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 « Don't tell me to calm down » ft. Alice

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Augustin de Roisnier
Aëlhim ☼ Staff

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✠ Je suis : Un ancien inspecteur de l'ULCM ♦ Un renégat en fuite ♦ Le fils de Kaliel ♦ Un chasseur d'Héloïse
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MessageSujet: « Don't tell me to calm down » ft. Alice   12.04.18 12:04



(@Alice Delaunay & Augustin de Roisnier)


Je ne sais pas trop ce que j’imaginais, en me pointant au boulot comme une fleur, deux jours après ma tentative de meurtre envers le Marquis.
J’avais disparu des radars, le temps d’analyser un peu la situation et de trouver un moyen d’approcher Lélio sans que ça ne paraisse trop suspect. Je me suis dit qu’au milieu d’une foule, d’une foule d’agents qui n’aiment pas le Marquis, en prime, ça passerait crème. Sauf que… Non. Je l’ai compris à la seconde où j’ai essuyé les regards. Certains agacés, certains compatissants, mais personne ne me dit rien. Lisa sort de son bureau et je ne l’avais jamais vue aussi furieuse.

TU PEUX ME DIRE CE QUE TU FOUS ICI ?! me hurle-t-elle au visage.
Bah… Bosser ? Je sais que j’ai pas appelé pour ma garde d’hier mais…
BOSSER ? BOSSER ?! Tu crois qu’on accueille les traitres et les régicides, ici ?!

Je ne réponds rien. Je crois que, pendant un instant, elle voit sur mon visage à quel point ses quelques mots me blessèrent profondément. Elle n’avait jamais été aussi extrême que certains d’entre nous, mais quand même. Puis il n’était pas mort, le Marquis, jusqu’à preuve du contraire.

Je souris. Un sourire froid.

T’es en train de me dire que je suis viré, c’est ça ?
Ouais ! Et tu devrais t’estimer heureux de garder ta tête !

Tu parles.
Je garde ce sourire de façade plaqué sur mon visage en tournant les talons pour sortir des bureaux de l’ULCM. Dans l’escalier, je décroche ma plaque et la laisse tomber sur les marches, avec mon arme de service, sans m’arrêter. Je n’en reviens pas que cet enfoiré me fasse virer, puis je me rappelle mes menaces et je me dis qu’il a probablement décidé de la retourner contre moi. De me prendre tout ce qui compte pour moi, de m’isoler, jusqu’à ce que je me tire une balle de désespoir. J’ai encore plus envie de le tuer, mais ça implique de passer devant deux casernes de mousquetaire et même si nous sommes tôt dans la matinée, je ne vais pas tenter le diable. Ces abrutis sont tellement fidèles à leur maître qu’ils m’arracheraient la tête.
Comment devenir ennemi de la nation en moins de cinq minutes.

Comme j’ignore quoi faire et que je n’ai vraiment pas envie de parler à qui que ce soit, je rentre chez moi à pied. Je n’ai même pas cherché après Lélio, je suppose qu’il dort dans les bras de sa nouvelle moitié. Il n’a pas essayé de m’appeler, j’ai compris le message.
J’ai envie de retourner au Concilium, de voir Héloïse, mais j’en ai marre de ressembler à une loque chaque fois qu’on se croise. Alors je m’enferme dans mon appartement, déniche une caisse pleine de Bourre-Pif racheté à Gaspard quelques jours plus tôt, comme si je le sentais venir. Je la déplace jusqu’à mon canapé et m’affale dedans. Mes fesses pressent le bouton de la télécommande, mais je ne regarde même pas le programme. L’œil dans le vague, je bois.

Je sens confusément que quelque chose coule de mes yeux. Je choisis de l’ignorer.

Puis j’entends frapper à la porte, mais je ne réponds pas, même quand la personne s’obstine. Je sursaute au moment où la poignée s’abaisse, me rend compte que j’ai oublié de fermer à clé derrière moi.

Je m’attendais à tout sauf à voir Alice. Surtout en matinée, sans vampire pour la protéger.

T’as entendu que j’t’invitais à entrer ?! je lui crie dessus en agitant dangereusement ma quatrième bouteille de Bourre-Pif. Dégage de chez moi, putain de gamine, tu te prends pour qui ?!

Pour la marquée du Chambellan de France, en l’occurrence, qui rentre où bon lui semble, je suppose. Elle n’a aucun instant de survie, c’est déplorable.



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Alice Delaunay
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MessageSujet: Re: « Don't tell me to calm down » ft. Alice   12.04.18 13:34

Après avoir fondu en sanglots sur Tomas, suite à ce fameux entraînement qui a mal tourné, j’ai dormi beaucoup trop longtemps. Au moins vingt-quatre heures d’affilée, tout ça pour se réveiller avec le corps endolori, vagues réminiscences d’une souffrance bien plus réelle. Mais le pire, ce n’était pas tant l’état de mes muscles, le fait qu’après autant de temps de sommeil, je me sentais toujours épuisée.
Le pire, ce sont les mots d’Augustin, ceux de Tomas, qui tournaient encore et encore dans ma tête.
Des vérités plus blessantes que tous les morceaux de bois du monde, des mensonges balayés implacablement, des erreurs et des regrets remis au goût du jour.
Ah, j’ai fait bonne figure. Devant Louis, qui n’a pas été dupe malgré mes sourires et ma patience habituelle, trop familier de ma façon de dissimuler aux autres ce qui me blesse, après des mois à être responsable de ma sécurité. Devant Tomas, qui même s’il se doutait de quelque chose, a fait semblant de rien, puisque tout était dit, non ?
Moi et le reste du monde.

Je ne sais pas ce qu’il m’a pris.
Je ne sais pas comment je me suis retrouvée devant la porte d’Augustin, à frapper du bout des doigts, à prier pour qu’il réponde, à prier pour qu’il soit absent, à prier pour savoir quoi dire, quoi faire.
L’aëlhim n’est pas le bienvenu chez nous, pour l’instant. Ça se comprend, non ? Avoir essayer de tuer le Chambellan, premier pair du Royaume ? C’était stupide.
Bizarrement, ça ne m’a pas surpris. Je me demande juste pourquoi il ne m’a pas achevé, lorsqu’il m’a trouvée évanouie contre la porte. C’était l’occasion rêvée de clore cette histoire stupide.

Pas de réponse.
J’hésite. Je passe à deux doigts de faire demi-tour. Et puis je baisse la poignée et rentre, après avoir refermé derrière moi. Est-ce qu’il tourne la clé dans sa serrure, parfois, ou bien est-il trop arrogant même pour ça ?
Je sursaute parce qu’il se met à hurler.
Parce qu’il a pleuré, qu’il pleure, et que ça me paraît tellement… Improbable que je me sens plus misérable que jamais. Et pourtant, ça ne m’empêche pas de réduire la distance entre nous à néant et de frapper son poignet du tranchant de la main tout en lui arrachant la bouteille.
Je renifle le goulot, fronce les sourcils, et disparaît dans sa cuisine avec pour la balancer dans l’évier. Je n’en reviens pas que ça ait marché, tiens.

