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 The whole world is in chess. Any move can be the death of you. - Taïsiya

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MessageSujet: The whole world is in chess. Any move can be the death of you. - Taïsiya   22.11.17 15:07


Taïsiya Alíz Varga

ft. Camilla Christensen


❂ Nom : Varga. Patronyme hongrois ce qu'il y a de plus courant, autant que Dupont dans son territoire d'adoption. C'est pour cela qu'elle l'a choisi. En réalité, elle est née Andrassy. Nom bien trop reconnaissable d'une vieille famille aristocrate qui entretient de bonnes relations avec la royauté depuis le 16e siècle.
❂ Prénom : Taïsiya. Prénom qui n'a d'exotique que sa consonance. C'est à peu près tout ce qu'elle tient de sa mère, d'origine russe, qui a négocié cette clause du contrat. Ne jamais sous-estimer la malice d'une tradition hongroise répandue, consistant à utiliser un postnom hypocoristique. Son père ne l'a donc jamais appelé autrement qu'Alíz. N'y voyez pas là un excès d'affection moins qu'un mesquin marquage de territoire.
❂ Age : 25 ans
❂ Date, lieu de naissance : Un matin de noël à Vienne, en 1992.
❂ Race : Louve de sang pur.
❂ Statut civil : Célibataire
❂ Statut financier : Elle vit confortablement mais sans ostentation. Ses besoins demeurent d'une grande simplicité. La louve préfère user de ses moyens pour veiller sur les quelques âmes qui sont à sa charge.
❂ Orientation : Son cœur s'attache au fond sans se soucier de sa nature.
❂ Occupation : La demoiselle use du temps sur ses pinceaux. Elle restaure des œuvres sans âge et rend immortel des visages qui ne le sont pas moins. C'est un des avantages à vivre dans un monde où le temps semble s'être arrêté pour nombre de ses autochtones, qui ont gardé le goût d'anciennes méthodes ayant forgé leur jeunesse, à l'heure où la technologie rend l'obsolescence éternelle.
❂ Traits de caractère : Rusée – Discrète – Méfiante – Honnête – Posée – Secrète – Sociable – Droite – Loyale - Empathique – Insoumise - Idéaliste - Indépendante - Sibylline - Légèrement bornée & extrêmement protectrice.

❂ Allégeance : Certains diront qu’elle a le cœur versatile et qu’on ne peut s’y fier. Qu’elle a quitté sa meute, reniant des traditions qui ont force de loi en refusant de se soumettre à celle qui assure leur survie à tous, marchander son sang. Elle ne prendra jamais la peine de détromper ceux qui ne chercheront jamais à la connaître. Taÿsia à l’allégeance cramponnée au cœur, pour des idéaux bien plus grands. Naître lycan c’est affronter l’évidence que tous ne sont pas égaux. Les plus forts survivent, mais ils ont aussi là pour veiller à ce que les plus faibles y arrivent. Pour elle cela justifie une justice bien plus qu’un assujetissement. La liberté de choisir. C’est ce qu’elle a fait, se condamnant à la solitude jusqu’à ce qu’elle accorde sa confiance à François, l’ulfric de la meute de Parys. Cela n’a pas été simple. Il lui a offert la protection et une promesse, qu’elle pourrait refuser de se vendre. C’est à lui plus qu’au reste de la meute qu’elle a accordé son obéissance. C’est donc lui qu’elle a tenté de convaincre qu’il ne fallait pas se lier à la Cour Nocturne, que leur survie ne méritait pas le reniement de ses principes les plus fondamentaux. Lamentable échec. Impossible pour elle de rester. Le respect s’étiole et dans l’ombre elle rejoint l’Assemblée. Elle ne peut plus suivre des ordres qu’elle ne respecte pas, autant que mentir à cet homme qui lui a tendu la main. Elle s’est vu fonder sa petite meute, rejetant la solitude, accueillant à son tour quelques loups égarés.


