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 And All That Could Have Been ft. Lélio

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Dario dí Valentino

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✠ Je suis : Cesare Borgia, narakhes du cercle de l'envie.
✠ J'ai : 542 ans
✠ Mon âme appartient : A Dis mais brûle de conquérir Parys et l'Italy.
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MessageSujet: And All That Could Have Been ft. Lélio   13.01.18 22:38


(@Lélio dí Ruzzante & Dario dí Valentino )

Rien de tel que les rumeurs.
Ça court les rues, ça se sirote dans les bars, ça se diffuse comme un virus dans les boudoirs, et ça danse dans les esprits bien après qu’on les ai entendus. Les rumeurs sont comme des chansons populaires, entêtantes, souvent lubriques et criantes de vérité. Comme dit l’adage, il n’y a jamais de fumée sans feu.
Dario pourrait en être le parfait exemple. Car oui, comme le prétendait la rumeur populaire, il a bien tué son frère aîné. Il le jalousait et voulait prendre sa place auprès de père. Il n’aurait jamais été le comte de Valentino, il n’aurait jamais conquis l’Italie, il n’aurait jamais réunifié plusieurs de ses royaumes et botté le cul des Napolitains sans ce meurtre proprement exécuté, dans une ruelle obscure où il laissa toute sa sauvagerie s’exprimer. Eh oui, il avait aussi couché avec sa sœur, pratiquant l’inceste qu’on lui attribuait. En réalité, il éprouvait des sentiments complexes pour elle, mais c’est en entendant la rumeur que le désir naquit entre ses cuisses.
La rumeur avait fait de lui l’homme qu’il était au moment de sa mort, le narakhe qu’il est devenu. La rumeur des exploits de son frère avait nourri sa jalousie jusqu’à la faire exploser dans une gerbe de sang. La rumeur enfin lui avait permis de posséder sa jeune sœur, chose qu’il n’a jamais regrettée par la suite. Lucrezia était divine, une femme enfant aux joues rondes et roses, aux cheveux roux hérités d’un lointain ancêtre.
Ni lui ni sa Lucrezia ne paraissait le moins du monde ibérique. Ils étaient beaux comme des dieux au milieu de ces italiens aux traits grossiers.
Le passé resurgissait, souvent, mais ne l’éloignait jamais très longtemps.
Car il ne regrettait pas un seul instant son trépas, inévitable. Il n’aurait supporté de goûter le parfum de la défaite. Il avait préféré la fuite, il avait mené une existence endiablée et pleine d’aventure, sa mort, et sa vie de narakhe y ressemblait tout autant.
À Dis, il menait une vie fastueuse même s’il ne pouvait s’empêcher de jalouser les autres, de désirer toujours plus. Son avidité enflait jusqu’à rendre sa poitrine trop juste. Il allait sur Terre alors pour se libérer l’esprit, et rassembler quelques âmes par la même occasion, seule manière de véritablement nourrir son ambition.
Ici, il s’éclatait, littéralement. Grâce à de judicieuses dispositions, il possédait assez d’argent et de titres de noblesse pour n’avoir à se soucier de rien. Les sorcières à son service étaient toutes dévouées à sa cause. Il n’avait qu’à s’assurer qu’elles continuent à l’être pendant longtemps encore. Hormis ces tâches, et la chasse aux âmes, il passait le plus clair de son temps à profiter de tous les plaisirs qu’offrait ce monde-ci.
Mais jusqu’à présent, et à son plus grand dam, aucun rejeton démoniaque n’avait encore vu le jour malgré les innombrables coups qu’il avait tirés, avec ses sorcières, mais pas que. Il espérait observer la naissance de camions. Dans ses fantasmes les plus fous, il les élèverait comme des poules en batteries. Non, pas exactement des poules, plutôt une armée de mini-lui.
Et dire que la plupart des narakhes qui n’en veulent pas en sèment derrière eux. Jaloux, Dario s’était donc renseigné sur une rumeur qu’il avait entendue. Un commérage qu’il l’amena à soupçonner l’existence d’un cambion ici même, à Parys. Quelques recherches plus tard, il finit par débarquer dans ce quartier de Parys, Montmartre.
Joli et pittoresque avec ses rues pavées, ses artistes, et l’odeur de la peinture fraîche se mêlant à celle de la beuh. Il aimait le côté bohème de ce quartier même s’il préférait infiniment Pigalle et ses putains, Pigalle et ses lumières rouges, Pigalle et ses spectacles lubriques.
Ça y’est. Il l’a senti. L’arôme visqueux et suave de Dis. Le parfum du souffre. C’est sans doute pour cela qu’il a toujours eu un faible pour les rousses. Un sourire mauvais illumine sa gueule de narakhe. L’envie, là, au fond des tripes, noyées sous un faux air de type charmant plein d’assurance, et d’orgueil. Saupoudré de suffisance.
Le cambion se tient sous ses yeux, dans l’une de ces ruelles sales et obscures aux relents de vice. Le prince dandy le suit, désirant observer sa démarche, ses activités, peut-être simplement curieux de voir comment il trouve sa place dans ce monde-ci.
La discrétion n'est cependant pas son fort et avec son costume trois pièce pourpre et sa chemise noire en soie, son foulard aux couleurs exubérantes évoquant les eaux tumultueuses du Styx, il allait sans nul doute se faire remarquer par l'objet de sa convoitise.


