulier de la Rue du Bac de votre ami et mentor - qui doit traverser la pire crise de son existence ou presque - pour découvrir que le concerné a disparu sans laisser de traces, laissant son téléphone portable derrière lui.

Après la panique vient une réaction plus approprié. Le jeune vampire hurle sur les mousquetaires en poste ce jour-là, il gronde, il invective. Surtout, il veut qu’on retrouve Tomas, parce qu’il s’imagine déjà le pire. Que son mentor a fui, pour mieux s’immoler au soleil du petit matin. Qu’il est en pleine spirale destructrice au point d’avoir semé des cadavres dans les bouges mal-famés de Parys. Et Lélio? Voilà l’autre inquiétude. Où est Lélio? Que lui est-il arrivé? Sont-ils partis ensemble? Tomas lui a-t-il fait du mal dans un accès de colère ou de désespoir? Car Louis se rappelle de cette fameuse nuit, de la colère de Tomas, de l’état du cambion ensuite. De cette nuit où il est intervenu bien trop tard.

L’état du jeune vampire ne s’améliore pas à mesure que les heures s’écoulent sans que leur piste aille plus loin qu’une moto disparue. Le coup de grâce vient peut-être de la reine Charlotte, qu’il devait voir et qui s’impatiente, et si Louis était déjà impressionné en sa présence, il n’a pas le courage d’affronter sa souveraine pour lui annoncer qu’il a perdu ce qui doit être l’homme le plus important de France ou presque.

Puis un sorcier parvient enfin à localiser le Marquis de Batz grâce à un sort et à cet instant, Louis passe de l’inquiétude franche mâtinée de panique à une envie irrépressible de lui arracher la tête de ses propres mains. Parce que pendant qu’il se faisait un sang d’encre, il apparaît que Tomas de Batz faisait le mur, comme un gamin.

Alors quand il entend la moto ronfler, une heure avant l’aube, quand il descend jusqu’au garage, Louis palpite déjà.

Imaginez donc son état quand il se retrouve nez à nez avec un Tomas qui a changé de coupe de cheveux et un Lélio qui cherche courageusement à fuir.

Tomas est beaucoup plus insouciant. Il n’a pas envie de quitter cette humeur tout de suite. Il aimerait pouvoir ne jamais la quitter. Quand Lélio le taquine, il se rapproche jusqu’à enlacer sa taille. Il embrasse son cou et se presse contre lui plus que nécessaire. Surtout, il s’amuse à murmurer à son oreille.

Très bien, gardons ça pour demain… mais je peux peut-être te donner un avant-goût”.

Et puis il perçoit la présence de Louis, de l’autre côté de la porte et sait à cet instant que la perspective de s’en sortir sans ennui s’envole. S’il arrête de sourire, il ne se sent en revanche pas vraiment coupable. Ou en tout cas, il ne se sent pas coupable pour cette sortie. Mais peut-être qu’il se sent coupable d’avoir inquiété ainsi son infant.

Louis est furieux, Louis palpite, Louis ouvre la bouche pour passer ce qui doit être le savon le plus monumental de leur vie, à l’un comme à l’autre. Puis ce stupide cambion incapable de prendre son téléphone avec lui décide de lui brandir une peluche toute aussi stupide sous le nez, et la peluche doit produire le son le plus stupide du monde et à sa grande horreur… Louis a envie de rire. Mettons ça sur le dos de nerfs mis à rude épreuve toute la nuit.

Mettons aussi ça sur le compte de ce crétin de Tomas de Batz - d’après lui - qui pouffe de rire.

Finalement, Louis opte pour la colère.

MAIS VOUS VOUS FICHEZ DE MOI?!

Ce cri du coeur est suivi de toute une diatribe. Louis de Sanez devient un vraiment parent, reprochant à ces deux crétins d’adolescents qu’il aurait pu leur arriver n’importe quoi, que les rues ne sont pas sûres pour eux, qu’Aequitas est toujours là, que s’ils ont envie de sortir, ils peuvent le faire sous escorte, ou qu’ils peuvent au moins prévenir avant de disparaître. Et il continue sans s’arrêter.

Pour la première fois de la soirée, Tomas réalise l’ampleur de l’inquiétude de son infant. Il se détache de Lélio, pose une main sur son épaule, puis une deuxième et finit par le prendre dans ses bras.

Louis en est tellement pris de court qu’il arrête de tempêter.

Je suis désolé. Ce n’était pas contre toi, j’avais juste besoin d’un changement d’air”. Tomas lui tapote l’épaule, Louis reste les bras ballants. Visiblement, il ne comprend pas comment il est passé d’une tempête verbale à un câlin. “Je préviendrais la prochaine fois, c’est promis. Mais je ne suis pas un enfant tu sais. Je suis un vampire de quatre cents ans, et je t’ai toujours botté le cul”.