❂ Capacités : Elle a la neige dans les veines, la petite louve. Elle possède son apparence frêle, presque cristalline. Une trompeuse fragilité qui pourrait presque vous faire oublier son côté létal. Doux serpent qui vous endort avant de resserrer autour de votre cou une main aux griffes acérées. La sylphide est une alpha, capable de transformations partielles. Son corps aux membres élancés est taillé pour la course. Qu’elle perçoive quelques infimes particules de votre odeur, et la lycane vous poursuivra jusqu’à ce qu’elle vous retrouve. Elle est plus forte, plus robuste que beaucoup se l’imaginent. Certains veulent la voir comme une créature inoffensive, malléable. Poupée de glace qui a besoin qu’on la protège. Elle n’est pas susceptible au point de s’en formaliser. Taïsiya a appris à jouer de cette erreur de jugement à son avantage. Dans les temps qui courent, il vaut mieux apprendre à passer inaperçue. Ceux qui décident de s’en approcher malgré tout finissent par découvrir que le froid possède aussi son mordant.
Sa part humaine et sa part louve se sont toujours accordées, voguant sur le rythme de la maîtrise. Son exubérance jaillit depuis toujours sur sa toile, talent autodidacte qui l’enferme dans sa bulle, l’apaise d’une douce euphorie. Elle retranscrit, donne et redonne vie. Et un jour elle réalise que ce don qu’elle chérit lui sauve la vie, qu’il est l’extension d’un bien plus profond. Il n’y a pas que de la dominance dans son aura, il y a cette douceur qui vient envelopper les cœurs révoltés et solitaires comme le sien. Elle les apaise, absorbe momentanément le poids qui les oppresse. Au début un contact était absolument nécessaire, désormais sa présence proche suffit pour que son aura lénifiante puisse agir. Condition sine qua none, la personne doit être réceptive et volontaire. Alors seulement elle offre un peu de quiétude, gardant en elle cette noirceur qui devient douloureuse si elle ne l’exprime pas. La peintre s’enferme alors dans son atelier. Son pinceau devient une extension d’elle-même dans ces moments où la conscience laisse place à une transe salutaire.

❂ Description physique : Grande gigue qui pourrait presque disparaître dans ses vêtements, elle a tiré parti de cette facilité à passer inaperçue. Le regard se pose sur une forme qu’elle-même qualifie sans volupté et ne s’y attarde pas. C’est comme si ce corps avait grandi trop vite. Petite plante qui porte ses membres avec grâce. Quand on croise son minois c’est une autre paire de manches, ou plutôt d’yeux tellement clairs qu’ils semblent transparents. Deux orbes qui sondent les vôtres, vous jaugent sans en avoir l’air et vous jugent avec une justesse bien trop sage. Difficile de lui donner un âge avec ce visage plein de contradictions. La mine grave de ses azurs surplombe deux pommettes saillantes couvertes de tâches de son, comme les joues d’une gamine qui aurait grandi sans jamais mettre un pied dedans. La mâchoire carrée donne de la volonté à ses traits fins qui se rejoignent pour lui creuser une petite fossette au menton. Vient cette bouche pulpeuse, démesurément grande sur ce visage qu’elle semble dévorer. Quand elle sourit tout s’illumine et le doute persiste. Avec sa cascade de cheveux blonds elle devient l’archétype angélique que se figurent les Hommes depuis que les aëls ont planté la graine du mensonge dans leur foi. Madone ingénue et tentatrice qui ne joue d’aucun de ses charmes. Elle en devient insaisissable. L'encre marque la peau de cette beauté froide. Corps frêle et sang pur qui éveillent l’instinct mais qui dissimulent à merveille la force de sa race.

It is a kingdom of conscience, or nothing.

None of us know our end, really, or what hand will guide us there. A king may move a man, a father may claim a son, but that man can also move himself, and only then does that man truly begin his own game. Remember that howsoever you are played or by whom, your soul is in your keeping alone, even though those who presume to play you be kings or men of power. When you stand before God, you cannot say, "But I was told by others to do thus," or that virtue was not convenient at the time. This will not suffice. Remember that.

↪ 25 décembre 1992, Vienne

Sa naissance arrive comme un cadeau commandé et tant attendu le matin de Noël. Et c’est presque ça. Sa mère tout juste majeur a fait office de Père-Noël, la barbe en moins. Pas d’amour, ni de tendresse entre les deux parents. Un peu de respect et de reconnaissance suffiront amplement pour cette petite louve russe sans distinction recueillie au sein de la meute de Vienne. Elle aura tout de même eu sa petite victoire. La minuscule tête blonde portera un prénom originaire de son pays. C’est à peu près tout ce qu’elle aura le droit de lui transmettre. On ne lui demandera pas son avis sur l’éducation qui sera donnée à sa fille, son père a une idée bien arrêtée sur la question. Il préfère avoir peu de garçons capables de prétendre à lui prendre le pouvoir le moment venu, et plus de filles. Inconcevable que l’idée vienne de l’une d’entre elles. Toutes devront être élevées avec l’idée bien arrêtée qu’elles existent seulement pour assurer la pérennité de la meute et de l'espèce, avant d’être recasées avantageusement. Abel Andrassy usera de tous les moyens en sa possession pour retrouver la place dans la société qu'il pense lui être due. Petit fils du Comte Imre Andrassy, il ne pardonne pas à son père d'avoir renié sa famille pour mener une vie de bohême en Autriche.