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Lélio dí Ruzzante

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✠ Je suis : Inspecteur à l'Unité de Lutte contre la Criminalité Magique | Un cambion psychotique | Maudits, tous ensemble.
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MessageSujet: Re: And All That Could Have Been ft. Lélio   14.01.18 11:20


You should pray now. Is it above or is it below? Devil's got a cut, like a slit in a cattles calf. Dollar sign snakes, I'm all in the damned. Godless, fearless of the flood or the blood of the coming spring. (c) lyrics marilyn manson, icon (c) eden memories.
(@Dario dí Valentino & Lélio dí Ruzzante)


L’alcool.
Encore, toujours.
L’alcool et un con humide, où oublier.
Oublier le désastre de mon existence.
Oublier l’obsession pour le Marquis.
Oublier le beau sourire d’Alice.
Oublier.

Je suis une pute prisonnière d’une cage dorée. Forcé de vivre au Louvre, dans une chambre adjacente à celle d’Alice, à celle de mon bourreau. Quand j’ai fini mon service, c’est là que je rentre. Et la rumeur a commencé à se répandre, évidemment. Ils ne disent rien, mais j’ai remarqué leur changement de comportement.
Le rejet.
Je déteste le rejet.
Mais au moins, ils ressentent quelque chose.
C’est l’indifférence, que je ne peux pas supporter.
Ce soir, cette nuit… Quelle heure est-il ? Je ne suis pas rentré au Louvre. J’ai voulu envoyer un SMS, mais j’ai rangé mon portable, dans un sursaut furieux d’indépendance. Qu’il s’inquiète, ce fils de pute. Qu’il s’inquiète, cet enfoiré qui m’a volé ma vie. Qu’il s’inquiète.
Je sais, c’est cruel.
Et petit.
Mais j’en ai besoin.
Je n’ai plus que ça.

Je bois.
J’ai pris une bouteille à la Casa, et je suis sorti du bar bondé, pour la siroter dans la ruelle. Je ne sais pas ce que je cherche. Je ne sais pas si je veux une pute, si je veux juste vomir tranquille, ou si j’ai envie de me battre, pour effacer un peu la souillure, me sentir un peu moins…
Misérable ?
Il reste la moitié de la liqueur violette. Le liquide me brûle la gorge, mes yeux deviennent vitreux. Au point que, quand l’odeur arrive jusqu’à moi, je suis persuadé d’halluciner. Parce que je n’ai jamais vraiment croisé un narakhe, auparavant. Enfin… Si. Si, je mens, on a tous croisé ce fameux narakhe, mais ça n’a pas été au-delà. Ils ne sont plus si nombreux que ça, à Parys. Et le seul qui m’intéresse vraiment, je ne l’ai jamais vu. Je connais à peine son nom générique.

Il me suit, le bougre. J’en suis certain, parce qu’il a ralenti quand j’ai tourné dans la ruelle, en sortant du bar, quatre façades plus loin. Je me demande ce qu’il me veut, eux qui se moquent de notre existence. Mais, comme chaque fois que je suis en présence de l’énergie distique, je perds tout sens commun, tout repère, toute logique.
Tout instinct de préservation, aussi.

