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 « Oh my dear alcohol » ft. Gaspard

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Lélio dí Ruzzante
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MessageSujet: « Oh my dear alcohol » ft. Gaspard   12.04.18 14:44


(@Gaspard de Sabran & Lélio dí Ruzzante)


En apprenant la nouvelle, j’avoue, je n’en menais pas large.
Je me suis pointé à l’ULCM sans trop savoir ce que j’allais y foutre. Cette histoire de Lys Noir m’est passée un peu au-dessus, depuis l’agression de Tomas et j’ai eu besoin de toute la journée du lendemain pour reconstituer mes forces. Note à moi-même : ne plus s’endormir quand il me manque autant de sang. Le lendemain matin, j’étais incapable de me lever. Alice n’était plus là et Tomas « dormait » pour la journée. J’ai bataillé pendant plus d’une heure jusqu’à sortir du lit et me trainer à poil jusqu’à la porte. Le raffut a attiré Sainte Nora qui s’occupa de moi avec bien trop de gentillesse. Bien trop de compassion. Tout ce que je ne méritais pas.

Manger, boire, enroulé dans un peignoir moelleux. Aller me doucher, trouver des vêtements dans ma chambre et tomber sur ceux d’Augustin. Mes yeux me piquent, mes larmes menacent de couler, mais finalement… Non. Je préfère me gorger de colère.
Plus facile, à défaut de plus sain.

J’ai tourné en rond dans mon appartement, au sens figuré, parce que mes jambes ne me portaient pas. Puis je me suis endormi et à mon réveil, j’ai décidé d’aller bosser. De feindre la normalité. En entrant, tout le monde m’a regardé d’une drôle de manière et je me suis demandé pourquoi. J’ai commencé à paniquer, en pensant qu’on avait retrouvé son cadavre, que Tomas m’avait menti… Puis Lisa m’a appelé dans son bureau pour m’expliquer qu’hier matin, elle avait viré l’aëlhim.

J’ai même pas trouvé les mots.
J’ai rien su lui répondre.
Je suis reparti.

État de choc.
J’en reviens pas.
Je suppose que je devrais m’estimer heureux. Parce qu’il est en vie, parce que Tomas a tenu sa parole, mais qu’il ne pouvait décemment pas laisser passer ça sans que ça ne constitue une porte ouverte à tous ses ennemis. Je suppose que certains témoins ont parlé. Des pommes de sang. Des gardes. Ou même Louis. J’essaie de lui trouver des excuses, de voir le bon côté des choses, mais ça me dévaste, en vrai. L’aëlhim est mon partenaire, mon binôme, ma moitié, et je le perds sur tous les tableaux d’un coup, tout ça parce que je suis trop lâche, trop égoïste, pour faire les bons choix.
Ceux qui préservent les bonnes personnes.

Mes pas me ramènent à Montmartre, en bas de son immeuble. Je veux y monter, mais je n’ose pas. Je n’y arrive pas. J’ai peur de ce qui va arriver, peur de l’affronter, peur que ça dégénère d’une manière encore plus irréversible. Je m’affaisse sur les marches, y reste une éternité, puis je me lève sous le coup d’une impulsion et j’entre à la suite d’une vieille dame dans un autre immeuble, pas loin. Je grimpe une volée d’escaliers, je tambourine à la porte.

Gaspard ouvre avec la tête du gars qu’on a sorti du lit. Et à moitié à poil. Je ne le regarde même pas, j’en peux plus du sexe, de l’intimité, de toutes ces conneries. Je me sens sale, coupable, malheureux, au trente-sixième dessous.

Salut. Je…

Je crois qu’il capte, ça doit être inscrit sur ma tête, parce qu’au bout de ce qui me paraît une éternité, pendant que je cherche mes mots, il s’écarte et me laisser passer.
À moi le Bourre-Pif !