↪ Janvier 2003, Vieux Danube, Vienne

Le soleil se lève sur le Danube. Allongée dans l'herbe, une gamine bien trop jeune pour se promener seule suit son cours en dévorant une quantité invraisemblable de gâteaux Dobos. Elle s’est levée assez tôt ce matin pour être certaine de ne pas croiser son père. Elle a de l’affection pour lui, parce que c’est comme ça. C’est pour cette mère qui n’en est pas vraiment une qu’elle en a réellement. L’enfant de dix ans tout juste a du mal à intégrer le fait que certains de ses camarades de meute ont des parents unis alors qu’elle est le produit de ce qui lui semble être une transaction. Il en va de même pour la quasi-totalité de sa fratrie, en-dehors des enfants que son père a conçus avec sa lupa. Sa propre mère lui dit que c’est normal, que c’est ainsi que les choses se passent depuis toujours et qu’un jour ce sera son tour. L’idée ne l’emballe pas vraiment. Son esprit vorace ne se satisfait pas de ce qu’on lui donne. Elle est loin de la petite fille soumise tant espérée, déjà dans la contradiction dans laquelle elle rameute les autres louveteaux, même ceux plus âgés qu’elle. Abel Varga met son comportement sur le compte du sang russe dans ses veines et maudit celle que Taïsiya s’entête à appeler мама.

↪ Novembre 2006, la cave de la maison.

L’aura d’alpha est manifeste. Mais pas seulement. La gamine dégage quelque chose de plus que les autres. Elle ne le réalise pas tout de suite. Tel Rochester dans Jane Eyre c’est comme si des fils se tissaient sous sa cage thoracique, autour de son cœur, la guidant vers d’autres palpitants esseulés et incompris comme le sien. Taïsiya ne sait pas encore comment elle fait, et même si elle le fait vraiment. C’est comme si elle aspirait leurs peines en elle. Ce mal elle l’accumule, jusqu’à ce que ça devienne douloureux. C’est au travers de la peinture qu’elle s’en libère, d’une manière différente du reste du temps, c’est comme une transe dont elle sort épuisée mais apaisée. Un laps de temps durant lequel elle est vulnérable. Son père ne le voit pas ainsi. Pour lui elle représente une menace. Dans un accès de colère il profite d’un de ces moments pour l’enfermer à la cave. Sauf que le besoin de peindre est irrépressible. Elle se griffe au sang, s’arrache la peau contre les murs. Ses doigts imbibés de carmin peignent sur le sol une fresque éphémère. Quand son père enverra un lieutenant la sortir de là, ce dernier la trouvera inconsciente et exsangue.

↪ Avril 2009, Territoire de la meute de Vienne

Le divorce est consommé avec son père. Elle ne le supporte plus et n’arrive guère plus à l’aimer. C’est une terrible déception pour elle. Pas qu’il ne soit pas à la hauteur faute d’y arriver, mais plutôt parce qu’il n’a jamais émis le moindre souhait d’essayer. Il y a chez l’adolescente cette fibre familiale exacerbée. Elle s’est toujours montrée proche de ses demis frères et sœurs, qu’ils soient du côté de son père ou de sa mère. Elle a essayé de les maintenir unis quand leur père et alpha suivait la voie du « diviser pour mieux régner » tant il se cramponnait avec rage à son pouvoir. C’est d’une indignité absolue. Taïsiya ne se sent plus chez elle dans cette meute où depuis qu’elle est réglée, elle doit repousser les mâles attirés par son sang pur. Même certains adultes regardent différemment. C’est dérangeant, salissant. Que lui ne trouve rien à y redire est encore pire. Mais la gamine maigrichonne est une dominante. Elle se rebiffe, se défend tant bien que mal. Quand elle n’est pas à l’école elle s’évade autant que faire se peut, animal qui trouve sa place dans la nature comme en ville. Elle erre carnet de croquis sous le bras, bercée par la musique tzigane dans le quartier juif, se perdant au cœur de la Ringstrasse. Un rien l’inspire. Le soleil qui caresse la façade néo-renaissance de l'opéra d'Etat de Vienne. Les tableaux qui ornent les murs du Belvédère et qu’elle reproduit avec une facilité déconcertante. C’est dans ces lieux qu’elle se sent le plus chez elle, dans la pratique de cet art qu’elle s’épanouit et oublie.