J’ignore à quel cercle il appartient. Je sais, par contre, qu’il n’est pas du même que moi. Du même que mon ascendance.
Je me retourne brusquement, ma bouteille dans une main, un pull trop léger pour la saison sous ma veste en cuir. J’ai oublié mon écharpe, mes gants, sûrement dans ma voiture. Un pantalon en jeans, près du corps, des bottines noires, en cuir. Rien de bien extraordinaire, de mes fringues, même si le Marquis essaie de me refaire une garde-robe bien plus luxueuse. J’ai envie de lui enfoncer ses billets de cent francs dans le cul, comme si j’allais bosser habillé en Hermès.
L’autre, par contre, déborde de style, de classe. Il a même un foulard, sérieusement ? Je cligne des yeux.

Qu’est-ce que tu me veux ? Je ne suis qu’un cambion.

Deux phrases, qui résument bien la totalité de sa vie.
Puis, il y a encore une chance, une infime, pour que ça soit un hasard.
T’es pas mon père, hein ?
Dommage, d’un côté.



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Maudits, tous ensembleWhen you came in the air went out and every shadow filled up with doubt. I don't know who you think you are...Heart sick an' eyes filled up with blue. I don't know what you've done to me but I know this much is true and before the night is through I wanna do bad things with you.
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MessageSujet: Re: And All That Could Have Been ft. Lélio   18.01.18 10:05


(@Lélio dí Ruzzante & Dario dí Valentino )

L’odeur entêtante du souffre.
Comme une madeleine de Proust, elle le renvoie à Dis, à son architecture si particulière, au baroque de sa musique qui jailli de partout, agressive et violente, extravagante et vulgaire, aux lumières des néons qui peignent les quartiers de couleurs lascives agressives, aux éclats de voix qui résonnent à tout heure, aux hurlements qui forment une sonorité si particulière.
L’aura particulière.
Pas vraiment celle d’un narakhe, pas vraiment celle d’un humain.
S’il connaît la théorie, il n’a jamais eu l’occasion d’en reluquer un de près, de l’observer à sa guise, parce qu’avant, il s’en moquait, d’en avoir rien qu’à lui, et parce qu’aujourd’hui c’est devenu une obsession qu’il convient de flatter, de nourrir, de contenter.
N’ayant jamais eu cure de l’image qu’il pouvait renvoyer, il ne prend aucune précaution visant à distiller le doute, ou ne serait-ce qu’à être un minimum discret.
Dario n’a jamais été discret. Personne n’aurait jamais entendu parler des Borgia ni écrit de livre à leurs sujets, il n’y aurait jamais eu de Prince de Machiavel s’il avait été discret. La discrétion c’est bon pour les autres emplumés d’aëls.
Un sourire de gamin apparaît sur ses lèvres alors qu’il observe tout à loisir l’objet de sa convoitise. Ses yeux détaillent sa dégaine, son petit cul qui remue à chacun de ses pas, ses cheveux trop long qu’il doit repousser derrière une oreille, sa manière de se vêtir, cette veste en cuir qui colle si bien à son air renfrogné comme s’il était en colère.
Et il se demande, ce que c’est, d’être comme lui, entre les deux mondes.

L’enfant rejeté a remarqué sa présence dans son dos, son observation trop appuyée. Il se retourne brusquement. Une vague d’effluves alcoolisés lui parvient en même temps qu’il note à quel point le cambion est agréable à regarder. Il n’est pas seulement bien roulé dans son jean serré, il est carrément beau garçon. Comme tous les narakhes.
Quand il ouvre la bouche, la vérité claque dans l’air comme un fouet.
Cela le fait sourire, la franchise presque provoquante du gamin. Il n’est que cela pour quelqu’un comme Dario, un gamin. Parce que des siècles les séparent. Parce qu’il pourrait être son père.
Il voudrait l’être.
Une vieille chimère entêtante comme un parfum Guerlain.
Le sieur Valentino jette un regard amusé au cambion, sourit, laissant quelques secondes s’écouler avant de desserrer ses fines lèvres.
De lui, émane un tout autre parfum. Celui de l’opium qu’il a fumé, agrémenté de quelques feuilles de tabac et d’une variété de skunk.
– C’est justement parce que tu en es un que tu m’intéresses.
Le dandy scrute l’enfant et ses réactions, il s’attend au moins à de la reconnaissance. Il faut dire qu’il respire l’auto suffisance. Qu’on se le dise, il est un connard, comme tous ceux venant de son cercle, un connard auto suffisant et prétentieux, qui se croit sous estimé et méritant mieux.
– Je n’en ai jamais eu. Des comme toi.
Se moquant éperdument de révéler trop de choses à son sujet, car il n’a jamais envisagé qu’il puisse y avoir la moindre menace à son encontre ici bas, hormis peut-être les rejetons des emplumés, et éventuellement ces humains fascinés par eux, membres de l’Eglise, il délivre ses secrets.
– J’aimerais bien.
Sibyllin, presque cryptique, il est par trop habitué à la présence de ceux qui lisent presque dans ses pensées tant ils sont formés pour répondre à tous ses désirs. Il n'a plus l'habitude, de s'expliquer. Et au fond, s'il peut s'en passer… L’enflure.
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MessageSujet: Re: And All That Could Have Been ft. Lélio   19.01.18 16:01