Ca n’a rien à voir avec ça et tu le sais”.

Je n’ai rien fait pendant un mois. Je ne ferais rien maintenant”.

C’est faux, ou en tout cas pas totalement exact. Parce qu’il y a songé, en voyant les premières lueurs de l’aube. Il l’a envisagé, rien qu’un instant, et même s’il a immédiatement repoussé l’idée… Il y a pensé. Ca, ni Louis, ni Lélio ne le sauront jamais. Parce qu’il ne l’a pas fait. Alors il pose un baiser sur la tempe de son infant avant de se détacher de lui, il prend la main de Lélio dans la sienne et pour désamorcer totalement la situation, n’hésite pas à exhiber, l’air de rien, sa peluche licorne.

L’aube arrive bientôt, tu devrais aller te coucher. Et nous aussi, n’est-ce pas ma petite licorne?

Il pouffe devant l’expression de Louis et entraîne Lélio à sa suite. Pour l’instant, son humeur n’est pas retombée, il passe un bras enthousiaste autour de ses épaules, embrasse sa joue, fini par le traîner dans la chambre jusqu’à claquer la porte derrière eux.

Lélio, justement, est plaqué contre la porte. Et lui est plaqué contre Lélio.

Il faut que tu éclaires ma lanterne. Comment deux ados de seize ans termineraient cette nuit?

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MessageSujet: Re: Keep going - Lélio    08.06.18 21:43

Quand Louis se met à crier, je comprends que ma tentative de diversion a lamentablement échoué. Le pauvre sourire sur mes lèvres disparait et mon visage se ferme à mesure qu’il nous hurle dessus toute l’étendue de notre connerie. Qu’il nous rappelle par le menu à quel point sortir est dangereux. Qu’il prononce le nom d’Aequitas. Qu’il rappelle que la présence des mousquetaires est obligatoire. Qu’on aurait pu y rester. Que Tomas aurait pu se suicider.
Enfin, ça, il ne le dit pas, mais moi, je le vois à la manière dont il me jette un regard tellement… Déçu ? Rancunier ?

Le peu de bonne humeur qu’il me restait encore, Louis le massacre, saute dessus pour l’écrabouiller, jusqu’à ce qu’il soit bien crevé. Même sa colère ne suffit pas à me détourner de mon mal-être et pourtant, elle sent délicieusement bon.
Je détourne les yeux, ne répond rien. Rien au Chambellan par intérim, en tout cas. Mais quand Tomas m’interpelle, je n’arrive pas à juste rester silencieux. J’éprouve le besoin de lui dire même un mot, un tout petit mot ridicule du genre :

Oui…

Avant de me laisser embarquer, la tête basse.
J’arrive pas à m’en foutre. J’arrive pas à passer outre. J’ai envie qu’on soit heureux, qu’on soit juste Lélio et Tomas, mais Louis vient de me rappeler que ce n’est pas possible, jamais, même si l’Assemblée disparaissait, même si Tomas cessait de pleurer Alice. Jusqu’ici, je n’avais jamais eu conscience d’espérer cette forme de bonheur simple, comme n’importe qui. Peut-être parce que je l’avais, avec Augustin, et…

Tomas me plaque contre la porte, mon souffle se bloque dans ma gorge. Pas parce qu’il m’a fait mal, parce que je perds pied. J’ai envie de chialer comme un gosse, envie de hurler, de péter un câble. Envie que le temps s’arrête, revienne à ce moment d’insouciance à la fête foraine, avant le train fantôme, avant…
Je ne sais pas où je trouve la force de lui sourire, de refouler, au moins un peu.

Je suis désolé Tomas mais je suis crevé. J’suis plus tout jeune tu sais et entre la baise puis la sortie… J’suis qu’humain après tout hein, je rappelle avec un petit rire qui sonne faux.

Et con. Vraiment con.
Je lui caresse la joue, m’oblige à le regarder même si j’ai peur qu’il lise en moi à travers mes yeux.

On peut finir la soirée comme deux vieux qui se serrent l’un contre l’autre ? je demande avec douceur.

Un peu trop.
Et je me prends à espérer que l’aube se grouille, qu’il s’écroule, pour qu’il ne pose pas de questions, pour qu’il ne comprenne pas que je suis en train de tout gâcher à son bonheur éphémère. Première fois qu’il rit depuis un mois et moi, j’ai envie de pleurer sur la certitude que ce qu’on vit a une date de péremption qui n’est pas forcément ma propre mort.
Un mensonge. C’est ça, juste un mensonge.
Ça fait si mal, un mensonge ?
Je l’embrasse légèrement, à peine un effleurement, et me glisse hors de son étreinte.