Ça sert à rien de crier, je ne suis pas sourde, je dis calmement – un calme que je suis loin de ressentir.

Je suis furieuse, je suis perdue.

C’est pas toi qui m’appelle princesse toutes les trente secondes ? Bah voilà, bravo, une princesse, ça rentre où ça le souhaite et quand ça le souhaite.

J’ai envie de le frapper, en sachant pertinemment que ça ne mène à rien de bon. Confusément, je sais que je ne suis pas dans mon état normal, que je déconne complètement. Sauf qu’il arrive un moment où mon esprit ne peut plus gérer le fait de vivre avec le poids de nos péchés, à tous, sur le dos.
Parce que c’est ça, non, qu’il se passe ? Je ne sais pas comment gérer cette culpabilité… Donc je finis chez celui qui me l’a remise en mémoire. A lui décocher une droite sans me soucier de demander en cela la force de Tomas. Il dort, Louis dort, et lorsqu’ils se réveilleront, ce sera trop tard pour intervenir pour la pauvre victime d’un pédophile, la dangereuse tentatrice qui a foutu Lélio sur le chemin d’un monstre.
Trop tard.

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MessageSujet: Re: « Don't tell me to calm down » ft. Alice   12.04.18 13:55



(@Alice Delaunay & Augustin de Roisnier)


J’hallucine.
Complètement.
Non seulement la gamine pénètre chez moi sans invitation mais en prime, elle m’arrache des mains ma bouteille pour la vider dans l’évier. Non mais elle a conscience de la valeur artisanale du produit ? Du temps qu’a pris Gaspard pour me le préparer ? La bouche entrouverte de stupeur, mon état d’ébriété m’empêche de réagir. Je bloque mon pouvoir histoire d’en profiter au maximum. J’ai envie d’être malade, de vomir, de me rouler par terre jusqu’à oublier. Le pire, là-dedans ? Elle revient en se donnant du princesse et en déclarant qu’elle entre où bon lui semble.
Pour ensuite me coller une droite.

Objectivement, je m’en suis pris tellement ces derniers temps qu’avec sa force de moucheron arthritique, je ne cille même pas. Je me contente de la gratifier d’un regard mauvais et de lui attraper le poignet au vol quand elle essaie de recommencer. Je la retourne sur la table basse en bois, une main sur son sternum, l’autre qui tient toujours son bras.

Qu’est-ce que tu viens foutre ici, hein ? Ajouter « agression caractérisée » en plus de « tentative de meurtre » sur mon CV ? Maintenant que l'ULCM m'a viré, je suppose que je vais pouvoir postuler chez les guildes d'assassin hein, ou retourner au Concilium, après tout, pour ce que ça change ! Qu’est-ce que tu veux de plus, hein ? Qu’est-ce que vous voulez de plus ? C’est un moyen pour que Lélio ne m’adresse plus jamais la parole ?! Y’a pas besoin de te donner tant de mal ! Ou alors, une façon d’avoir une bonne raison de m’achever sans passer par la case « exécution » ? Franchement, ton Marquis n’a pas de couille, mais soit, je suppose que c’est de bonne guerre, hein ? J’veux détruire sa vie, il détruit la mienne, tu pourras aller lui dire qu’il a gagné ! Et si tu croises Lélio, dis-lui d’aller se faire foutre ! J’veux plus jamais voir aucun de vous trois, dégage Alice, DÉGAGE !

Je la relève avec un manque effarant de douceur et je la pousse vers la porte. Qu’est-ce qu’elle cherche ? Que je la tue ? J’en crève d’envie, ou pire, j’ai envie de lui faire ce que son Marquis a infligé à Lélio, pour voir s’il pardonne et s’il me laisserait en vie pour m’en vanter. Je pense à Kaliel pour me contrôler. J’aurai dû arracher son utérus quand j’en avais l’occasion, l’étouffer avec, la regarder crever, et prétendre que j’avais rien avoir là-dedans. Tout mettre sur le dos de ma génitrice, et hop, tout le monde est content. Mais non, il avait fallu que je gère ma crise, que ma foutue compassion me pousse à l’aider, à ma manière. Je la déteste tellement… C’est de sa faute, tout ça.

Rageusement, j’essuie mes joues, parce que je viens de me rendre compte que je pleure en voyant une larme tomber sur ma nouvelle moquette. Et ça me met encore plus en colère, j’ai pas envie qu’elle me voit aussi faible, aussi détruit. Je suis certain qu’elle adore cette image.



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MessageSujet: Re: « Don't tell me to calm down » ft. Alice   12.04.18 14:33

Evidemment, l’aëlhim attrape mon poignet, évidemment, qu’il me maîtrise, même saoul comme il l’est. Plaquée contre la table basse, je l’écoute m’engueuler avec le cœur à l’envers, le souffle court. Je tremble, mais ce n’est même pas de la peur. Je suis au delà de la peur.
Quand il essaye de me chasser, que je manque de tomber tant il me repousse fort, c’est juste pour me retourner vers lui. Même pas mal, et ça suffit, maintenant, de se cacher derrière sa déprime, son alcool, derrière ses certitudes de connard arrogant.

J’en ai rien à foutre de ton CV de merde, j’en ai rien à foutre de ce que tu feras comme métier maintenant que t’as réussi à te faire virer parce que t’as pas été capable de garder ton calme et de maîtriser tes nerfs, je m’en tamponne. Tu m’entends, je m’en tamponne.

Je hurle autant que lui, complètement irrationnelle. Le fait qu’il pleure, ça contribue juste à me donner envie de faire pareil. Augustin n’a jamais réveillé la douceur et la tendresse chez moi. Je ne sais pas pourquoi, mais c’est avec lui que ressortent ma témérité, mon impatience, ce brin de folie qui me permet de supporter ce qu’est mon existence aujourd’hui.
Quelque chose de bancal.
Quelque chose que j’aime à la folie, précisément.

C’est peut-être ma faute si Lélio n’est plus seulement à toi, c’est ma faute et celle de mon vampire pédophile… Mais la seule raison pour laquelle tu n’as même plus une partie de lui, c’est parce que t’es trop con pour lui dire à quel point il compte pour toi, parce que tu préfères ne pas partager.

Je ne sais pas quand je me suis rapprochée, jusqu’à être juste sous son nez.

Si tu nous détestes autant, pourquoi tu ne m’as pas tuée, hein ? Pourquoi tu n’as pas profité des milliards d’occasions que je t’ai laissée, pour te débarrasser une fois pour toute de la petite pute qui t’a volé ta moitié ?

