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 deviance | ft. selma

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Amelia Asgard

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✠ Je suis : Nocturne. Créature issue de la Mort et de ses Ténèbres. Pâle copie d'une âme qu'elle n'est désormais plus.
✠ J'ai : 410 hivers.
✠ Mon âme appartient : à l'Empire Vampirique, dans les Veines. Justicière vengeresse portant allégeance à la seule Reine de son myocarde. Clapotis d'une admiration non-refoulée qui éblouie ses propres péchés.
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MessageSujet: deviance | ft. selma   13.01.18 11:11

deviance
Vaines tentatives d'évasion. La rue est en proie à ses propres démons. Quelques ombres, sur le trottoir, des visages fugaces qui n'entachent pas sa mémoire. Une bruine légère qui flotte à même le goudron. Quelques voitures qui se pressent pour retrouver leur garage. Et des klaxons, au loin, retentissant malgré la nuit déjà bien installée. Un groupe de jeunes trinque pour une raison obscure, lorsqu'elle dépasse l'un des bars aux moeurs douteuses. Ce genre de lieu qu'elle ne côtoie jamais, et où on n'aime pas la voir non plus. Terrain d'entente sous-entendu. La panoplie de festivités du coin lui flanquerait une nausée persistante, mais ce n'est que l'Ombre, à son côté, qui lui souligne les maux promis. « Tu ne cours pas la rejoindre pour parler de l'affaire. » La dissolution des quelques mètres qu'il lui reste à faire n'a plus d'impact avec son cerveau. Lorsqu'Elle est là, tout semble paraître une éternité. A croire qu'Elle n'est que l'incarnation de son fardeau immortel. « Et pourquoi crois-tu que je m'y rende, si ce n'est pour travailler ? » qu'Amelia répond, insolente, sans pouvoir vraiment l'être. Le murmure est fugace, mais l'Ombre a l'ouïe fine. Elle demeure, auprès d'elle, une compagne plutôt bavarde. « Tu trouves toujours quelques stratagèmes puérils pour ne pas être seule. » Amelia se met à sourire. C'est bien là un comportement qu'elle voudrait pourtant flageller. Ne jamais lui parler, qu'elle se dit sans cesse. Mais elle ne respecte jamais ses limites. « Tu veilles toujours à ce que je ne le sois pas. » L'Ombre est toujours là, maintenant. Rares sont les occasions où Elle ne se matérialise pas, où Elle n'existe plus. Amelia ne parvient pas à s'en défaire. La malédiction lui colle à l'épiderme comme un tatouage indélébile. « Tu me fuis, mais tu ne peux pas. On ne peut fuir les démons qui vivent ici-bas. » L'hôtel l'avale lorsqu'Amelia en passe les portes coulissantes. L'environnement se charge d'un air de saxophone et de verres qui s'attirent. L'atmosphère sent la parade nuptiale et la manipulation humaine. « Laisse-moi, à présent. » elle souffle, dernier murmure avant la dissimulation. Mais l'Ombre, même invisible, semble toujours l'épier.

Le regard croise des couples effarouchés. Un coup d'oeil et deux hommes en costard attirent un instant l'attention. Ephémère vision qui s'évade lorsque l'objet de son rendez-vous lui apparaît enfin. Petite, fugace Humanité qui patiente, mais pas seule. Accompagnement visiblement souhaité par un homme dont le visage lui échappe. « J'ai suivi certaines de vos affaires avec une certaine attention quant à leur rédaction. » qu'elle entend de sa bouche vénéneuse. Homme certainement manipulateur dans l'âme, qui ose même s'aventurer dans les terrains glissants. Ce genre d'hommes qu'Amelia exècre. Ce genre qu'elle aimerait marteler de son poing immortel. Elle pense d'abords le remettre à sa place, mais l'idée demeure trop peu punitive. Elle aimerait lui asséner un coup de coude, l'impacter dans un mur pour le voir saigner. « A croire que tu apprécies beaucoup ta greffière. » que la voix de l'Ombre lui susurre au creux du tympan. Mais elle n'écoute pas. Elle ne doit pas écouter. Elle se contente de s'installer près de sa consoeur. Enlever le trench coat qui l'encombre. Enlacer son petit corps d'un bras presque protecteur. « Pardonne mon retard, mon amour, un imbécile a cru bon de me demander mon numéro de téléphone. » Elle s'épanche. Plaque un baiser aux coins des lèvres. La fugacité n'en enlève pas le geste, ni la sensation glaciale. Le frisson qui lui grille les synapses. « Tu ferais une pitoyable actrice. » critique ses propres hallucinations. Mais Amelia n'écoute pas. Ne jamais l'écouter. Le visage de Selma lui insuffle milles réceptions inconnues. Et la Juge, elle, n'a pas le temps de lui présenter davantage d'intérêt. Elle se contente de se tourner vers l'inconnu, toujours planté devant elles, l'air hébété. « Je ne prendrai rien, merci. » qu'elle insinue, tandis qu'il s'accable et s'en va, l'air penaud. Les hommes et leur tristesse idiote que de ne pas obtenir les faveurs de la proie choisie. Une fois le perturbateur écarter, Amelia expire profondément, témoignage de sa lassitude à observer encore et encore des mâles tels que lui. Alors, seulement, elle s'écarte. « J'espère ne pas vous avoir privée d'une nuit agréable. Il semblait être persuadé de ses atouts masculins. » Et l'Ombre, assise, en retrait, qui l'observe. « Sans compter son intérêt marqué pour votre décolleté. »