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MessageSujet: Re: Keep going - Lélio    08.06.18 22:57

Si l’humeur de Tomas se maintient à peu près - grâce à sa tenacité légendaire de Gascon - celle de Lélio semble redescendue. Il ne s’en es pas rendu compte pendant qu’ils montaient les marches, mais là, nez à nez avec lui, il lui suffit d’un regard dans le fond de ses yeux pour savoir que cela va plus loin qu’une nuit bien occupée.

Son rire sonne faux, il voit tous les efforts qu’il fait pour garder une expression égale, ou en tout cas, loin de la tristesse. Il aimerait lui dire qu’il n’a pas besoin de se forcer à être heureux pour lui. Que c’est son malheur à lui qu’il n’arrive pas à gérer, mais que le sien, il peut le prendre dix, vingt fois sur ses épaules. Mais lui dire ça, ce serait déclencher quelque chose, et il le connaît. Si Lélio le cache, c’est en partie parce qu’il ne veut pas en parler. Il ne compte pas ajouter à son tourment, dont il n’imagine déjà pas la moitié.

Ses doigts se portent à son visage eux aussi, il esquisse un sourire, peut-être plus sincères que celui de Lélio. Il faut dire que ce n’est pas de la joie qu’il y a dans ce sourire, mais plutôt de la tendresse. Et quand son cambion se détache de lui, Tomas rattrape simplement sa main pour porter ses doigts à ses lèvres. Il ne fait pas un geste de plus pour le toucher pendant que chacun se prépare de son côté. Lui quitte son pantalon pour un pyjama ample mais il garde le t-shirt qu’il a porté toute la nuit, celui de Lélio. Quant à la peluche de licorne, elle trouve une place de choix sur sa table de nuit, assise contre sa lampe de chevet.

Il s’installe dans le lit dès qu’il est prêt. L’aube n’est pas loin, il sent cette faiblesse familière dans son corps, mais il peut encore résister. Le soleil n’est pas encore là. Il tend les bras d’instinct pour accueillir Lélio contre son torse, resserre son étreinte sur lui, passe ses doigts dans ses cheveux, ferme les yeux pour savourer son odeur.

Tu veux que je te dise… La vieillesse fait du bien, après toute cette jeunesse insouciante”.

Il ne rouvre pas les yeux, mais pose un baiser sur son front. Lélio a calé son visage contre son épaule, il sent son souffle contre sa peau, dans son cou. La faiblesse de l’aube est plus forte de seconde en seconde mais il lutte.

Nous étions plus en sécurité que Louis ne le croit. Il était juste inquiet, c’est tout. Et il n’est même pas si fâché que ça contre toi. Tu verras, demain… Il viendra s’excuser de s’être emporté. Parce qu’au fond, c’est ma faute, c’était mon idée”.

Il n’attend pas spécialement de réponse, ou de justification, ni même un débat, car pour lui, ce n’en est pas un. Il est celui qui a eu envie de sortir, il est celui qui a proposé de faire le mur. Il en assumera les conséquences, que ce soit auprès de Louis ou d’un autre.

J’ai envie de retourner à Castelmore” murmure-t-il, si bas que le moindre bruit couvrirait ses mots et les rendrait inaudibles. “De changer d’air. Tu viendrais?

Il pose un autre baiser contre ses cheveux. Il lutte de plus en plus. L’idée est folle, comme toutes celles qu’il a eu ce soir ou presque, mais il a envie d’une réponse avant la fin de la nuit, avant de sombrer. Sauf que ce n’est pas la même chose que de faire le mur pour aller à la fête foraine et gagner des peluches.

Toi et moi, à Castelmore. Penses-y. Si tu as envie, on ira quand tu veux, aussi longtemps que tu veux. En juin, il y a toujours des fêtes pour... C'est idiot, mais pour mon anniversaire, entre autre. Il y a... des feux d'artifices... un bal populaire aussi... On pourrait... être bien. Toi et moi mon amour. Juste... toi et moi...”.

Et quand il sombre, l’étreinte de ses bras se détend, le bras qui enlace la taille du cambion retombe même sur le matelas, son menton bascule légèrement sur le côté.

Vaguement, il espère que son humeur sera aussi belle la nuit suivante. Il sent que Lélio en aura besoin.

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MessageSujet: Re: Keep going - Lélio    08.06.18 23:32

C’est vrai, la vieillesse a du bon.
J’ai enfilé un simple pantalon de pyjama, je ne porte jamais rien en haut pour dormir. Je sens sa peau froide contre la mienne, je ferme les yeux, très fort. Tomas ne comprend pas, il ne saisit pas le fond du problème. En soi, Louis n’a pas tort et je me mets à sa place. Il a du crever d’inquiétude, c’était injuste de ne même pas laisser un mot. Lui aussi, il s’est inquiété. Lui aussi, il a souffert. Lui aussi, il aime Tomas. Pas comme moi je l’aime, mais bien plus encore, comme un fils pour son père, comme un ami. Leur relation est saine, on n’avait pas le droit de lui infliger ça.
Mais c’est pas le pire, non. J’irai m’excuser demain. Ce qui me hante, c’est tout le reste et il n’a pas conscience d’à quel point il est en train de m’arracher le cœur. Les larmes pressent contre mes yeux, je les retiens difficilement.