Ah.
Voilà donc les larmes.
Même remontée, je ne peux pas m’empêcher de jouer les pleureuses.

J’aurais préféré ça, j’aurais préféré que tu m’éventres une bonne fois pour toute plutôt que d’entendre ce que tu penses vraiment de moi, de nous. Maintenant que t’as bien fini le travail, t’as au moins intérêt à sortir ta tête de ton alcool dégueulasse et arranger les choses avec ton précieux Lélio. Ça rime à quoi, de… De dire tout ça, de manquer de tuer Tomas, si c’est pour prendre tes jambes à ton coup après, hein ?

Je ne réfléchis pas quand je lui envoie mon pied dans les parties et mon poing dans l’abdomen – on frappe ce qui est à portée.

Pour finir paranoïaque et complètement déchiré dans ton salon. Tu crois vraiment que Tomas s’abaisserait à m’envoyer ici ? Tu crois que… Tu comprends rien à rien. Mon Marquis, tu le connais pas, tu me connais pas, alors ta gueule. Comme si t’étais parfait. T’es complètement malade, et tu sais quoi ? Y’a plus de courage dans mon petit doigt que dans toute ta foutue carcasse et sous tes grands airs.

Je me rends bien compte que je suis injuste, mais ça ne m’empêche pas de parler sans réfléchir. Il y a trop de choses que j’ai besoin d’extérioriser… Et je sais ce que je fais, maintenant. Il y a des trucs qui font trop mal. Des moments que l’on n’arrive pas à appréhender.
Et voilà comment je me retrouve à hurler sur une bombe à retardement. Qu’est ce que ça change, s’il me tue ?
Me mettre dans cette situation, c’est ma façon d’exprimer la détresse que je ressens. Plutôt que de blâmer les deux hommes qui partagent ma vie, me blesser moi-même. Plutôt que d’accuser Tomas, de le mettre face à ses crimes.

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MessageSujet: Re: « Don't tell me to calm down » ft. Alice   12.04.18 14:57



(@Alice Delaunay & Augustin de Roisnier)


Elle est sérieuse ?
Ouais, elle est foutrement sérieuse.
Putain.

Partager ? PARTAGER ?! Mais tu te prends pour qui, à débarquer chez moi sans que je t’y invite pour me balancer à la gueule que j’avais qu’à accepter de PARTAGER ?! J’en aurai rien eu à foutre, qu’il baise avec vous deux, ça m’a jamais rien fait avec les autres. Et rien à carrer non plus qu’il soit amoureux de toi, du vampire, ça me dérange pas ! Mais ça le détruit, ça le démolit et il ne le voit même pas. Il est complètement malade, y’a que moi à qui ça pose un problème que LÉLIO SE CASE AVEC LE MEC QUI L’A VIOLÉ ?! T’AS DE LA MERDE DANS LES YEUX OU QUOI ?!

J’ai envie de la secouer, de lui arracher la tête, de l’éventrer, de la foutre à la porte avant de faire tout ça. Je m’en cogne, qu’elle essaie de me culpabiliser avec ses petites piques pour que je comprenne qu’elle a tout entendu. Honnêtement ? Tant mieux. Si elle reste sur ça, c’est que ça a fonctionné, que ça lui a collé la gifle que je ne peux pas me permettre de lui mettre.

Parce que, au fond de moi, y’a encore un peu de décence, même si personne n’y croit. Alice est une femme, je ne lève pas la main sur les femmes sauf si elles essaient de me tuer. Pire : Alice est une gamine, même pas une femme. Une gamine paumée, exploitée, manipulée, c’est une victime. J’arrive pas à éprouver de la compassion pour elle, pas celle que je devrais, mais il me reste suffisamment de bon sens pour ne pas juste la tabasser et ce même si elle me donne des coups. Je les sens à peine, de toute façon, grâce à l’effet anesthésiant du Bourre-Pif. Merci Gaspard !

T’as envie de me prendre pour un connard ? Très bien ! Mais moi, j’bute pas des gamines, j’viole pas des gens et je pardonne pas n’importe quoi à n’importe qui. Ça fait presque trois jours que j’ai attaqué Tomas, que je l’ai presque tué, et tu crois que Lélio est venu voir comment j’allais ? Tu crois qu’il a compris, qu’il a pris mon parti ? NON ! Je parie qu’il l’a soigné, qu’il lui a donné son sang et son cul pour l’aider à aller mieux, puis que vous avez dormi tous ensemble comme le beau petit couple BANCAL que vous êtes ! J’en ai marre de perdre mon temps avec ce fils de pute de cambion d’ingrat ! J’en ai marre de rattraper sa merde, de le sauver contre son gré ! J’aurai dû le laisser CREVER ! J’aurai dû laisser ma mère L’ACHEVER ! J’aurai dû avoir les couilles de le laisser partir LIBRE !

Je la bouscule, pour aller chercher une autre bouteille dans la caisse. J’ai besoin d’occuper mes mains, mon esprit, parce que je tremble et que je m’apprête à casser quelque chose en deux. N’importe quoi. Et ça ne doit pas être elle.

T’es qui pour me juger, hein ? J’avais encore ta mouille sur la queue quand j’explosais la gueule de ton cher petit vampire, alors viens pas m’expliquer la vie, trainée ! Tu crois qu’en écartant les cuisses devant tout le monde, tu vas régler tes problèmes ? Tu vas te construire une jolie petite illusion de bonheur ? Non, je le connais pas, ton Marquis ! Par contre, quand il est venu me provoquer, t’as entendu ce qu’il m’a balancé ou t’étais trop occupée à te voiler la face ? Non, évidemment que non, Saint Tomas père de la patrie, on peut tout lui passer, tout, à monsieur le Chambellan ! Foutu monde de merde ! Monarchie égalitaire mes couilles oui ! Allez, dégage, dégage de chez moi ou je te jure que je ne réponds plus de rien, t’as pas envie de me voir péter un câble.

Je le sens, sous la surface. Ce que Kaliel a eu tant de mal à renfermer.
Je dois me contrôler.
Je le dois.
J’avale la moitié de la bouteille d’un coup.
Ça va forcément aider.



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MessageSujet: Re: « Don't tell me to calm down » ft. Alice   12.04.18 15:23

Encore un sursaut, quand il me répond enfin. Je tremble, j’ai envie qu’il fasse ce que je lui ai dit, et en même temps, je recommence à avoir peur. A retrouver un peu de sens commun.
Pour répondre, il répond. Je sens les larmes dévaler mes joues, mais je ne bouge pas, je sais que mon visage n’exprime rien, plus rien.
Ça, ça n’a aucun sens.
Je ne sais pas être inexpressive. Même quand, j’ai mal, soit ça se voit, soit je le cache derrière un immense sourire plus faux que faux. Mais là… je l’écoute répéter encore ces choses que je ne devrais pas accepter.
Mettre le doigt sur tout ce qui va de travers dans ma vie.
Et puis, au moment où je comprends que Augustin s’en veut à lui aussi, d’avoir pris la décision de garder Lélio en vie coûte que coûte, en le condamnant au passage… A ce moment précis, quand je commence à reprendre pied, un peu perdue, il m’achève.
Il ne me frappe pas, c’est bien pire. Il m’assassine. A coups de mots un peu trop crus, de vérités trop sévères, parce que c’est la vérité, de bout en bout.

