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 Parfum d'éther ft. Taïsiya Varga

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Dario dí Valentino
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MessageSujet: Parfum d'éther ft. Taïsiya Varga   27.02.18 0:52


(@Taïsiya Varga & Dario dí Valentino )

La pièce est gigantesque, couverte de draperies, et sous les lourds tissus, des boiseries sombres. Le soleil perce difficilement, en de rares rayons qui tombent comme une douche de lumière dans la quelle la poussière se disperse comme de la poussière de fée. Le plafond est couvert de lambris aux couleurs délicatement sombre, le sol, couvert également de tapis persan. Nul ne songe à regarder ces dits tapis, mais si quelqu’un le ferait il découvrirait de nombreux de trous de boulettes et des tâches sombres, il y en a d’autres en dessous des tapis.
Bien sûr que des gens sont morts ici, c’est la demeure d’un narakhe. Mais pour sa défense, il dirait que personne n’a fait ici ce pourquoi il était venu. Il attire ceux qui veulent mourir, ceux qui veulent brûler dans les flammes de l’enfer, il ne fait qu’exaucer leurs désirs, qu’attiser la flamme de la corruption dans leur cœur, et comme un gourou impétueux, il dirige tout cela dans de grandes messes noires qu’il orchestre telle une diva. Ce qu’il est, soyons honnêtes.
Une diva qui commande de gigantesque portait de lui-même pour orner ses propres murs de sa demeure digne d’un palace qui pourrait accueillir tous les sans abris de Parys. Il y vit seul, évidemment. Ces murs accueillent beaucoup d’âmes mais aucune ne reste, du moins, leur chair palpitante ne reste guère longtemps. Leurs âmes, il les emporte avec lui s’il le peut. Et bien souvent, il y parvient. Peut-être obtiendrait-il celui de la peintre.
Celle-ci est derrière sa toile, là où elle doit être, exécutant sa commande, ses ordres. Lui est devant, posant à moitié nu, vêtu d’un pantalon de cuir noir et d’un peignoir de soie noir couvert dans le dos d’un gigantesque dragon chinois, des runes magiques peintes sur sa peau à l’encre de chine, une pipe à opium coincé entre ses doigts fins, et lui dans une pose digne de la créature androgyne emblématique du film Rock horror picture show, un film dont il est fan d’ailleurs et qui passe en boucle dans sa salle de cinéma privée située juste à côté d’ailleurs.
Cambré, il jette un regard par dessus son épaule à la peintre tout occupée à sa toile qui n’a pas l’air de le regarder depuis un petit moment. Il peut garder la pause naturellement, longtemps, il est un narakhe, il n’a besoin ni de dormir, ni de respirer, mais n’empêche, qu’il s’ennuit vite. Plus vite qu’un mortel ordinaire. Certainement plus vite qu’un vampire. Il attrape sa pipe et en aspire une longue bouffée qu’il recrache en direction de la peintre.
« Que se passes-t-il entre nous… tu ne me regardes plus… » plaisante-t-il mimant le vieux couple gisant dans l’ennuis et le manque de débauche, ceci dit, ce n’est guère loin de la vérité. L’air boudeur, il détourne le regard, explorant les tâches d’ombre autour de lui, mourant d’envie de s’y naper, de s’en délecter. Finalement, il hausse les épaules. « Si tu ne me regardes plus, cela ne peut vouloir dire qu’une chose ma jolie. »
Brisant l’image délectable qu’il avait suscité pour elle, il quitte la pose pour s’avancer vers elle d’un pas chaloupé digne d’une panthère dans sa jungle. Cela non plus, n’était guère loin de la vérité. « Ma douce, ton chef d’œuvre serait-il achevé ? » susure-t-il d’une voix chantante qui bizarrement sonne comme le tranchant d’une lame, un couperet tombant pour fendre un crâne en deux.
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Taïsiya Varga
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MessageSujet: Re: Parfum d'éther ft. Taïsiya Varga   27.02.18 8:59