↪ 25 décembre 2009, Vienne

17 ans. Une force tranquille que certains confondent à tort avec de la faiblesse mais un répondant qui ne trompe pas. L’instinct de reproduction est bien là, ce qui ne l’empêche pas de refouler les premiers à tenter leur chance. Elle veut autre chose que ce que ses parents étaient l’un pour l'autre. Il y a presque de la candeur dans le désir de ne donner vie à des enfants que par amour. Son père n’est pas du même avis. Abel prend les choses en mains et établit un contrat de reproduction entre sa fille et l’un de ses lieutenants. C’est l’acte de trop. Humaine et louve se rebelle, trouvant un unique soutien auprès de la mère, même si cette dernière a du mal à comprendre pourquoi sa fille rejette ce qui lui paraît si naturel. Malgré tout elle est décidée à l’aider. Le jour de son anniversaire elle lui offre les économies de toute une vie pour que sa petite tête blonde prenne la clé des champs. L’enfant refuse de la laisser derrière elle mais Zoya Kuryakin sait qu’elle ne survivra pas loin de sa meute, aussi viciée soit-elle, et elle a d’autres enfants sur lesquels elle tente de veiller. Sa petite matriochka rompt ce lien douloureux et pourtant vital qui la relie à sa meute et se condamne à une solitude à durée indéterminée, résolue à trouver sa place dans ce monde.

↪ 31 décembre 2009, Kehl

Taïsiya est épuisée. Voilà six jours qu’elle est partie de chez elle. Six jours qu’elle voyage bon gré mal gré en stop avec les risques que ça comporte. A plusieurs reprises elle a dû remettre à leur place quelques automobilistes un peu trop hardis en présence d’une jeune fille voyageant seule. Cela n’a pas été aussi facile qu’avec d’autres loups-garous. Avec les humains il faut ruser pour ne pas révéler sa nature. Elle aurait pu voyager autrement mais elle a décidé de ne pas entamer les économies de sa mère et d’essayer de passer le plus inaperçue possible. Sa destination elle ne le connait pas encore, pour le moment elle est juste décidée à mettre le plus de distance possible entre elle et son père. Dûsse-t-elle traverser tout le royaume pour ça. Le soir venue elle squatte le coin d’un vieux zinc dans un bistrot qui ne paie pas de mine mais pourtant plein en ce réveillon. Dans ce mélange d’allemand et de français elle ne comprend pas tout ce qu’il se dit, mais peu de temps après que minuit ait sonné elle sent que quelque chose ne va pas. Il y a dans l’air de drôles d’odeurs qui se mélangent. L’acrêté de la peur et le piquant de l’excitation. L’homme sans âge derrière le comptoir allume la télé. Toutes les chaînes rediffusent en boucle le même programme. En reconnaissant le visage qui apparait à l’écran la gamine en avale sa grenadine de travers. Le Marquis. Elle vérifie le fond de son verre pour être certaine de ne pas avoir ingéré de l’alcool par inadvertance. Son père a insisté pour qu’elle apprenne le français, après tout c’est la langue des nobles, mais elle a toujours eu du mal avec sa complexité. Quand elle finit par comprendre ce qu’il vient de se passer, c’est la panique totale. Certaines personnes ont l’air de prendre cette annonce pour une vaste blague du nouvel an, mais elle voit bien que sur d’autres visages c’est l’incrédulité qui se dessine. Taïs se demande combien de temps il faudra pour que tous réalisent qu’il s’agit bien là de la vérité. Elle s’attend au pire. En général les humains ne réagissent pas très bien face à la différence, ou quand ils réalisent qu’ils ne sont pas situés tout en haut de la chaîne alimentaire.