Y a pas qu’à toi à qui ça pose un problème.

Juste une phrase. Je le regarde, hébétée, je cherche la colère et la détresse qui m’ont menées jusqu’à sa porte, et il n’y a plus rien.
Rien du tout.

L’insulte pas. L’insulte pas lui, ce n’est pas sa faute, il n’y peut rien, ça n’est pas… Sa faute.

Je ne supporte plus de voir son visage. Je me retrouve à fixer le mur sur le côté. Silence, qui s’étire entre nous. Je cherche des mots qui ne viennent pas, des accusations qui restent vides de sens.

Je ne peux pas ne pas lui pardonner. J’ai besoin de lui comme tu as besoin de Lélio. Peu importe ce qu’il fera, je ne peux pas… Je suis…

Mes joues me brûlent. Et ça n’a aucun sens. Il y a deux minutes je le frappais en lui gueulant dessus, et maintenant… ça ?

Je ne peux pas vivre avec tout ça. Je ne peux plus, je n’en peux plus, mais je ne peux pas vivre sans lui. Sans eux. Ça me tue, d’une façon ou d’une autre. Ça excuse rien, ça excuse pas le fait que je sois une… Une… Une traînée, ça n’excuse pas le fait que je me voile la face, ça excuse rien et je sais plus quoi faire et je m’en veux tellement.

Un pas en arrière. Un à la fois Alice. Casse toi d’ici, c’était une mauvaise idée dès le début. Barre toi, et ne regarde pas derrière toi. Avec un peu de chance, tu te prendras une bagnole dans la rue, assez fort pour te sonner vingt-quatre heures de plus. Heureusement que Tomas est comme mort. Je ne veux pas lui permettre de voir ça. Et je sais que j’aurais déjà repris le contrôle quand il ouvrira les yeux.

Je suis qui ? Je suis une pute. Une gamine inconsciente. Je suis du côté des bourreaux, dans l’histoire, alors pourquoi tu refuses de me frapper ? Frappe-moi, punis-moi, je t’en supplie, j’ai… Ça ne peut pas n’avoir aucune conséquence. Je ne peux pas avancer sans le moindre problème alors que j’accepte ça. Ce n’est pas juste.

Là. On y est. La vérité.

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MessageSujet: Re: « Don't tell me to calm down » ft. Alice   12.04.18 15:58



(@Alice Delaunay & Augustin de Roisnier)


Y’a pas qu’à moi que ça pose un problème ?
Et bah, elle a une drôle de façon de le montrer !
Ce qu’elle me dit ne me calme pas. La regarder ne me calme pas. Au contraire, j’ai envie de démolir chaque meuble de mon appartement flambant neuf parce qu’elle continue à tout ramener à elle. D’un côté, je comprends son point de vue, elle est trop faible pour avancer toute seule. Et d’un autre, ça me rend fou, parce que ça signifie qu’elle restera comme ça toute sa foutue existence. À accepter tout et n’importe quoi. Alors que, franchement, si elle avait condamné son Marquis au lieu de sourire et de dire amen à toutes ces saloperies, j’aurai rien eu contre elle.
Vraiment rien.

Elle aurait pu appartenir à nos vies, j’aurai pu commencer à l’apprécier. Mais là… Non.

Je balance une bouteille à moitié vide, qui explose pas loin de sa tête. Je déteste gâcher du bon alcool, mais objectivement, je suis bien imbibé et j’ai envie de taper dans quelque chose.

Non, c’est pas juste. Tu sais ce qui ne l’est pas, aussi ? Que tu débarques chez moi, dans l’appart’ que ton mec a démoli la dernière fois qu’il y est passé, dans l’appart où Lélio et moi, on a saigné, et que tu pleurniches en me suppliant de te frapper. Que tu me demandes de foutre un peu plus ma vie en l’air juste pour que tu te sentes mieux pendant quelques secondes, quelques minutes, et encore. T’es là, avec tes grands yeux de biche, à t’apitoyer sur ton sort. Tu sais quoi, Alice ? Je ne te crois pas une seconde. Si tu t’en veux vraiment, prends tes couilles même si t’en as pas et pose les sur la table. Ose te casser, ose le quitter, ose FAIRE QUELQUE CHOSE putain ! Tu te complais juste dans le rôle de la victime, t’as aucune volonté, tu me dégoûtes.

Elle se trouve trop loin pour que mon crachat la touche, mais il est là, au sol, prouve de tout ce qu’elle m’inspire. Limite, je me sens sale de l’avoir baisée. Comme si elle risquait de me contaminer.

Au lieu de ça, au lieu d’agir comme une vraie femme adulte, tu préfères venir pleurer chez moi, en espérant que quoi ? Que je te viole sur ma table basse pour équilibrer la balance ? Que je te frappe assez fort pour te tuer et emporter ton Marquis avec toi ? T’as envie que je foute un peu plus ma vie en l’air… Pour toi ? Tu t’écoutes parler, ma pauvre ? T’as pas l’impression que toi et ton putain de vampire, vous en avez déjà suffisamment fait comme ça ? Tu ne crois pas que j’ai mérité qu’on me foute la paix ?

J’ai cessé de crier. Le découragement suinte à chacune de mes phrases.
J’ai conscience que mes mots vont totalement à l’opposé du plan d’Aequitas mais je ne parviens pas à me contrôler. Ma génitrice voulait que je reste dans leur entourage immédiat et au lieu de ça, je repousse la seule personne, la seule faiblesse, par qui c’est encore possible.

Au fond, je m’en fous. Elle trouvera bien un moyen d’arriver à ses fins. Je doute de rester pour regarder. J’ai envie de partir, de disparaître loin. Si je suis encore ici, c’est parce que je veux voir Lélio une dernière fois et peut-être essayer d’embarquer Héloïse. Je ne sais pas pourquoi la nonne prend soudain une place dans l’équation. Peut-être parce que c’est la seule à ne pas essayer de m’utiliser ou de me manipuler ?

