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 Do not go gentle into that good night - Alice

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Tomas de Batz

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MessageSujet: Do not go gentle into that good night - Alice   06.02.18 20:52

Tomas s’est toujours imaginé qu’il choisirait le soleil. De toutes les façons possibles de mourir, cela lui semblait, peut-être pas la plus douce, mais la plus convenable à son caractère. Quand il était encore un homme, il adorait le soleil. Son lit était face à la fenêtre, il a toujours choisi des chambres orientées à l’est, sans rien pour bloquer la lumière, aucun immeuble, des persiennes aux vantaux espacés, qui laissent passer la lumière, plutôt que des volets plein. Il adorait les levers de soleil de Castelmore, il adorait les couchers de soleil, aussi. Le soleil, pour se sentir une dernière fois réchauffé par ses rayons, avant de brûler vif.

Le vampire n’a même pas la force d’attendre le soleil, alors il s’est rabattu sur l’argent. Il tient un couteau, entre ses doigts. Il n’a pas encore utilisé la pointe ou le tranchant, mais a déjà posé plusieurs fois le plat de la lame sur l’intérieur de son poignet. Sans crier en sentant la brûlure, presque soulagé.

Pourtant, à la sortie de l’appartement d’Augustin, il allait “bien”. Il pensait ce qu’il a dit à Lélio. Ce qu’ils ont, ce qu’ils partagent, même si c’est intense, même si c’est bon, quand ils se touchent, ce n’est pas réel. C’est l’Ardeur. Toujours l’Ardeur, et pourquoi une part de lui à envie, que ce soit vrai? Est-il vraiment désespéré à ce point?

Oui. Il l’est. Parce que Tomas de Batz s’interdit de toucher les gens qu’il aime depuis plus de trois siècles et demi, et qu’il en est à un point où cela le tue à petits feux. Une fois, rien qu’une fois, il aimerait pouvoir toucher quelqu’un qu’il aime, pour de bon, sans le détruire, sans avoir à le regretter ensuite, sans craindre de les avoir détruit dans le processus. Rien qu’une fois. Ajoutez à cela la perte d’identité, et le vampire n’est forcément plus très stable.

Hier, pourtant, il a réussi à maintenir l’illusion. Il s’est habillé dans la cage d’escaliers, a cru exploser dans sa voiture mais a réussi à se calmer. Parce qu’il a oublié Tomas pour devenir le Chambellan. Sa voiture a pris le chemin du Louvre, il a gagné son bureau, comme s’il ne venait pas de commettre des horreurs sans nom, il a changé de chemise et de pantalon pour se mettre au travail, et c’était tout.

Il est allé se coucher. Il a sombré dans la journée.

Le crépuscule a sonné la fin de cette tranquilité. Au crépuscule, il n’avait pas d’autres choix que d’être Tomas, pas d’autres choix que de se rappeler. Ses ongles dans les côtes de Lélio, ou d’Augustin, ses canines qui déchirent la chair, les bleus, sans doute, les os cassés ou déplacés - il a tendance à noircir le tableau, en vérité, il ne se souvient pas de tout, dans l’ordre, et ça lui fait peur - et il y a les choses qu’il n’a pas réalisé sur le coup. Alice, qu’il n’a pas senti tout de suite, mais qui était bien présente, dans son esprit. Elle a vu, il sait qu’elle a vu. Or sa marquée n’avait jamais vu le monstre, pas comme ça en tout cas. Qu’elle le coupe de son esprit a été la preuve qu’il avait été trop loin, et quand elle y est revenu, ça n’a pas été un soulagement.

Tomas aimerait avoir la force de ne pas être jaloux. Il aimerait la laisser coucher avec qui elle le souhaite, parce que lui ne peut pas. Ce serait trop demander à son esprit à bout, à son coeur en morceau de trop de siècles sans amour, sans contact.

Ce soir, Tomas de Batz se fiche d’être le marquis ou le chambellan. Il a juste envie de mourir. Le couteau… c’est une mise en bouche, en quelque sorte. Plus tard, s’il a le courage - il sait déjà qu’il ne l’aura pas - il ira chercher son arme. S’il a le courage. Parce qu’il y a Alice. Il a beau savoir que sans lui, sa vie serait bien mieux, plus apaisée, elle le retient. Parce que s’il meurt, elle meurt aussi, à cause du lien et s’il peut accepter de mettre fin à ses jours, il refuse de mettre fin à la sienne.

Il referme le lien précipitamment, comme il a passé les deux premières heures de sa nuit à le faire. L’ouvrir, pour la sentir, pour se rassurer, trouver encore une raison de se raccrocher à la vie. Le fermer aussitôt, dès qu’il se sent dériver vers des pensées plus sombres, parce qu’il ne veut pas qu’elle voit ça. Le lire dans ses journaux est une chose. Le voir dans son esprit en est une autre. Les yeux clos, il se concentre, jusqu’à se croire seul, dans son esprit. Oh, il ne l’est sans doute jamais vraiment, mais au moins ne voit-elle pas ce qu’il y a dans sa tête à l’heure actuelle.

S’il ferme les yeux assez fort, il pourra peut-être ignorer les pas précipités dans le couloir.

S’il ferme les yeux assez fort, il pourra aussi ignorer la porte qui vient de s’ouvrir pour faire entrer un flot de lumière électrique, venu du couloir, dans sa chambre.

Tomas, déjà recroquevillé en boule dans un coin de la pièce, se resserre un peu plus sur lui-même, en même temps qu’un gémissement s’échappe de ses lèvres. Le vampire est dans un triste état. Il n’a pas quitté le pantalon d’intérieur qu’il porte pour dormir. Ses cheveux lui tombent en rideau emmêlé devant le front et les yeux. Ses joues sont couvertes de sillons séchés des larmes qu’il a versé. Il se balance doucement d’avant en arrière, et il gémit encore.

Non non non non” Murmures paniqués, suppliques, comme si ce refus, en boucle, peut tout repousser. “S’il-te-plait, non, tu ne peux pas me voir comme ça, tu ne peux pas, je ne peux pas si…

_________________
Ardeur Macabre
« It's hiding in the dark. Its teeth are razor sharp. There's no escape for me. It wants my soul, It wants my heart. No one can hear me scream, maybe it's just a dream... Or maybe it's inside of me. » code by Wiise / lyrics by skillet

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Alice Delaunay

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MessageSujet: Re: Do not go gentle into that good night - Alice   06.02.18 22:40

La nuit dernière a été une des meilleures et une des pires en même temps. Devoir supporter la… crise de Lélio, Tomas et Augustin m’a laissée longtemps choquée, un peu tremblante, un peu ailleurs.
Je comprenais tout à coup mieux leur insistance, à tous les deux. Pourquoi j’aurais dû avoir peur d’eux. Sauf que je suis folle, moi, et je n’ai pas eu peur d’eux. J’ai eu peur pour eux. Et je me sentais sans doute d’autant plus fêlée que je sais que ça n’est pas une réaction logique, normale.
Puis il y a eu Augustin, Lélio et moi. Je cherche toujours à comprendre comment j’ai pu finir nue dans un lit avec le blondinet et son acolyte alors même que je le connaissais à peine. Toujours est-il que ce moment avait un goût de liberté, de promesses et d’autres jours à venir. Que j’ai eu du mal à culpabiliser.
Egoiste, certes.
Mais c’était trop… Merveilleux pour en avoir honte.
Et Tomas comme moi devons nous habituer à l’idée que nous ne pouvons pas coucher ensemble. Je ne pourrais pas devenir abstinente par amour, encore moins maintenant que je sais de quoi je me priverais.
En plus du fait que j’aime aussi Lélio, même si je n’ose qu’à peine me l’avouer, même dans mon esprit seul.

Après tout ça, j’ai dormi toute la journée. Je viens à peine de me réveiller, de voir que Tomas doit déjà être debout depuis un temps. Je me traîne hors du lit pour prendre une douche, m’habiller machinalement – jupe ample et chemisier assorti. Je commence à vaquer à mes occupations, étonnée qu’il ne m’ait pas salué avant de partir pour le Louvre, quand je sens le lien se rouvrir.
Douleur, émotions fortes, entremêlées les unes aux autres, comme un relent de désespoir et cette envie d’en finir que j’ai à peine touché du doigt en lisant ses journaux. Je piaille quand mon bras droit se met à me brûler – le poignet, plus précisément. Suffisamment pour que je marque un peu.
Je lâche ce que je fais – une belle pile de papiers en tout genre à ramasser et traverse le couloir en courant, paniquée. J’ouvre la porte pour trouver le vampire recroquevillé dans un coin, gémissant. Je claque le battant derrière moi. J’ose à peine approcher.
Qu’est ce qu’il s’est passé ?

To… Tomas, j’appelle depuis l’autre bout de la pièce ? Qu’est ce que…

Je m’approche, avise le couteau abandonné non loin de lui, ses larmes séchées sur ses joues et mon cœur se glace. Je sais qu’il faut que je le réconforte.
Sauf qu’il ne veut pas que je le touche.
Sauf qu’il ne veut pas vivre.
Sauf qu’il veut me laisser, nous laisser.
Je suis patiente. Aimante. Dévouée. Je crois que l’on peut le dire. Mais ça, je le vis comme une trahison.
S’il a fait ce que je pense… Il a pensé, sérieusement, à le faire. A s’ôter la vie. A me tuer avec lui. J’ai envie de rire.
Envie de pleurer.
De le serrer contre moi jusqu’à faire disparaître ses chagrins.
De hurler ma rancœur jusqu’à effacer mes propres peines.
Au lieu de quoi je m’agenouille auprès de lui.
Je me sens prête à faire comme Lélio, lui dire qu’il n’a pas le droit, pas le droit, pas le droit, putain de me faire ça.

Qu’est ce que tu as fait, Tomas ?

La question brûle mes lèvres, glace mon sang.
Parce que je connais la réponse.

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MessageSujet: Re: Do not go gentle into that good night - Alice   07.02.18 13:10

Tomas se ramasse un peu plus sur lui-même, comme s’il ne souhaite rien d’autre que de former une boule compacte de son corps, moyen dérisoire de protéger son coeur. Quand Alice s’approche, il se recroqueville contre le mur, dans une recherche inconsciente de fusionner avec le mur.