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Selma Ødegård

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MessageSujet: Re: deviance | ft. selma   15.01.18 12:23






► She’s out her head, I’m out my mind
DEVIANCE
Amelia & Selma
Les sourcils se froncèrent devant la psyché intransigeante. Ils scrutaient le reflet qu'elle lui renvoyait, sondaient le moindre pourtour. La lueur se troubla un instant au cœur des prunelles claires, puis elles se détournèrent, non sans qu'un profond soupire ne se fisse entendre. Selma retira maladroitement le drapé qu'elle avait revêtu pour l'occasion. Jetant vulgairement le morceau de tissu sur le sol, elle jeta une œillade dépitée autour d'elle. Pour quelles raisons avait-elle accepté ce rendez-vous ? Elle ne le savait toujours pas. Sans doute parce qu'il lui était difficile de refuser quoi que ce soit. Ou bien parce qu'il s'agissait tout simplement de sa consœur. Ainsi, que risquait-elle ? Tout, probablement, lui avait répondu Sara. Sans y avait-il du vrai là-dedans. Mais, bizarrement, Selma n'éprouvait aucune réelle méfiance envers sa comparse. Cela faisait maintenant quelques années qu'elle travaillait à ses côtés. Et, si elle avait parfois la sensation de n'être qu'une simple sous-fifre, la femme ne s'était jamais mal conduite. A croire qu'elle se trouvait être la seule à se voir épargner de ses innombrables sautes d'humeur. Chose qu'elle accueillait souvent avec fierté même si elle n'en laissait rien paraître. Selma... Mais la principale intéressée ne prit pas même la peine de se retourner. Elle farfouilla à nouveau dans sa penderie, comme le ferait une adolescente lambda lors de son premier rencard. Selma, tu devrais... Et elle fit volte-face pour la rejoindre d'un pas mal assuré. Sara, c'est un rendez-vous professionnel. Le regard face à elle la détailla de bas en haut. Alors pourquoi toute cette... mascarade ?, demanda la plus âgée en montrant les vêtements éparpillés sur le sol. Selma se pinça la lèvre, embarrassée, alors que la réalité sembla finalement la frapper. Elle esquissa l'ombre d'une grimace, puis secoua sa petite tête. C'est la juge, je ne peux pas y aller n'importe comment. Un unique souffle contrit lui répondit, alors qu'elle reporta toute son attention sur le décor ambiant. J'espère que tu sais ce que tu fais... Mais la sorcière n'ajouta rien à cela. Elle se laissa simplement sombrer sur son lit alors qu'elle se trouvait seule à nouveau. Evidemment, Selma connaissait les risques. Du moins, ceux que sa mère lui avait enseigné des siècles plus tôt, ceux dans lesquels Sara s'était également emmurée. Et, maintenant qu'elle avait un peu plus de la trentaine, la jeune femme aspirait à plus. A l'effigie de la gamine qui se perd dans une pseudo crise d'indépendance, elle était, elle aussi, désireuse d'en connaître davantage. Et ce, malgré cette crainte familière qui ne savait que lui broyer l'abdomen.