J’ai essayé de faire avec vous deux, mais j’y arrive pas. J’ai envie de gerber quand ton Marquis me baise et ce qui me fait bander avec toi, c’est l’idée que ça le dégoûte probablement de passer après, que ça l’énerve de partager, mais qu’il ne peut rien me faire. Je mens un peu, c'est en partie vrai seulement, mais j'ai envie qu'elle continue de pleurer, qu'elle se sente aussi sale et malheureuse que moi. J’ai essayé pour Lélio, mais j’y arrive plus. Le petit jeu de la normalité est terminé. Assumez les conséquences de vos actes, jouez au petit couple parfait et heureux, j’espère que ça vous bouffera de l’intérieur. J’espère qu’un jour, ça te désespèrera assez pour que tu te tues. Mais j’en doute, t’es déjà trop lâche pour admettre que t’as été marquée par un monstre qui te ment depuis le premier jour, alors j’ai plus trop d’espoir te concernant.

Je me laisse retomber dans le canapé.
Le pire ?
Je ne me sens même pas mieux.



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MessageSujet: Re: « Don't tell me to calm down » ft. Alice   12.04.18 16:34

Je ne bouge pas quand la bouteille me frôle et explose contre le mur, quand un peu de l’alcool qui y restait éclabousse mon dos. Je ne bouge pas, je l’écoute parler. Je l’écoute me dire ce qu’il faudrait que je fasse, ce que je ne ferais pas. Pas aujourd’hui, pas demain, probablement jamais.
Je ne bouge pas plus lorsqu’il crache. Ça fait mal, évidemment, d’entendre que je le dégoûte. En même temps, je m’attendais à quoi ? Qu’il comprenne, alors qu’il fait partie des victimes de celui que je protège ?

Tu as raison.

Rien d’autre. Je ne sais pas quoi dire, lui est étalé sur son canapé, je me dis qu’il faudrait sans doute que je prenne la porte sauf que je tremble tellement et j’ai les yeux si emplis de larmes que je me demande comment est-ce que je vais réussir à trouver la poignée.
C’est toujours agréable, de se rendre compte que même avant que l’orage éclate, le calme n’était qu’une vaste blague. Que quelque part, Augustin m’a utilisé pour blesser le Marquis, sans qu’il ne soit en tort, d’ailleurs.
Je ne lui reprocherais jamais. Je ne peux pas le lui reprocher, même si je me sens tout à coup… Bafouée, dans mon intimité. Ça m’apprendra à jouer les traînées, j’imagine.
Je me retourne, ramasse un des bris de verre pour le contempler, perplexe. Ce serait ça, la solution ? Tout à coup, je comprends mieux Tomas, tandis que mes doigts se resserrent sur les bords tranchants. Réflexe conditionné, placer mon autre main en dessous pour que le sang ne goûte pas.
De toute façon, ça commence déjà à se refermer peu à peu.
Profonde inspiration. Histoire de réussir à parler sans m’écrouler encore. Il ne mérite pas ça.

Je ne pensais pas ce que j’ai dit. Je sais que tu t’en moques, mais tu n’as rien d’un connard. Merci d’avoir donné d’un peu de ton temps pour m’entraîner. J’espère…

Expirer, lentement, inspirer de nouveau.

J’espère vraiment que tu réussiras à reprendre pied malgré nos crimes, à nous tous.

Je sors sans avoir trouvé le courage de le regarder une fois de plus. Même si ces mots sont vrais. Parce que je suis capable de me rendre compte que c’est le seul qui ne se voile pas la face, au fond. Donc de me rendre compte à quel point il est injuste que ce soit le plus malheureux de nous tous.

Je pars au hasard. J’ai réussi, pour une fois, à m’éclipser vraiment seule, en profitant du changement d’équipe à l’aube. J’imagine qu’on doit me chercher. Je n’ai pas envie du tout d’être retrouvée. Je dois impérativement reprendre le contrôle avant même de penser à rentrer.
C’est pour ça que j’atterris cachée au fin fond du parc Monceau, je suppose, sans me souvenir comment je suis arrivée là. Il est encore assez tôt, j’ai bien croisé quelques personnes, dont certaines qui semblaient me reconnaître, mais c’est tout. Ils n’ont pas osé demander ce qui se passait. De toute façon, je n’aurais eu aucune réponse à leur apporter.
Assise dans l’herbe, le dos appuyé contre un tronc d’arbre, je tourne et retourne le morceau de verre que j’ai emmené avec moi entre mes mains. Le pose contre mon poignet. Le souffle court, j’ai tellement, tellement envie de céder.
Puis je me souviens à quel point j’ai haï Tomas d’y avoir non seulement songé, mais aussi d’avoir tenté le coup. Les arêtes se logent de nouveau dans mes paumes jointes, la douleur éclate, salvatrice, mais ça s’arrête là.
Je les aime trop pour les quitter.
Je les aime trop pour risquer de les détruire.

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MessageSujet: Re: « Don't tell me to calm down » ft. Alice   13.04.18 9:59


(@Alice Delaunay & Lélio dí Ruzzante)


Ça me fait une belle jambe, qu’elle me dise que j’ai raison. Pour ce que j’y gagne… Pour ce que ça change… J’en ai marre. Marre d’elle, marre de son Marquis, marre de cette situation qui vient bousculer quinze ans de vie « paisible ». Notre notion du paisible, du moins. C’est presque pire, qu’elle aille dans mon sens, parce que ça prouve qu’elle se rend compte de ses erreurs, de ses énormités, et qu’elle ne compte rien y changer du tout.
J’ai envie de l’étouffer quand elle me balance sa banalité. Reprendre pied ?

Dégage, je crache.

Cette fois, je ferme la porte à clé derrière elle. Je ne veux plus qu’on me dérange, je ne veux plus voir personne. C’est terminé.
Terminé.


Et pendant ce temps…

Comment ça, Mademoiselle Alice a disparu ?! je gueule sur le pauvre sorcier qui n’en mène pas large. Mais quelle bande d’incapable, pas fichus de garder un œil sur une gamine de vingt ans !

À sa décharge, la gamine en question est du genre rusée et on la sous-estime bien trop facilement avec sa carrure frêle et son visage d’ange. Je m’excite sur celui qui a eu les couilles (ou l’intelligence) de venir me réveiller en espérant probablement la trouver dans mon lit. Raté, mais je me dépêche de m’habiller pour participer aux recherches.

Parce que j’imagine bien l’état dans lequel elle se trouve. L’agression de Tomas date d’un peu plus de deux jours, ou trois, et je l’ai trouvée étrangement calme. Ses sourires ne me convainquaient pas, mais je ne voulais rien dire parce que, objectivement… Moi aussi, je me sens déglingué. Défoncé de l’intérieur. Et je ne sais pas comment aller voir Augustin. Comment lui parler. Comment régler cette situation sans issue. Cette agression m’oblige à revoir en profondeur tous les pas en avant réalisés dernièrement, repenser ma relation avec Tomas, ma place dans ce couple déjà formé. L’aëlhim m’oblige à réfléchir et je le déteste pour ça.
Pourtant, il me manque.