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Rapidement, il se dévoile, le narakhe. Je cligne des yeux, alors qu’il se rapproche et me tape dans le nez son odeur d’opium, de tabac aussi. Depuis quand un cambion peut-il intéresser un être de Dis ? Un pur sang ? Et comment se fait-il, qu’il n’en ait jamais eu ? En général, les narakhes, ça baise sans se poser de questions, et je n’ai pas souvenir qu’ils puissent être stériles. Enfin, en vrai, j’en sais rien. Ma mère est morte trop jeune pour me transmettre tout son savoir et quand on a dix ans, on ne pense pas à se préoccuper de reproduction.

Donc, si je résume, le narakhe a envie de se reproduire, raison pour laquelle il me suit.

Ouais, ok… Et tu crois quoi? Que je suis sexologue spécialisé dans Dis ? Que j’suis foutu de t’expliquer comment on fait les bébés ? Enfin, si, ça, j’peux te le dire, je ricane.

Parce que j’ai de l’alcool dans le sang, que je ne suis pas totalement dans mon état normal. En même temps, même pour Parys, ce gars est bizarre. C’est bien la première fois qu’on m’aborde en me disant qu’on en veut d’autres comme moi. Bien la première fois qu’un narakhe me parle tout court, d’ailleurs.

C’est quoi, que tu veux ? C’est quoi, que tu sens ?

Deux questions distinctes. J’essaie de deviner son cercle, mais c’est compliqué. Je ne connais que la saveur du mien, et celui de la luxure, par l’intermédiaire du Marquis. Je connais le goût de l’Ardeur, je connais ses ravages aussi. Je les subis, un peu plus chaque jour, depuis que mon sevrage a échoué et m’a condamné, selon la rumeur, à être le troisième membre d’un couple dysfonctionnel. Peut-être même un marqué, si on en croit certains. Conneries, voilà ce que j’en dis. Enfin… Plus ou moins. Y’a bien un truc, entre nous. Un truc particulier. Et je suis désormais certain que non, le Marquis – Tomas corrige mon foutu esprit, n’en a pas rien à foutre de ma petite personne. Mais ça ne me suffit pas…
Puis y’a Alice.
Et Arthur.
Et…
Et putain, je commence à dessaouler.

Tu paies à boire ?

Bah quoi ! Genre, je vais me gêner. De toute façon, s’il en veut des comme moi, c’est qu’il veut taper la discussion et pour aborder un sujet pareil, va me falloir recharger. Je ne fume pas vraiment, pas souvent, mais je commence à me demander si un peu de Dem-X ou une connerie du même genre ne m’aiderait pas davantage que le whisky ou la téquila. Ou le vin… Ou les liqueurs exotiques qu’on donne sous le manteau, dans certains bars.
Bref, j’attends, et je continue de le dévisager, des fois qu’un instinct ancestral se réveille et m’apporte l’illumination.
Je crois que je peux toujours courir.



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MessageSujet: Re: And All That Could Have Been ft. Lélio   30.01.18 13:22


(@Lélio dí Ruzzante & Dario dí Valentino )