Oui mon amour, je murmure. Juste toi et moi…

J’ai envie d’y aller, envie d’être à nouveau Tomas et Lélio. Je craque, je sens ces foutus torrents salés rouler sur mes joues au moment précis où le soleil reprend ses droits sur la non-vie de mon bourreau, de mon amant, de mon amour. Je craque, les mots sortent avec la certitude qu’il ne m’entendra jamais les prononcer. Parce qu’il n’est plus là. Il est mort, mort dans mon dos, mort jusqu’au crépuscule. Mort pour les prochaines heures. Alors je peux pleurer, je peux enfin tout lâcher.

J’aimerai que tu sois juste Tomas, que tout le reste n’existe pas. Notre passé, le tien, le mien, ensemble ou séparés. Nos amours, nos malheurs, nos obligations. Tout effacer et s’enfuir, oublier, pourquoi c’est toi que j’aime comme ça, hein ? Pourquoi c’est aussi fort ? Pourquoi j’arrive plus à t’en vouloir ? Pourquoi, pourquoi je suis heureux qu’elle soit morte et de t’avoir pour moi ? Je suis horrible, horrible, l’amour me rend monstrueux. Notre amour est monstrueux. Je suis désolé, Tomas. Je suis désolé. Évidemment que je vais venir, évidemment que j’en ai envie, même si je sais que tout ça a une fin et qu’elle sera brutale. Tu vas forcément me briser le cœur un jour, mais tu sais quoi ? Je te pardonne, je te pardonne… C'est ma faute, j'ai pas voulu m'enfuir, je t'ai laissé te graver dans ma peau, dans mon âme, je t'ai laissé faire, c'est ma faute.

Je m’agrippe à son avant-bras, je finis par m’endormir comme une masse. En oubliant qu’aucune alarme ne sonnera une demi-heure avant son réveil puisque mon téléphone n’est pas dans la pièce.

Je rouvre les yeux brusquement des heures plus tard, une boule dans le ventre. Je me redresse mais Tomas dort encore ou plutôt, est toujours mort. J’inspire profondément, cette impression désagréable d’avoir le visage chiffonné. Je me glisse hors du lit jusqu’à la salle de bain et me rince à l’eau claire. Puis je croise mon reflet. Mes yeux noircissent et je murmure :

Tout va bien. Tout va bien. Tout va bien. Tu ne culpabilises pas pour ce qui concerne Alice. Augustin ne te manque pas. Tu te fiches de lui, ça ne compte pas, il ne compte pas. Rien ne compte, sauf Tomas. C’est ça qui est important. Tu es heureux comme ça, tu n’as pas envie de plus.

Au bout de la troisième fois, je sens que mon pouvoir agit. La panique reflue, la culpabilité aussi, le manque, la certitude que tout va s’arrêter bientôt, pour ne laisser qu’une forme de sérénité illusoire. L’odeur de mon pouvoir se dissipe, je décrispe les doigts autour du lavabo.

Je m’apprête à retourner dans la chambre mais quand je me tourne vers la porte, mon cœur cesse de battre. Une seconde, deux, trois sont nécessaires pour que je me rappelle de sourire, comme si de rien n’était. Parce qu’il n’a rien entendu, pas vrai ?

Hey, t’es réveillé…

Brillante déduction.

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MessageSujet: Re: Keep going - Lélio    09.06.18 21:41

Juste avant de sombrer, Tomas a senti deux choses.

En premier, la réponse de Lélio, ce qu’il prend à un accord inconditionnel pour son plan de les emmener à Castelmore, pour une semaine, pour un mois, pour toute une éternité. Parce que le Marquis de Batz, l’homme qui a servi la royauté pendant des siècles, qui a passé les deux derniers à protéger sa reine et à reconquérir sa couronne, se surprend à aimer de n’être qu’un homme.

En second, il a cette impression furtive de sentir une larme rouler dans son cou, mais il sombre avant de pouvoir s’en assurer, avant de pouvoir dire un mot pour consoler Lélio.

Au réveil, cette deuxième impression n’est pas restée. Ceci dit, la première non plus. Mais il y a le souvenir de la veille, ravivé par le souvenir de la présence de son cambion dans le lit. Il n’est plus là, mais il vient de quitter ses bras. Tomas le sait à la chaleur qu’il sent encore imprégner ses vêtements, à l’odeur qui ne peut pas venir que du t-shirt qu’il a emprunté.