Half of seeming clever is keeping your mouth shut at the right times. (c) crédits citation : Patrick Rothfuss, deuxième icon : SIAL.
(@Dario dí Valentino & Taïsiya)

Son propre manque de clairvoyance était aberrant. En ce moment elle enchaînait les erreurs de jugement, quand le reste du temps elle se débrouillait plutôt bien pour cerner les gens. Autant que faire se peut, elle n'émettait pas d'opinion arrêtée sur la race autant qu'elle était prête à trouver du bon en chacun. La seule personne avec qui elle ne l'avait pas fait, c'était Arthur. Elle s'était dit que ce serait plus simple de l'espionner si elle ne découvrait pas qu'il pouvait être quelqu'un de bien. Moins de culpabilité occasionnée. Le fait est que ses mauvais côtés étaient suffisamment conséquents pour qu'elle n'ait pas eu à se forcer. On connaissait tous le résultat. Une catastrophe monumentale.

Son client actuel était une autre paire de manches. Sans mauvais jeu de mot, sûrement pas la plus simple à enfiler. Taïsiya avait eu la bonne idée de penser qu'avec une inclination aussi prononcée pour l'art, ce comte italien devait être un homme de goût. Une personne cultivée qu'il serait intéressant de découvrir afin de donner à la toile commandée cette impression personnelle qu'elle glissait toujours. Une petite attention qui n'était pas nécessairement appréciée de chacun, mais que voulez-vous, les gens peuvent se montrer si susceptibles.

Pour ce qui était de la culture et de l'érudition, elle ne s'était pas trompée. Pour ce qui était de ses réels centres d'intérêts, c'était autre chose. Peu ou prou, ces derniers tournaient autour de lui, lui et encore lui. C'était navrant d'égocentrisme. Au moins ne s'en cachait-il guère. Camouflage rudimentaire qui était aussi valable pour ses relents d'odeur de sang séché plus ou moins anciens que son odorat de louve captait dans l'atmosphère.

Les choses auraient été beaucoup plus simples si elle avait pu miser sur le détachement, ou fermer son canal empathique. Elle était peut-être une bonne pâte de nature, mais comme tout le monde, la peintre avait ses limites. Malheureusement il lui était difficile de se laisser aller à l'indifférence quand elle devait faire le portrait de quelqu'un. Elle ne peignait pas uniquement ce qu'elle voyait, mais ce qu'elle ressentait en présence de ses modèles, refusant de rendre la moindre toile impersonnelle. Il y avait fort peu de chances que l'italien goûte cette initiative. Il serait donc à caser dans lesdits clients susceptibles. Ce qui, pour être honnête, ne l'empêcherait pas de dormir. Malgré tout, elle jugeait cela fort dommage. Il était plutôt bel homme, avec une personnalité originale marquée et assumée. Il pourrait être un modèle idéal, si son narcissisme étouffant ne venait pas gâcher sa beauté. Intérieure comme extérieure.

Bien heureusement, il y avait ce moment béni où le plaisir de peindre surpassait les autres considérations. C'était aussi pour ça qu'elle avait accepté de venir honorer sa commande aujourd'hui. Elle avait grandement besoin de se changer les idées, d'oblitérer les derniers événements de sa mémoire quelques heures durant, et si s'abandonner dans la peinture ne l'y aidait pas, rien ne le pourrait.

- Hm... ?

Elle relève le nez de sa toile, coupant cours à sa pause statuaire, la main droite suspendue dans le vide. Elle a fini depuis un moment à vrai dire, oubliant presque la présence de son modèle. Seulement il y a cette éternelle question. Etait-elle satisfaite du rendu ? Seule certitude, l'italien ne le sera pas. Est-ce que ça lui poserait un cas de conscience ? Certainement pas. Le portrait était moins flatteur que révélateur. Les traits fins avaient cédé leur place. Abandonnant leur grâce, ils s'étaient fait plus lourds. Pli mauvais au coin des lèvres et ossature inclinée, voutant de peu la silhouette. Les insinuations demeureraient légères, presque inexistantes pour le regard qui ne s'attarde pas. La peinture restait une affaire de détails et de symboles.