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Parfois, le coeur pardonne, mais pas la tête

Passa la nave mia colma d'oblio ; per aspro mare, a mezza notte il verno, enfra Scilla e Caribdi; et al governo siede il signore, anzi ‘l nimico mio ; A ciascun remo un penser pronto e rio che la tempesta e ‘l fin par ch’abbi a scherno ; la vela rompe un vento umido, eterno di sospir, di speranze e di desio.

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Gaspard de Sabran
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MessageSujet: Re: « Oh my dear alcohol » ft. Gaspard   12.04.18 18:40

Il se passait toujours les choses les plus folles quand Gaspard était de repos. Hier, il était du service de nuit. Il est arrivé pour découvrir que pendant qu’il “dormait”, ou prétendait dormir, comme tout bon alchimiste pas possédé par un aël, il avait découvert le renvoi d’Augustin, en même temps qu’un certain nombre de rumeurs. Toujours avec le même vampire d’impliqué, le marquis. Démêler le faux du vrai, en revanche…

La nouvelle l’avait mise de méchante humeur. Sa présence à l’ULCM commençait à avoir de moins en moins de sens, comme l’unité était peu à peu vidée de sa substance. Heureusement que Gaspard a des contacts et des habitudes qui continuent de rendre sa présence ici intéressante. Parfois, il songeait à faire démissionner l’alchimiste et à utiliser ses talents pour quelque chose d’utile. En plus, ça lui enlèverait du pied l’épine qu’étaient ses collègues. Une belle bande de bras cassés. D’un autre côté, rester lui permettrait de se rapprocher de Lélio, et donc, par extension, du Chambellan. Il n’allait quand même pas passer à côté.

En attendant, il avait suivi les consignes de son hôte. Il s’était assis à son bureau pour rattraper sa paperasse en retard, il avait été sympa, fidèle à lui-même, il était sorti quand on l’avait envoyé sur le terrain. Il était rentré au petit matin et était allé se coucher, non pas par besoin, mais pour faire persister les apparences. Des fois que quelqu’un ne commence à se poser des questions, à remarquer que le voisin flic ne dormait plus autant qu’avant. Et puis avoir l’air chiffonné, de temps en temps, rien qu’en restant allongé dans le noir, suffisait. Pendant ce temps-là, il pouvait réfléchir, torturer Gaspard, ou en tout cas, lui soutirer les informations les plus utiles.

Une volée de coups lui fait ouvrir les yeux. Le problème de l’appartement de l’alchimiste, c’est qu’il est mal isolé. Plus d’une fois, il s’est fait avoir par des coups qui n’étaient pas frappés sur sa porte, mais sur celle du voisin. Là, en revanche, il n’y a pas trop de place pour le questionnement. Là, c’est bien pour lui.

La grande carcasse de Gaspard quitte le lit, tout juste vêtu d’un pantalon de pyjama à l’élastique détendu, qu’il doit sans cesse remonter, et avec un ou deux trous. Sur le chemin, il se frotte les yeux, ébouriffe ses cheveux, tout pour donner l’impression qu’il se réveille tout juste. D’ailleurs, quand il ouvre la porte, il fronce le visage tout entier, comme gêné par le trop-plein de lumière.

... Moustache?

Gaspard lui souffle d’ajouter quelque chose comme “Putaiiiin tu fais chier, je faisais un rêve chaud-làààà”. Enfin, en tout cas, il commence. Ensuite, l’alchimiste remarque la tête de son pote et lui donne plutôt pour consigne de s’écarter pour le laisser entrer.

Tu veux ton Bourre-Pif nature ou dans un Réveil-Matin?” Signe de tête en direction du canapé, pour l’inviter à s’y asseoir, la porte se referme. Elle a été refaite à neuf, depuis cette fois où Milo l’a plus ou moins arraché de ses gonds. L’aël en a profité pour faire poser de la qualité, du blindé, prétextant un voisinage pas si sûr que cela. “T’as faim?

Il traîne des pieds jusqu’à la cuisine, ouverte sur le salon. Ceci dit, il ne s’embête pas à contourner le comptoir, préférant tendre le bras pour appuyer sur le bouton. Pas de café, même si la couleur y ressemble, mais là aussi, un mélange alchimique de sa composition.