Le vampire s’étire comme un animal paresseux, s’amuse de la présence de la peluche, sans remarquer que pour la deuxième nuit d’affilée, il est dans de bonnes dispositions. Il a oublié la tristesse, il a juste envie de retrouver Lélio, même pas pour remplir cette promesse lubrique qu’il a lui glissé à l’oreille hier soir, non. Il veut juste être avec lui, respirer son odeur, parler de tout et de rien, rire de cette peluche idiote qui parle et de cette peluche ridicule en forme de licorne.

Quand il quitte son lit pour la salle de bain, où il sent la présence de son cambion, Tomas a le sourire aux lèvres. Le sourire en question disparait quand il s’arrête sur le pas de la porte.

Lélio se répètes des mots qui sonnent comme un mantra, comme lui a pu le faire pour repousser les malheurs. Sauf que le cambion ne fait pas ça pour se remotiver, ou pour se rappeler des bonnes choses. Non, Tomas a vu la lueur noire de ses prunelles. Il utilise Dis. Il utilise son pouvoir pour s’hypnotiser et se donner un faux sentiment de bonheur, ou en tout cas pour atténuer son mal-être et…

Il se trouve incapable de dire quoi que ce soit, de s’avancer vers lui pour le détourner du miroir et l’arrêter. En réalité, c’est Lélio qui remarque sa présence quand il se retourne et sursaute.

Dans son regard redevenu humain, Tomas voit l’étincelle d’espoir, celle qui supplie pour qu’il n’ait rien vu, rien entendu. Sauf qu’il a vu. Il a entendu.

Le vampire franchit la distance qui les sépare en quelques pas. Une main prend la sienne, l’autre se prend à son visage. Il n’est pas en colère.

Il panique.

Parce que son cambion s’hypnotise avec Dis pour tenir le coup.

Parce qu’il oublie de prendre soin de lui.

Alice faisait ça, et elle en est morte. Il le sait, il le lui a dit.

Lélio… Lélio, Lélio, Lélio…” Pendant ce qui semble être une éternité, il est juste capable de prononcer son prénom en boucle. Il caresse sa joue, cherche dans ses yeux, même s’il ignore quoi, précisément. L’assurance qu’il va bien? Sauf que ce serait un mensonge. “Pourquoi tu… Tu n’as pas à faire ça. Tu n’as pas à te convaincre de… Tu n’as pas à t’hypnotiser pour que…”. Il ne sait même plus quoi dire, ni par quoi commencer. Ses deux mains encadrent le visage du cambion pour qu’il ne puisse pas détourner son regard du sien. “Combien de temps? Depuis combien de temps tu t’infliges ça? Pourquoi tu te fais ça? Lélio… Lélio, pourquoi? Je peux le supporter, je peux t’écouter, je t’assure. Je ne supporte pas mes tourments, mais les tiens… Les tiens, je les porterais avec toi jusqu’à la fin si tu en as besoin, ne… Je t’en prie, ne refoule pas tout ça, ne… C’est cruel. C’est la chose la plus cruelle que tu puisses te faire, mon amour, tu as le droit d'être mal, tu as le droit de souffrir, tu as le droit de... de...”.

Tomas est à court de mots. Il pourrait le pousser à se confier, mais Lélio n’aime pas parler, il préférerait qu’il puisse lire dans son esprit. Il pourrait continuer à parler, à dire des choses sans queue ni tête, mais ça ne suffit pas.

Alors il se rabat sur quelque chose qui fonctionne entre eux. Il le serre dans ses bras, le nez fourré dans son cou. Il le serre aussi fort qu’il le peut sans craindre de lui casser une côte. Il serre, caresse son dos. C’est son moyen à lui de lui demander pardon pour ne pas avoir vu ses souffrances, à être trop absorbé dans les siennes. C’est son moyen à lui de lui demander, non… de le supplier d’arrêter. Son moyen à lui de lui dire qu’il l’aime et qu’il ferait tout pour lui, qu’il l’aidera.

De quoi as-tu besoin? Dis-moi ce que je peux faire, je le ferais si je peux. Je le ferais”.

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MessageSujet: Re: Keep going - Lélio    09.06.18 23:22

J’espère.
Pendant quelques secondes, j’y crois.
Mais tout s’écroule.