- Je pense pouvoir dire que oui.

Elle pourrait goûter son humour désinvolte et léger, même avec ce ton trop sirupeux. Il y avait quelque chose dans sa façon de se mouvoir, de dévorer l'invisible des yeux qui mettait sa louve à l'affût.


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MessageSujet: Re: Parfum d'éther ft. Taïsiya Varga   11.03.18 21:16


(@Taïsiya Varga & Dario dí Valentino )

Le narakhe mit l’hésitation de la louve sur le compte d’une concentration sur l’œuvre. Un artiste pouvait estimer son œuvre imparfaite et vouloir la parfaire, certains ne savaient même pas achever une œuvre. Sans doute était-ce trop douloureux pour eux. Cesare avait été l’amant et le mécène de nombreux artistes, dont Leonardo Di Caprio. Il comprenait parfaitement les impératifs d’un artiste. Et à ses yeux, l’art avait un pouvoir surprenant sur les hommes, méritant qu’on lui consacre son argent et son temps. Ainsi avait-il décoré de nombreux tableaux les murs de son appartement privé. Cependant, son côté mégalo le contraignait à se faire faire un portait de lui-même à chaque époque picturale. C’était un bon moyen d’obtenir un panorama de l’art tout en contenant son besoin impérieux d’être partout.

Un psychanalyste aurait beaucoup à dire sur l’égocentrisme du narakhe mais c’était justement cet amour imbu de lui-même qui l’avait amené jusqu’au cercle de l’envie, même si, il y avait de la luxure en lui, de la colère en lui, et même, parfois, de la gourmandise, rien n’égalait son besoin de dominer, de plaire, de briller, d’exceller dans tous les domaines, de prouver à ceux qui ne croyaient en lui qu’il était meilleur qu’eux, meilleur que tout ce qu’ils auraient pu imaginer. La faute en revenait à son mortel de père, le pape Alexandre Borgia. Mais qu’importait, s’il n’avait changé depuis tout ce temps, il ne risquait pas de changer maintenant. Un narakhe était figé, d’autant plus, qu’à Dis, le temps s’écoulait bien différemment qu’ici.

S’abrogeant d’une demande d’autorisation, le prince démon contourna la toile et l’artiste afin de venir admirer l’œuvre, ou plutôt, de la juger. Car il avait toujours un doute quand il s’agissait d’une commande. Autrefois, la plupart des artistes ne réalisaient que des commandes, mais aujourd’hui, c’était bien différent. L’art moderne le prouvait, les commandes n’étaient plus une obligation pour vivre de son art. Un portait commandité devait même être plutôt rare de nos jours. La photographie avait prit le pas sur la peinture. Mais pour Dario c’était deux choses tout à fait différente ! Et il ne pensait pas, même après voir vu Blow up d’Antonioni que la photographie pouvait créer une telle intimité que la peinture avec son modèle. Une sensualité, une sexualité, oui, mais l’intimité nécessaire à percer les secrets d’une âme damnée…

Le narakhe se figea devant la toile. A première vue, on y voyait un portait bien exécuté, dont émanait une impression de voir un démon. En se penchant, il vit littéralement poindre des détails comme un pli des lèvres, un air orgueilleux, une posture inspirant celle d’un rapace fondant sur sa proie, et il y avait quelque chose autour de lui, comme si elle avait cherché à peindre son aura néfaste. Ainsi la louve n’avait pas exécuté une œuvre réaliste ni plastique, mais ésotérique.

Il sourit.

