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 Unus pro omnibus, omnes pro uno - Tomas de Batz

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Tomas de Batz

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Un vampire - le capitaine des mousquetaires de la Reine - le Chambellan
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MessageSujet: Unus pro omnibus, omnes pro uno - Tomas de Batz   05.12.17 22:00


Tomas de Batz

ft. François Arnaud


❂ Nom : De Batz
❂ Prénom : Tomas
❂ Age : 404 ans
❂ Date, lieu de naissance : 25 juin 1613, Gascogne
❂ Race : Vampire
❂ Statut civil : Célibataire
❂ Statut financier : Ridiculement riche
❂ Orientation : Pansexuel, pour son plus grand malheur.
❂ Occupation : Ministre de France, Capitaine des Mousquetaires Nocturnes, Marquis
❂ Traits de caractère : Érudit - Philosophe - Fiable - Fin politicien - Respectueux - Pragmatique - Poète - Déterminé - Patient - Honorable (à sa façon) - Mélancolique - Stratège - Charmant et charmeur - Protocolaire -

❂ Allégeance : Dans sa vie, Tomas n’a eu que quelques maitres, tous avaient en commun de porter le nom de Bourbon. Il sert l’actuelle reine, Charlotte, avec la même dévotion qu’il a mis au service de ses ancêtres, incluant l’illustre Louis XIV. Son corps et son âme lui appartiennent sans doute totalement.


❂ Capacités : Ardeur Macabre, c’est le nom qu’il donne à sa capacité. Une malédiction, plus qu’un don, il la craint, autant qu’il en a besoin. Car le sang ne lui suffit plus, quand il se nourrit. Il a besoin de plus que de sentir le sang sur sa langue. Il utilise donc son Ardeur au moment de se nourrir, mais cela ne veut pas dire qu’il ne l’utilise pas ailleurs.
Tomas peut attiser le désir d’autrui, jusqu’à le rendre fou. Il n’en arrive pas là à chaque fois pour autant. Il peut se contenter d’insuffler du désir à sa victime, histoire de la mettre disons… dans l’humeur adéquate. Tout dépend donc à la fois de la personne, et des intentions du Marquis. La colère, comme chez beaucoup, a tendance à brouiller son jugement, évidemment.
Ce n'est pas son seul talent. De sa vie mortelle, il a gardé une excellente maitrise de diverses épées, mais aussi de divers mousquets et armes de poings plus modernes. Ses talents vampiriques le rendent également redoutables dans une bagarre aux poings.

❂ Description physique : Du temps de sa vie mortelle, Tomas était certainement considéré comme un homme bien fait. Sa haute stature, ses muscles bien dessinés de bretteur lui ont valu plus d’une aventure d'une nuit. Il porte les cheveux mi-longs depuis son siècle d’origine, et ne les couperait pour rien au monde. Le bouc qui décore son menton est aussi une réminescence du XVIIe siècle.
Son regard gris est plutôt inhabituel, à cause du cercle d’or qui borde ses pupilles. Un regard fascinant, qui en a charmé et intrigué au fil des ans.
Sur le corps de Tomas, on perçoit encore les traces de sa profession mortelle. Le mousquetaire du roi a connu plus d’une bataille, et les cicatrices qu’il porte en est la preuve.

Mousquetaire au service de Sa Majesté

Je suis venu à Parys avec quatre écus dans ma poche, et je me serais battu avec quiconque m'aurait dit que je n'étais pas en état d'acheter le Louvre.

1613-1646, une vie de mortel

Lettre de Bertrand de Batz à son beau-frère, Henri de Montesquiou d'Artagnan, datée 27 juin 1613, château de Castelmore

Monsieur le Baron,
J’ai le bonheur de vous annoncer la naissance de Tomas Augustin Charles de Batz, quatrième de mes fils, il y a deux jours, à la Saint-Prosper. L’enfant, comme sa mère, votre soeur Françoise, se porte à merveille. Le garçon est fort, ses lèvres ont été frotté à l’ail, et au vin, et il n’a point pleurer. Le signe d’une force de caractère indéniable !
Il me tarde que vous le rencontriez. Je pressens pour lui, comme pour mes autres fils, un destin grandiose, et suis persuadé qu’il sera inspiré par les exploits militaires de son oncle maternel.
Le baron de Batz vous prie prie de bien vouloir agréer, Monsieur le Baron l'expression de ses honnêtes et respectueuses salutations, l’ami et le frère vous prie d’une réponse rapide.

Lettre de Tomas de Batz à son père, Bertrand de Batz, datée du moi de mai 1630, Parys.

Très cher père,
Cette lettre pour vous dire que je suis arrivé à Parys. Monsieur le lieutenant-capitaine a accueilli favorablement votre lettre de recommandation, et a été encouragé par les états de service de mon frère Paul. Je ne saurais le remercier assez de sa dévotion à ce corps d’armée, qui ont permis de faciliter mon entrée parmi eux, quoique les mousquetaires soient friands de nous autres gascons.
Je ne suis pour l’instant qu’un mousquetaire, presque un écuyer. A moi l’honneur de m’occuper des chevaux, et de faire les tâches ingrates des plus anciens, mais je mesure ma chance, et sais que bientôt, je pourrais mettre à l’épreuve l’éducation reçue de vous et de mes maîtres. J’ai déjà remporté mes deux duels d’entraînement de la veille, et le sous-lieutenenant qui a encadré la joute me juge talentueux.
Je vous ferais parvenir d’autres lettres rapidement père. Il me tarde de vous faire honneur.

Entrée du journal de Tomas Augustin Charles de Batz, daté de 1646.