Il ne sait plus ce qu’il a fait du couteau, mais il l’a forcément lâché à un moment. A la question d’Alice, il ramène son poignet meurtri contre lui. Geste dérisoire, il le sait bien, au fond. Elle sait déjà. La marque qu’il a, elle doit avoir sa jumelle, au même endroit.

Je sais, je sais, je suis désolé, je ne veux pas te faire du mal, c’est la dernière chose que je veux, mais je veux m’en faire à moi, je…

Les larmes lui font mal quand elles sortent cette fois. Il ne s’est pas nourri aujourd’hui. Ce qu’il a pleuré, un peu plus tôt, c’était un reste du sang de Lélio, de la nuit d’avant. Il n’ose même pas regarder Alice, tant il a honte qu’elle le voit ainsi, tant il a honte de lui montrer ce qu’il ressent. Il serre les paupières, aussi fort qu’il le peut. Pour retenir ses larmes, pour être sûr de ne pas croiser son regard à elle. Ses lèvres, en revanche, continuent de s’agiter, de laisser sortir un flot de mots, comme si son esprit avait un besoin impérieux de les expulser. Tentative futile de se purger pour s’accrocher à la vie. Sauf que tout sort, sans vraiment de logique ou d’ordre.

Je suis fatigué d’être le monstre. Fatigué de me sentir mort, à l’intérieur. Fatigué de m’oublier. Fatigué de me battre. Je sais que tu l’as vu hier, je suis désolé, je ne… j’ai oublié de te couper de ça, je ne sais même pas si j’aurais pu, je ne voulais pas que tu vois le monstre”.

Sa voix tremble tellement, peut-être qu’il n’est même pas cohérent, dans ce qu’il dit. Les mots ont du mal à sortir. Il les cherche, butte au moment de les prononcer.

Je regrette tellement de ne pas te l’avoir dit, de ne pas t’avoir expliqué à quel point je n’allais pas bien, quand je t’ai marqué. Juste après la mort de Louise, j’y ai pensé tu sais. Je venais lui dire au revoir pour de bon, et puis tu étais là, et je… Elle aussi m’en a empêchée, je ne sais toujours pas pourquoi, peut-être qu’elle n’aurait pas dû. Elle me manquait tellement, après… Elle avait ton âge, quand je l’ai rencontrée, elle me manque toujours, elle était formidable”. Il rouvre les yeux, même s’il ne voit rien d’autre que ses mèches emmêlées, en rideau devant lui. Il aurait presque envie de se les arracher tant les larmes lui font mal, à ne pas pouvoir sortir. “Ce n’est pas juste, c’était cruel, tu aurais dû savoir à quoi tu t’engageais, tu aurais dû savoir que j’allais te tirer vers le bas et te rendre malheureuse. Tu étais tellement heureuse hier, je pouvais le sentir, et je l’ai été aussi, un peu, avant de comprendre que tu serais tellement plus heureuse sans moi. Tellement plus épanouie. Et à cause de moi et de ma stupidité, tu vas passer le restant de tes jours à échanger ton bonheur pour mon malheur. C’était égoïste de te demander d’être ma marquée, parce que j’espérais vraiment que ça apaiserait ma folie et ma douleur de l’intérieur, c’était égoïste de te mettre la responsabilité de me sauver sur les épaules”.

Un sanglot lui échappe, incontrôlable et incontrôlé. Toujours pas de larmes, ses yeux lui donnent l’impression de vouloir sortir de leurs orbites.

J’ai peur de mourir. Je ne veux surtout pas t’emmener avec moi, je ne me le pardonnerais jamais. Mais vivre… c’est devenu tellement douloureux maintenant… Je ne sais pas quoi faire. Je ne peux pas continuer comme ça, je ne peux pas arrêter non plus. Je veux juste que tu sois heureuse et même ça, je ne peux pas te le donner. Même ça, je le gâche. Je ne veux pas te rendre malheureuse, je ne veux pas que tu me voies comme ça, et je ne veux plus être le monstre...

Pitié, dis-moi que tu as une solution miracle.  

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MessageSujet: Re: Do not go gentle into that good night - Alice   07.02.18 20:13

Je tends la main vers lui, saisis son poignet d’autorité pour le tirer vers moi. S’il fait mine de résister, je risque de m’énerver vraiment. J'observe la brûlure, plus marquée que son duplicata dans ma chair.
J’ai beau savoir qu’il n’a pas besoin de ça, je bouillonne. Je suis fatiguée, d’être insuffisante.
Fatiguée de me battre pour rien.
Fatiguée au point que les larmes ne me viennent pas.
Il s’excuse, sans comprendre qu’il se contredit lui-même. J'effleure ses cheveux de ma main, glisse mes doigts dans ses boucles.

Tu ne veux pas me faire du mal, Tomas, je demande, ma voix ferme et peut-être un peu froide. Te faire du mal à toi, c’est me blesser, et je ne parle pas du lien.

Une évidence qu’il ne comprendra peut-être jamais.
Et il continue, sa litanie, son monologue tremblant, décousu, terriblement attristant. J’ai la gorge nouée et le cœur en rade, mais qu’importe. Je l’écoute décrire ses faiblesses que j’ai appris à connaître par sa plume de vive voix, je l’écoute raviver ma peine suite à la mort de ma grand-mère, je l’écoute s’en vouloir de m’avoir accaparée.
Sauf qu’il oublie que je suis celle qui a décidé, in fine. Oui, je ne savais pas exactement à quoi je m’engageais. Je n’avais pas vraiment réfléchi à ce que ça me ferait, de rester coincée dans le corps que j’avais à dix-huit ans. Je n’avais pas vraiment réfléchi à son combat pour la Monarchie. Je n’avais pas pensé au sang versé, à la mort sur nos chemins entremêlés. Je n’avais pas pensé.
Et ?
Je n’en ai pas moins choisi.
Il ne peut pas continuer à s’en vouloir. Je passe ma main sur sa joue, dessine du bout des doigts les sillons séchés de ses larmes. Je suis assise sur mes talons, position inconfortable que je m’inflige comme une pénitence.
Je ne sais pas quoi dire. Je ne sais pas quoi faire. Je ne sais même pas quoi ressentir, bon sang.

Ça suffit, Tomas. Ça suffit, maintenant, de te blâmer de m’avoir marquée un jour, ça suffit de décider en mon nom, à ma putain de place que c’était une erreur. Je ne le regrette pas, tu m’entends ? Je ne l’ai jamais regretté, je ne l’ai pas regretté quand j’ai failli mourir à cause de ce lien, ni quand les langues vipères de tous les connards de cette cour merdique se sont agités, ni quand tu as dérapé avec l’Ardeur. Jamais.

Je ne le regarde plus, je fixe le mur en face de moi. J’ai les poings serrés, assez pour faire couler le sang dans mes paumes.

Je ne le regrettais pas plus hier, je souffle.

Est-ce que c’est ma faute ? Est-ce que, si je n’avais pas été là, à tout voir sans le vouloir vraiment, il se serait senti moins sali par ses actes.

Si tu es fatigué, commence à essayer de l’accepter. C’est une partie de ce que tu es c’est ainsi, et tu sais quoi, Tomas ? Peut-être qu’on trouvera une solution, ou peut-être pas, mais dans un cas comme dans l’autre, il faudra bien faire avec. Je fais avec. Je m’en fous de voir ton monstre, je ne sais plus en quel langue te le dire. Je ne sais plus quels mots prononcés pour t’atteindre, et ça, ça… ça me fait mal.

Je me relève brusquement et m’éloigne. J’ai encore envie de vomir mes tripes, de partir en courant ou de fuir. Fuir cet homme qui dit m’aimer mais me prouve sans cesse que ça ne suffit pas.

Je ne te suffis pas, je sais. L’amour, ce n’est pas toujours assez, je sais. Dis moi quoi faire et je le ferais. Si tu veux… Si tu veux que je disparaisse, je le ferais. Si tu veux que je tue quelqu’un, je le ferais. Si tu veux que je parte te décrocher le soleil, je le ferais, moi, Tomas. Mais dis-le si tu le veux pour toi et arrête de décider ce qui est bien ou ne l’est pas.

Je tremble, parce que je suis terrifiée à l’idée qu’il m’abandonne comme ça.

Si tu veux mourir, je le ferais, je murmure, accroupie au milieu de la pièce avec le couteau qu’il a abandonné fermement serré dans mes mains.

Simplement, je ne le ferais probablement pas de la façon qu’il te sied, mon Tomas, je songe.
Je regarde la marque du plat de la lame sur mon poignet avec haine. C’est une preuve de mes échecs, l’aveu de mes insuffisances répétées.

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MessageSujet: Re: Do not go gentle into that good night - Alice   07.02.18 22:11

Ses mots sont durs, mais il ne s’attend pas à autre chose. Principalement parce qu’il ne pense pas mériter autre chose. Aveuglé par ses propres sentiments, plutôt noirs, il oublie, parfois, à quel point elle l’aime. Ce n’est pas qu’il l’ignore, au contraire. Le lien lui en donne un très bon aperçu, depuis qu’il l’a marqué. La partie de son esprit qu’elle lui a donné est la chose la plus lumineuse qu’il a. Elle est douce, aimante, c’est en réalité assez difficile à expliquer. Avant de savoir qu’elle l’aimait dans le sens romantique du terme, il savait qu’elle l’aimait. Et il n’a jamais réussi à vraiment comprendre pourquoi.

Le vampire ne songe même pas à lui retirer son poignet, avec l’idée confuse qu’au moins, c’est un contact avec elle. Il peut se permettre une main glissée dans la sienne. Il ferme les yeux quand elle touche la joue, même si quelque part, d’une façon étrange, c’est douloureux.

Il serre les paupières quand elle évoque ses sacrifices, qu’il voit comme des manquements de sa part, toujours persuadé qu’il est que c’est lui, le plus grand danger à son existence. Mais accepter? Il peut accepter, le vampirisme. Il peut accepter de se nourrir de sang, de risquer de tuer ceux qui acceptent de lui servir de nourriture. C’est l’Ardeur et ses conséquences qu’il n’accepte pas.

La tête abandonnée contre le mur, il la redresse pourtant quand elle prononce des mots qui l’horrifie plus que tout. Pire, quand elle s’éloigne. Encore plus quand il réalise que le couteau à lame d’argent, abandonné au sol, et maintenant dans sa main. Les vagues intentions qu’il perçoit du lien, non-renouvelé depuis quelques jours et qu’il essaie de maintenir fermer, l’achève.