↪ 6 janvier 2010, Parys

La fin du voyage a été plus laborieuse que son commencement. Après cette nuit fatidique connue sous le nom de Révélation, les derniers sceptiques humains n’ont pas poussé le doute jusuq’au déni. Dire qu’ils se sont pris une sacrée claque est un doux euphémisme. Elle peut les comprendre. Réaliser que tout ce qu’on a toujours pris pour acquis, la vérité absolue, n’est en fait que le plus vaste mensonge jamais prononcé, c’est une remise en question presque inacceptable. Quant à elle, elle a encore du mal à imaginer tout ce que cet événement implique, mais elle sait que c’est ce qui l’a motivé à rejoindre Parys. La répression est restée propre mais elle craint que ça ne dure pas. Cela ne devrait pas la concerner, après tout elle ne fait pas partie de cette race spoliée de sa supposée supériorité, mais pour Taïs c’est du pareil au même. Peut-être est-ce son éducation aux idéaux suprématistes qui l’a rendu si prompte à réagir à contre-courant. Elle a une idée de ce que peut donner un pouvoir absolu entre des mains trop puissantes et dépourvues de moral.

↪ Avril 2010, Parys

Voilà quatre mois qu’elle vivote dans la capitale, enchaînant les petits boulots afin de payer le loyer exorbitant d’une chambre de bonne minuscule. Vivre en solitaire s’avère bien plus difficile qu’elle l’avait pourtant pensé. La louve est épuisée mais l’humaine reste déterminée. Elle n’a pas encore approché la meute locale, se contentant de fureter discrètement autour de leur territoire. La jeune fille craint qu’elle ne vaille pas mieux que sa meute originelle. Elle refuse de se contraindre à un traitement auquel elle s’est soustraite en partant, laissant sa mère derrière elle. Mais parfois c’est le destin qui choisit pour vous, et si elle refuse de se rendre à la meute de Parys, c’est cette dernière qui se rendra à elle. Ou plutôt son ulfric qui lui tombe dessus. Et non, elle n’avait pas été aussi futée qu’elle l’avait cru. Déjà grande, il ne l’est pas plus qu’elle. Par contre si elle était plus couarde, elle dirait qu’avec sa mine renfrognée il ne doit pas faire bon de lui tomber dessus dans une ruelle sombre. Les alphas se font face. A son grand étonnement il ne la sous-estime pas. Il prend le temps de l’apprivoiser, de mériter une confiance qui lui vaudra l’aveu de son sang pur. En retour François lui fait une promesse qui ne faillira jamais, celle de sa protection et de la liberté de disposer de sa personne comme bon lui semble. Taïsiya prend le risque et intègre la meute. Le seul loup avec lequel elle ne flirtera jamais sera François lui-même. Leur différence de treize ans elle n'y pensera pas. Aussi différents soient-ils l'un de l'autre, il y a dans le cœur du loup une droiture qui parle à la sienne. Ce dernier l’aide à se perfectionner en français, la pousse à s’épanouir et prendre confiance en elle. Il la soutient quand elle reprend ses études pour intégrer les Beaux-Arts, devenant indubitablement l’une des personnes les plus importantes de sa courte existence.

↪ 23 octobre 2016, Parys

Voilà près de six ans qu’elle fait partie de la meute de Parys dans laquelle elle ne pensait pas s’intégrer aussi bien. Malgré la révélation, elle mène une vie discrète, ne criant pas pour autant sa nature sur les toits. Taïs découvre avec le français une façon de diriger un peu abrupte mais vraie. François est un bien meilleur ulfric que son père ne l’a jamais été. Contrairement au vieil hongrois exilé, pour lui sa meute passe avant tout. Le respect et l’affection qu’elle lui porte sont indéniables. La seule personne avec laquelle elle a du mal, c’est Laurine, sa lupa. Sur bien des points elle lui rappelle son cher et tendre paternel, et pas les meilleurs. De son côté elle a terminé depuis peu son cursus aux Beaux-Arts et commence doucement mais sûrement à travailler comme restauratrice freelance pour musées et particuliers. Sa réputation se construit doucement. Egalement grâce aux portraits qu’on lui commande. La nuit est déjà tombée mais elle se décide à parcourir la distance qui la sépare du territoire de la meute à pied. Elle n’est pas loin des Tuileries quand sa louve se redresse sous sa peau. Une odeur de sang la prend à la gorge. Beaucoup de sang. Quelques cris s’élèvent pour s’éteindre bien trop vite. Une clameur monte, emplit d’excitation et de fureur. Pas de retour en arrière possible. L’animal en elle prend les commandes, la guide avec prudence. Elle croise quelques humains égarés qui réagissent aussi bien à la peur qu’une biche dans les phares d’une voiture et les enjoint à se réfugier là où ils le peuvent. Au milieu de ce capharnaüm d’odeurs l’une d’entre elles attire son attention. Une odeur qu’elle n’avait pas perçu depuis si longtemps qu’elle pourrait douter. Abandonnant toute prudence elle se laisse diriger par son flair. Et se retrouve nez à nez avec son père. Elle n’a pas bien le temps de se demander ce qu’il fait là. Lui aussi l’a parfaitement reconnu. Taïsiya s’attendait à tout sauf à la haine qu’elle lit dans son regard. Quand il lui saute à la gorge il lui faut quelques secondes pour réagir. Une part d’elle-même se refuse à le blesser malgré son désamour manifeste, les séjours à la cave et ce rejet permanent. Son instinct de survie prend le dessus et c’est une automate méthodique qui se met à rendre coup pour coup. Quand elle finira par rentrer aux Champs Elysées, ce sera couverte de sang de la tête aux pieds, incapable de dire s’il s’agit plus du sien que de celui de son père, et si celui-ci est encore en vie.