Réaction sans doute surprenante, beaucoup à sa place auraient déchirés la toile. Mais en réalité, il appréciait la provocation, il appréciait aussi le fait qu’elle est peint son âme ou ce qu’elle en percevait, et il était plutôt étonné qu’elle ai vu plutôt juste. Car il était certes égocentré mais pas aveugle ni idiot. Il savait ce qu’il était, comment il était, il l’assumait en revanche, jusqu’au bout de ses ongles.

« Intéressant. » murmura-t-il. « J’ignorais que tu étais aussi clairvoyante. »

Son regard s’attarda sur l’artiste. Etait-ce vraiment de la provocation ou s’était-elle laissée emportée ? Lui arrivait-il toujours de peindre ce qu’elle ressentait plutôt que ce qu’elle voyait à moins qu’elle soit réellement clairvoyante. Savait-elle ce qu’il était ? D’où il venait ? Percevait-elle le parfum distique l’entourant ?

« Bien évidemment, cette toile n’ornera jamais mes murs… » commença-t-il réfléchissant à s’il exigeait qu’elle baisse ses prix ou pas. Ce serait mesquin, mais après tout, il était un narakhe…
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MessageSujet: Re: Parfum d'éther ft. Taïsiya Varga   20.03.18 17:27


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Un sourire. Elle aurait pu s'y attendre. C'était là une réaction habituelle, allant de paire avec l'admiration d'un portrait de soi-même plutôt bien exécuté. Habituelle et prévisible venant de personnes si imbues d'elles-mêmes qu'elles n'y voyaient que ce qu'elles voulaient à défaut de voir ce qui était vraiment. Rien de surprenant là-dedans. Elles s'étaient tellement habituées à contempler ce même reflet dans le miroir chaque jour.
Ce sourire là était d'un autre acabit. De ce qu'on n'aimerait pas apercevoir au détour d'une ruelle sombre. Un sourire qui hérisse les poils sur la nuque, laissant présager le pire bien plus que le meilleur.

- Je peins toujours ce que je ressens. Je n'irais pas dire pour autant que j'ai la science infuse dans ce domaine. Il est certain que je me suis déjà fourvoyée. Même si ça n'a pas l'air d'être le cas pour vous.

Tout dépendait une fois de plus de ce qu'il voyait dans la toile. Elle avait le pressentiment qu'il le faisait avec une extrême clarté, ce qui rendait ce sourire plus ambivalent encore.

- Cette toile ne m'appartient plus désormais.

Le pressentiment se confirme.
En substance, c'était vrai. Dans le fond... c'était une autre histoire. Elle ne pouvait pas deviner à l'avance ce qu'il adviendrait de ses toiles. Il y avait de ceux comme Arthur - non il n'y avait personne d'autre comme Arthur - pour qui elles revêtaient un caractère cathartique. Cela ne la surprenait pas vraiment. La peinture avait le même effet sur elle, au sens propre comme figuré. Exutoire à ses propres tourments comme à ceux qu'elle aspirait chez les autres. Finalité de son don. Mais cela l'étonnait. Modestie oblige, elle avait du mal à imaginer que l'effet puisse être similaire pour d'autres qu'elle. C'était une émotion presque maternelle, de réaliser que l'on pouvait émouvoir à un tel niveau.

Il y avait ceux que cela laissait indifférent. Qui passeraient devant ses peintures sans plus d'un regard. C'était un fait, on ne pouvait pas toucher tout le monde.
On terminait par les insatisfaits, comme l'italien, qui relègueraient ses toiles dans un coin poussiéreux au mieux, pour ne plus jamais y jeter un œil. C'était là un châtiment qu'elle jugeait immérité. Mais au moins lui semblait-il que le message était passé. Elle devait lui reconnaître qu'il avait le coup d'œil. Même un paon a de jolies plumes.

- Vous êtes libres d'en faire ce qu'il vous plait.