Pour la première fois depuis qu’il a titubé jusqu’à ce coin de mur, Tomas trouve la force, plutôt la volonté de se mettre en mouvement. Il se traine jusqu’à Alice, mais son geste est beaucoup plus affirmé quand il lui arrache la lame des mains et la balance dans un coin. Loin de lui et de ses idées destructrices, loin de celles d’Alice, qu’il semble avoir implanté dans sa tête.

Sa voix tremble toujours, hésite sur des syllabes, mais pas sur d’autres, les mots butent contre ses lèvres, comme s’ils voulaient sortir tous en même temps, et d’autres fois, oublient de suivre leur voisin, mais il parle, quand même.

Tu ne comprends pas, mais ce n’est rien, c’est ma faute. Je crois que je ne suis pas très doué pour t’aimer ou pour te le montrer”. Il ose tout juste la toucher, se permet seulement de repousser une mèche de cheveux derrière son épaule. “Je n’ai jamais envisagé, pas même une seconde, que tu n’étais pas suffisante. Au contraire”. Tomas se permet un geste vers ses doigts, pas jusqu’à les prendre, mais il les touche. Ses yeux lui font toujours affreusement mal, est-ce qu’elle le sent, aussi? “Je n’ai… jamais cru que je te méritais. Je n’ai jamais compris comment tu pouvais m’aimer. Je… je ne mérite probablement pas, que tu m’aimes ainsi. Tu n’as pas besoin de faire quoi que ce soit pour que… je ne sais pas, pour que je comprenne que tu m’aimes, que je…” que j’ai envie de rester en vie? Non, parce que même là, ce n’est pas ça. Il aimerait prendre une profonde inspiration, pour se calmer un peu. Sauf qu’il n’a plus les poumons pour ça. “A chaque fois que je pensais te protéger, je… j’ai tout gâché, j’ai fait les choses de travers. Et il y a eu toutes les fois où je n’ai pas su? Je… Une partie de moi sait que je te repousse quand je ne devrais pas, la vérité c’est que… je… je ne suis pas aussi fort que le monde veut le croire et que… la mort… ça parait simple, en comparaison de toute cette souffrance, de toute celle que… que je crois t’imposer? La mort, ça parait paisible. Ca ne l’est sans doute pas, ma… ma première mort n’a pas été paisible… et je… J’ai essayé, tu sais… peut-être que tu n’as pas lu jusqu’à cette période, mais j’ai essayé, d’accepter l’Ardeur. Ca marchait, pendant un temps, mais… mais la culpabilité revenait toujours. J’ai essayé de ne plus m’en servir, au point de devenir fou, j’ai essayé de la contraindre par la magie, j’ai…Tu as vu ce que j’ai fait à Lélio. Imagine que je l’ai fait à beaucoup d’autres, avant lui. Imagine que j’ai fait bien pire. Et en retour, je n’ai pas été puni pour tout ça, pas assez, je crois. Je… ce que je te dis n’a probablement pas beaucoup de sens, ça n’en a pas beaucoup pour moi. Ce n’est pas… que je veux mourir, mais que de deux choix douloureux, ça parait peut-être le moindre… sauf que… que tu es là. Tu pourrais me haïr, que je serais encore en train de m’accrocher à toi, que je m'accrocherais à la vie mais je n'arrive pas à m'empêcher de trouver ça parfaitement injuste”.

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MessageSujet: Re: Do not go gentle into that good night - Alice   07.02.18 22:38

Le vampire se lève, enfin. Pour m’arracher l’arme des mains et l’envoyer valser au loin. Je suis sa trajectoire d’un air détaché, presque paisible.
J’ai l’impression que peu à peu, je ne ressens plus rien qu’une vague rancœur, une colère un peu détachée. Je me rends compte que je lui en veux. C’est injuste, il est au plus mal. Mais je lui en veux malgré tout.
C’est plus fort que moi.
Pour la première fois, je ne réagis pas le moins du monde quand il repousse mes cheveux en arrière.
Pour la première fois, le contact de sa peau ne me fait pas frissonner.
Je l’écoute parler sans trouver la force de sourire. J’entends sa détresse sans pouvoir la balayer. Parce que ça ne sera pas assez de toute façon. Ça ne sera jamais assez tant qu’il n’essaiera pas de faire en sorte que ça le soit.
Et il n’essaie pas.

On n’est pas dans un concours. Je me moque des mérites de chacun, je m’en moque, moi. Je voudrais juste avoir l’espoir de continuer ma route avec toi sans me demander à chaque seconde qui passe si tu ne vas pas faire… Si tu ne vas pas décider d’arrêter de vivre.

Je parle d’un ton incroyablement plat, qui ne me ressemble absolument pas.

Je comprends que tu te sentes coupable. Je comprends que tu n’arrives pas à vivre avec ça. Mais aies au moins la décence d’admettre que tu le fais pour toi. Arrête de te cacher derrière tes grandes idées d’altruisme, que ça nous libèrera. C’est. Faux.

Enfin, ma voix s’échauffe. C’est plus fort que moi.
Le suicide, ça rend service à la personne qui arrête de se battre. Pas à celles qu’il abandonne derrière lui.

Ah, ça me ferait grand bien, si tu mourais. Je pourrais passer le reste de mon existence de mortelle insipide à me flageller pour avoir échoué, pour t’avoir laissé en arriver là. Tu pourrais au moins enfin dire que tu m’as détruite en ayant raison, pour une fois.

Je recule d’un pas, bras croisés. J’ai envie de le frapper. Envie de le secouer jusqu’à ce qu’il comprenne, dans sa jolie petite tête de linotte, ce que ça fait.

J’en ai assez de dormir trois heures par nuit parce que je dois veiller à ce que tu continues à vivre. J’en ai assez de vivre dans la peur que tu n’arrêtes de te battre. J’en ai assez que tu prennes tes décisions en te persuadant que tu le fais pour le bien des autres, assez que tu te mentes à toi-même.

Envie de pleurer, aussi, à mon tour.

Mettre fin à tes jours, c’est la solution de facilité. Toi, tu n’auras plus à t’en soucier, alors que nous, on pourra vivre avec les conséquences de tes actes. Quelle excellente idée, Tomas, vraiment.

Je le fixe, mes yeux figés dans ses prunelles d’or que je connais par cœur.
Je ne devrais pas faire ça. Je ne devrais pas alors qu’il est dans cet état. Sauf que je suis morte de peur, et que la frayeur m’a toujours été mauvaise conseillère.

Mets-toi bien ça dans la tête, Tomas. Tu trouves ça plus facile de mourir ? Très bien. Mais fais-le en sachant que même si tu trouves un moyen de couper notre lien, je ferais pareil. Peu importe la façon dont tu te tues, peu importe la souffrance que ça me causera. Peu importe, je le ferais, je te le jure. Je n’ai pas envie de mourir, moi, mais s’il n’y a que ça pour te faire réfléchir un peu aux conséquences, ainsi soit-il.

J’ouvre grand le lien, sans lui laisser la possibilité de faire autrement que de comprendre que je suis tout ce qu’il y a de plus sérieuse.
Je suis désespérée. Je n’ai pas beaucoup de cartes en main pour le sortir de ce moment, j’ai essayé la douceur, j’ai essayé la patience, et rien n’a fonctionné. Peu m’importe de le faire souffrir. Je suis prête à l’enchaîner à son existence maudite.
Parce que moi aussi, je peux être égoïste.

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MessageSujet: Re: Do not go gentle into that good night - Alice   08.02.18 13:18

Tomas se pensait au plus bas. Il découvre qu’il peut creuser encore un peu. Alice n’a jamais été froide ou distante avec lui. Bien sûr, il y a cette vague certitude qu’il le mérite, qu’il aurait dû recevoir ce traitement depuis longtemps. Il y a juste une énorme différence entre l’espérer et le voir arriver quand on ne se raccroche à la vie que par un fil qui paraît de plus en plus mince.

Ses mots sont pires. Ils sont autant de coup de couteau dans son coeur, au point qu’il préférerait mourir, pour de bon, que de les entendre. Parce que ses mots sont à la fois terriblement vrais et terriblement faux. Oui, s’il se tue, il le ferait pour lui, pour se soulager lui. Mais il est également persuadé que quand il sera mort, passé la période de deuil, elle se sentira bien mieux. En admettant qu’elle survive, bien sûr, car pour l’instant, il est condamné à l’emmener avec elle.

Il pourrait arguer qu’il ne lui a jamais demandé de veiller sur lui, mais l’argument n’est même pas valable. Elle ne lui a jamais demandé sa protection, il la lui a pourtant donné, sans aucune hésitation. Parce qu’il l’aime. Parce qu’elle l’aime. Il n’est plus très sûr, pour cette dernière partie.

Tu as tout gâché.

Sa menace l’achève, le flot de pensées hostiles le tue. A l’intérieur, il meurt quand elle menace de s’ôter la vie. La dernière lueur qu’il avait dans les yeux s’éteint, ce qu’il reste de son coeur se recroqueville. Il a l’impression d’avoir un trou béant dans la poitrine. Il préférerait avoir un trou béant dans la poitrine. Quand il ouvre la bouche, il lui faut faire un effort pour pousser dehors les mots qu’il a à l’esprit, et encore un autre pour contrôler le tremblement de sa voix.

Tu peux dormir tranquille. Tout l’amour que je n’ai pas pour moi, c’est à toi que je le donne. Ta vie m’est infiniment plus précieuse que la mienne et crois bien que je ne ferais rien pour la mettre en danger. Si je dois rester en vie pour les prochains siècles pour te garder en vie, je le ferais”.

Cela lui donne déjà l’impression d’être un prisonnier, de rester en vie à marche forcée. Il ne sait pas s’il en est capable, s’il pourra se satisfaire de ça longtemps, s’il est capable de percevoir les choses autrement. Il réalise aussi que la regarder est affreusement douloureux quand il détourne le regard à la recherche du couteau, qu’il va ramasser. Loin d’être une preuve de bonne volonté, ce geste est plutôt l’assurance qu’Alice ne pourra pas s’en servir pour se blesser plus qu’il ne l’a déjà fait. Il le range à sa place à sa ceinture, laissée en tas sur une chaise près de son lit. Il ne l’a toujours pas regardé.