Selma inspira profondément, tandis qu'elle balayait l'endroit d'un œil peu confiant. Elle n'avait pas pour habitude de traîner dans les rues le soir. Encore moins dans ce genre d'endroit. Les effluves d'alcool et de tabac froid lui faisaient friser le nez, alors qu'elle triturait nerveusement ses doigts pour patienter. La foule l'incommodait. Et pour cause, elle éprouvait diverses émotions qui ne lui appartenaient pas: le divertissement, le désir, l'ivresse, la jalousie. Tant de vagues étrangères qu'elle s'efforçait d'accuser sans broncher. Ce qu'elle ressentait ? Elle ne le savait même plus. Alors, elle ferma les yeux, un instant seulement où elle tenta de se recentrer sur elle-même. Elle rabâcha ces quelques mots qu'elle avait entendu jadis, mais ce fut sans compter sur l'intrusion d'un parfait inconnu. Prise de cours, Selma hoqueta sous le regard luisant qui la toisait désormais. Elle s'efforça d'esquisser un sourire, mais celui-ci devint rapidement une grimace. L'homme venait de prendre place à ses côtés. Et, alors qu'il déblatérait des propos qu'elle écoutait sans véritablement les entendre, la sorcière implora silencieusement une entité chimérique de lui venir en aide. La présence de l'Autre lui nouait toujours autant la gorge. Bien souvent, elle ignorait de quelle façon se comporter. Bien souvent, elle voulait seulement disparaître.

Un franc sourire vint étirer ses lèvres pâles lorsque la juge apparut enfin. Cependant, la suite des événements ne trouva pas immédiatement de sens à son esprit. Sans un mot, la plus âgée prit place à ses côtés pour l'enlacer d'un bras à la fois tendre et ferme, lui arrachant un glapissement ambigu. La greffière écarquilla ses yeux comme deux billes, tandis qu'elle s'adressait à elle avec une familiarité qu'elle ne lui reconnaissait pas. Elle ouvrit la bouche, prête à l'interroger sur ses agissements, mais un baiser se déposa en son coin pour la réduire au silence. La terre sembla alors se dérober sous elle pour l'entraîner au cœur d'une chute vertigineuse. Le rouge se fit plus vif sur ses pommettes brûlantes. Les affres de l'intimité était une chose dont elle ignorait tout. Les chemins de son existence ne lui avaient jamais permis ce genre d'écart. Et, alors qu'elle venait d'effleurer les pourtours d'une première tentative, Selma prit quelques minutes avant d'atterrir. Une-une nuit ?..., elle en gloussa nerveusement, N-non. Oh, n-non ! Je-je, ce-ce n'est pas... du tout ce que vous croyez. Et elle détourna les yeux, embarrassée et inconfortable dans cet endroit qui ne lui ressemblait guère, après cette situation déroutante que son corps n'assimilait toujours pas - ou bien trop peut-être -. A nouveau et comme à son habitude, Selma se mordit la lèvre, s'arrachant quelques piques de douleur pour redescendre de son trouble. Vous... vouliez me voir ?, qu'elle s'efforça d'articuler malgré le tintement significatif et désordonné de son myocarde. Quel-quelque chose ne va pas avec mon travail ?
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Amelia Asgard

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MessageSujet: Re: deviance | ft. selma   17.01.18 10:43

deviance
« Je ne crois en rien du tout. C'est votre vie privée après tout. » Envol de la marquise. Loin pour éviter de souligner le potentiel intérêt qu'elle porterait à sa propre greffière. Les années ont pourtant marquées une certaine complicité sous-jacente, ou plutôt une connaissance mutuelle défiant les lois de la parole. Pas de mots, pas de phrases, pas besoin. Relation professionnelle devenue coutumière, habituelle. Prunelles grises qu'Amelia sait retranscrire. Attention qu'elle porte sans réellement comprendre la dominance du sentiment qui l'anime. « Tu es répugnante. » L'Ombre s'esclaffe et se moque. Habitude, encore, mais plus obscure cette fois-ci. Baiser partiel qu'on pourrait qualifier de premier secours. Pourtant les méandres de l'âme creusent plus profondément. Amelia ignore l'impact de l'émotion éventuelle. Elle chasse les quelques germes de honte qui tendent à faire leur nid. Elle refuse l'envie de se terrer, de fuir comme la lâche que l'Ombre dessine peu à peu. Elle favorise l'idée selon laquelle elle a pu empêcher un homme de venir salir leur rendez-vous, ou pire encore, le reporter. « Tout à fait. » La voir, oui. La raison pour laquelle elle l'a faite venir n'en est pas moins inconfortable. Amelia aimerait posséder un caractère plus doux, moins franc, pour apprivoiser le sujet sur lequel elles vont s'égarer. Elle n'en a simplement pas le coeur, ni l'envie. Elle n'a plus, en elle, qu'une farandole de stèles inanimées. « Ce n'est pas votre travail, rassurez-vous. Au contraire, vous ne cessez de progresser, dans mon estime comme celle d'autrui. » Amelia n'a jamais eu à redire du travail de Selma. Ou peut-être autrefois, lorsqu'elle n'était que simple stagiaire, simple apprentie de la filière. Ces passages de leur histoire qui commencent déjà à s'estomper en elle. Amelia revoit encore la pseudo-adolescente venir lui rendre visite, ravalant avec peine la timidité qui la caractérise. Elle a en mémoire cette fillette venant réclamer un emploi, réclamer le dur labeur du métier auprès d'elle, ou plutôt, la dure collaboration que pourrait créer leur travail commun. La Juge n'a jamais compris. Comment Selma avait-elle pu effleurer l'idée de se proposer comme assistante déguisée. Comment elle avait pu imaginer un seul instant l'accompagner à chaque nouvelle affaire.