L’infernal rejeton n’a pas sa langue dans sa poche. Ses yeux scrutent le narakhe avec un mélange d’étonnement et de méfiance, mais à la minute où le dandy démoniaque précise sa volonté et le but de son approche, le cambion se rassure, se radoucit, et laisse même entrevoir un certain amusement, dans sa voix, dans ses yeux.
C’est presque craquant, adorable, la manière dont son visage change d’expression. Tant d’humanité en lui, savamment distillée avec la saveur particulière de Dis. Comment peut-on le regarder avec indifférence alors que tout en lui le rend… adorable ? Le mot paraît juste à propos d’un rejeton, non ? C’est ce que les humains disent. Et nous sommes chez eux après tout.
Les questions de l’enfant des ténèbres l’amusent. Il y voit une certaine provocation, que d’autres auraient punis sévèrement ou simplement feint d’ignorer, pour laisser leur colère s’exprimer plus tard, dans la violence et le sang. Dario est différent, peut-être parce qu’il a foulé cette terre avant Dis, parce qu’il a été humain, et se souvient de ce que c’était. De ressentir, de souffrir, d’aimer, d’être passionné au point que ça en soit douloureux, de désirer, de convoiter, jusqu’à ce que la raison foute le camp, qu’il ne reste plus rien d’autre que cette envie palpitante au fond de soi.
– Je te l’ai dit, j’en veux des comme toi. Le sujet me passionne, et j’aimerais en savoir plus sur ta condition. Ce que c’est d’être un cambion. Ici, dans ce monde-là.
Le dandy sourit, amusé, charmé, par ce petit bonhomme plein d’assurance, presque d’arrogance. Celle insufflée par l’alcool ingéré, à n’en point douter, mais qui lui donne une saveur, une teinte, particulière. Dario ne pourrait nier que s’il affecte tant l’usage des drogues c’est pour ce qu’elles apportent, pour les couleurs dont elles parent au monde. L’alcool en offre d’autres, plus violentes, moins jolies à regarder, plus dures à soutenir. C’est un autre trip.
– Nous pourrions en parler autour d’un verre, propose-t-il en adressant un clin d’œil au cambion. Et je pourrais t’en dire plus sur moi, si ça t’intéresse.
Le dandy jeta un regard autour de lui. Il fréquentait les lieux de luxure ici, ceux où l’on pouvait fumer de l’opium entre les cuisses d’une belle chinoise, ceux où l’on pouvait perdre son âme dans les bras d’une succube, ces maisons closes aux rideaux tirés où les plus riches seulement venaient, ces parties fines qui ne connaissaient de fin ni de début, ces soirées qui n’avaient jamais lieu au même endroit par deux fois, tenues par une mafia bien organisée, aux putes raffinées.
Mais il était curieux de découvrir son monde à lui. Où allait-il abîmer son âme, perdre sa raison, soigner sa mélancolie ?
– Je te laisse choisir le lieu de perdition où nous allons partager nos parts des ténèbres et je paierais la facture.
La question du fric n'en est même pas une. Dario est riche et ne se pose jamais la question de s'il peut s'offrir quelque chose mais plutôt de qu'est-ce qu'il veut s'offrir. Ce soir il est d'humeur à s'offrir un camion.
Le regard du narakhe brille d’une lueur sombre et exquise à la fois. Il y a un voile à soulever et c’est cet instant qu’il préfère, quand il commence à entrevoir de quoi est faite une âme. Lorsque le mystère est à son comble, le public excité et que les trois coups résonnent sur la scène.
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MessageSujet: Re: And All That Could Have Been ft. Lélio   31.01.18 12:11


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Le sujet le passionne. Je crois que je suis tombé sur le seul narakhe avec des tendances sociologiques, à moins qu’il ne se foute royalement de ma gueule, pour une obscure raison. Le truc, avec les habitants de Dis, c’est qu’on ne peut pas et surtout qu’on ne doit pas chercher à les comprendre à travers le prisme de l’humanité. Malheureusement, je suis à moitié humain, élevé dans leur société, j’ai tout pris d’eux.
Une grosse partie, au moins, je tempère.
Quant à savoir ce que c’est, d’être cambion, dans ce monde… Une longue histoire. Je songe au Marquis, je songe à notre décadence commune, à ce sentiment de ne jamais être complet, sauf quand nous sommes ensemble, lui et moi. Ce n’est pas contre Alice, c’est simplement distique. Nous sommes condamnés à courir après un bout de nous qu’on ne trouvera jamais, à en perdre la raison. Cela, évidemment, je ne vais pas le lui dire, au narakhe curieux. Parce que c’est personnel, privé, que ça ne le regarde pas.
Peut-être qu’avec une bouteille ou deux…
J’ai vraiment envie de recommencer à me saouler.

Ah ouais ? je demande d’un air suspicieux.