L’an de grâce 1646 ne semble pas béni de notre seigneur. Blasphème de le penser? Sans doute, mais je crains d’être moi-même créature de blasphème désormais.
J’ai reçu une nouvelle lettre de Castelmore, je crains désormais d’ouvrir les missives de ma Gascogne, par peur des noires nouvelles qu’elles m’apportent. Ma dernière soeur, Louise, est morte au château de Castelmore. Des sept que nous étions, nous ne sommes plus qu’un, le pauvre hère que je suis, les autres ont rejoint mère. Moi qui n’étais qu’un puiné, me voilà seigneur depuis la mort de père. Je sais que je ne puis prendre prétexte de mes devoirs à Parys plus longtemps, mais tremble à l’idée de rentrer au domaine, à en assumer la tête, et crains de m'y rendre pour une raison plus sombre.
Et pour ajouter aux combles de mes malheurs… les mousquetaires ne sont plus, dissous. Ma présence à Parys reste cependant indispensable, je ne peux trop en dire sans risquer beaucoup, nul écrit n’est à l’abri, mais à qui d’autre sinon, puis-je confier mes inquiétudes sur le sort du jeune Bourbon? La crise gronde, et l’humble serviteur que je suis ne fait sans doute pas assez, et ne peut plus faire autant.
Je ne peux continuer à me voiler la face. J’ose à peine mettre des mots sur ce qui semble être mon tourment actuel, je n’ose voir un médecin, je n’en connais point qui pourrait résoudre ce mal, un exorciste serait sans doute plus approprié.
Il s’est passé quelque chose. Henri m’a envoyé quérir, non par missive, mais par coursier. Le prince de Bourbon-Condé ne m’est pas un inconnu, mais nos rencontres, jusque là, ne se sont jamais tenues en public, et à raison. Toujours de nuit, dans la cachette feutrée de sa chambre aux rideaux clos. Le voir ainsi sortir de sa réserve m’a troublé, terrifié même. Je savais, au fond de moi, qu’il n’aurait eu recours à ce mode de communication qu’en cas d’extrême recours.
Je me suis précipité à son hôtel particulier, et, j’ai honte de le dire, mais je serais incapable, même avec une lame sous la gorge, de décrire avec précision tout ce qui s’est passé. Le vin, en excès, est peut-être à blâmer, mais je ne pensais pas en avoir bu au point de troubler la mémoire du gascon que je suis en tout cas, mais cette soirée ne ressemblait en rien à nos ébats habituels.
J’ai cette vague réminiscence d’une morsure, d’une douleur à la fois intense, et divine. Je ne me souviens que de cette sensation, puis de quelque chose d’épais, de lourd sur la langue. Je crois m’être évanoui, brièvement, à mes sens en tout cas, mais à mon éveil…Je me sentais différent. Fort, et nauséeux. Mes sens affûtés au point de me donner le tournis, incapable de me lever.
Henri était là, et pour une raison que je ne m’expliquais guère à cet instant, il souriait. Je compris la raison de son bonheur plus tard, quand il m’expliqua le “don” qu’il m’avait fait, ce que je perçois encore comme une malédiction. Henri a fait de moi une créature de sang, un vampire, d’après ses mots. Trop sonné pour parler, je l’entendis me conter son envie de me garder près de lui, de prolonger ma vie, car Henri n’était pas le second de son nom, mais le premier du nom, né un siècle plus tôt, transformé quelques décennies plus tard.
Je fus incapable d’en entendre plus cette nuit-là, et prit la fuite pour ma demeure. Je me couchais en priant pour me réveiller après un mauvais rêve, mais ce n’était pas le cas. Le soleil m’a éveillé en me brûlant la peau, je n’eus d’autres choix que de me réfugier dans l’anti-chambre.
J’avais faim, mais ne pouvait me satisfaire de la nourriture habituelle. Les femmes de chambre me semblaient des nourritures divines. Je sentais palpiter leur sang sous leur chair, je m’imaginais leur cœur battre. J’en ai vidé une de son sang avant l’arrivée d’Henri, à la nuit tombée.
Il m’avait donné l’immortalité, mais aussi ses noirs instincts pour se nourrir, et se premier repas me laisse encore tremblant. A la fois grisé par le goût de son sang chaud, et dégoûté de ce que je lui faisais. Et surtout, cette faim avait réveillé en mot quelque chose de différent, un désir d’un autre type. Oh, je pensais l’avoir déjà ressenti, avec Henri, mais jamais aussi fort. Je voulais tout à la fois le prendre, le faire payer, sentir son corps palpiter sous le mien.
Encore une fois, une suite confus de souvenir. Nos corps enlacés, ses lèvres sur les miennes, la nuit qui devient jour, et l’impossibilité d’arrêter. Je n’en pouvais plus, mais pas Henri. Il réclamait encore, toujours plus. Il était fou, je ne vois d’autres termes pour l’expliciter. Comprenant qu’il n’aurait pas ce qu’il désirait avec moi, il décida de visiter les bordels parysiens. Je ne pus le retenir, et le vit brûler vif dans la cour, condamné à rester dans l’ombre du porche, sans pouvoir me couper de ses hurlements.
Voilà ce qui m’attendait, si je m’aventurais sous les rayons du soleil. Le feu.