A l'époque, Amelia était l'une des Juges les plus réputées de son milieu. Non seulement pour son travail exemplaire, mais aussi pour son caractère indélicat et forcené. On avait peint son portrait à de multiples reprises dans les journaux, soulignant sa solitude, et son talent particulier pour se saisir des affaires les plus moches. La vulgarité de quelques articles l'avait touchée, sans qu'elle n'en fasse rien paraître. Les journalistes étaient vénéneux, en particulier lorsque justice ne pouvait être rendue. Et si Amelia faisait alors rarement de faux pas, ceux-ci étaient plus marqués que le reste. Elle recevait des dizaines de lettres d'injures, quelques personnes avaient même tenté de venir la trouver en personne. Lorsqu'elle sortait de son véhicule, certains journalistes la poursuivaient sur plusieurs mères, microphones tendus pour récupérer le moindre souffle de vie qu'elle pouvait transmettre. Epoque bien cynique, mais bien moins sinistre qu'aujourd'hui. Et parmi toutes ces éphémères créatures qu'elle tentait vainement de repousser, il y avait celle-ci. Selma. Qu'est-ce qui l'avait amenée ici, Amelia n'en savait rien. Elle avait tout de même consulté ses fichiers pour obtenir quelques informations à son propos, jugeant bon de découvrir ses origines avant d'accepter telle idée. Mais, encore aujourd'hui, les motivations de sa collègue lui sont inconnues.

Amelia soupire légèrement. L'Humaine ne peut l'entendre, mais elle-même se flagelle pour tant de bruit. Elle balaye la salle du regard, étreignant toute source de joie qu'elle puisse trouver, rejetant l'Ombre et son oppression constante. « La Ministre a préféré clôturer l'affaire en cours pour manque de preuves. » Jusque là, rien de bien étrange. Leur supérieure à tous était dans le droit de s'approprier les plus grandes décisions, si difficiles puissent-elles être. Et pourtant, le visage de la vampire ne dépeint guère une quelconque habitude, ou une quiétude bien enviée. « Elle a estimé... que l'affaire me tenait trop à coeur, que nous avons mis en examen un homme sans aucune preuve, que nous avons... mal fait notre travail. » Si elle avait une quelconque possibilité d'étancher sa rage, elle descendrait certainement la bouteille de scotch disposée derrière le comptoir. Mais elle n'en a pas la possibilité. La Nocturne, de son espèce, n'a même plus la possibilité de s'égarer dans les frasques de l'alcool. « Elle m'a donc conseillé de laisser un confrère reprendre nos dossiers en cours, afin que je puisse obtenir quelques jours de congé. » Alors elle se met à sourire. A s'esclaffer, même. Etrange réaction, mais son cerveau n'est plus à même de faire correctement son travail. Elle se contente d'écraser sa colonne vertébrale contre le dossier de sa banquette, tout en entrant dans l'intimité du regard de Selma. « En résumé, nous avons quelques jours de repos qui nous sont imposés. De quoi souligner, une fois de plus, l'incompétence dont je puisse faire preuve. Les médias vont trouver le sujet fort attrayant. Au moins, ils auront une grosse audience d'ici demain. » Elle pourrait trinquer d'un verre vide, mais elle n'en possède même pas. L'idiotie de venir dans un tel endroit lorsqu'on ne peut consommer quoi que ce soit. L'image est ironique, tout autant que le sujet abordé par Amelia. « Vous devrez envoyer tous nos dossiers concernant les 5 prochains jours à notre cher confrère dès demain matin. Puis, vous pourrez profiter de vos vacances. Vous les avez méritées. Depuis combien de temps ne vous ai-je pas accordé une journée sans m'avoir une seule fois au téléphone ? Je crains de ne pas m'en souvenir moi-même. » Elle se sent mégère, pénible, et surtout son incapacité à gérer son propre métier. « Votre salaire devrait subir les conséquences de cette petite semaine de congé, mais j'ai longuement négocié avec la Ministre, vous obtiendrez une compensation directement prélevée sur mon salaire, afin d'obtenir un montant équivalent à votre paiement mensuel. » Elle lui offre un léger sourire entendu, sans trop s'attarder. Car la honte, dans l'Ombre, semble doucement la rattraper.

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