J’ai besoin d’une douche”.

Autant parce qu’il est couvert du sang de ses larmes que parce qu’il lui faut une excuse pour quitter la pièce. Il file sans se retourner dans sa salle de bain, referme la porte derrière lui et s’appuie sur le battant. La douleur au coeur qu’il retient le frappe de plein fouet. Il pourrait crier, hurler sa peine, pleurer, mais tout ça, il le retient, parce qu’il n’en a pas la force. Elle se tuera s’il meurt. Elle le déteste aussi, sans doute. Ils ont atteint ce stade.

Tu as vraiment tout gâché.

La douche lui paraît moins tentante qu’un bain chaud. Le vampire adore les bains. Pendant un temps, il a l’illusion que son corps est chaud, qu’il est vivant, même sans battement de coeur. En quelques gestes, il bouche la baignoire et ouvre l’eau chaude au maximum. Pendant que le niveau d’eau monte, il se débarrasse du sang sur ses joues. Il frotte tellement fort que sa peau pourrait presque paraître rouge et irrité.

Il a besoin d’être seul. Vraiment seul. Alors il s’assoit au pied de la baignoire, à même le sol, la nuque posée contre la céramique. Il ferme les yeux et se concentre à repousser Alice, pour ne se concentre que sur le bruit de l’eau. L’exercice est d’autant plus difficile que sa volonté est au plus bas, et que sa marquée pousse pour garder le lien ouvert. Il y a un mieux quand, la baignoire enfin remplie, il peut se glisser dans l’eau. Il s’y enfonce en entier, tête comprise, avec cette intention d’y rester pour la nuit, voir plus. Il ne respire pas, de toute façon. Il ferme les yeux, et espère que le bruit de l’eau à ses oreilles pourra couvrir la douleur qu’il a dans le coeur.

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MessageSujet: Re: Do not go gentle into that good night - Alice   08.02.18 23:32

Sentir le désarroi de Tomas est un véritable crève-cœur, pour moi. Qu’importe l’étendue de mes colères, je ne parviens jamais à résister à ses chagrins. Je ne comprends pas pourquoi je suis si faible, incapable même d’être cohérente dans ma façon d’être avec lui.
Alors je me force à ne pas céder, à ne pas le serrer contre moi et lui dire que tout ira bien.
Parce que c’est faux.
Rien ne va, dans notre vie. Rien ne va, sauf que là où j’en fais mon parti et tente d’y construire mon bonheur, Tomas, lesté par le poids de ses fautes passées, n’y voit que les aspects négatifs et oublie tout le reste.

Je ne dormirais pas tranquille tant que tu seras dans cet état, Tomas, je souffle finalement.

J’ai l’air distante parce que je préfère ça aux autres possibilités. Ou plutôt, j’ai l’air exténué. S’il pouvait s’aimer juste un tout petit peu…
J’ai l’impression de l’emprisonner dans ce monde. De l’enchaîner à moi. Vaguement, je me sens coupable. L’égoïste en moi se réjouit, persuadée qu’elle aura le temps de trouver le moyen de lui redonner goût à la vie.
La part tournée vers le vampire – et Lélio, notre cambion – est à l’agonie.
Lorsqu’il disparaît dans la douche, je ne bouge pas pendant un long moment. Le genre qui me paraît être une éternité. Je sens qu’il essaye de fermer le lien, de se retrouver seul dans son esprit. Au départ, je l’en empêche fermement, de peur qu’il en profite pour faire une bêtise.
Puis j’abandonne. S’il ne veut plus de moi dans sa tête, soit.
Je peux faire avec.

Je tourne la tête vers l’endroit où il a rangé son couteau. A sa juste place. Je le récupère machinalement, pour aller m’asseoir contre la porte menant à sa chambre, à fixer en silence le battant qui me sépare de sa salle de bains.
C’est seulement là que je parviens à lâcher prise. Je me mets à pleurer en silence, simplement des larmes qui coulent sur mes joues sans que je ne parvienne à les arrêter. J’ai beau fixer le plafond pour tenter de les retenir, ça n’est pas très utile – doux euphémisme.
Je récupère le couteau et en passe machinalement le fil aiguisé sur mon poignet déjà blessé. J’y trace une estafilade sanglante qui me fait grimacer. Je me demande ce que ça me ferait, de m’ouvrir les veines, de me vider de mon sang.
Est-ce que ça me ferait mal ? Est-ce que ça serait long ? Est-ce que j’en aurais la force ?

Je ne comprends pas pourquoi Tomas s’est lié à moi s’il souhaitait cesser de vivre, de souffrir de ses principes moraux mis à mal. Je ne comprends pas pourquoi s’il m’aime, il ne peut pas continuer son chemin à mes côtés. Je ne comprends pas.
Je me déteste.
Je me déteste tellement, et à cet instant, je crois que je le déteste un peu.

T’avais dit que tu ne m’abandonnerais pas, je murmure.

Parce que je me sens abandonnée, là, dans une chambre qui n’est pas la mienne, avec le sang qui goutte de mon poignet. Je me relève pour ranger la lame d’argent de nouveau. Je ne sais pas ce que fabrique le vampire. Je ne sais pas quoi faire.

Tu avais promis.

Et tu as menti, apparemment.
J’entrouvre les volets pour m’asseoir sur le bord de fenêtre, oublieuse du vide en contrebas. Non pas que j’ai envie de sauter, juste que j’ai besoin de prendre l’air.

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MessageSujet: Re: Do not go gentle into that good night - Alice   09.02.18 20:24

L’eau l’a avalé. En l’absence de coeur, il ne n’entend rien, à part l’eau qui se presse contre ses tympans. Le vampire ferme les yeux, se complait dans la chaleur du liquide. Pour un peu, il oublierait presque qu’il a un corps, la quasi absence d’Alice dans sa tête lui fait presque oublier qu’il a un esprit. Il n’y a que le bruit de l’eau, lui, quelque part, n’existe plus, pendant quelques minutes.  

Ensuite, une pointe de douleur au poignet le ramène à la réalité. Sous l’eau, il ouvre les yeux, porte sa main à son visage pour l’inspecter. Sous l’eau, elle donne l’impression de flotter devant lui. Au début, il regarde sa peau sans comprendre d’où peut venir la douleur. Puis il comprend.

L’eau déborde en cascade quand il se redresse d’un bond pour s’asseoir, véritable raz-de-marée sur le carrelage, qui s’empire quand il sort de la baignoire. Ses cheveux sont trempés, sa peau dégoûline, sans que cela semble être un problème pour lui. Le vampire est déjà à la porte, il a provoqué un courant d’air en l’ouvrant en grand avec une telle brusquerie qu’elle a claqué avec force contre le mur. De ça aussi, Tomas se fiche. Il a compris qu’Alice cherche à se blesser, cela suffit à faire sa panique. Sa vitesse vampirique le porte en une fraction de secondes jusqu’à sa marquée, assise au bord du vide. Ses bras à peine passés autour de sa taille, il la tire en arrière, sa vitesse les entraîne loin de la fenêtre grande ouverte.

Le vampire est toujours nu, toujours trempé, dans sa précipitation, son empressement à se saisir de sa marquée, il a épongé une partie du surplus sur ses vêtements, qui lui colle maintenant à la peau. Une trace humide sur la moquette suit son parcours, de la salle de bain, à la fenêtre, à ce coin au milieu de la pièce où il est tombé à genoux, toujours accroché à Alice. Sa voix a les accents de la panique et du désespoir quand il trouve enfin la force de parler.

Qu’est-ce que tu as fait? J’ai promis, je vivrais, j’ai promis, Alice… Qu’est-ce que tu t’es fait? Dis-moi que tu n’allais pas sauter. Je suis désolé, d’accord? Je suis vraiment désolé de me sentir comme ça, je suis vraiment désolé de… de…

Tomas s’arrête. Submergé par une nuée d’émotion qui vont de la peur au désespoir, il n’arrive plus à garder le lien fermé. Au contraire. Comme une porte mal fermée, soudain grande ouverte, tout se déverse en flot continu.

Pardon pardon pardon, je ne veux pas que tu ressentes tout ça. Pardon pardon…” Il continue de s’excuser en boucle, en même temps qu’il serre les paupières et tente de se concentrer pour refermer le lien, sans succès. Peut-être parce qu’il n’arrive pas à se convaincre de la laisser partir, peut-être parce que, quelque part, avoir son esprit dans le sien le rassure, même si cela implique de lui mettre le nez dans toutes ces émotions négatives. D’une manière assez confuse, il est terrifié à l’idée de la contaminer, que ses pensées à lui prennent tellement d’ampleur dans son esprit à elle qu’elle finisse par être aussi mal que lui, tout comme il est terrifié à l’idée de se retrouver seul dans son esprit, sans celui de sa marquée pour le défendre. Peut-être qu’Alice le sent, lui en tremble comme une feuille, de la tête aux pieds. Incapable de se contrôler, incapable de se calmer, incapable de la lâcher. “Pardon pardon pardon…

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MessageSujet: Re: Do not go gentle into that good night - Alice   10.02.18 1:00

Un instant, je suis paisiblement assise à respirer l’air froid de la nuit. La seconde suivante, j’entends l’eau s’agiter à côté juste avant un énorme bang sonore et la sensation des bras de Tomas autour de ma taille qui me ramène brutalement en arrière, au milieu de la pièce.
Je suis trempée, mes vêtements imbibés du liquide qu’il n’a pas pris le temps d’essorer. Mais surtout, la violence du mouvement m’a coupée le souffle. Je cherche à faire rentrer de l’air dans mes poumons tandis qu’il s’accroche à moi, encore tremblant et au départ en silence.
Quand finalement il ouvre la bouche, j’ai réussi à me recentrer.