1646-1789, l’éveil d’un vampire

Lettres patentes, rédigées par sa Majesté la reine Anne d’Autriche

Donnée à Parys, le 7 janvier 1649
Nous, Anne d’Autriche, Reine-Régente de France par la volonté du peuple; à notre estimé Marquis Tomas Augustin Charles de Batz.
Inquiète et agitée des troubles secouant le royaume de notre fils, Sa majesté le Roi Louis-Dieudonné, quatorzième de son nom;
Nous, Anne d’Autriche, Reine-Régente de France, nommons et appointons le Marquis Tomas Augustin Charles de Batz, seigneur de Castelmore, protecteur et défenseur de Sa majesté le Roi Louis-Dieudonné, quatorzième de son nom ;
Nous, Anne d’Autriche, Reine-Régente de France, accordons et donnons au Marquis Tomas Augustin Charles de Batz, seigneur de Castelmore, pouvoir et latitude d’assurer la protection de Sa majesté le Roi Louis-Dieudonné, quatorzième de son nom. Que ses actes, commis au nom du roi, et pour sa sauvegarde, reçoivent la Grâce et le pardon de notre seigneur;
Nous, Anne d’Autriche, Reine-Régente de France, accordons et donnons au Marquis Tomas Augustin Charles de Batz, seigneur de Castelmore, une rente de neuf cent francs annuelle pour répondre au mieux à cette mission.
Puisse-t-il mettre son épée et son coeur au service de la protection de la France,
Car tel est notre plaisir.
Anne d’Autriche, Reine-Régente de France.

Extrait de Vie et mémoires des seigneurs de Castelmore, notice consacré à Tomas Augustin Charles de Batz, rédigée par Gatien de Courtiz.

La dévotion du Marquis de Batz pour notre roi-bien aimé, Louis, n’avait d’égal que son courage et son talent pour la guerre. Le roi, lui-même fort brave et aimable, combattait farouchement à la tête de son armée, lors de la bataille dite, de Maastricht, du 25 juin 1673.
Le Sieur de Batz se présenta peu après la tombée de la nuit, avec ses troupes, venues du Nord de France. La bataille avait duré toute la journée; les forces de notre roi, malgré ses exhortations, déclinaient, les hommes, épuisés par une journée de bataille. Par sa vigueur et son courage, le Sieur de Batz parvint à raviver leur ardeur, et pressa ses troupes en tête de bataille, afin de soulager ces hommes épuisés.
Acculée d’un côté, un groupe de jeunes officiers fut coupé du reste de l’armée. N’écoutant que son courage, le Sieur de Batz traversa les lignes ennemis à la force de l’épée pour leur ouvrir un passage. Sa lame tranchait, on l’eut dit animé de la force de cent hommes. Il parvint à mettre ses braves compagnons à l’abri, non sans subir le contrecoup de sa bravoure. Une balle d’un mousquet ennemi le cueillit lâchement dans les reins, il en fallut cinq autres pour achever le dévoué Sieur de Batz, trop attaché au service de son roi pour quitter ainsi son service, au coeur de la bataille de Maastricht.

Page du journal de Tomas Augustin de Batz, datée du 25 juin 1737, rédigée à Parys.

Louis de Batz est mort, longue vie à son fils ! Une nouvelle fois, mon apparence commençait à soulever des questions à Castelmore. Même le plus niais des serviteurs finirait par s’étonner de voir son seigneur inchangé depuis trente ans.
Me voilà donc devenu mon propre petit-fils, Louis-Gabriel, mais Castelmore ne verra pas son nouveau seigneur bientôt. J’ai pris la précaution, de mon “vivant”, en tant que Louis, de préparer les esprits à l’arrivée du fils-prodige, Louis-Gabriel, éduqué à Parys, au service de son roi. Personne ne s’étonne de ne point l’avoir vu, ni lui, ni sa mère. Mes fréquents déplacements ont servi à justifier le reste.
Quelques années suffiront à troubler les mémoires, à altérer dans les mémoires les traits de Louis, pour que ceux de Louis-Gabriel ne soient pas si étonnant. Je regrette parfois mon regard, trop unique, trop intrigant, mais ne désespère pas de convaincre Castelmore que ses yeux ne sont que la preuve d’un lien de parenté. Un jour, peut-être, n’aurais-je plus le besoin de changer ainsi d’identité, et pourrais-je simplement être Tomas de Batz.
Quelque soit mon nom, ma dévotion pour mon roi reste inchangé. Je ne puis le servir que de nuit, mais ne désespère pas de trouver, sinon un remède, de quoi atténuer mon affliction. Elle n’est nullement secrète pour mon roi, et il ne m’en tient, dans son infini sagesse, nulle rigueur. Dans sa bonté, il m’a accordé l’accès à des ouvrages rares, moi qui, près d’un siècle plus tard, tente encore de comprendre l’origine de cette Ardeur Macabre que je semble capable de provoquer chez autrui. Cette malédiction me pèse, autant qu’elle m’est nécessaire. Je crains que ma volonté ne soit pas assez forte pour résister longtemps sans y faire appel, quand je sais quelles en sont pourtant les terribles conséquences.
Pour l’instant, mon destin ne se fera point à Castelmore, mais à Parys, près de mon roi. Dans quelques années, sans doute, j’irai revoir mes terres de Gascogne.