Vous avez appelé sa copine ? La blonde, la démoniste, je demande au sorcier.

Il tire une drôle de tête.

— Mademoiselle d’Harcourt ? Euh… non. Mais… Euh…
Ouais, ça va, file moi son numéro. T’es vraiment pas courageux, pour un garde du corps.

Il proteste en commençant à évoquer l’histoire du nom prestigieux des d’Harcourt –et blablabla- mais je ne l’écoute déjà plus. Je le fixe jusqu’à ce qu’il comprenne que je veux juste son numéro et je l’appelle depuis mon nouveau téléphone. Le six ou septième depuis le début de l’année, je m’améliore.

Salut, c’est Lélio, le… je bute sur le mot.
L’inspecteur canon d’Alice, oui. Je suis un peu occupée…Un problème avec la rune ?

L’inspecteur canon ? D’accord…

Non, elle fonctionne très bien, merci d’ailleurs. Non, disons qu’il s’est passé quelque chose ici qui a perturbé Alice et sa garde de jour l’a encore perdue. Je voulais juste vérifier que, par hasard, elle n’était pas chez vous.

Silence au bout du fil, puis la blonde recommence à parler, d’un ton beaucoup moins léger.

Il a encore essayé de se suicider ?
Euh… Quoi ?
J’arrive, le temps du chemin. Alice n’est pas au Manoir, je doute qu’elle y arrive par ses propres moyens, mais je sais comment la retrouver.

Elle me raccroche au nez et je reste là comme un con, debout au milieu de l’escalier. Qu’est-ce qu’elle voulait dire par « il a encore essayé de se suicider » ? Mal à l’aise, je ressens le besoin d’aller voir Tomas, même s’il dort pour la journée. De toute manière, je ne peux pas faire grand-chose de plus, j’ignore où Alice a bien pu se rendre. J’espère juste que personne ne l’a enlevée.
Je pénètre dans la pénombre de la chambre et m’assois sur le bord du lit. Nora a nettoyé l’endroit, il ne sent plus la charogne, le renfermé, ne porte plus aucune trace de sang ni de sexe. Je caresse ses cheveux, l’œil vague.
Je sais exactement ce que signifie la phrase de la d’Harcourt. Et ça ne me met même pas en colère.
Je me sens juste… Encore plus perdu.

Je viendrais te chercher à Dis, tu sais ça ? Essaies seulement de crever, espèce de con. Tu fais chier putain.

Pourquoi j’embrasse son front ? Aucune idée. Mais la sonnette de la porte d’entrée retentit et je me lève pour aller à la rencontre de Lyséa d’Harcourt. Mon regard se pose sur son familier, j’ai une intense envie de le toucher mais je me retiens pour me concentrer sur la démoniste.

Ne lui dites pas que j’ai fait ça, prévint-elle. Mais quand j’ai su qu’elle était une cible active, j’ai posé sur elle une marque, un sort léger glissé dans sa rune de protection contre l’Ardeur, qui me permet de la localiser. Regardez.

Elle me montre une carte de Parys ouverte entre ses mains manucurées et un petit point brillant au parc Monceau. Parfait. Je grimpe dans sa voiture et nous filons jusque là en grillant toutes les priorités possibles, sans parler des feux. Heureusement, la blonde conduit bien et dérape devant l’entrée du parc, la carte toujours ouverte devant elle.

J’aperçois Alice recroquevillée contre un tronc d’arbre et une personne la prendre discrètement en photo. Je me jette sur ce connard, lui arrache son téléphone des mains et l’écrase sous ma botte. Il s’apprête à protester mais j’ai ma gueule des mauvais jours, celle avec mes yeux noirs et quand je lui suggère de passer son chemin en oubliant ce qu’il a vu, il obtempère immédiatement. Lyséa s’agenouille à côté d’Alice et m’appelle.

Vous n’auriez pas un mouchoir ? me demande-t-elle. Elle saigne.

Je me rapproche et remarque le morceau de verre dans sa main, les lacérations sur son avant bras qui se referment déjà. Je ne parviens pas à définir ce que m’inspire précisément cette scène. Hormis de la culpabilité, forcément, parce que c’est de ma faute, tout ça.

Alice, hey. Alice ? Je vais te porter jusqu’à la voiture, et après je vais t’engueuler, t’entends ? Putain de merde qu’est-ce qui t’as…

Mise dans cet état ?
Ah, comme si je ne le savais pas.
C’est de ma faute, tout ça.



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MessageSujet: Re: « Don't tell me to calm down » ft. Alice   13.04.18 15:33

J’ai les yeux fermés quand quelqu’un s’approche de moi. La panique est passée, ma respiration est d’un calme absolu. Je savoure la sensation de douleur qui pulse au creux de mes paumes comme si c’était la plus belle chose au monde. La voix de Lyséa qui raisonne un peu étrangement dans mes oreilles est la seule raison pour laquelle je me force à reprendre pied.
Revenir dans la réalité, aussi morne, cruelle et insupportable soit-elle.
Ça, et la surprise de me rendre compte que mon amie s’adresse à Lélio.

Ce n’est pas grave, je murmure, en récupérant le mouchoir pour tamponner mes yeux puis mes mains et leur montrer que, là aussi, les blessures que je me suis infligée sont presque totalement cicatrisées.

Le cambion a l’air inquiet. Assez étrangement, ça me donne envie de rire. Oh, engueule moi, mon Lélio, tu ne seras jamais que le second aujourd’hui, et j’imagine que tes cris seront plus doux à mes oreilles que les siens.
Je ne me rends pas compte que j’ai effectivement ri. Enfin, jusqu’à ce que je surprenne le regard que ces deux-là échangent. J’avais encore ta mouille sur la queue quand j’explosais la gueule de ton cher petit vampire, alors viens pas m’expliquer la vie, trainée ! Tu crois qu’en écartant les cuisses devant tout le monde, tu vas régler tes problèmes ? Tu vas te construire une jolie petite illusion de bonheur ?
Je l’observe, le cambion, je me demande si c’est vrai, tout ça. Je me demande pourquoi, de toutes les horreurs qu’il m’a dites, ce sont celles-ci qui s’imposent à mon esprit. Je me demande pourquoi je redresse le nez pour le fixer, lui et cette mine qui me susurre qu’il se sent coupable, droit dans les yeux, en silence.

Tu ne devrais pas t’en soucier. Tu n’aurais pas dû venir.

Calme, beaucoup trop calme, je le sais. J’ai envie de hurler pour le faire fuir, de dire toutes ces choses que je tais. Sauf que je serais incapable de blesser quelqu’un sciemment et encore moins Lélio, ou Lyséa.

Vous n’auriez pas dû venir.