Hey, on dit que j’en profite que ça chauffe pour mettre un calbut, un vrai froc, et au moins un t-shirt aussi, t’en penses quoi?

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MessageSujet: Re: « Oh my dear alcohol » ft. Gaspard   13.04.18 10:24


(@Gaspard de Sabran & Lélio dí Ruzzante)


J’m’en cogne, tant que ça bourre, je réponds avec un pâle sourire. Et franchement, non, j’ai pas faim.

Je ne me rappelle pas de mon dernier vrai repas. Nora insiste pour que je mange, souvent, et quand je donne mon sang à Tomas, je ne chicane pas trop. Sauf que je ne lui ai plus rien donné depuis l’attaque d’Augustin et qu’après avoir récupéré physiquement, le contrecoup m’est tombé dessus sans prévenir. Je le regarde mettre en route une sorte de machine qui ne contient pas forcément du café et je me perds dans la contemplation du liquide en train de couler dans la tasse.

J’en pense que c’est une bonne idée, au moins t’avais un pantalon de pyjama cette fois.

J’essaie de me rappeler la dernière fois qu’on a débarqué ici avec Augustin, au petit matin après une soirée arrosée alors que Gaspard terminait un service et venait juste de se coucher. Il nous a ouvert complètement à poil en nous insultant de tous les noms. J’ai vomi dans son évier, puis je ne me rappelle plus trop de la suite, hormis que je me suis endormi à moitié sur sa table basse et que je me suis réveillé avec un mal de crâne et de dos gigantesque.

Un bon vieux temps révolu. L’insouciance du passé. Putain ce qu’il me manque, et être ici, c’est presque pire.

Je laisse Gaspard s’habiller, en me disant que je dois vraiment avoir une sale gueule pour qu’il s’en donne la peine. Je ne bouge pas d’où je suis, je continue de fixer le liquide jusqu’à ce qu’il cesse de couler. Je sursaute quand il revient et qu’il me claque le cul pour me tirer de ma contemplation. J’hésite à lui coller une droite ou du moins à feindre de lui en coller une, mais j’ai même plus envie de protester. Je continue juste de sourire avec ce rictus un peu chelou.

Je repensais… Enfin, non, rien. Je ne sais pas ce qui cloche chez moi. Je devrais me pointer chez Augustin, mais j’y arrive pas. J’en reviens pas qu’elle l’ait viré, j’veux dire…

J’ai juste envie de démissionner. Sans le Lys Noir et l’impératif de disposer d’une bonne couverture pour lutter contre les Républicains, je crois que je n’aurai pas hésité. D’un côté, je sais qu’il s’en tire à bon compte mais d’un autre… L’injustice d’un tel traitement m’apparait clairement.

Tu l’as vu ?

Je prends ma boisson et j’oublie de boire. Je laisse mes yeux trainer dans l’appartement à la recherche d’un indice de présence de l’aëlhim, mais rien ne me saute aux yeux. Peut-être qu’il va tellement mal qu’il se cloisonne dans son appartement au lieu de sortir jouer au petit connard inconséquent, comme d’habitude ? C’est encore pire…



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MessageSujet: Re: « Oh my dear alcohol » ft. Gaspard   13.04.18 19:42

Si Brivael est plutôt du genre à se dire quelque chose qui ressemble à “Allons bon, qu’est-ce qui leur arrive encore comme drame à ces gros nuls indignes de mon temps”, Gaspard est, de son côté, sincèrement inquiet.

Il le connait depuis un moment, le Moustache. Il ne lui a jamais vu ce genre de tête. En fait, quand il débarque chez lui comme ça, c’est plutôt qu’il est bourré, ou en pleine décuite, ou qu’il a envie de se bourrer la tronche. Hors là, il a juste l'air en plein désespoir.