1789-2008, Chute, double-jeu et Renaissance

23 janvier 1793

Il est à genoux. Dehors, des cris de joies, dans la rue, des scènes de liesse. Le roi est mort. Les Bourbons ne sont plus, c’est ce que chantent le peuple. Des jambes passent devant le soupirail de la pièce où ils se sont réunis. Des rires s’élèvent. Des choeurs résonnent.
Ah ça ira, ça ira… les aristocrates à la Lanterne, Ah ! ça ira, ça ira, ça ira ! Les aristocrates on les pendra !
Et au roi, on leur coupe la tête!” rigola un autre, avant la reprise du refrain.
Sa mâchoire se crispe, ses poings se serrent. La colère en lui veut sortir d’ici, leur arracher la tête, boire leur sang, jusqu’à la dernière goutte, et y laisser leur cadavre. Le calme olympien de sa reine le retient. Elle est assise, digne, muette, dans un siège qui se transforme en trône pour elle.
Non.
Il a déjà failli une fois les Bourbons, en n’étant pas à Parys le jour de la Révolution. Il n’était pas là pour servir son roi, et son roi est mort. Il s’est juré que sa reine ne subirait pas le même sort.
Il s’apprête à le lui jurer.
Moi, Tomas Augustin Charles, Marquis de Batz, seigneur de Castelmore, mets mon épée, mes talents, ma vie, au service unique de ma reine, Marie-Thérèse Charlotte de France. Je lui jure loyauté, fidélité et obéissance. Ses ennemis seront les miens, ses amis seront sous ma protection, et je n’aurais de cesse que de lui rendre son trône. Maintenant, et à jamais”.
Il se relève. Il ne porte pas de chemise. Si on peut penser que sa tenue laisse à désirer pour prêter un tel serment, il l’a pourtant délibérément choisi.
Il se relève, se saisit du tison laissé au coeur du feu pendant de longues minutes. La chaleur a remonté, et même le manche est brûlant. Cette douleur n’est rien. Au contraire, elle est pour lui le moyen de se souvenir. Sans hésitation aucune, il porte l’extrémité à sa poitrine, et le presse contre sa peau. Aucun son ne sort de sa bouche, il garde ses yeux si particuliers rivés sur sa reine, alors que le fer brûlant fait crisser et fumer sa peau. Il veut qu’elle sache, qu’il prend ce serment au sérieux, qu’il ira jusqu’au bout. Un jour, il lui apportera la tête de Virgil Capet, et celle de tous les autres qui ont osé défié les Bourbons.
Il retire le sceau. A la place de son coeur, une brûlure en forme de fleur de lys, qui s’ajoute aux cicatrices récoltées dans sa vie mortelle.

Lettres patentes, rédigées par sa Majesté l’Empereur vampire Virgil Capet

Donnée à Parys, le 12 janvier 1814
Nous, Virgil Elzéar Louis Capet, Empereur vampire de France; au Marquis Tomas Augustin Charles de Batz
Nous, Virgil Elzéar Louis Capet, Empereur vampire de France, nommons et appointons le Marquis Tomas Augustin Charles de Batz, seigneur de Castelmore, notre ambassadeur auprès de l’Empereur des français, notre bien-aimé ami, Napoléon Ier ; Notre estimé Marquis devra le servir en toute chose, et en tout temps.
Nous lui confions la charge de maintenir les liens entre notre majesté et notre bien-aimé ami, Napoléon Ier.
Qu’il reçoive notre reconnaissance sincère, et l’assurance que ses services seront justement récompensés.
Car tel est notre bon plaisir.
Virgil Elzéar Louis Capet, Empereur vampire de France

Carnet sans date précise. L’encre des multiples annotations n’ont pas la même couleur, l’étiquette sur le carnet mentionne la date de 1824. Quelques mots sont raturés, d’autres sont entourés, parmi lesquels “Enfants d’incube”, “Moi?” et “Vampirisme attise l’Ardeur?”


L’incube est un démon qui revêt une apparence mâle de son choix, pour entretenir des rapports sexuels avec une femme. On le dit capable de prendre l’apparence du mari de celle-ci, et capable d’enfanter. Il laisse ainsi sa démoniaque progéniture grandir, parmis les humains.
Elle grandit à son tour, et enfante. La progéniture de l’incube est dotée d’un appétit sexuel surhumain. On les dit capable d’user trois amants dans la même nuit. Leur ardeur ne serait d’égale que de la perversité de leur âme.
On dit qu’il existe des créatures encore plus vils, des mélanges de démons, des fils et filles d’incubes et succubes, transformés par autre chose, et qui développent des capacités dont ils usent et abusent sur les humains de faible volonté.

Lettre de Louise Delaunay, datée du 8 Août 1958.

Tomas, tu ne t’en tireras pas comme ça.
Peut-être es-tu un vampire, qui ne peut sortir la nuit, soit. Mais cela ne te laisse pas le droit de me laisser dans l’ignorance. Tu me racontais une histoire palpitante, mais ne m’a jamais donné la fin. Si tu te complais peut-être dans cette cruauté, ce n’est pas mon cas, et crois-moi, tu m’auras sur le dos jusqu’à ce que j’obtienne satisfaction.
Je viendrais le soir du 12, et tu me raconteras tout le reste. Peut-être que cette lettre sera perdue en route, ou arrivera en retard, et que ma venue sera une véritable surprise, mais je m’en fiche ! Tu me dois une fin, mon cher, et je n’hésiterais pas à fouiller dans les multiples journaux que tu as pu rédigé pour obtenir mes réponses.
Avant que tu n’y trouves à redire, laisse-moi te rappeler que je ne peux pas rédiger une biographie d’un homme qui ne veut pas me raconter sa vie!
Je t’embrasse, Lou.

Minutes du conseil des vampires, datée du début des années 2000


Le Marquis Tomas de Batz demande à s’exprimer. Il exprime son accord avec les arguments précédemment évoqués. L’évolution technologique ne permet plus aux créatures de la nuit de se cacher, mais la révélation ne peut être brutale. Elle doit être préparée telle une transition en douceur. Si la supériorité de leur race n’est pas à démontrer, les humains sont nombreux, et la peur est la meilleure motivation.
Le Marquis Tomas de Batz vote en faveur de la Révélation.