Je détourne le regard, honteux, mal à l’aise. Je n’ai pas pris suffisamment de précaution, je me sens… fatigué. J’en oublie de réfléchir. J’aurai dû me montrer plus prudent. À moins qu’inconsciemment, je n’espérai… ? Non, je ne pouvais pas entretenir de tels désirs, de telles pensées, pur égoïsme. Alice est morte à cause de moi, je lui ai enlevé l’amour de sa vie, je joue le pâle substitut, ça n’aurait jamais dû aller au-delà de ça. Je me déteste, je sens que la situation va dégénérer. J’en suis persuadé, jusqu’à ce qu’il m’enlace et me murmure ses craintes. J’attendais de la colère, de la frustration, pas… de la compassion.
C’est pire.
Je me dégoûte.

Arrête… je murmure dans son cou. Je supplie.

Je le repousse, juste assez pour pouvoir redresser la tête et le regarder.

Non, tu peux pas, Tomas. Tu pouvais pas. Et je…le voulais pas. Parce que si on parle, l’illusion éclate. Si on parle, ça risque de s’achever, tout ça, tu comprends ? Alors non… Tu ne peux pas. C’est mieux pour nous.

Mes mots deviennent fébriles à mesure que je les prononce, un sourire tord mes lèvres, début de folie. Mes doigts tremblent contre sa poitrine, serrent le tissu du t-shirt qu’il m’a emprunté.

C’était… mieux. Parce que t’oublieras pas hein ? Tu me laisseras pas continuer pour nous, tu vas m’obliger à te le dire.

Il ne va pas l’exiger, mais je vois d’ici son regard perdu, sa douleur, son inquiétude, ses questions muettes. Je ne me sens pas capable de le supporter, je ne veux pas de ça. Parler, pas davantage, mais me retenir n’apportera rien. Plus rien.
Je craque. Je craque, tout simplement.
Incapable de le regarder plus longtemps, je pose mon front contre sa poitrine, sans lâcher son vêtement, sans réussir à m’enfuir non plus. Je n’avais pas conscience d’être fatigué à ce point. À bout. Malheureux. Et heureux à la fois. J’ai ressenti tellement d’émotions depuis notre première rencontre que j’en ai perdu pied. À la première caresse de l’Ardeur, ou même avant. Presque au premier regard.
Risible, vraiment.
Dire que je n’y ai jamais cru.

J’ai pas envie de souffrir, Tomas. J’ai pas envie d’y penser, je confesse avec ce sourire tordu, ce trémolo dans la voix. C’est lâche hein ? Mais je ne veux pas, ça fait trop mal. Toi, tu fais comme tu veux, tu assumes si tu veux mais tu peux pas m’obliger à y penser, à en parler, à faire attention au vide dans ma poitrine. Tu peux pas me forcer à être malheureux. T’as pas envie que j’affronte ce que je ressens, t’as pas envie que je pleure dans tes bras parce qu’il me manque, t’as pas envie que je te supplie d’arrêter d’être toi, d’être capitaine, d’être Chambellan, pour n’être que Tomas. J’ai pas le droit de le faire, j’ai pas le droit de vouloir plus. De te vouloir toi, toi vraiment, toi Tomas, j’ai pas le droit de t’aimer toi, de te désirer toi.

Quand est-ce que j’ai commencé à mouiller ce foutu t-shirt ?

J’ai pas le droit, Tomas. Ma voix se casse, mes lèvres ne se dérident pas. J’ai pas le droit, parce que tu peux pas le faire pour moi.

Pas alors qu’il l’a refusé à Alice. Je culpabilise déjà suffisamment d’être en vie, contrairement à elle. De profiter de son cœur, de son corps, de son âme, et pas elle.
De me réjouir en secret de n’avoir pas eu besoin de m’enfuir, de souffrir l’abandon, la solitude.
La seule vérité que je n’arrive pas à lui confesser.
Je me jure de l’emporter dans la tombe.

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MessageSujet: Re: Keep going - Lélio    10.06.18 21:12

S’il le garde dans ses bras, peut-être qu’il pourra repousser tous ses malheurs? Tomas se concentre sur cette pensée et essaie de s’en convaincre. C’est sans doute pour cela qu’il a tant de mal à accepter qu’il doit relâcher son étreinte quand son cambion se débat.

Est-ce qu’il a raison? Est-ce qu’ils ne tiennent qu’à ce tout petit fil, que quelques mots pourraient faire rompre? Est-ce qu’ils ne tiennent que tant qu’ils occultent une partie de la réalité?

Sans doute que oui. Mais comment peut-il oublier ce qu’il a vu? L’enfouir profondément? Il y a déjà trop de vérités qu’ils se cachent.

Il enlace son cambion qui fourre son visage contre son torse, ses doigts massent sa nuque, il le serre, autant qu’il le peut. Tomas ne cherche pas tant à le convaincre d’arrêter de s’hypnotiser qu’à tarir le flot de larmes qui inonde son t-shirt. Il se contente de “chhhh” qui se veulent rassurant, qui ne le sont sans doute pas assez. Ca aussi, il l’oublie, quand les mots du cambion le retournent.