Un Bourre-Pif pour M’sieur la tache alors. Attends, j’arrive. Et arrête de te plaindre, tu veux. Tiens, le v’là mon cul”.

Il s’est à peine retourné qu’il baisse son pantalon jusqu’à dévoiler ses fesses nues, sur lesquelles il donne une grande claque. Brivael trouve le geste idiot, au mieux, il a des envies de meurtres, mais enfin… puisque tous ces crétins fonctionnent ainsi...

La grande carcasse de l’alchimiste s’éloigne, grimpe les marches de l’escalier qui mène à sa chambre en mezzanine deux par deux. Son pantalon de pyjama vole sur le lit, il choppe un caleçon dans un tiroir, un pantalon de jogging propre - en tout cas, il le déduit après un examen olfactif - et un t-shirt, du genre une taille au-dessus de ce qu’il lui faut, qu’il utilise comme pyjama.

Pendant cette tâche somme tout simple, Brivael en profite, il réclame des détails à son hôte, puisqu’il semblerait qu’il va devoir se coltiner la séance de psy. Inutile de préciser que le concept d’amitié, de soutien moral et émotionnel, lui était, lui est, et lui serait à jamais inconnu.

Quand il redescend, peut-être pas habillé, mais au moins décent, le cambion, le dégénéré distique, n’a pas bougé. A contrecoeur, même s’il ne le montre pas, l’aël se fend d’une claque sur les fesses destinée, de ce qu’il en comprend, à la faire revenir sur la terre ferme autant qu’à lui changer les idées en lui proposant une blague familière, éculée - sans mauvais jeu de mots - et qui prouve encore une fois que les gars de l’ULCM ont vraiment des moeurs de dégénérés.

Gaspard, enfin en tout cas son corps, a poursuivi son chemin vers la cuisine pour se servir une tasse de Réveil-Matin. Il en sert une autre, à Lélio, accompagnée d’une très grosse rasade d’une bouteille cuvée Uppercut fraîchement ouverte. Autant dire qu’en réalité, ce mug contient plus de Bourre-Pif (environ deux tiers) qu’autre chose. Il en profite pour mordre dans un croissant tiré d’un sachet ramené au petit matin, avant d’aller se coucher, de la boulangerie du coin et il ramène le tout - heureusement qu’il a des grandes mains - jusqu’au canapé. Il s’y est à peine vautré qu’il installe ses longues jambes sur la table basse.

Pendant ce temps, le dégénéré distique - petite phrase que Gaspard s’obstine à corriger en “Lélio” - marmonne enfin quelque chose d’intelligible. Plus ou moins. Il avale sa bouchée de viennoiserie, s’enfile une rasade de Réveil-Matin, et répond enfin.

Pas depuis qu’il a été viré. J’l’ai vu… Avant-hier? Hier? Attends, j’sais plus. J’ai enchaîné des services, j’ai bossé cette nuit, chuis un peu décalqué… Il a pris une caisse de Bourre-Pif, de l’Uppercut. Et du coup, je suis arrivé à la brigade que le soir, après qu’il se soit fait renvoyé par Lisa, elle était encore d’une sale humeur”.

Il marque une pause. Pour une fois, hôte et sangsue parasite sont sur la même longueur d’ondes. Chacun a envie de presser Lélio de questions, quoique pour des raisons différentes. Brivael veut en savoir le plus possible pour adapter ses objectifs en conséquence, Gaspard s’inquiète pour l’un de ses plus vieux amis. Chacun a envie de savoir le fin mot de l’histoire, de trier le vrai du faux dans ces rumeurs qui n’en finissent plus. Sauf que Gaspard le connait, son Moustache. Pas du genre à s’épancher non plus. Leur amitié ne fonctionne pas vraiment comme ça.

Tu veux en causer ou te changer les idées?