Taïsiya n'aurait pas su donner une autre réponse que celle-ci. Qu'importe qui lui faisait face. Rien en elle n'avait été conçu pour plier, pour courber l'échine. Son talent moins que le reste. Le fait qu'il avait l'air de s'attendre à une autre réponse, lui apportait une petite satisfaction supplémentaire. Elle avait senti une retenue sur la fin de sa phrase. Une ouverture. Enoncée d'une voix légèrement plus basse que le reste. Comme une perche qu'elle aurait dû s'empresser de saisir.
Malheureusement pour lui, les seuls lièvres derrière lesquels elle s'empressait de courir, étaient de vrais lièvres. En chair et en fourrure. S'il désirait quelque chose, il ne tenait qu'à lui de se faire moins sibyllin.



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MessageSujet: Re: Parfum d'éther ft. Taïsiya Varga   08.04.18 17:29


(@Taïsiya Varga & Dario dí Valentino )

L’artiste lui répondit platement ne peindre que ce qu’elle ressent. Ainsi c’était son sixième sens qui avait parlé et non un quelconque don de clairvoyance. A dire vrai, il ne s’était jamais pleinement penché sur le sujet des lycanthropes. Il connaissait la légende, celle du Gévaudan, une affaire passionnante en soi, mais trop parsemée de légende pour qu’on puisse en tirer une quelconque vérité intéressante. Il observa la jeune femme du coin de l’œil. Si elle pouvait percevoir son aura, que pouvait-elle percevoir d’autre, de quoi d’autre était-elle capable ? Il la couvrait d’un œil curieux, presque avide, clairement inquiétant.

Mais elle l’avait dit, elle voyait l’aura sombre à travers ses trippes qui lui parlaient, indéniablement. Elle devait sentir ce qu’il était, la menace qu’il représentait. Il se demanda quelle valeur pouvait avoir son âme, combien elle pouvait peser. Et pendant que le fil de ses pensées suivait ce chemin sombre, voilà que son regard s’assombrissait, que ses lèvres prenaient un pli mauvais, un sourire carnassier, inquiétant, s’affichait chez lui, presque drôle face au regard farouche de la jeune louve.

Caresse d’obscurité, silence d’or. Les minutes s’égrainent. Il a annoncé ce qu’il en était. La toile n’ornerait ses murs. Il ne pouvait tout de même laisser aux autres, à ses futures proies, le soin de découvrir sa véritable nature. Tel un Dorian Gray, il allait devoir enfermer la toile, la garder sous clé, juste à son seul regard. Car elle lui plaisait, quoi qu’il en dise, quoi qu’il laisse croire à l’artiste, car un narakhe s’amusait souvent aux dépends des autres.

L’artiste paraissait cependant n’accorder guère d’importance au devenir de son œuvre. Il sentait l’animal hérisser le poil, montrer les crocs, résister à son aura sombre. Elle ne frémissait pas en le voyant, tel qu’il était, en peignant l’aura sombre elle aurait dû esquisser un frisson devant le résultat or il n’en était rien. Elle devinait la nature de l’être devant elle, de son client, et paraissait n’éprouver aucune crainte. Il s’humecta les lèvres en la contemplant, esquissant un pas en arrière afin de contempler ensemble l’œuvre et l’artiste, plaçant ses doigts fins sous son menton, callant son coude gauche au creux de son bras doigt dans une posture pensive.

« Mais je vous avais commandé un portrait qui puisse être affiché. » fit-il remarqué d’un ton froid, presque cruel. Car il l’était, cruel, mesquin, mauvais. Résolument mauvais. « Je reçois du monde ici, et j’ai besoin d’un portrait pour orner le palier. Un portrait qui n’effraie pas mes invités. » ajouta-t-il en avançant d’un pas. « Vous seriez capables de faire cela, de ne pas peindre ce que vous ressentez mais ce que vous voyez ? » précisa-t-il en posant une main sur son épaule, une main qui avait toute l’apparence d’une serre d’un rapace.
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