↪ Janvier 2017, Parys

Ce qu’elle avait craint il y a presque sept ans est en train de se produire, mais pas tout à fait comme elle l’aurait cru. La société humaine s’était accrochée à ses faux semblants de sécurité qu’on avait bâti pour eux. Le retour de la monarchie ne fera pas l’effort d’essayer. Marie-Thérèse Charlotte de France se dit humaniste. Elle a même l’air convaincue par ses propres paroles. Mais il y a comme une contradiction dans les termes. Ce serait facile pour Taïs d’accepter de vivre dans ce monde où elle fait partie des plus forts en apparence. Avoir une mère soumise a développé chez elle la certitude que si les dominants existent c’est pour garantir leur survie à tous, en veillant sur les plus faibles et non en les soumettant. Sans eux ils s’entretueraient certainement. Il en va de même entre les différentes races. Même la dominante alpha qu’elle est ne comprend ni ne tolère ce besoin d’assujettir par la contrainte plutôt que par le mérite. Fort heureusement elle n’est pas la seule. La présence du drapeau révolutionnaire à la cérémonie de couronnement en est la preuve. Un acte d’une grande simplicité mais à l’impact non négligeable, qui a certainement nécessité d’une organisation et d’une discrétion sans faille. Le limier cherche des indices, remonte les maigres pistes jusqu’à trouver un membre de l’Assemblée.

↪Début 2017, Parys

Elle n’aime pas la tournure que la meute prend, ni l’influence que Laurine a sur cette dernière et sur son ulfric. La lupa ne cache pas son mépris pour tous ceux qu’elles jugent inférieurs. Si ce n’était que cela. Mais son intolérance s’accompagne d’un penchant malsain pour la cruauté. Pour l’heure elle est toujours la plus forte. Elle a les faveurs et l’attention de François, mais Taïs tente tout de même de faire valoir ses arguments. Le français bourru a toujours été droit, ce sont même ses principes auxquels il s’accrochait avec ferveur qui ont retenu l’attention de la gamine qu’elle était et de la jeune femme qu’elle est devenue. Quand il s’allie à la Cour Nocturne « pour le bien des siens », c’est tout un monde qui s’effondre. Le sien. En parallèle, la peintre a intégré l’Assemblée Républicaine. Demeurer dans la meute de Parys c’est obéir à des ordres auxquels elle ne croit plus, c’est mentir à cet homme qui lui a tendu la main. Mélange d’intransigeance et d’honnêteté. Elle refuse de participer si passivement à ce système, comme elle refuse de perdre l’estime et la tendresse qu’elle a pour l’ulfric. Cette fois elle ne partira pas comme une voleuse, lui annonçant clairement ses intentions. Elle est prête une fois de plus à se condamner à cette solitude que redoute les loups garous.