Déjà parce que Lélio n’a pas tort. Qui est-il pour l’obliger à affronter ses démons? Certes… Les ignorer n’est pas sain. Mais les affronter quand on est pas prêt non plus. Mais ce n’est pas ça, qui le terrifie le plus. Non, c’est ce qui vient ensuite. Cette confession qu’il le veut lui, simplement Tomas, et pas le marquis ou le Chambellan ou le Capitaine. Juste Tomas.

Car Tomas a réalisé qu’il était difficile à aimer. Même avec Alice, celle qu’il considère comme l’amour de sa vie, il n’a jamais été investi autant qu’elle l’aurait mérité. Il y avait Charlotte, sa loyauté à la Couronne, puis ses postes de Chambellan et de Capitaine. Tant de casquettes avec lesquelles jongler qu’il n’avait parfois plus le temps d’être Tomas quand c’était tout ce qu’elle voulait.

Quand cela semble être tout ce que veut Lélio.

La mort d’Alice a remis tellement de choses en perspective… Il se rend compte de toutes les erreurs qu’il a faite avec elle, autant d’erreurs qu’il n’a pas envie de reproduire avec Lélio. Le cambion a raison. Tomas a aucune envie de l’obliger à affronter ses démons, il n’a pas non plus envie qu’il pleure sur son épaule, il n’a pas envie qu’il le supplie de n’être que Tomas.

Parce qu’il n’aurait pas besoin de supplier longtemps. En réalité, il aurait juste à demander.

Cela terrifie d’autant plus Tomas qu’il n’ose pas admettre à quel point il en a envie.

... tu as raison”. Ce sont les premiers mots qu’il parvient à pousser hors de sa gorge et à travers la barrière de ses lèvres. Il lui semble pourtant tellement faible… Il essaie de pousser les suivants avec plus de volonté. “Je n’ai pas envie que tu pleures sur mon épaule parce que je déteste te voir dans un tel état. Mais je le ferais. Bien sûr que je le ferais…

Il faut qu’il se concentre sur ça, il le faut. Il le faut pour repousser son esprit qui s’emballe déjà sur l’autre chose, qui lui propose des solutions aux problèmes soulevés. Louis pourrait lui succéder pour de bon. Il panique encore, mais il serait bon, il le sait. Ils pourraient s’installer à Castelmore, pour de bon cette fois. S’il n’était plus personne à la Cour, il perdrait un paquet d’ennemis. Ils pourraient…

Tomas s’arrête là pour l’instant. Il pose un baiser dans les cheveux noirs de son cambion et le repousse juste assez pour pouvoir le soulever dans ses bras. L’intéressé déteste ça, mais le vampire n’est pas certain qu’il puisse marcher ou même tituber jusqu’au lit. Il retourne s’asseoir à la tête du lit, le dos calé contre le dossier, et Lélio se retrouve sur ses genoux, calé contre son torse. Ses doigts ne quittent pas ses cheveux, il l’invite par ce geste à laisser son nez dans son cou, autant pour apaiser l’un que pour le rassurer lui. Sentir son souffle chaud, même saccadé par les larmes, même alors qu’il est mal, suffit aux yeux du vampire.

Je ne t’obligerais pas à affronter ce vide. Je ne te forcerais pas à être malheureux. Si…” Tomas inspire à fond, il rapproche Lélio, déjà assis sur ses cuisses, comme s’il essayait de le faire rentrer dans son torse vide de tout organe. “Si c’est ce qu’il te faut… continue. Continue pour… pour aussi longtemps que nécessaire. Jusqu’à… jusqu’à ce que ça te fasse moins mal, peut-être? Jusqu’à… ce que tu sois prêt. Ce jour-là… Je serais là. Je serais prêt. A écouter, à sécher tes larmes, à… te prendre dans mes bras si c’est ce dont tu as besoin. Tu as le droit de ressentir toutes ces choses, tu as le droit de regretter son absence à lui et… et son absence à elle, aussi. Tu as le droit, tu peux pleurer, tu peux… tu peux te sentir mal. Et… Et pour ce qui est de l’autre chose…

La dernière syllabe reste en suspens quelques secondes. Les projets pour l’autre chose s’emballent dans sa tête. Une vie qui ne serait qu’à lui, et non guidée par le devoir… A mesure que cette vie rêvée se déroule dans sa tête, Tomas s’aperçoit qu’il n’a jamais vraiment vécu pour lui, pour ses envies. Le devoir était toujours là. Celui du mousquetaire, celui de Marquis, celui envers la royauté. Le devoir. Toujours le devoir.