Je ne comprends pas de suite qu’il croit que j’ai essayé de me faire sérieusement du mal. Je ne ferais jamais ce genre de choses volontairement. L’idée même d’un suicide me répugne, sans parler du fait que j’ai envie de vivre autant que lui ne le désire plus, au moins.
Ces questionnements qui me viennent à l’esprit sur la douleur que cela causerait, c’est pour le cas où je devrais me résoudre à le faire pour de bon. M’y forcer. Non pas parce que ça m’intéresse réellement.
Néanmoins, une part mesquine de moi a envie de lui renvoyer sa panique au visage. Vois donc ce que tu me fais subir sans cesse, mon Tomas. Goûte un peu de ta propre médecine.
J'ai envie de lui dire que j'ai voulu sauter, de mentir pour lui faire comprendre ce qu'il m'inflige. La tentation est là, mais je déteste le blesser et je l'ai déjà tellement fait ce soir.

La seule chose qui contient ce manque total de compassion, ce sont ses excuses et le flot de pensées qui m’envahit peu à peu. Le vampire ne contrôle plus du tout le lien. Sur une jeune marquée, il risquerait de me submerger totalement. Heureusement, l’habitude que je commence à avoir de devoir me couper de lui en urgence me permet de faire le tri entre ce qui lui appartient et ce qui est à moi, dans ma jolie petite tête.
La douleur qui émane de lui ressemble à un gouffre sans fond. C’est pire encore que ce que j’imaginais en lisant ses journaux.
Je ne peux pas concevoir ça. Je suis – j’étais – quelqu’un de plutôt joyeux, au naturel. Grandir m’a appris le sérieux, certes, mais ce sont surtout les derniers jours, les dernières semaines qui m’ont usée.
Rien d’irréparable.

Rien, je n’ai rien fait, Tomas, je dis en levant mes bras recouverts de manches humides pour les refermer autour du marquis, tout doucement.

Il est nu. Nu et trempé contre moi. Heureusement, son état émotionnel me permet de ne pas mourir de désir à ce contact. Je crève d’envie de le sentir de nouveau contre moi, mais ça n’est pas le moment.

Arrête de t’excuser, je murmure, lasse. Ce n’est pas grave et je n’ai rien fait.

Je ne dirais pas que je ne lui en veux pas, ce ne serait pas tout à fait vrai, je songe avec un petit frisson. Mes vêtements mouillés collent à ma peau et la fenêtre est grande ouverte sur le froid hivernal. Autant dire que je ne me sens pas particulièrement à l’aise. Mais c’est secondaire.

Ne t’excuse pas de te sentir… De ressentir tout ça. Trouve simplement un moyen d’avancer, par pitié. Par pitié, Tomas, ne nous détruis pas.

Si je pouvais balayer sa morale pour maîtriser ses doutes, je serais à deux doigts de céder, alors même que je sais que ce serait le changer irrémédiablement.
Ses tremblements tout contre moi me crèvent le cœur. J’essaye de le réconforter, de lui murmurer que je suis là, juste là.
Et que je ne vais nulle part, moi.

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MessageSujet: Re: Do not go gentle into that good night - Alice   10.02.18 16:12

Il lui faut les paroles rassurantes d’Alice, il lui faut, aussi, le réflexe de sa marquée de se couper de lui pour qu’il se rappelle comment le faire lui-même, pour qu’il se souvienne, aussi, comment contrôler un peu mieux ce flot d’émotions négatives. Il a besoin d’un moment avant d’arrêter de trembler, d’arrêter de sangloter sans avoir de larmes à verser. Encore plus pour comprendre qu’Alice ne tremble pas à cause de lui, mais à cause du froid, qu’il est nu, trempé, contre elle, que ses vêtements à elle sont gorgés d’eau et laissent deviner beaucoup de choses en transparence.

Bouge lui intime son esprit. Fais quelque chose. Tu ne sais pas prendre soin de toi, mais tu sais prendre soin d’elle, au moins un peu. Ça, tu sais le faire.

Alors il bouge. Le vampire se détache d’elle et commence par fermer la fenêtre et le volet. La pièce est glaciale, comme si tout l’air de l’hiver avait élu domicile dans sa chambre. Son propre corps est glacé, quoiqu’il n’en a qu’une vague conscience. Le vampire passe dans la salle de bain, ignore complètement l’eau froide dans sa baignoire pour se frictionner le corps avec une serviette. S’il est conscient de sa nudité, il retourne tout de même auprès d’Alice avec une autre serviette.

Tu… il faut que tu te changes”.

Voilà, continue. Prends soin d’elle à défaut de prendre soin de toi. Ca viendra ensuite.

L’armoire. Sa prochaine étape. Il pourrait pousser jusqu’à la chambre de sa marquée, mais il n’ose pas la quitter du regard. Il n’ose pas non plus la regarder, quand il dépose près d’elle un pantalon d’intérieur, un t-shirt, et un sweat. Il s’empresse plutôt de retourner fouiller son armoire pour s’habiller d’un t-shirt et d’un pantalon, avec une lenteur mesurée, pour lui laisser le temps de se changer pendant qu’il ne regarde pas. Le marquis a beau être au plus mal, il reste néanmoins conscient des effets que son corps nu pourrait avoir sur lui. Il aurait envie d’elle, et alors, l’Ardeur…

Ne pense pas à ça.

Ses pas ne sont pas aussi assurés que d’ordinaire, quand il retourne s’asseoir jusqu’à son lit. Le vampire a faim, en réalité. Il aurait dû se nourrir au lever, mais n’en a pas eu le courage. Il ne l’a toujours pas.

Je… je ne fais pas exprès, tu sais”. Les mots sortent bizarrement de sa bouche. Il ne reconnait pas tout de suite sa propre voix, à ses oreilles. Il ne la regarde toujours pas, préférant se concentrer sur ses mains qui s’emmêlent, sur ses genoux. “De… parfois… parfois, je me réveille et je me sens comme ça. D’autres fois… d’autres fois, je suis d’excellente humeur. Et… J’ai déjà l’impression de nous détruire, d’une certaine façon. Peut-être… peut-être que tu vas me dire que ce n’est pas vrai, peut-être que ça ne l’est pas, que c’est simplement ainsi, que je le perçois, mais j’ai déjà l’impression de nous détruire. Toi, surtout. Quand… Quand je me sens mal, comme ça, mon premier réflexe est de fermer le lien, d’essayer en tout cas parce que… je sais ce que ça fait, de ressentir tout ça, je sais à quel point c’est horrible et que je n’ai pas la moindre envie que toi, tu te sentes comme ça. Je ne souhaiterais ça à personne d’autre”. Un drôle de son lui échappe, à mi-chemin entre le gémissement plaintif et le rire. “Crois-le ou non… J’étais dans un état bien pire, avant que je n’ai la chance de te rencontrer et… Je sais que c’est ridicule, je sais que c’est difficile à imaginer mais… mais j’ai été plus désespéré, plus brisé. Je suis… plus fort avec toi, ça, je le sais. Mais t’imposer ça, tous les jours, jusqu’à la fin de tes jours? Pour moi, c’est comme te planter un couteau dans le cœur. Ce n’est pas que je pense que tu ne veux pas le faire, au contraire. Je… je sais que tu le ferais, je crois que c’est pour ça que ça me terrifie. Je… J’ai besoin de toi, j’ai besoin de ton aide. J’ai tellement peur de ce que ça te ferait que je n’ose pas te la demander”.

Et si cette mélancolie, cette dépression même, n’était que le moindre de ses problèmes. Il y son rôle de Chambellan, son rôle de capitaine, il y a Lélio, qu’il commence à apprécier, d’une drôle de façon, tout en sachant qu’il va le détruire à petits feux, à cause de l’Ardeur, à être son monstre.

J’ai fait beaucoup de choses horribles, plus ou moins… volontairement, parfois sous le coup de l’Ardeur. Une partie de moi a… a cette impression que je devrais souffrir pour tout ça. Que quelqu’un devrait me faire subir dix fois ce que… ce que j’ai pu faire à Lélio par exemple. Sauf... sauf qu'il n'y a personne, à part moi. Je… tout ça n’a probablement aucun sens…

Tout ça a beaucoup de sens, pour lui.  Il glisse juste cette petite phrase pour rassurer sa marquée, au cas où elle ne comprendrai pas. Ne t’inquiète pas, ce n’est pas toi, c’est moi. Je suis tellement perdu que je ne sais plus.

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MessageSujet: Re: Do not go gentle into that good night - Alice   10.02.18 23:42

Le temps que le vampire reprenne ses esprits, je ne suis pas loin de mourir de froid. Mes lèvres ont bleui, le bout de mes doigts est engourdi, et je crève d’envie de prendre une douche brûlante.
Au lieu de quoi, je reste là sans savoir quoi faire.
Je suis un peu perdue. J’ai l’impression que mon esprit aussi est comme assoupi. J’essaye de trouver ce que j’aurais pu faire pour éviter d’en arriver là, mais peu importe combien de fois je tourne et retourne les évènements récents dans ma tête, je ne trouve pas le moment qui aurait dû être évité.
Oh, bien sûr, il y a Lélio, encore et toujours lui. Notre point de départ. Mon passé, notre avenir.
Sauf que je n’ai plus souhaité ne pas l’avoir rencontré, ne pas avoir partagé ce moment un peu magique, à sa manière, dans un bois de la lisière de Parys, depuis très longtemps. Je suis lucide. J’adore Lélio. Je l’aime d’une façon que je ne peux expliquer.
J’ai besoin de lui.
Alors, oui, cet instant était sans doute inévitable.
Mais malgré tout, j’espère qu’il ne sera pas le prélude d’une fin prédestinée.

Il me lâche pour aller chercher une serviette et se sécher. Quand il revient, je suis en train de frotter mes yeux qui me brûlent terriblement, mais j’attrape la serviette en regardant mes vêtements détrempés d’un air dépité. Je dois sans doute aucun me changer, oui, mais ce n’est pas au sommet de mes préoccupations à l’heure actuelle.
Loin, très loin de là.
Je suis plus inquiétée par le soin qu’il met à éviter de croiser mon regard. Plus dérangée par le silence dans mon esprit, imposé par mes soins mais regretté aussitôt. Plus angoissée par tous les jours à venir.
Je vois mon sommeil me fuir. Je vais avoir besoin de Lélio, encore, sauf que ça implique de quitter Tomas des yeux. J’aimerais qu’il soit là. Qu’il puisse me prendre dans ses bras ou m’engueuler pour que je cesse de gémir mes peines telle une princesse pourrie gâtée.