Parce que oui, évidemment, que ça m’intéresse, putain. C’est le premier narakhe complet que je rencontre ou, en tout cas, qui m’adresse la parole et a l’air d’avoir envie de parler de lui, de Dis. Son énergie est fascinante, ce qu’il dégage me donne des frissons. J’ai envie de le toucher, mais d’une manière différente qu’avec Tomas. Plus comme on approche une superbe peinture ou une œuvre d’art qui nous transcende. Ouais, c’est ça que cet inconnu m’inspire.
D’ailleurs, je me rends compte que je ne connais pas son nom.

Moi, c’est Lélio. Et toi?

J’hésite à lui tendre la main, mais je me rends compte que je ne me fais pas suffisamment confiance pour le toucher. Et si l’Ardeur se déclenchait ? Je l’ai apaisée il y a quelques heures à peine, mais je n’ai pas envie de prendre de risque. J’ai trop peur des dérapages et je les accumule, depuis un moment. Je veux reprendre le contrôle de ma vie, ce qui commence par ne pas serrer la main à n’importe qui. D’un signe de tête, je l’invite à me suivre et il s’exécute, en marchant à côté de moi et sans cesser de me regarder avec ses grands yeux. On dirait presque un gamin, qui a trouvé une friandise délicieuse et qui se réjouit du moment où il va la déballer.

J’adore la Casa, son ambiance latino survoltée, sa musique, son alcool. Comme j’étais juste à côté, avec ma bouteille, j’ouvre la porte de service et il entre à ma suite, jusqu’à l’arrière salle. C’est là où Angela permet à certains clients de se rencontrer et, on a de la chance, ce soir, c’est vide. Du coup, on entend la musique comme si elle s’élevait juste à côté de nous, accompagnée par le brouhaha assourdi de la foule qui danse, qui rit, qui drague et parfois, qui baise. La pièce est sobre, elle comporte une table, plusieurs chaises pas très bien rangées. Parfois, ici, des gens se retrouvent pour jouer aux cartes, même si les jeux ne sont pas illégaux, dans Parys.

Je passe la tête par une autre porte, au fond, qui donne derrière le bar et je fais signe à la patronne. J’échange quelques mots avec elle, elle jette un œil au narakhe et se crispe. Elle est totalement humaine, mais elle a une sorte de sixième sens, qui la prévient des emmerdes. Rien de magique, juste, je crois, une expérience de vie. Elle entre et tend la main au narakhe en le regardant dans les yeux. Elle porte une petite croix d’argent autour du cou, mais c’est plus par habitude qu’autre chose.

Ici, on paie d’avance. Ta carte de crédit.

Elle ment, mais elle a surtout peur qu’il se volatilise sans régler la note et moi, je n’ai pas envie de m’endetter. Elle ne repart que quand le narakhe a accédé à sa requête, puis elle me donne une bonne bouteille de Sangria, qui est beaucoup plus forte qu’elle n’y paraît au premier abord. Je nous verse deux verres, puis je fixe mon regard sur le narakhe. Je me demande si je le dévore des yeux ou si j’ai juste cette impression.

Quel cercle ?

Je ne sais pas vraiment si poser la question fait de moi un impoli, mais je m’en moque.
J’ai envie de savoir.



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MessageSujet: Re: And All That Could Have Been ft. Lélio   09.02.18 16:06


(@Lélio dí Ruzzante & Dario dí Valentino )