Je sais que tu ne me crois pas, quand je te dis que je t’aime autant qu’elle, d’un amour qui ne ressemble qu’à toi. Que si… que si je n’ai pas arrêté d’être le Marquis de Batz pour être juste Tomas pour elle, je ne le ferais jamais pour toi… tellement persuadé que tu es que je t’aime moins… Si tu veux savoir la vérité, Lélio… C’est qu’il y a… il y a une infinité de choses que j’aimerais t’offrir. Il y a une infinité de choses que j’aimerais te proposer de vivre avec moi… mais je suis plus terrifié par l’idée que tu puisses les accepter plutôt que tu puisses les refuser…

J’ai fait trop d’erreurs avec elle mon amour. Avec elle, et tant d’autres avant, à ne jamais les placer en priorité. J’ai fait tellement d’erreur, mais pas avec toi, pas avec toi. Toi, tu serais celui de trop. Je t’aime, je t’aime, si tu savais… Je te le montrerais, jusqu’à ce que tu le saches.

Mais ça, il n’ose pas le lui dire.

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To be alive when she is dead is an insult to her.
To wish to die when he is alive is an insult to him.
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MessageSujet: Re: Keep going - Lélio    11.06.18 15:42

Tu as raison Tomas, fuis toi aussi.
Il recommence, retombe dans ses vieux travers. Il me passe n’importe quoi, aussi lâche que moi. Bien sûr mon Lélio, surtout comporte toi comme tu en as envie. Je le savais, il n’a pas envie de m’entendre me lamenter sur le vide laissé par mon aëlhim, sur le fiasco qu’est ma putain d’existence, sur toutes les conneries qui me passent par la tête, toutes mes névroses dont le nombre ne cesse d’augmenter. Ce n’est pas ça qu’il recherche chez moi.
Je le savais.
Mais quand même.
Ça fait mal… D’une certaine manière.

Il me dit que j’ai le droit de me sentir mal, le droit de me réfugier dans ses bras, mais il me laisse quand même m’enfoncer.
Il s’en fou.
C’est pas grave.

Non, je ne te crois pas, Tomas. Je ne te croirai jamais. Mais ça ne m’empêchera pas de rester, pour je ne sais quelle obscure et stupide raison. Je n’arrive pas à imaginer quelles sont ces choses qu’il veut m’offrir, sûrement des broutilles à mes yeux, si importantes pour lui. Incompréhensible, l’enchaînement des phrases. D’un côté, j’ai mes certitudes. Et de l’autre, les siennes.
Je ne sais pas ce que je veux, ce que lui veut.
Ni comment je me retrouve assis sur ce putain de lit.

Hier, j’aurai tué quiconque aurait voulu m’éloigner de Tomas. Aujourd’hui, j’ai envie de fuir par cette porte, de laisser Louis se démerder, de prendre le temps nécessaire à me remettre les idées en place. Je m’hypnotise pour ne rien ressentir, je mets ma vie entre parenthèse pour lui et quand il en prend conscience…
Rien.
Voilà, c’est ça.
Rien.

Je passe ma main dans mes cheveux, m’obstine à regarder le sol.

Pourquoi ? je finis par demander.

Rapport à sa dernière phrase, finalement. Parce que le reste… Le reste est déjà classé dans mon esprit. Les larmes ont déjà séché sur mes joues. L’hypnose fonctionne, l’image de l’aëlhim ne provoque rien, celle d’Alice… Pareil. Ces considérations me passent loin au-dessus, jusqu’à la prochaine faiblesse de mon don.
Alors oui, je me demande ce qu’il voulait dire par là.

Pourquoi t’as peur que je les accepte ? T’as peur de te retrouver coincé avec moi sur le long terme ?

Je crache cette phrase d’une manière plus agressive que je ne le voulais. Mais j’ai mal, j’ai mal. Je me mens à moi-même. J’avais envie de vider mon sac, désespérément, sauf qu’il ne m’y oblige pas et que je ne veux pas le faire de moi-même. J’assume pas, je ne peux pas de toute façon pas lui révéler la totalité de ce qui me hante, mais il n’essaie même pas, englué dans son respect, dans la certitude qu’il agit pour le mieux, dans sa fuite aussi peut-être, pour ce que j’en sais…

Tu m’aimes pas, Tomas. Tu m’aimes pas. C’est l’Ardeur, c’est pas de l’amour. On se dit je t’aime parce qu’on est deux cons, deux gamins qui ont envie d'y croire pour pas assumer, parce qu’on se voile la face, parce qu’on vit un truc intense, supérieur, sublime et horrible, mais c’est pas de l’amour. C’est pas ça, l’amour. Ça ne peut pas l’être. Tu peux pas dire le même verbe à Alice et à moi. Tu peux juste pas.

Mais bon, au fond, j’en sais rien.
J’ai jamais vraiment aimé, moi.

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Keep going - Lélio

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