Je me change rapidement, finalement. Lorsque c’est chose faite, et seulement à ce moment, le marquis revient vers moi. Assis sur son lit alors que je suis toujours debout. Je caresse machinalement l’estafilade qui se referme déjà, en alternance avec la brûlure – qui elle, refuse de disparaître pour ne devenir qu’un mauvais souvenir.
J’ai la nausée.
J’ai souvent la nausée en ce moment, mais là, c’est différent. Comme une manifestation de mon impuissance.
Arrête ça et bouge toi, Alice. Trouve les mots.
Je l’écoute parler en silence. Je me concentre simplement pour respirer calmement. Et puis je lui tourne le dos. Je regarde les volets fermés. J’y cherche l’inspiration pour faire de concepts abstraits des phrases.
Et puis finalement, j’abaisse les murs entre nous, laisse toute la noirceur qui sommeille dans son être m’envahir. Je ne vacille pas, ne réagis qu’à peine à ce coup de couteau dans mon cœur déjà mis à mal.

Je fais pareil, parfois. Je cache mes chagrins et mes doutes pour qu’ils ne viennent pas t’empoisonner l’esprit. Et ce d’autant plus depuis que j’ai lu tes journaux, que j’ai pris la pleine mesure du désastre qui couvait. Mais la différence entre nous, c’est que même au cœur de mes tempêtes intérieures, penser à toi ravive mes espoirs et mon envie de me battre. Je t’impose des choses en plus, mais je l'accepte, parce que nous sommes censés fonctionner ainsi. Se reposer l’un sur l’autre. C’est normal.

A mon tour de ne pas oser le regarder. J’ai peur de pleurer malgré l’engourdissement qui est le mien. Qu’a-t-il fait, pourquoi ne paye-t-il pas. Qu’est ce que nous avons fait. Pourquoi ne souffrons-nous pas mille morts pour expier le poids de nos trop nombreux péchés.
Je me secoue.
Ce n’est pas moi, pas moi.

Ce qui est fait est fait, Tomas. Tu ne changeras pas le passé. La meilleure façon d’avancer, c’est de te reprendre en main et de chercher à faire mieux dans ton présent.

Je me retourne enfin vers lui, réduit à néant la distance qui nous sépare pour l’embrasser. Comme s’il détenait l’oxygène qui me garde en vie.
Si mes prunelles sont un peu trop brillantes quand je m’écarte, ce n’est jamais qu’à cause de la lumière.

Nous avons des années devant nous pour être meilleurs. Plus droits, plus justes, plus forts. Je veux être tout ça pour toi. Je veux être le bouclier qui contrôle tes terreurs, la lame qui annihile tes ennemis, fussent-ils dans ta tête. Laisse moi t’aider. Laisse-moi être pour toi la Marquée que j’aurais dû être depuis le début.

Je m’agenouille devant lui, mes mains se referment sur les siennes.

Laisse-moi faire plus, et fais plus pour moi. Je trouverais le moyen d’apaiser ton cœur et ton âme, mon Tomas, mon vampire, mon Marquis. Laisse-moi juste le temps d’y parvenir. S’il te plaît.

Cesse de croire que tu imposes, comprends que j’ai fait un choix, sept ans plus tôt.
Un choix que je ne parviens pas à regretter.
Un choix que je referais maintenant, si tu me le demandais.
Un choix que je referais demain si l’occasion m’en était donnée.

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MessageSujet: Re: Do not go gentle into that good night - Alice   11.02.18 13:16

Assis sur le lit, il lui tourne le dos. Et debout, Alice lui tourne aussi le dos. Quelque part, n’est-ce pas une métaphore de leur vie? Deux étrangers qui n’osent plus se regarder. Malgré tout ce qu’il a pu dire, pour essayer d’expliquer, pour tenter de mettre des mots sur ce qu’il ressent, Tomas est toujours persuadé qu’il a tout gâché, que sa marquée ne va pas juste vivre dans la crainte de ne jamais se réveiller, mais qu’elle va aussi être prisonnière de ce lien. Il n’y a rien de tout ça, dans les mots d’Alice, quand enfin elle lui parle, après une petite éternité de silence. Quelque part, c’est pire, l’occasion pour lui de découvrir qu’outre les non-dits sur leur amour respectif, il y en a beaucoup d’autres qui leur empoisonnent l’existence, qui empoisonnent leur relation. Tout ça est de sa faute, sans doute. A toujours se refermer, peut-être qu’il a fini par lui faire croire des choses…

D’ailleurs, la tentation est forte que de se fermer cette fois encore. Sa marquée a rouvert le lien entre eux, elle le maintenait fermé depuis le début, et maintenant, tout déferle en elle, et tout déferle en lui, sauf que les pensées d’Alice sont, comme souvent, bien plus belles et positives que les siennes. Tomas essaie tout de même de refouler, au moins un peu, tout ce qu’il ressent. Pas seulement pour elle, pour lui aussi. La noirceur l’attire tellement qu’il pourrait s’y jeter tout entier, en même temps qu’elle lui déchire ce qu’il lui reste d’âme et de coeur.

Sans le savoir, Alice l’aide, quand elle pose ses lèvres sur les siennes. Dans ses baisers, il y a les remèdes à tous ces maux. Quand elle l’embrasse, il oublie tout, jusqu’à son nom, jusqu’à ses pires horreurs, il n’y a plus qu’elle. Le vampire n’a jamais été aussi heureux que lorsqu’ils ont fait l’amour, pas tant pour l’acte en lui-même que pour tout ce qu’il signifiait pour lui. Qu’elle quitte ses lèvres est un déchirement autant qu’un soulagement. Il sentait quelque chose de néfaste s’agiter en lui. Ses mains trembleraient si elles n’étaient pas serrées aussi fort par les siennes.

Ne m’appelle pas comme ça, ne m’appelle pas marquis, pas toi”.

Qu’il est bête, à se concentrer là-dessus quand elle lui a dit tant d’autres choses d’importance. Oui mais voilà, il aurait tellement à dire que tout s’emmêle, qu’il ne saurait même pas par où commencer. Il lui faut un temps avant de songer à parler encore.

Je n’ai jamais voulu te causer autant de peine, je ne pensais pas… je pensais que tu aurais peur de mes actes, peut-être au point d’avoir peur de moi tout court. Je ne pensais pas… que tu aurais peur de mes pensées. Plus que tout, je n’ai jamais voulu que tu gardes tes peines et tes doutes pour toi, ma douce. Je comprends, que tu veuilles le faire, que tu veuilles m’épargner. C’est pour cela que je me coupe de toi, parfois, pour te protéger. Mais tu as tort, si tu crois qu’invoquer ton nom dans mon esprit m’apporte autre chose que bonheur et espoir. Tu as tort de croire que tu ne m’apportes rien, quand tu m’as tout donné, ces dernières années. Ce n’est pas… Je sais, qu’un seul mot de toi pourrait m’apaiser, qu’un sourire pourrait me calmer, qu’un baiser me rendrait le plus heureux de toutes les créatures mais… mais je sais aussi ce que c’est, que de ressentir ça tous les jours, c’est aussi épuisant que tout le reste. J’ai peur qu’à t’imposer ça, je finisse pas te détruire d’une façon qui serait totalement irréparable. J’ai peur… d’user l’espoir et l’amour qu’il y a en toi, à trop t’en demander, je… je l’économise, d’une certaine façon mais… mais je me rends compte, qu’ensuite, je ne sais plus comment te demander ton aide quand j’en ai réellement besoin, sans craindre de te terrifier”.  

Il libère l’une de ses mains, mais elle ne va pas loin. Elle se porte à la joue de sa marquée, douce caresse du bout des doigts au début, avant que sa paume n’embrasse pleinement sa peau.

Tu n’as jamais été autre chose que parfaite dans ton rôle de marquée. Tu as sacrifié beaucoup pour moi, je le sais, je regrette souvent de ne pas avoir les mots pour te remercier convenablement mais je… je ne sais pas comment arranger les choses. Ces derniers temps, j’ai l’impression de tout gâcher, de tout empirer quand j’essaie”.

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MessageSujet: Re: Do not go gentle into that good night - Alice   11.02.18 14:27

J’oublie parfois que Tomas abhorre son surnom. Le Marquis est quelqu’un d’autre, quelque part, un masque qu’il porte devant ses pairs et devant sa Reine, même, j’imagine.
Moi, c’est simplement ma façon de lui dire que j’accepte absolument tout de lui. Mais passons.
Je sais que ce n’est pas l’unique chose qu’il a retenu et j’attends, patiente, toujours agenouillée devant celui qui détient une partie de mon âme. J’ai tout le temps du monde devant moi.

J’aurais dû avoir peur de ses actes. Sauf que je sais que le vampire ne me ferait jamais de mal, à moi. Que ce sont des choses qu’il regrette. Ça ne suffit sans doute pas à ses victimes pour lui pardonner. A moi, si. Je suis peut-être folle.
Qu’est-ce que j’en sais ?
Je sais que je l’aime à en crever. Je sais que chaque sourire qu’il m’offre est un cadeau. Je sais que nos rires partagés comptent parmi les plus belles choses que je puisse imaginer. Je sais que j’ai besoin de lui, en toutes choses.
Que j’aurais toujours besoin de lui, quoi qu’il arrive.

—  Je n’ai pas été parfaite. J’ai laissé tes objectifs et tes peines nous éloigner, mais c’est fini, Tomas. Je te promets que je ne faillirais plus.

Une profession de foi que je déclame lovée contre sa main, yeux clos et respiration apaisée. La magie d’un contact physique, comme un écho à celui de nos esprits.

—  Mes larmes comme mes rires seront à toi. Comme tu m’offriras les tiens.

Je suis lucide. L’un comme l’autre, nous sommes des âmes abîmées, des êtres un peu brisés par nos vie. Lélio, en cela, s’accorde parfaitement à nous.
Mais qui ne l’est pas, au fond ?
Tout le monde a ses épreuves, ses terreurs et ses rêves. C’est le lot de tout mortel. Et un vampire l’est aussi. Sa longévité est certes étendue, mais les fins violentes guettent ces essences égarées.

—  N’aie plus peur de me demander mon aide. Par pitié. Promets moi que tu n’attendras pas que tes pensées me l’apprennent, que tu te reposeras sur moi. Je te promets que je n’attendrais plus. Que je te dirais tout. Même si ça risque de te blesser.