Avec lui, on ne sait jamais sur quel pied danser, s’il vous nargue, s’il se fout de votre gueule ou s’il est diablement sérieux. Le truc avec les individus de son genre, les narakhes, c’est que c’est un peu tout ça réuni. De leur point de vue, les humains sont des petites choses à la fois adorables et agaçantes, comme des gremlins.
Et les cambions dans tout ça ? Pour Dario c’est les gremlins version marrante, ceux avec une crête qui foutent le dawa dans la ville. Il se demande s’ils ressemblent tous à cette vision qu’il a, il se demande si le chaos brûle dans les veines de celui qu’il observe, il se demande à quel point ce cambion lui ressemble, combien d’essence distique possède-t-il en lui ?
Le narakhe a envie de l’ouvrir en deux juste pour vérifier. Ce qui serait dommage c’est qu’ensuite pour le recoller et le faire parler ça serait compliqué. Ces mortels qui se brisent si vite entre ses doigts immortels… c’est ce qui est dommage avec les humains. Peut-être serait-ce différent avec lui ?
C’est un cambion.
C’est une partie de lui.
Pas exactement lui, d’un autre comme lui, une moitié de narakhe, une moitié de Dis, un rejeton des enfers comme le diraient les croyants.
Il sourit, un sourire mauvais, un sourire diabolique, un sourire carnassier. Il a presque la bave aux lèvres en s’imaginant demander au cambion s’il peut le découper en morceau, suçoter ses veines juste pour sentir le parfum de Dis.
Ces pensées sales qui traînent dans sa caboche, c’est comme un poème macabre, comme une balade dans les abysses, un cabinet de curiosités abominables.
– Tout à fait.
Il y a quelque chose d’amusant dans la différence abyssale entre leurs manières de parler, comme de se vêtir, ou de se tenir. Dario note ces détails, qu’il juge délicieux et gourmands, comme des doigts découpés qu’on suce délicatement jusqu’à préserver sur son palais les derniers restes d’un repas cannibale.
Le sourire carnassier s’évanouit, laissant place à un sourire charmeur, charmant, délicieux, tellement différent de l’abject personnage qu’il est. Cette apparence, ces gestes et ces habitudes, cette grâce trompeuse, cette élégance qui masque une violence inouïe et un appétit terrible pour la destruction et le chaos, pour les ténèbres noyautées par la jalousie et l’envie.
Ce parfum délicieux réveille sa nature profonde. Réveil son être distique. Réveille la passion.
Je vais te garder rien que pour moi. songe-t-il en regardant longuement le cambion qui donne son prénom. Un joli prénom pour une petite chose aussi affriolante.
– Les gens m’appellent Dario, ici.
Délivrer son véritable nom, son identité, son histoire, ce sera la récompense. Pas avant d’avoir obtenu ce qu’il désire et convoite. Un deal est un deal après tout, et le narakhe est passé maître en l’espace de quelques siècles dans l’art de passer des pactes qui seront à son avantage à lui seul.
Il y a quelque chose en lui, dans ses gestes, dans son regard, qui laisse deviner un désir, un appétit. Peut-être qu’il réveille chez ce Lélio quelque chose de Dis lui aussi. Cela promet une belle soirée, et peut-être une soirée qui s’achèvera d’une manière tout à fait inédite, tout à fait perverse.
Dario ne le quitte des yeux, ce petit Lélio qui paraît presque danser à chacun de ses pas et dont les yeux brillent d’un éclat qui n’était pas là l’instant d’avant. Dario sourit dans l’ombre des réverbères.
Tous deux pénètrent un bar à l’atmosphère moite, à la musique sensuelle et aux odeurs musquées des corps qui se frôlent et se caressent au gré de la musique. Ce prélude sexuel qu’on appelle la danse. Dario caresse ces corps dénudés du regard, il a presque envie de les rejoindre, de laisser sa nature distique s’exprimer pleinement.
Il en a assez de se retenir. Hors de son palais, il se montre prudent, peut-être ne devrait-il pas.
Parys n’est pas chez lui. C’est juste un endroit qu’il visite.
Ce bar n’est pas chez lui. C’est juste une étape.
Ce corps n’est qu’une enveloppe factice.
Ce monde qu’une illusion d’optique.
Il frémit un bref instant, son désir s’éveille, ses appétits vicieux aussi.
En s’approchant du comptoir, il sent l’odeur rance de la foi. Pas totalement présente, juste un vieux reste qui persiste, mais c’est comme une mauvaise odeur après un ménage à moitié fait. Cela reste sur la peau. Le narakhe lâche sa carte de crédit en veillant à ne pas toucher la peau de l’humaine comme s’il risquait de s’y brûler. Cette croix le révulse, brûle sa rétine comme une insulte crachée au visage.
Une fois l’objet du désir entre ses mains, la catholique s’efface au soulagement du narakhe qui observe à nouveau et avec délice le cambion. Ce dernier semble n’avoir rien perçu du trouble ou feint de l’ignorer. C’est sans doute plus simple pour lui. Sa moitié humaine le protège de cette vieille guerre dont il ne peut qu’être un dommage collatéral.
Au fond, cela l’amuse. Ce rapport étrange avec l’Eglise. Lui qui a été le fils d’un pape. Et qui déjà à l’époque avait pratiquement touché aux sept péchés capitaux.
– L’envie.
Qu’il lâche, brutalement, avec une voix suave, comme si c’était une promesse langoureuse, la promesse d’un paradis irrésistible, fatal et délicieux.
– Et toi ? demande-t-il en levant son verre, et plongeant ses prunelles céruléennes dans celles brûlantes d’ardeur du cambion.
Il approche son verre pour trinquer, et sa peau frôle celle du cambion. Il veut savoir. Sentir. La décharge électrique. Le parfum sulfureux. L’évocation distique. Le soupire aux promesses vicieuses.
Ce Et toi paraît être une invitation scabreuse, quelque part, ça l’est.
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Lélio dí Ruzzante