18 juin 2008

Il avait apporté des fleurs. Ce geste lui paraissait de plus en plus dérisoires, avec le temps. Peut-être avait-il vécu trop longtemps. Quand il y songeait, Tomas se disait que les fleurs étaient une parfaite métaphore de la mort. Elles étaient fraîches et vives, puis elles dépérissaient, et mourraient.
Un jour, son amie Louise avait été fraîche et vive. Désormais, elle était morte. N’était-ce pas, d’ailleurs, une phrase qu’elle lui avait dite un jour? Il ne s’en souvenait plus. Sa mémoire ne lui suffisait plus. Parfois, le marquis avait l’impression de perdre la tête, d’oublier des choses. Rouvrir ses carnets, c’était redécouvrir des choses. Il n’avait malheureusement pas eu le réflexe de garder tous ses journaux, ni même de les tenir régulièrement, à certaines périodes. Des pans de vie perdus, oubliés. Peut-être était-ce là aussi, l’origine de ce spleen, qu’il sentait le ronger, ce découragement, face à la vie, parfois. Louise le comprenait. Louise l’aidait.
Peut-être effectivement la formule était d’elle, elle lui ressemblait en tout cas, et son amie lui manquerait. Le vampire aurait aimé pouvoir se rendre à son inhumation, mais elle avait eu lieu en plein jour, le privant de cette possibilité.
Il lui rendait donc hommage, avec des fleurs qui comme elle, ne seraient bientôt plus, et le souvenir de son amie en tête.
Le vampire était difficile à surprendre, et le pas qu’il entendit ne le prit donc pas de court. S’il avait relevé la tête, c’était par politesse, pour saluer l’âme en peine qui se recueillait dans le souvenir de la même amie.
Face à lui, le visage d’une adolescente, sous une cascade de cheveux roux. Un visage qu’il connaissait, car Louise le lui avait présenté. Celui d’Alice, sa petite-fille. L’occasion, pour Tomas, de se rendre compte que cette photographie ne rendait pas justice à l’adolescente. Son sourire le transporta ailleurs, un bref instant, son temps de porcelaine lui fit oublier qu’il n’avait pas vu le soleil depuis quasiment quatre siècles, le geste gracieux, digne d’une danseuse, qu’elle fit dans sa direction l’acheva.
Cette petite humaine, encore jeune, avait eu sur le vampire presque quadricentenaire un effet qu’il ne s’expliquait pas. Il semblait à Tomas qu’il retrouvait là un peu de ce qu’il avait ressenti pour Louise, et pour d’autres, mais Alice, Ô Alice… Il comprendrait vite qu’elle était différente.

Extrait du journal de Tomas Augustin Charles de Batz, daté du 20 novembre 2008.

La rédaction de ma biographie avance bien. La plume d’Alice a la fraîcheur de son jeune âge, et une intensité que je ne m’explique pas. Son talent, j’en suis certain, la portera loin.
Ces séances d’écritures, ou plutôt de questions, que nous partageons ne sont jamais une corvée, mais toujours l’occasion pour mon esprit de se rappeler cette jeunesse, et d’oublier, un instant, le poids des siècles et de ma mémoire qui me fuit.
Nous avançons vite, à mon grand regret, parfois. Je n’oublie pas le but premier de cette publication, elle doit préparer la Révélation, mais je regretterais ses rencontres si elles doivent s’interrompre.

Mars 2009


On dit que sa Marquée est une humaine des plus ordinaires”.
Au-delà de sa plume, elle l’est, sans doute manquons-nous quelque chose…
Ou bien le Marquis n’a plus toute sa tête!
Tomas vivait depuis assez longtemps pour savoir que le meilleur traitement à ce type de remarques était de les ignorer. Il ne s’attendait pas à ce que de jeunes vampires d’à peine un siècle comprennent ses choix. Il ne leur ferait même pas l’honneur d’essayer de les expliquer. Il n’avait pas à se justifier. Pas à eux.
Alice, sa chère Alice.
Son rôle dans la venue de la Révélation la mettait en danger. Le vampire ne l’avait jamais voulu, au contraire, mais se trouvait impuissant à la protéger. De nuit, il ne pouvait rien lui arriver, mais de jour, il ne pouvait rien faire pour la protéger. C’était ce qu’il lui avait offert, en la marquant. Sa protection, sa dévotion aussi, d’une certaine façon.
Le choix était égoïste. Tomas ne supportait pas de la savoir en danger. Les sentiments qu’il avait pour cette délicate demoiselle étaient trop intenses pour qu’il se permette de la perdre. Et en échange de son pouvoir, elle lui offrait quelque chose d’inestimable. Avec elle, il se sentait revivre, d’une certaine façon. Son coeur lui paraissait plus léger. Il se sentait différent. Ce n’était pas quelques critiques qui le feraient changer d’avis.

Décembre 2009, quatrième de couverture de La Biographie du Vampire.

Il y a des vies, des destins exceptionnels qui nous semblent trop extraordinaires pour être vraie. La vie de Tomas de Batz est de celles-là.
Il se souvient du règne de Louis XIV, de la prise de la Bastille, de la chute de la Monarchie et de l'avènement de l’Empire. Tant d’événements qui se bousculent et se mélangent aux portes de sa mémoire, et qu’il a besoin d’exprimer, avant d’oublier.
Quel meilleur moyen que de proposer le récit de sa vie? D’offrir aux yeux du monde une fenêtre sur le passé, pas tel qu’on se l’imagine, mais tel qu’il a été, via les récits et les souvenirs du vampire qui a vécu l’histoire de France.