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MessageSujet: Re: « Oh my dear alcohol » ft. Gaspard   19.04.18 14:06


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Je prends la tasse qu’il me tend et je bois une gorgée. Je n’irai pas jusqu’à affirmer que je me sens immédiatement beaucoup mieux, mais disons que ça va un brin moins mal. Encore quelques coups et je flotterai dans un bienheureux état second.
Je le suis jusque dans son salon, m’installe par terre, en appuyant mes coudes sur la table basse. J’oublie de lui piquer un croissant, alors que l’odeur me chatouille les narines. J’ignore mon estomac qui gronde, concentré sur l’impératif de trier mes émotions. J’acquiesce sans répondre quand il m’explique qu’il n’a pas vu Augustin récemment, hormis pour lui filer de quoi se bourrer la gueule. Je me demande s’il est venu avant d’apprendre la nouvelle ou après, et qu’il n’a pas voulu trop en dire à Gaspard. Un mystère pas très important, en soi, mais il a le mérite de m’occuper l’esprit.

Je ne sais pas si je veux en parler. C’est pas mon genre, pas notre genre, clairement. Si ç’avait été Augustin, on baiserait déjà. Enfin, Augustin et Gaspard baiseraient déjà. Augustin et moi, j’en sais rien. Je ne sais plus rien. Je hausse les épaules, je bois encore une gorgée. Je suppose que chercher du réconfort auprès de l’alchimiste n’est pas ma meilleure idée. Que pourrait-il bien faire pour moi ? J’ai besoin de parler à quelqu’un, de mettre de l’ordre dans ma tête, et il ne me comprend pas instinctivement. Alors…

On va dire que les dix prochaines minutes n’auront jamais existé, ok ? Parce que j’ai bien envie de fuir en me changeant les idées, sauf que ça ne règle aucun problème. Que je me sens quand même comme une merde. Et qu’il faut que ça sorte. Augustin a agressé Tomas à cause de moi. Quand j’me suis pointé, j’le savais pas, et quand je l’ai trouvé avec un trou de la taille d’un bras au milieu du ventre, j’ai compris… C’était clair. Et tu sais ce que j’ai fait ? La première chose que j’ai fait ? C’est me couper le poignet pour qu’il me suce le sang. Puis je l’ai supplié de ne pas le tuer. Je grimace et j’avale une troisième gorgée. J’ai déjà presque plus rien dans ma tasse. Puis j’ai passé la soirée avec lui, presque… Normalement. Alors que j’aurai juste dû sortir, quand il m’a promis qu’il n’y avait même pas songé, qu’il ne me ferait jamais ça. J’aurai dû partir, le voir, lui parler, lui en coller une, tu vois le genre ? Sauf que c’est de ma faute et qu’il n’ira pas mieux tant que je continuerai à m’obstiner à fréquenter Tomas, sauf que j’ai pas envie d’arrêter de le voir, et j’ai pas envie d’arrêter de voir Augustin non plus, et j’ai l’impression d’avoir seize ans, d’être une meuf et de ne pas savoir ce que je veux. Sauf que j’peux pas préférer Tomas à Augustin, c’est trop injuste, vu ce qu’il m’a fait… Tu vois mon problème ? Si j’étais foutu de faire ce qu’il faut, Augustin aurait pas perdu son taff, aurait agressé personne et y’aurait pas de problèmes. Sauf que je suis un lâche, un crétin et que y’a plus de Bourre-Pif dans ma tasse.

Constatation amère, surtout pour ce qui concerne la boisson. Alors je me relève et je vais me resservir, comme si j’étais chez moi.

Il est venu te voir, pas vrai ? Quand il partait de l’hôtel, qu’il passait la nuit dehors, il était ici ?

D’un côté, j’ai envie qu’il me réponde oui.
D’un autre…
Je ferme les yeux en attendant que la boisson coule, j’inspire profondément.



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MessageSujet: Re: « Oh my dear alcohol » ft. Gaspard   19.04.18 18:53

S’il y a bien un moment où Gaspard regrette encore plus que d’ordinaire d’être coincé dans son propre corps, c’est bien celui-ci. Pour tout dire, il en a presque oublié sa situation actuelle. En tout cas, il ne songe pas à reprendre le contrôle pour se libérer. Juste à reprendre le contrôle pour aider un ami. Sans trop savoir comment.