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MessageSujet: Re: And All That Could Have Been ft. Lélio   12.02.18 10:42


You should pray now. Is it above or is it below? Devil's got a cut, like a slit in a cattles calf. Dollar sign snakes, I'm all in the damned. Godless, fearless of the flood or the blood of the coming spring. (c) lyrics marilyn manson, icon (c) eden memories.
(@Dario dí Valentino & Lélio dí Ruzzante)


Il s’appelle Dario. Je me doute que c’est le prénom de l’humain dans lequel il vit actuellement, à moins que ça ne soit un pseudonyme. Peu m’importe. J’ai au moins un prénom à poser sur cette étrange créature, sur mon premier narakhe.

Il me suit à l’intérieur, dans cette salle à l’écart où nous pourrons parler autour d’un verre d’alcool sans attirer l’attention et en profitant, vaguement, de la musique. En général, je me moque qu’elle jaillisse suffisamment fort des enceintes pour me rendre sourd et pour compliquer mes conversations mais ici, rien ne doit se dresser entre nous.

Dario répond à ma question sans hésiter, sans s’offusquer. Il appartient au fameux cercle de l’Envie. Même moi, à l’écart de Dis, je sais qu’il y a eu un gros bordel, là-bas, à cause des rumeurs. Je ne sais toujours pas où il se place dans la hiérarchie, mais ça n’a pas grande importance, au fond.

Colère, je lui réponds.

Fils de Nergal, petit-fils de Samaël, voilà ce que je n’ajoute pas. Déjà, parce que même si je crois mama sur parole, je n’ai aucune preuve de ce que j’avance. Ensuite, parce que je suis un cambion et que je ne vaux rien, dans ce cercle, peu importe mon illustre ascendance.

On trinque, nos peaux s’effleurent et une décharge remonte le long de mon bras, jusqu’à exploser en papillons dans mon estomac. Jusqu’ici, je n’ai jamais connu e narakhe et le seul cambion que j’ai fréquenté est un vampire qui m’a rendu accro à l’Ardeur, son don d’incube. Je me demande quelles sensations je ressentirais, avec lui. S’il est capable d’effacer le mal dont Tomas m’a affublé. Si j’en ai envie, aussi. Je porte le verre à mes lèvres, ce qui m’évite de réfléchir, de relancer la conversation trop vite. Il a ce truc dans les yeux, j’ai l’impression qu’il veut me bouffer. Et que ça ne serait pas forcément désagréable.

Alors comme ça, t’es branché par les bâtards ? je demande finalement de but en blanc. J’comprends pas. Même si t’en veux, t’as pas des sorcières qui te servent ? Ou n’importe quelle fille, va pas me faire croire que tu as du mal à les lever.

Il est beau, propre sur lui, charismatique et je suppose qu’il fait mouiller plus d’une fille, avec son regard. Moi, je bande en tout cas, mais ce n’est pas un bon indicateur. Je bande tout le temps, depuis des semaines, à cause de cette foutue malédiction qui ne me laisse pas tranquille.

J’ai toujours imaginé que les narakhes se reproduisaient aussi facilement que les aëls, mais peut-être que je suis à côté de la plaque. Peut-être que son corps est stérile et que, du coup, ça coince. Peut-être que lui, l’est. Est-ce que ça existe, les tests de fertilité, à Dis ? La question incongrue me fait rire et j’étouffe ce son dans une autre gorgée d’alcool.

Puis je ne vois pas pourquoi tu en veux. On ne sert à rien.

Des tarés instables. Je ne sais plus où j’ai entendu ça, mais si on avait une quelconque utilité, j’aime croire que mon père se serait manifesté, depuis le temps.



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Maudits, tous ensembleWhen you came in the air went out and every shadow filled up with doubt. I don't know who you think you are...Heart sick an' eyes filled up with blue. I don't know what you've done to me but I know this much is true and before the night is through I wanna do bad things with you.
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And All That Could Have Been ft. Lélio
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