Je déteste ça, mais nous nous devons la vérité avant que notre lien ne nous entraîne vers le fond. Et je suis prête à tout pour lui. A tout pour nous.
Je le veux lui, je veux Lélio, je nous veux heureux tous les trois. Ou moins malheureux. Pour commencer. L’ambition du bonheur viendra par la suite.
Je finis par me dégager, seulement pour m’asseoir à côté de lui et poser ma tête contre son épaule. J’ai besoin de lui près de moi. De l’assurance qu’il est contre moi.

Je t’aime Tomas. Je t’aime et je veux que ça soit assez pour que tu vives. Pour que tu vives vraiment. Nous sommes ensemble. Et nous avons Lélio. Nous y arriverons.

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MessageSujet: Re: Do not go gentle into that good night - Alice   11.02.18 14:47

Tomas a ce vague sentiment que c’est le monde à l’envers. Voilà Alice qui s’excuse d’avoir failli, d’avoir échoué quand c’est lui, toujours lui, qui a causé tout ça. Non? Le vampire arrive à un point où il ne sait même plus ce qu’il se reproche exactement. Trop de choses pour qu’il arrive à y mettre des mots, trop pour qu’il ose seulement commencer à faire une liste, sans craindre de se noyer dans la culpabilité.

Ce qui se joue reste tout de même important pour eux. Au diable la France quand il peut sauver sa relation avec sa marquée, avec la seule personne capable de le sauver, ou presque. Parce qu’il n’y a pas qu’elle dans cette histoire.

Je te promets de tout de dire, aussi. Le bon, le mauvais, l’affreux. Tout”.

Cette fois, il espère qu’il tiendra cette promesse. Trop souvent, ces derniers temps, le marquis s’est parjuré, souvent sans le vouloir, souvent parce qu’il se rendait compte après coup que la promesse faite était cruelle ou non-viable. Celle-ci, il se le jure, il s’y tiendra. Même si les mots qui lui sortent de la bouche doivent l’écorcher.

La savoir assis près de lui ne lui suffit pas. Il la veut dans ses bras, et n’hésite donc pas à pivoter sur le lit, à l’attirer sur ses genoux et contre son torse, fourre son nez dans ses cheveux mais son parfum habituel est couvert par sa propre odeur, par ses vêtements qu’il a prêtés à sa marquée. Il se console en se disant qu’au moins, ils sentiront son odeur, la prochaine fois.

Je t’aime aussi, comme je n’ai jamais aimé personne mais… mais je n’ai pas… Lélio. Ce n’est pas… Lui et moi, ce n’est pas réel. Il ne veut pas de moi, il veut l’Ardeur, et moi, je… je ne sais pas si ce n’est pas l’Ardeur qui parle, quand je crois qu’il me manque. Je lui ai dit, avant de partir. Augustin était furieux, Lélio… il voulait me choisir, je crois, mais je lui ai dit qu’au moins, avec son partenaire, c’était réel. D’une certaine façon… j’en étais persuadé sur le coup, j’en suis toujours persuadé maintenant. Ce n’est pas réel et ça me tue, parce que je crois que j’aimerais que ça le soit mais ce serait cruel de lui demander ça, après ce que je lui ai fait”.

Il s’aperçoit aussi que tout ce qu’il a pu dire est vrai, même les mots qu’il n’a pas réalisé tout de suite avoir prononcé. Lélio lui manque, il aimerait qu’il soit là aussi. Sauf qu’il y a le doute, en quelque sorte, plutôt la certitude. L’Ardeur, toujours. Il ne veut pas Tomas, il veut la drogue.

J’ai… douté de nous, aussi, pendant un temps. Je… me suis demandé si sans le vouloir, je ne t’avais pas contaminé à l’Ardeur dès le début, si… si je ne t’avais pas “obligé” à m’aimer, mais toi et moi… c’est différent, ça n’a pas commencé comme…

Comme un viol et une tentative de meurtre. Par Dis, qu’il se déteste, et elle doit le sentir. Il n’ose plus refermer le lien entre eux. Il y a aussi la sensation de faim, qui commence à être douloureuse.

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MessageSujet: Re: Do not go gentle into that good night - Alice   11.02.18 15:13

Je me blottis contre lui, forte de sa promesse.
Celle-là, il la tiendra. Coûte que coûte. Quand bien même je devrais l’y forcer, le Marquis ne se parjurera pas une fois de plus.
Mais quand elle continue, je grimace. Je me demande ce que j’aurais pensé, à la place de Lélio. Si Tomas m’avait balancé en pleine figure que notre lien était artificiel. Et je déglutis. Je comprends mieux cette espèce de fureur qui l’a saisi, par moment, pendant notre nuit partagée.
Je comprends mieux l’empressement, la sauvagerie. Je comprends moins la douceur dont il a fait preuve. Je comprends moins Augustin qui a respecté mes vœux en toute chose, qui m’a fait crié son nom jusqu’à ce que j’en devienne un peu folle, malgré mes liens avec le vampire.
Ce n’était pas réel, ça ?
A quel point se voile-t-il la face.

Oh, Tomas… Comment tu as pu lui dire ça, je souffle, en retenant malgré tout ma consternation.

Il faut à tout prix que je retourne le voir.
Je n’ai que trop conscience du potentiel destructeur de ces mots lâchés sans penser à mal.

Lélio… C’est réel, pour moi. Je suis désolée si ça te blesse, mais il… Je ne sais pas pourquoi, je ne sais pas comment c’est possible mais… J’ai besoin de lui aussi. J’ai besoin qu’il soit heureux. Besoin qu’il soit avec nous.

J’ai la gorge nouée.
Ce sont pour moi des évidences. Et même si Tomas n’en a pas conscience, il y a une part de lui qui aime le cambion. Je m’en rends compte plus que lui. C’est un comble.

Tu ne peux pas décider pour lui. Augustin, c’est réel, mais toi aussi. Peu importe l’origine de cette réalité. Le fait que ce soit au départ créé par l’Ardeur n’amoindrit en rien votre lien. Pas alors que vous avez échangé… Tout ça. Tu n’as pas fait que le baiser à le rendre fou, Tomas. Tu lui as fait des promesses, tu as partagé son lit. Partagé avec lui ta Marquée, que ça te plaise ou non, j’ajoute avec difficulté.

Oui, il l’y a forcé. Oui, il l’a violé, a ravagé son esprit pour y déposer les graines d’une irrémédiable obsession. Mais la suite, ils l’ont construit à deux. J’étais aux premières loges pour le savoir.

Crois-tu que je serais jalouse de quelque chose d’artificiel ? C’est autre chose, Tomas, admets-le. Qui se soucie de savoir qu’au départ, ce n’était qu’une perte de contrôle, alors que les choses ont changé ? Lélio n’a pas besoin de tes remords et tes états d’âme. Lélio a besoin de toi, de cette partie de toi que vous partagez tous les deux. Lélio a besoin que tu ailles le voir et que tu lui dises que tu le veux lui, en entier. Que tu es prêt à assumer ce qui s’est passé. Passe à autre chose, Tomas.

J’ai appris à l’accepter, il peut bien le faire aussi. Je suis même prête à côtoyer Augustin tous les jours qui suivront si Lélio reste avec nous grâce à cela.

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MessageSujet: Re: Do not go gentle into that good night - Alice   11.02.18 15:41

Comment a-t-il pu? Il était persuadé de ce qu’il disait. Le cambion et lui, c’est l’Ardeur, Dis qui s’appelle et se cherche en eux. Alors qu’avec Augustin, c’est une relation construite depuis quinze ans, une amitié forte, au delà des mots sans doute. Avec Alice, la relation est peut-être plus récente, mais sans doute aussi intense. Ils ont choisi d’en être là quelque part, non?

Je ne le conteste pas. Je sais que ce que tu partages avec lui est vrai, loin de moi l’idée de te le retirer”.

Même si ça me plante un couteau dans le cœur de te savoir dans ses bras plutôt que dans les miens. Je peux vivre avec ça, tant que tu es heureuse.

Il entend bien les mots de sa marquée, sauf qu’il n’est pas prêt à s’avouer qu’il a, pour le cambion, un peu plus qu’une obsession malsaine, née d’une malédiction distique. Une fois, il lui a dit que dans d’autres circonstances, il aurait pu l’aimer, sauf qu’il n’a pas réalisé sur le coup, et encore moins maintenant, à quel point c’était vrai. Et en même temps, c’est faux. Même dans leurs circonstances actuelles, il pourrait. Il n’en est pas encore à ce stade. En amour, Tomas est incroyablement lent. Alice n’est que l’exception qui confirme la règle. Dès l’instant où il l’a vu, il a su. Tous les autres, il lui a fallu du temps, trop habitué qu’il est à protéger un cœur trop meurtri par les pertes.

Je sais, que je devrais mais je continue de le voir, parfois, quand je le regarde. Je continue de voir ce que je lui ai fait. Je continue de lui faire mal. Ce n’est peut-être qu’un os cassé ou… ou des bleus, mais je sais que c’est moi, qui lui inflige ça”.

Et encore une fois, il ne se rend pas compte qu’il le vit aussi mal parce qu’il ressent quelque chose pour lui. Parce que la première nuit, quand il n’en avait rien à faire, il se fichait de le laisser à moitié mort. La deuxième aussi. Mais la troisième… Il ne l’a pas sauvé parce qu’il se sentait coupable. Il s’est peut-être dit ça, pour se rassurer, peut-être qu’il a interprété ses sentiments de cette façon, sauf qu’il sauvé pour autre chose. Par peur de le perdre.

Je ne le comprends pas. Je ne sais jamais ce qu’il veut de moi. J’ai l’impression de ne jamais faire ce qu’il faut, avec lui. Même… même quand il me dit ce qu’il veut et que je lui obéis, il veut tout le contraire… Et j’ai besoin de lui. Que ce soit réel ou pas”.

Maintenant qu’il en est arrivé là, qu’il a admis ce besoin, ce manque, en l'occurrence, il ne lui reste qu’une seule étape à franchir.