J’enveloppe mon bout de verre dans le mouchoir ensanglanté pour le glisser dans ma poche de manteau. C’est qu’il pourrait servir plus tard. Quelque chose d’aussi mal aiguisé suscite plus de douleur qu’un couteau bien affuté. Je n’aurais jamais cru que me mutiler puisse me paraître aussi attirant.
Je voulais arranger les choses, en allant chez Augustin. Au lieu de quoi, j’ai laissé la faiblesse qui est la mienne parler. Et voilà comment on se retrouve là, toujours au même point, ou presque. J’ai envie de fermer les yeux et de ne plus les rouvrir, d’attendre une éternité ou deux pour revenir parmi les vivants.
Je ne sais pas pourquoi j’ai l’air surprise quand je sens les larmes recommencer à dégringoler le long de mes joues.

Je suis tellement désolée.

Je ne sais plus qui des deux est la cible de ces excuses. Probablement les deux, eux qui ont fait les frais de mes innombrables manquements.

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MessageSujet: Re: « Don't tell me to calm down » ft. Alice   13.04.18 18:53


(@Alice Delaunay & Lélio dí Ruzzante)


Pas grave ? Tu parles. Peut-être pas sur un plan physique, mais se mutiler n’est jamais le signe d’une bonne santé mentale. Je n’imagine pas Alice comme ces adolescentes extrêmes qui se donnent un genre. Pour qu’elle en arrive là, c’est forcément un appel à l’aide.
Mais pour quelle raison ? Pourquoi si tard après l’attaque de Tomas ?
Elle commence à rire. Je ne laisse rien paraître, je connais assez bien la signification de ce genre de son nerveux. Elle craque complètement, peut-être que la tentative de meurtre venant d’Augustin, c’était la goutte de trop et qu’elle réagit à retardement ?
La voir me soulage et me remplit de colère, tout autant. Fuir comme ça, à l’aube, c’était stupide. Quand elle glisse le bout de verre dans sa poche, je l’agrippe sans hésiter et plonge la main pour lui arracher le bout de verre.

Même pas en rêve.

La d’Harcourt me lance un regard réprobateur mais ne dit rien. Je jette cette chose dans une poubelle proche, sans la lâcher, puis je la prends dans mes bras. Je la soulève comme une enfant, comme une princesse, alors qu’elle s’excuse.

Tu peux bien l’être. Qu’est-ce qui t’a pris, de fuir comme ça à l’aube ? T’as conscience du danger que tu fais courir à tout le monde ? À tes gardiens, à Tomas, à nous ? Aequitas pourrait surgir de n’importe où, qu’est-ce qui t’es passée par la tête hein ? Tu crois pas ?
Fiche lui la paix, ça n’aide pas ce que tu dis, siffle la blonde d’un air mauvais.
Parce que c’est lui rendre service, de tout lui passer avec un sourire et un bisou sur le front ?!

Visiblement non, dans le cas contraire elle éviterait de faire n’importe quoi. J’ai été le premier à la pousser à s’émanciper, à faire ce qu’elle désirait, mais pas n’importe comment. À ce train-là, on la retrouvera morte dans une ruelle et la simple image me file des angoisses terribles.

Autour de nous, de plus en plus de gens ralentissent pour nous regarder. Ou plutôt, regarder Alice, dans les bras d’un autre homme. J’ignore si la d’Harcourt est célèbre à visage découvert mais je constate que son familier utilise les ombres pour mettre hors d’usage les téléphones qui se pointent sur nous.

ULCM, le premier qui prend une photo finira à la Bastille, c’est clair ? je crache, agressif.

J’accélère le pas pour me glisser à l’arrière de la voiture de la blonde, qui nous y rejoint. Son chauffeur démarre, j’allonge Alice sur la large banquette et je vérifie les marques sur ses poignets, déjà quasiment disparues. Elle a la tête sur les cuisses de l’héritière.

Tu m’expliques ce que t’es sortie faire, maintenant ? Et pas de mensonge.

Je sais, c’est mal, mais j’instille juste assez de pouvoir dans ma question pour qu’elle soit forcée d’y répondre. Je pense que la d’Harcourt a compris mon manège, vu comme elle pince les lèvres d’un air désapprobateur.



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MessageSujet: Re: « Don't tell me to calm down » ft. Alice   14.04.18 10:19

Evidemment que Lélio m’interrompt. Je ne me débats même pas, je le laisse récupérer l’éclat de verre et le jeter sans un mot. De toute façon, des trucs coupants, il y en a plein la maison. Si ça lui fait plaisir d’imaginer que ça suffira la prochaine fois que je me sentirais… Comme ça.
J’espère que ça vous bouffera de l’intérieur.
Arrête d’espérer, Augustin, c’est déjà fait.

Même les réprimandes qu’il me fait me passent loin au-dessus de la tête. Je réponds machinalement à chacune de ces questions, à voix basse. Je ne sais pas. Oui, oui. Je ne sais pas.
L’impression d’être un poids mort, le regard des passants – et leurs expressions variées – rien n’est suffisant pour signaler à Lélio que je ne suis pas si mal, que j’aurais pu marcher à ses côtés plutôt que d’être emmenée de la sorte.
Au fond, je ne suis même pas certaine de tenir sur mes pieds, alors.
La façon dont il tente de me protéger me tire un sourire, qui plus est. J’imagine, plus fatigué qu’habituellement, mais enfin. Le cambion se glisse à l’arrière de la voiture, m’installe avec la tête sur les genoux de Lyséa. Je ne sais pas quoi faire de mes mains lorsqu’il les relâche, après avoir examiné ma peau.
Il n’y a plus qu’un peu de sang coagulé pour prouver ce que j’ai fait.

Je commencerais presque à fermer les yeux quand il pose cette question à laquelle je ne sais même pas si je veux répondre ou non. Sauf que de toute façon, il ne me laisse pas le choix. Maintenant que je sais qu’elle existe, je la sens, la compulsion, l’obligation de cracher la solution à ce qu’il voit comme un problème.
Le sourire qui s’affiche sur mon visage est plus amer que réjoui.
C’est logique, non ? Pourquoi demander son avis à une gamine, une traîtresse, une complice, à une foutue pute ? Je ne suis rien, juste une enfant irrécupérable sans le moindre courage. Piétiner ma volonté me fait plus mal que de raison.
C’est stupide, je le sais.
Mais ça fait mal.

Parler à Augustin.

Silence. Il a posé une question, j’ai répondu. J’hésite avant de compléter, parce que je me sens coupable pour ça aussi.

J’y allais pour arranger les choses, au début. Mais ça ne s’est pas passé comme prévu.

Et je suis désolée, désolée d’être un poids pour toi également.
Pour un peu, je reconsidèrerais ma décision de continuer malgré tout, de m’accrocher envers et contre tout. Sauf que je veux croire que j’ai assez de courage pour supporter ça, que je peux être un soutien pour les hommes que j’aime.
Demain.
Quand j’aurais réussi à retrouver ce que je suis et qu’un aëlhim trop clairvoyant a parfaitement cerné.