Soir du 31 décembre 2009

Il regarde devant lui, apparemment inconscient de l’agitation autour d’eux. Il est vingt-trois heures quarante-cinq. Dans quinze minutes, ils annonceront au monde une nouvelle qui le transformera à jamais. Bientôt, ils seront au centre de l’attention, mais pas tout de suite. Il y a encore des choses à faire, des réglages à effectuer. Maquilleuse et coiffeuse s’agitent autour d’eux, pour arranger une mèche, ou une tâche brillante.
Ils sont l’événement, lui Tomas de Batz, et sa tendre Alice, la plume qui a raconté sa vie avec autant de talent. Sa biographie, vendue comme réelle, ce qu’elle est, s’arrache, la fascination pour les vampires de l’imaginaire est toujours d’actualité, le talent pour les mots de la jeune femme, et le bouche-à-oreille ont fait le reste.
Pour l’instant, les gens ne sont pas dupes. Ils voient dans cette publication un formidable coup de com’, un acteur engagé pour rester dans le rôle, faire la promo d’une fiction admirablement écrite, mais pas franchement originale dans son contenu : les habituels drames et trahisons s’enchainent, n’est-ce pas?
Cette pensée l’amuse. Le Marquis Tomas de Batz s’apprête à changer la vie de tous, mortels et créatures de l’ombre, et chacun semble persuadé qu’il ne s’agit que d’une farce, admirablement montée, une mascarade. En un sens, c’en est une, et il s’apprête à en tirer le rideau, il est celui qui va mettre fin à des siècles de supercherie, en révélant l’existence de sa “communauté”, au sens large.
Enfin, le décompte. Il n’est plus question de minutes, mais de secondes. Juste avant, il se permet un sourire à Alice, mais pas de la toucher, jamais, surtout pas ce soir. Avec cette excitation dans lequel il se trouve, il serait capable de lui faire du mal, de la rendre folle de désir, et il s’y refuse. Un sourire, sincère, chaleureux, devra suffire pour la rassurer, l’encourager. Il l’a aidé à apprendre son texte, ses répliques, comme au théâtre, il a récité ses propres lignes en sa compagnie. Il en a travaillé l’intonation, choisit l’emplacement de chaque respiration. Si l’annonce est trop brutale, sur la forme, les gens pourraient se braquer, n’est-ce pas?
C’est aussi pour ça, qu’il a été choisi. Le vampire a conservé la belle gueule de ses trente ans. Ses cheveux bouclés, mi-longs, sont coiffés en chignon lâche, pour l’occasion, son bouc soigneusement taillé. Il ne voulait pas dénoter aux côtés d’Alice, et s’est arrangé pour choisir un costume et une chemise assortis à sa tenue. En d’autres termes, Tomas n’est en cet instant ni dangereux, ni menaçant. Il est séduisant, une tentation. Les groupies joueront un rôle plus important qu’elle ne l’imagine, dans cette transition.
On lui fait signe. Ils sont en direct.
Le moment est plus qu’important, il est historique, mais Tomas est calme. L’exercice lui est pourtant inconnu : il n’avait jusqu’à présent jamais mis les pieds sur un plateau de télévision. S’il pouvait suer, il en transpirerait sûrement d’angoisse, et si on lui posait la question, il avouerait avoir pris la précaution de se nourrir, avant.
Il sourit, croise ses doigts sur la table, se penche légèrement en avant, et les mots s’enchaînent, roulent sur sa langue, franchissent ses lèvres.
Son discours est ciselé à la perfection. Il l’a écrit lui-même, a laissé d’autres, plus porté sur ce mode de communication, le polir jusqu’à lui donner sa forme actuelle.
Il voit les humains présents se raidirent, penser à une farce, il peut le voir dans leur yeux.
“Ce n’est pas une blague, mes chers” songe-t-il. “N’avez-vous pas de la chance, de vivre à une telle époque?”

23 et 24 octobre 2016

La nuit était enfin venue. Deux siècles qu’il rampait au pied de Virgil. Deux siècles qu’il exécutait ses volontés, en rapportant ses faits et gestes à la reine légitime. Deux siècles à haïr ce traître à son royaume.
Tomas était encore couvert de sang. Il avait tiré au mousquet, à bout portant, dans la tête d’un Virgil terrifié, lui tournant le dos. Le tir lui avait proprement explosé le crâne. On aurait pu argué ce geste contraire à son éthique. Tirer ainsi, dans le dos d’un homme… Mais il ne s’agissait pas d’un homme. Dans son esprit, Virgil n’était même pas un animal, il n’était rien. Un rien qui avait eu l’audace de comploter contre les Bourbons.
L’empereur est mort, vive la reine !
Car si Tomas s’était donné l’honneur de mettre fin à la vie de cet usurpateur, d’autres, ailleurs, traquaient ses fidèles. Parys n’était peut-être pas tout à fait à feu, mais elle était définitivement en sang.
A cette heure, Napoléon V n’était plus, lui aussi. L’empereur est mort, vive la reine !
Deux siècles de batailles, de missions, de machinations. Ce soir, enfin, il voyait l’aboutissement de son serment. Marie-Thérèse Charlotte, reine légitime, reprenait le trône mortel et immortel de France !
Il était toujours couvert de sang, au petit matin. Le Marquis n’avait pas vu l’intérêt de se laver, quand il y avait encore tant à faire. Il avait beau être un vampire, il n’était pas excessivement cruel. Ce massacre systématique des partisans de Virgil était, tout au plus, un acte de bon sens et de prudence. Si le défunt empereur avait voulu rester en place, il aurait fait la même chose. Il avait fait la même chose, mais pas assez efficacement.
Tomas n’était pas pour autant dénué de manière. Quand il en trouva enfin le temps, il s’était installé dans une pièce, soigneusement calfeutrée pour ne pas laisser entrer la lumière. Le vampire s’était installé dans un coin, et nettoyait la lame de son épée avec application. En fond sonore, la télévision, et le discours de sa reine, nouvelle installée.
Tomas aurait pu sourire, s’il n’y avait pas eu la question de ce conseiller.
Que fait-on pour les manifestants? Beaucoup de parysiens sont dans les rues, et montent vers les Tuileries”.
Tirez à vue”.
Non”. Le Marquis, nonchalamment installé sur son canapé, se redressa. “Je veux que vous découpiez les têtes des cent premiers cadavres que vous trouverez. Ensuite, je veux que vous plantiez ces têtes sur des piques, et que vous installiez ces piques, sur les Tuileries”. Il se leva, tira une masse informe de sous le canapé, et utilisa son épée pour séparer plus effiacement la tête du reste du corps. “Commencez par celle-ci, voulez-vous?”. Le soldat réceptionna tant bien que mal la tête, collante de sang, et aux cheveux emmêlés de Virgil. “S’ils sont toujours remontés après ça, alors tirez leur dessus”.