Je l'appellerais, quand je saurais quoi lui dire, j’irais le voir, je ne sais pas”. Sans doute devrait-il appeler, pour demander une rencontre, pour ne pas le presser. Ou bien aller le voir directement. Comment savoir, avec son cambion, qui semble se faire un malin plaisir de changer d’avis en un clignement d’yeux. Ca le rend fou, et peut-être qu’il adore ça. En tout cas, il a conscience qu'il  ne peut pas s'autoriser à laisser les choses s'éterniser. Peu importe sa façon de prendre contact, ce doit être avant la fin de la nuit. En attendant, il a un problème plus urgent que cela. La faim devient de plus en plus forte. Sensation accentuée par la présence de la carotide d’Alice, juste sous son nez. S’il avait un peu moins de contrôle, il l’aurait déjà mordu. Ses pupilles se sont d’ailleurs rétrécies, son odorat s’est affiné pour guetter le sang, sous toute cette chair et toute cette peau. “Alice, ma douce, j’ai besoin de me nourrir et… il faut aussi que j’aille au Louvre. Des choses urgents m’attendent”.

Le vampire porte ses lèvres à son front, à chacune de ses joues, puis à ses lèvres. Il ne l’a pas embrassé, la veille, et cela lui a manqué. Cette tradition est toute récente, à peine une semaine, et pourtant, elle lui est indispensable.

Merci. Pour ta patience, pour ton amour, pour tes conseils précieux”. Il l’embrasse encore sur les lèvres, se permet un sourire. “J’ai oublié celui de ce matin”.

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MessageSujet: Re: Do not go gentle into that good night - Alice   11.02.18 16:30

J’imagine qu’à sa place, j’aurais tout autant de mal à regarder Lélio en face. Que mes erreurs me hanteraient chaque fois que mes yeux croiseraient les siens.
Sauf que ça n’aiderait en rien Lélio.
J’ai mis du temps à comprendre ce qu’il me crachait au visage, mais je crois que je commence à saisir ce que je peux faire pour lui… Et ce que je ne peux pas.
Je ne peux pas effacer le passé. En revanche, je peux faire en sorte de ne pas répéter mes erreurs, essayer de lui rendre un peu de ce que j’ai volé.
Et Tomas doit apprendre à faire de même.

Je sais, je murmure pourtant contre lui. Je sais, crois-moi, je sais.

Comme je sais que notre italien est parfois… Complexe à comprendre. Je suppose qu’il a ses excuses, cependant. C’est même certain.
Plus le temps passe, mieux je conçois ses états d’âme. Enfin, je crois.
Je me redresse brusquement quand Tomas m’avertit qu’il compte sans aller. Ses baisers sont autant d’aides pour guérir mes blessures, mais son absence me crucifie par avance.
Même avec ses promesses, la nuit sera longue, je le sais.

Je t’aime, je réponds en guise d’au revoir.

Lorsqu’il s’en va, j’ai envie d’appeler Lélio, mais il ne répond pas. Je reste longtemps assise sur le lit de Tomas, en tailleur, à attendre je ne sais quoi.
Jusqu’à ce que finalement, je trouve une excellente solution pour occuper mon temps et apaiser mes frayeurs. J’envoie un message à Lyséa, pour lui demander si elle peut partager un peu de cette nuit avec moi.
J’ai besoin de ma meilleure amie. J’aimerais lui expliquer le foutoir qu’est ma vie pour qu’elle m’aide à trouver des solutions. Je ne saurais même pas par où commencer, cela dit.

J’attends encore. Longtemps, il me semble. Mais peut-être que ça n’est qu’une impression. A un moment, Louis vient me demander ce qu’il en est de moi, si j’ai besoin de quelque chose.
Je secoue la tête. J’ai besoin de choses qu’on ne peut me donner. Besoin d’arrêter de réfléchir trop, dix fois trop.
Et puis, finalement, la porte s’ouvre. Je redresse la tête en sachant déjà qui s’y présente. Je me suis déjà relevée pour me jeter à son cou, à vrai dire.

Lyz, je souffle, soulagée.

Puis, juste comme ça, je fonds en sanglots dans ses bras.
Comme si les larmes que je retiens depuis tout ce temps se frayaient un chemin jusqu’à l’extérieur.

Je suis tellement contente de te voir, Lyz, je lâche en riant à moitié au milieu de mes pleurs.

Ça n’a aucun sens.
En même temps, quelle partie de ma vie en a encore un ?

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MessageSujet: Re: Do not go gentle into that good night - Alice   11.02.18 18:06


Yeah, I've heard their doubts. Think I won't amount, to anything but I prove 'em wrong, yeah. Let 'em hear my thunder roar this what they've been waiting for. (c) lyrics indestructible (c) icons ithika.
(@Alice Delaunay & Lyséa Elziré d’Harcourt)


Je dis juste que tu devrais y réfléchir à deux fois, insiste Desmeon, tête de mule.

Je grimace. Au fond, je sais qu’il a raison, mais je suis partagée entre mon amitié pour Alice et le profit que je retirerai d’une telle découverte. J’ai envisagé un bon millier de fois de quelle manière je jetterai ma supériorité à la face du Marquis, j’ai même travaillé mon rictus suffisant. J’ai envisagé qu’il se mette à genoux et toute la clique, dans mes fantasmes les plus poussés, peu importe le degré de mesquinerie.
On ne défie pas impunément une d’Harcourt.

On a l’assurance que ça fonctionne.
C’est pas de ça que je parle, merde ! Mélusine t’a mieux élevée que ça, tu vas donner au Chambellan la solution à tous ses problèmes, sans qu’il ne casque ? Tout ça pour les beaux yeux d’une humaine ? Elle est gentille, Alice, mais c’est pas à ça que tu dois penser, merde ! En plus, ton vampire risque de mal le prendre.

Y’a ça, aussi, cette possibilité que le Baron ne se braque. Je détourne le regard de mon familier, bras autour de ma poitrine. J’hésite depuis des heures et c’est mon téléphone qui me détourne de mon dilemme, pendant environs une seconde et demi, le temps de voir qui appelle.
Alice.
Qui me demande de venir.
A sa voix, j’ai conscience qu’il y a quelque chose qui cloche, parce que je la connais par cœur. Je rassemble les deux livres que je lui ai promis, le traité sur les cambions et l’autre, sur la métaphysique distique, en espérant qu’elle n’a pas peur du vieux français, pour ce dernier. Je mets les deux dans un sac plus large, j’attrape le troisième, qui contient la solution aux problèmes d’Alice, puis je vais me changer. Pantalon slim, débardeur clair et gilets épais pour affronter la froideur de l’hiver. Comme je ne sors jamais sans me maquiller ni me coiffer, même en cas d’urgence, ça prend une bon quart d’heure. Pourtant, je me presse. Puis il y a le chemin, depuis l’extérieur de Parys jusqu’à la rue du bac où elle m’a conviée. Visiblement, elle a vraiment déménagé.
Tant mieux.
Pendant tout le trajet, je me dispute avec Desmeon.

Louis me conduit jusqu’à elle et elle me tombe dans les bras en pleurant.

Ma chérie… Qu’est-ce qui t’arrive ? je lui demande, inquiète.

Mon familier secoue la tête, mimant un « non » catégorique. Je laisse tomber mon sac, je la prends dans mes bras.

Alice, parle moi… Lequel de ces deux crétins t’a mise dans cet état ? Je vais les étrangler !

J’essaie de dédramatiser un peu, mais c’est la première fois que quelqu’un pleure dans mes bras depuis une éternité…



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MessageSujet: Re: Do not go gentle into that good night - Alice   11.02.18 18:34

Je n’arrive tout simplement pas à me calmer.
Comme si je venais de réaliser que cette brûlure sur mon poignet droit n’est rien, que j’aurais pu mourir ce soir si Tomas n’avait pas réfléchi à deux fois.
Comme si je comprenais que le pire est encore à venir.
Comme si la réalité m’avait rattrapée.
Je suis obligée de paraître plus sereine que le vampire, parce que lui nage en plein désarroi. Obligée de prétendre que je suis plus forte qu’il n’y paraît.
Ou alors, tout bêtement, j’évacue enfin le stress du début de la nuit.
J’essaye de lui répondre, mais au début, c’est difficile. Je finis donc par me résigner à attendre que le gros de mes pleurs soit évacué pour être capable d’aligner deux mots correctement.
Ce qui prend cinq bonnes minutes.

Je… Désolée, c’est… Enfin, Tomas. C’est compliqué, je dis.

Sauf que j’ai envie de lui expliquer quelque chose qu’elle puisse comprendre.
Je la lâche pour aller chercher un mouchoir – sans savoir où chercher vu que nous sommes dans la chambre de Tomas et non la mienne.

Il est… Tomas passe beaucoup de temps à s’en vouloir pour des choses auxquelles il ne peut pas grand-chose. Ça fait des semaines que j’ai peur qu’il fasse un truc stupide comme… Comme se suicider.

Ma voix s’étrangle mais je me force à continuer tant bien que mal après avoir essuyé mes yeux rougis par les pleurs.

Tout à l’heure, j’ai cru que… Qu’il allait le faire. C’est stupide, il ne veut pas me tuer mais pendant une seconde…

Bien plus qu’une seconde, en vérité.
Comment expliquer la malédiction du vampire à Lyséa ? J’ai l’impression de violer son intimité, à l’idée d’exposer nos problèmes à mon amie. L’impression que je ne devrais pas sans lui avoir demander la permission. C’est ce qui retient mes mots, mes aveux.
Je ne pleure plus, déjà. Mettons que c’est un progrès.
J’invite la démoniste à s’asseoir – il y n’y a que l’embarras du choix – et m’installe à côté d’elle, en ramenant mes genoux contre moi.

Je suis désolée. Je suis vraiment contente que tu sois là. Il y a des jours où je me sens… Tellement seule.

J’aimerais bien pouvoir prétendre le contraire, mais c’est la vérité. Quand Tomas me quitte pour ce foutu Louvre et sa Reine, quand Lélio nous quitte, je me sens abandonnée. Ça réveille mes névroses, cette idée terrifiante que peut-être, un jour, ils seront loin de moi tous les deux et que je n’aurais plus que mes yeux pour pleurer leur perte.

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MAUDITS, TOUS ENSEMBLE
Tu sais ce qui ne représente rien, non plus ? Le temps que nous avons passé ensemble. Ce n’était que quelques heures, peut-être quelques jours, finalement. Alors pourquoi, après ce peu de minutes partagées, pourquoi je me sens coupée d’une partie de moi ? - alice to lélio
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Do not go gentle into that good night - Alice
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