Le grand dadais hoche la tête, la bouche trop occupée par une bouchée de croissant à sa mesure - gigantesque - et il écoute car pour le coup, aël et alchimiste sont autant intéressés l’un que l’autre. Et Lélio raconte, preuve s’il en est que même s’il boit, il ne va pas bien. Encore une fois, le cambion et l’alchimiste sont de très bons amis, mais pas des amis “racontons nos malheurs”. Plutôt des amis “on est malheureux, alors buvons et faisons les cons pour oublier”. Même si Gaspard sait écouter et qu’il donne - parfois - des conseils pas trop mauvais.

L’aël, qui s’apprête à faire descendre son croissant à grands coups de gorgées de Réveil-Matin arrête son geste juste après sa troisième phrase. Alors comme ça, les rumeurs sont vraies? Eh bien… peut-être que Kaliel réussira à faire quelque chose de son traître de rejeton.

Bien sûr, cette remarque mesquine n’est traduite par aucun changement d’expression et aucun commentaire. Il écoute religieusement.

Tout au plus cligne-t-il des yeux à la fin de sa tirade conclue par une remarque visant à souligner l’absence de Bourre-Pif. Parce que c’est ce que Gaspard ferait si un ami le tirait du lit pour lui raconter ses malheurs de bon matin. Midi. Après-midi. Peu importe l’heure.

Putain, mec… Je crois qu’il va falloir plus que dix minutes là, mon p’tit moustache”. Et plus de Bourre-Pif, mais ça, l’italien s’en occupe déjà. A défaut de pouvoir répondre immédiatement au reste, il répond d’abord au plus facile, à sa première question. “Ouai, il a passé quelques nuits ici, on s’est claqué le cul, tout ça… tu nous connais quoi. Il avait besoin… D’un peu d’air j’crois. D’être ailleurs que dans l’hôtel d’un richou. Je sais que vous… en froid, ou qu’il t’en veut ou je sais pas trop. Mais en attendant, l’un et l’autre, vous êtes mes potes. En ce qui me concerne, je vous écouterais et je vous conseillerais comme je peux, l’un ou l’autre”.

Le rouquin se lève, parce que le cambion lui tourne le dos, et aussi parce qu’il ne regarde pas trop ce qui se passe devant lui. S’il pouvait éviter un débordement de Réveil-Matin… Alors il arrête la machine et lui recolle sa tasse dans les mains. Il a toujours un croissant à moitié mangé dans une main, mais il passe l’autre bras autour des épaules de l’italien. L’aël n’aurait jamais imaginé le geste de sa propre initiative - toucher un bâtard de Dis! - mais Gaspard insiste. Il prendra donc une dizaine de douches ensuite pour purifier cet hôte. En même temps qu’il espère très fort que dans le cas du bâtard, ça n’aille pas plus loin qu’un bras autour des épaules et éventuellement une claque sur les fesses.

Allez, viens t’asseoir. Et prends un croissant bon dieu, ou tu vas m’tomber dans les pommes. Surtout si tu t’es fait boulotter”. Il fait s’asseoir le cambion sur le canapé, autrement plus confortable que le sol. “Donc j’suppose que comme t’as pas parlé à Augustin, c’est l’marquis qui t’a raconté tout ça. Il t’a dit quoi exactement? Texto “Augustin m’a agressé à cause de toi?” Ca m’parait difficile à croire. L’est pas comme ça l’Gustin. Et si j’peux me permettre… Ca t’ennuierait de me remettre un peu à niveau? Genre… j’comprends pourquoi tu veux pas lâcher l’plumeau… mais le dentier? Ok, l’est pas dégueu si on aime le style Louis XIV mais t’es pas si superficiel j’crois”.

Inutile de préciser que Gaspard est le spécialiste des surnoms plus idiots les uns que les autres.

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