Lettres patentes, rédigées par sa Majesté la reine Charlotte

Donnée à Parys, le 30 Octobre 2016
Nous, Marie-Thérèse Charlotte, Reine de France; à tous ceux, présents et à venir, qui ces présentes lettres verront, Salut.
Consciente de la crise secouant notre royaume, et des récents changements à sa tête, consciente de la nécessité de maintenir notre royaume de France dans la paix, nous, Marie-Thérèse Charlotte, déclarons ici les mesures suivantes.
Par la présente, Nous, Marie-Thérèse Charlotte, nommons le Marquis Tomas Augustin Charles de Batz, seigneur de Castelmore, notre Ministre et Chambellan.
Par la présente, Nous, Marie-Thérèse Charlotte, lui accordons la jouissance de ses appartements dans notre palais, et lui octroyons une rente pour ses services.
Par la présente, Nous, Marie-Thérèse Charlotte, établissons l’ordre des mousquetaires de la Reine, attaché à sa protection, et à celle de Parys.
Par la présente, Nous, Marie-Thérèse Charlotte, nommons le Marquis Tomas Augustin Charles de Batz, seigneur de Castelmore, Capitaine de la compagnie nocturne.
Qu’il puisse éclairer notre règne de ses conseils et ses talents.
Car tel est notre plaisir.
Marie-Thérèse Charlotte, Reine de France.

Rapport d’enquête du 27 janvier 2017, destiné à Tomas Augustin Charles de Batz, capitaine des mousquetaires nocturnes.

Dans la journée du 27 janvier 2017, un nouvel attentat meurtrier a eu lieu à Parys, sur l’ile de la cité. Les fenêtres, soigneusement calfeutrées pour bloquer la lumière extérieure, d’une résidence de vampires, ont été détruites par une explosion. Rapidement, les vampires vivant ici, trop jeunes pour résister longtemps au soleil, ont brûlé vif. L’incendie s’est rapidement répandu à tout le bâtiment. L’intervention rapide des services appropriés a permis de contenir l’incendie à cette unique bâtisse, mais pas de sauver ses occupants.
Les moyens utilisés pour la destruction des fenêtres sont encore à déterminer.

Novembre 2017

La nuit venait tout juste de tomber. Du temps de sa vie mortelle, le gascon aurait affirmé sans hésiter que sa saison préférée était l’été. Désormais qu’il était vampire, il se plaisait en automne et en hiver, quand les nuits étaient plus longues. Il pouvait se lever plus tôt, consacrer plus de temps à Alice.
Il n’était pas dupe au point de ne pas voir que leur relation s’était dégradée. Leurs rencontres n’avaient plus cette joie des débuts, et s’il le regrettait, Tomas n’était pas sûr d’en connaître l’origine, de comprendre les sentiments d’Alice. Il admettait n’avoir plus autant de temps qu’auparavant à lui accorder. Il était avant tout au service de sa reine, peu importait sa dévotion à la jeune femme. Le vampire n’avait sans doute pas conscience de l’ampleur du problème de communication entre lui et sa Marquée, mais comptait tout de même essayait d’y remédier. Ce soir, il comptait profiter de la tombée de la nuit pour inviter la demoiselle à l’activité de son choix.
Imaginez donc sa déconvenue quand il trouva les appartements du Louvre de sa Marquée vide de la demoiselle, et remplit de gardes affolés.


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❂ Comment es-tu arrivé ici ? Alice et Lélio m’ont harcelé et forcé et m’ont obligé et et et et je crie au harcèlement !
❂ Un truc à nous dire ? On m’a promis des cookies, où sont-ils? Plus sérieusement, les choses en rapport avec le contexte ont été vu, tout pareil pour les choses qui concernent cette ravissante petite chose qu’est Alice *winkwink*. J'ai pris quelques libertés sur la forme, je l'avoue, s’il y a des choses à modifier, je m’y plierais volontiers, et gratuitement
❂ Tu veux une sucette ? NAN on m’avait promis des COOKIES GIVE ME

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MessageSujet: Re: Unus pro omnibus, omnes pro uno - Tomas de Batz   05.12.17 22:16

Wesh t'étais pas en état d'acheter le Louvre. :nop:


Bienvenue (ENFINNN) (ouais t'étais attendue et tout. :sisi:)
J'vais pas dire courage pour la fichette puisque c'est déjà fini :what:

( et sinon, du coup, la Reine Charlotte elle a quel âge ? :/
*s'en va avec un petit rire diabolik* )
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MessageSujet: Re: Unus pro omnibus, omnes pro uno - Tomas de Batz   05.12.17 22:18

Ah oui donc toi on te promet des cookies quand nous on nous promet des slips qu'on n'a jamais reçu :dare:

Bienvenue quand même ta seigneurie. Hâte de lire cette vilénie en action :yea:
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Tomas de Batz

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MessageSujet: Re: Unus pro omnibus, omnes pro uno - Tomas de Batz   05.12.17 22:20