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MessageSujet: Re: « Don't tell me to calm down » ft. Alice   19.04.18 14:21


(@Alice Delaunay & Lélio dí Ruzzante)


Parler à Augustin.
Une gifle aurait été moins douloureux.
Un coup de pied dans les couilles.
Ou mieux, m’éventrer.

Je la palperai bien pour m’assurer qu’elle n’a rien mais une partie de moi sait que l’aëlhim ne l’a pas touchée. Pas physiquement. Pas après Tomas. Sans compter que ça ne lui ressemble pas et que j’ai envie de croire qu’il n’a pas totalement déraillé. Par contre, je le connais et je sais à quel point ses mots peuvent être cruels, douloureux, j’ai suffisamment essuyé ses reproches ces derniers temps.

J’essaie d’imaginer ce qu’il a pu dire à Alice, pour la mettre dans cet état. Pour qu’elle fuit et éprouve le besoin de se mutiler. J’ai envie de savoir ? Probablement pas.

T’es complètement tarée, putain ! j’explose finalement. T’es allée le voir toute seule, sans garde ! Et s’il t’avait fait du mal, hein ?! Et s’il t’avait fait la même chose qu’à Tomas ?! Tu crois que c’est un jeu ?!

Je gueule, pour ne pas juste m’effondrer. Lyséa d’Harcourt me fixe, toujours sans un mot. Je ne la connais pas suffisamment pour savoir si son mutisme est habituel ou non, mais elle me donne l’impression du contraire. Son regard mauvais me dérange, la colère que je sens émaner d’elle, tout autant. La tentation de m’en nourrir devient de plus en plus forte, résister, de plus en plus dur.

Stop.

Bataille de regard. Je serre la mâchoire, laisse tomber pour le moment. Je détourne le regard, elle caresse les cheveux d’Alice. Furieux, je regarde par la vitre et remarque que nous sommes déjà à destination. La Rue du Bac, super. Au moins, tout le monde pourra arrêter de chercher. Quand la voiture se gare devant la grille, j’aperçois des gardes du corps chercher à voir par-delà les vitres teintées. Puis je sors, je porte encore Alice, et le soulagement de tous est palpable quand ils remarquent qu’elle est bien vivante.

Merci du coup de main.
Mais de rien, le Marquis recevra ma facture. Par contre, je n’ai pas l’intention de m’en aller.

Super, une dispute sur le pas de la porte, voilà ce qu’il manquait à cette journée.

Et pourquoi ? Elle n’est pas en sécurité avec moi ?

Le ricanement moqueur sort à la fois de la bouche du narakhe et de celle de la démoniste.

Déjà, non, elle ne l’est pas. Mais surtout, ma meilleure amie va mal et tu préfères visiblement lui hurler dessus plutôt que de la soutenir.
J’ai aucun compte à te rendre. Si personne ne lui hurle dessus, elle continuera à enchaîner les conneries et la prochaine fois, on la retrouvera morte sur un trottoir ou au fond d’une ruelle. Elle a rien trouvé de mieux à faire que d’aller confronter le gars qui a presque tué son vampire il y a moins de quarante-huit heures, t’as l’impression que c’est un comportement intelligent ? Qu’on doit encourager ?
Ce quelqu’un étant, je suppose, l’aëlhim à qui t’es lié. Oh, oui, quelle bonne idée de laisser Alice avec le type responsable de tout ça ! Y’en a pas un pour rattraper l’autre !

Je n’ai jamais autant voulu étrangler quelqu’un depuis… Au moins une semaine. Si elle n’avait pas été une femme, elle s’en serait déjà pris une.



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Alice Delaunay
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MessageSujet: Re: « Don't tell me to calm down » ft. Alice   Hier à 21:02

Je n’arrive pas à réagir lorsque Lélio m’engueule. Même si je suis soulagée quand Lyséa l’interrompt. Je lui jette un regard reconnaissant et referme les yeux, apaisée par son contact. Il faut bien que quelqu’un reste calme, dans cette histoire.
En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, nous nous retrouvons rue du Bac. Je m’apprête à me lever quand Lélio m’attire de nouveau dans ses bras et sort de la voiture comme ça, suivi par la blonde. Ceux de mes gardes du corps qui ne sont pas en train de me chercher dans Parys ont l’air unanimement soulagés. Même pas un regard mauvais. Pourtant je le mériterais.
Le cambion et la démoniste continue à se chamailler comme si je n’étais pas là. J’hésite franchement à me dégager et à filer

Ça suffit, je soupire. Lélio, Lyséa a le droit de rester, et en plus de ça, j’ai besoin d’avoir quelqu’un qui ne me regarde pas comme si j’étais la dernière des connes. Lys… J’ai toute confiance en Lélio pour me garder en sécurité, et il va falloir t’y faire.

Je referme brièvement les yeux. Inspire lentement avant de soulever mes paupières une fois de plus.

On peut rentrer ?

Lélio obtempère, même s’il n’a pas l’air spécialement heureux de le faire, et la porte se referme derrière nous. La chose a des allures de condamnation, vu l’ambiance qui règne.

Je me foutais qu’il me fasse du mal, je dis tout à coup, les yeux fixés au plafond. C’est le problème, non ? J’en avais envie. J’en avais besoin. C’est tout ce que je mérite. Comme si Augustin allait faire ça…

Impulsif mais pas monstrueux. Tout ce qu’il a jamais promis de me faire, ce n’était que cela. Promesses vaines et mensonges partagés. Je regarde Lélio, presque père qui s’ignore, et j’ai la gorge serrée. Il ne mérite pas ça. Ils ne méritaient pas ça, ni l’un ni l’autre.
Et j’ai tout gâché en débarquant dans sa vie.
Sauf que c’est lui, non, qui s’y est imposé ? C’était prémédité. Le cambion voulait la marquée, et par Dis, il l’a eue. Elle et tous les malédictions qui venaient avec. Un fardeau qu’il ne devinait sans doute pas en pensant au Marquis et à sa gamine.
Est-ce que je le dégoûtais aussi, au début ? Est-ce que toutes ces choses qu’il a dites, c’était des mensonges ?
Je détourne les yeux pour observer plutôt Lyséa. Même si elle aussi représente son poids de regrets.

Tu as raison, tu sais ? Je suis complètement tarée. Mais c’est grâce à ça que je suis toujours là. Quelqu’un d’un peu moins fou aurait pris ses jambes à son cou.

Je ricane, amère. Mon éclat de verre me manque.

Je peux marcher. Je peux descendre ?

Interrogation formulée d’une voix douce. Il n’y a plus la moindre once de colère en moi. Je suis juste lessivée.

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« Don't tell me to calm down » ft. Alice
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