Attendez, attendez... Où sont les slips? C'est presque aussi bien que les cookies si c'est ceux de Pornstache

Merci pour l'accueil. Vous êtes fort accueillants par ici :sucette:

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MessageSujet: Re: Unus pro omnibus, omnes pro uno - Tomas de Batz   05.12.17 22:24

Ah le stock de slips de Pornstach doit être semé chez un certain mousquetaire (cc @Arthur De Saint Vaast)

Moi j'attends toujours celui de @Dario dí Valentino :pipo: Btw si tu veux faire du troc cookie contre slip ça me va.
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MessageSujet: Re: Unus pro omnibus, omnes pro uno - Tomas de Batz   05.12.17 22:29

Hey, vous permettez? Faut me laisser le temps de les user les slips avant de vous les donner, sinon y'a aucun intérêt :meh:

Bienvenue parmi nous, Marquis ! Non je plaisante, la sortie est par là, plus personne n'a besoin de toi ici :hello:

*lance un cookiragan*
*prépare ses fesses pour le carnage*

:come:

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MessageSujet: Re: Unus pro omnibus, omnes pro uno - Tomas de Batz   05.12.17 22:34

Gustav Svendsen a écrit:
( et sinon, du coup, la Reine Charlotte elle a quel âge ? :/
*s'en va avec un petit rire diabolik* )

I hate you so much Gusgus. Ce manque de respect pour ma souffrance.


Mon Toto, enfin parmi nous   :wah:  J'ose espérer que tes quelques trois milliards de questions auront été utiles (sinon, j'me vengerais en RP, et bien salement  :devil: ) - en vrai je le sais déjà vu que je suis en pleine lecture, mais j'te menace quand même.

Prends donc des cookies en guise de bienvenue et d'excuses pour ce fructueux harcèlement.

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MessageSujet: Re: Unus pro omnibus, omnes pro uno - Tomas de Batz   05.12.17 22:36

CHTONYA VERSE — LA VALIDATION

Bienvenue en Enfer
Trop tard pour reculer !

☩ Youhou tu as réussi ! ☩


Bienvenue sur Chtonya Verse, petit sbire ! Nous sommes ravis de t'accueillir dans notre univers décadent et décalé.

On me souffle dans l'oreillette que les compliments ne sont pas autorisés envers ta personne. Je vais donc me contenter de dire que tout est en ordre et de passer à autre chose en déposant discrètement un bocal de cookies.
Non je plaisante.
Cette fiche est excellente, le format que tu as utilisé pour traverser les siècles me parle et fait vibrer en moi la corde sensible. J'ai dévoré chaque ligne et plus j'avançais, plus j'étais convaincue que cette semaine passée à te harceler pour que tu prennes ce personnage n'a pas été vaine. Tu respectes parfaitement toutes les conditions requises pour non seulement, être validé, mais surtout, incarner ce prédéfini si important dans notre contexte.

Bref, tu as passé notre première épreuve avec brio et tu peux désormais aller jouer avec tes petits camarades. N'oublie pas de poster ta fiche de relations pour lister tes rencontres et tes aventures. Tu peux également tenir un journal pour nous en apprendre davantage sur ton personnage. Très important aussi, pense à flooder de temps en temps, ça met l'ambiance.

Bonheur et paillettes sur ta misérable existence :moh:

CHTONYA VERSE — CODAGE RÉALISÉ AVEC L'AIDE DE MEI ( EPICODE )
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MessageSujet: Re: Unus pro omnibus, omnes pro uno - Tomas de Batz   06.12.17 0:08

J'ai même pas le temps de dire bienvenue olala trop de rapidité !!!!

Wesh t'as une belle gueule toi là le Tomas.

fourre son string sale dans sa bouche

En attendant le slip... Fais gaffe en mâchouillant.
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MessageSujet: Re: Unus pro omnibus, omnes pro uno - Tomas de Batz   06.12.17 9:06

J'ai les slips de @LÉLIO DÍ RUZZANTE je les garde ! non mais !
Sinon, bienvenue z'à toi !

*rase les murs, ne sait on jamais*
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Tomas de Batz

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MessageSujet: Re: Unus pro omnibus, omnes pro uno - Tomas de Batz   06.12.17 9:14

*mache le string* merci à tous pour votre accueil chaleureux.
Arthur, cache tes slips !

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MessageSujet: Re: Unus pro omnibus, omnes pro uno - Tomas de Batz   06.12.17 9:30

Oui chef ! pardon chef ! d'accord chef !
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MessageSujet: Re: Unus pro omnibus, omnes pro uno - Tomas de Batz   06.12.17 9:30

Ne vous battez pas, Lélio a assez de slips pour tous les vampires pervers qui en veulent à son cul (ou à son sang, ou aux deux) :prey:

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MessageSujet: Re: Unus pro omnibus, omnes pro uno - Tomas de Batz   06.12.17 9:35

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MessageSujet: Re: Unus pro omnibus, omnes pro uno - Tomas de Batz   06.12.17 10:37

Arthur De Saint Vaast a écrit:

:look: :heyu:

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MessageSujet: Re: Unus pro omnibus, omnes pro uno - Tomas de Batz   06.12.17 11:31

Et genre même pas vous m'invitez !

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MessageSujet: Re: Unus pro omnibus, omnes pro uno - Tomas de Batz   06.12.17 12:10

Il nous fait sa petite crise d'autorité j'ai l'impression :wep:

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MessageSujet: Re: Unus pro omnibus, omnes pro uno - Tomas de Batz   06.12.17 12:17

J'crois bien aussi... :sisi:
T'as un chéquier ?
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MessageSujet: Re: Unus pro omnibus, omnes pro uno - Tomas de Batz   

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