↪ Novembre 2017, Parys

Depuis qu’elle a quitté la meute la louve a élu domicile à Montmartre. Elle s’y est trouvé un joli petit appartement avec une vue imprenable sur le Sacré Cœur mais surtout, une pièce bercée de lumière de l’aube au crépuscule lorsque le ciel se montre clément, dans laquelle elle peut peindre. Heureusement pour elle, elle n’a pas eu à subir trop longtemps la solitude. Son don particulier la pousse involontairement vers les gens comme elle, qu’ils soient de sa race ou non. C’est comme ça qu’elle s’est retrouvée à gérer une petite meute de gueules cassées qu’elle tente de réparer petit à petit sans y laisser sa peau. En parlant de cette dernière, Taïsiya se demande si elle ne finira pas malmenée dans les geôles de la Bastille. Les actes qu’elle commet au sein de l’Assemblée pourraient l’y mener sans souci. Maintenant qu’elle a des personnes à sa charge l’alpha essaie de se montrer plus prudente, mais elle sait que c’est aussi pour eux qu’elle tente d’améliorer à sa petite mesure le monde dans lequel ils vivent. Pour eux et pour sa mère. Si elle devait ne pas en revenir, elle a la certitude que François les prendrait sous son aile, même si intégrer la meute ne serait pas la solution à leurs problèmes à l’heure actuelle. Malgré tout, les relations avec l’ulfric n’ont pas viré à l’hostilité. Ils ont établi un petit pacte entre eux qui les autorise à passer les pleines sur aux Champs Elysées s’ils le désirent. Mais ni lui ni ses petits protégés ne savent rien de ses activités illicites. Son métier lui fait profiter de quelques ouvertures dans un monde où toutes les informations sont bonnes à prendre. Elle a appris à s’y rendre utile à sa manière, se fondant dans le décor comme elle a toujours su le faire. Elle y redonne panache à des œuvres maltraitées par le temps, comme elle fait don à la postérité des commandes passées par les plus offrants. La noblesse n’a jamais manqué de narcissiques ni d’amateurs d’art. D’une certaine façon, elle a trouvé sa place dans cet univers imparfait qu’elle se risque à vouloir rendre meilleur.


❂ Pseudo : Alienor.
❂ Age : 29 ans.
❂ Crédits : NOUMENΛLE

❂ Comment es-tu arrivé ici ? Le doux murmure d’une larve à mon oreille.
❂ Un truc à nous dire ? Histoire + surnaturel + Beaudelaire = vous risquez d’avoir ma pomme sur le dos encore un moment.
❂ Tu veux une sucette ? Je ne pourrais pas en avoir deux ? Je n’ai jamais su choisir entre cola et cerise.

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MessageSujet: Re: The whole world is in chess. Any move can be the death of you. - Taïsiya   22.11.17 15:20

Qu'té, je la connaissais pas la demoiselle mais elle est sacrément jolie :tong:
Bienvenue parmi nous, hâte d'en lire plus :keu: Son métier est carrement trop classe :bave:
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MessageSujet: Re: The whole world is in chess. Any move can be the death of you. - Taïsiya   22.11.17 15:34

Bienvenue ^^
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MessageSujet: Re: The whole world is in chess. Any move can be the death of you. - Taïsiya   22.11.17 16:19


Merci tous les deux :love:

Chester Larcher a écrit:
Qu'té, je la connaissais pas la demoiselle mais elle est sacrément jolie :tong:
Bienvenue parmi nous, hâte d'en lire plus :keu: Son métier est carrement trop classe :bave:

Cette demoiselle n'est pas dans mes habitudes de jeu mais j'ai eu un petit coup de cœur dessus. Même son absence de gif ne m'a pas dissuadé de la prendre Arrow

J'aime ce métier, dont le choix n'est pas si innocent que ça :angel:
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MessageSujet: Re: The whole world is in chess. Any move can be the death of you. - Taïsiya   22.11.17 16:34

Tiens ! la voilà la blonde !
Bonchoooooour :tong:
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MessageSujet: Re: The whole world is in chess. Any move can be the death of you. - Taïsiya   22.11.17 17:29

Hey bienvenue !

Je surkiff le vava et idem, je ne connaissais pas. On ne sait pas encore grand chose mais j'ai hâte de voir ce petit bout de femme !

Bon courage pour la rédaction toussa, toussa. Pis fais gaffe parce que la larve, elle bavouille partout :/
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MessageSujet: Re: The whole world is in chess. Any move can be the death of you. - Taïsiya   22.11.17 18:06

Une louve !! :love:

Bienvenue à toi !!! :please:
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MessageSujet: Re: The whole world is in chess. Any move can be the death of you. - Taïsiya   22.11.17 18:25

:keu:

j'sais que t'aimes quand j'te murmure à l'oreille, keuquine :pbear:
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MessageSujet: Re: The whole world is in chess. Any move can be the death of you. - Taïsiya   22.11.17 18:33

Merci :kiss:

@Angie Muller je lui fais payer mes notes de pressing :sisi:

@Louise d'Ancenis Comme je suis amoureuse de Ksenia :wah:

Non mais toi @Gustav Svendsen, Mr Super-Boloss, pourquoi je suis pas surprise que tu traines un surnom pareil :wtf: arrête de dire des bêtises et ramène moi des krisprolls.
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MessageSujet: Re: The whole world is in chess. Any move can be the death of you. - Taïsiya   22.11.17 19:42

welcome. :mario: :mario: :mario:


:tong: :tong: :tong: :tong: :tong:
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MessageSujet: Re: The whole world is in chess. Any move can be the death of you. - Taïsiya   22.11.17 20:19

Oh jolie louve :wah:
Bienvenue par ici :taptap:
bon courage pour ta fiche :love:
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MessageSujet: Re: The whole world is in chess. Any move can be the death of you. - Taïsiya   22.11.17 22:04

Bienvenue à toi jolie louve *ronronne*
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MessageSujet: Re: The whole world is in chess. Any move can be the death of you. - Taïsiya   23.11.17 16:28

@François Gaudreault c'est beau la schizophrénie dans ton accueil :class:

Merci les petites loutes :cal:
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MessageSujet: Re: The whole world is in chess. Any move can be the death of you. - Taïsiya   23.11.17 22:41

Bienvenue sur le forum avec un chouilla de retard, belle blonde. M'a l'air intéressante c'te petite. :fredo: :fredo:
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MessageSujet: Re: The whole world is in chess. Any move can be the death of you. - Taïsiya   23.11.17 22:52

Merci jolie madame à qui je ferais bien des bébés :please:
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MessageSujet: Re: The whole world is in chess. Any move can be the death of you. - Taïsiya   25.11.17 11:26

Mais c'est que ça avance par ici, ouhlalaaaaa. J'avais pas vu. :keu:
Be brave petit scarabée, c'bientôt terminé. :youhou:
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MessageSujet: Re: The whole world is in chess. Any move can be the death of you. - Taïsiya   25.11.17 23:52

Bienvenue jolie louvette :cute: (presque pas en retard cette fois-ci). Bon courage pour la fin de ta jolie fiche qui a déjà fort bien avancé, j'ai hâte de lire ce qu'il manque :wah:
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MessageSujet: Re: The whole world is in chess. Any move can be the death of you. - Taïsiya   28.11.17 6:03

J'y suis presque petit krisproll :spm: Je vais essayer de rien oublier !

Merci @Alice Delaunay :love: j'espère que le tout sera à la hauteur !
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L'Ombre de Dis

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.: L'enquiquineur en chef :.
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MessageSujet: Re: The whole world is in chess. Any move can be the death of you. - Taïsiya   28.11.17 16:30

CHTONYA VERSE — LA VALIDATION

Bienvenue en Enfer
Trop tard pour reculer !

☩ Encore un petit effort, sbire ! ☩


Bienvenue sur Chtonya Verse, petit sbire ! Nous sommes ravis de t'accueillir dans notre univers décadent et décalé.

Elle est trop mignonne cette tête blonde ! Mignonne et badass.  :huhu:
J'ai adoré ta fiche, et le background que tu donnes à Taïs.
En définitive, pour moi, tout est ok.
Il me faut juste quelques infos :
D'abord, j'imagine que puisque tu cites plusieurs fois François, et la "mini-meute" créée, c'est que vous en avez parlé entre vous, n'est-ce pas ?
Ensuite, il me faut le nom que tu souhaites donner à son don d'apaisement (pour les registres).
Et dernière chose, il faudrait que tu notes comment il fonctionne. Par le toucher ? Ou sa simple proximité suffit ? Je pencherais pour ma part, pour une simple proximité. Ça te facilitera la vie irp. Et, à la limite, plus les "plus durs", elle use de son toucher, afin d'amener un réel contact avec la personne.  :mhh:
Il aurait été salutaire de mettre l'impact de son don dans le descriptif, aussi (car j'ai bien vu que c'était présent dans la chrono, mais il est préférable, quand même, de tout regrouper pour retrouver les infos rapidement. Puisque nous n'avons que des listings de dons, sans leur descriptif - qui doit normalement se trouver dans la fiche!)

Après, comme chaque don, il ne sera peut-être pas efficace sur tout le monde, mais bon... ce sera à toi et ton partenaire de rp de vous accorder !  :sisi:

CHTONYA VERSE — CODAGE RÉALISÉ AVEC L'AIDE DE MEI ( EPICODE )
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MessageSujet: Re: The whole world is in chess. Any move can be the death of you. - Taïsiya   28.11.17 16:42

Merciii :crose: :angel: :yiha:

Vouip on en a longuement discuté au préalable avec François. Taï peut avoir cette petite meute de 2/3 égarés avec elle tant qu'elle n'a aucune prétention territoriale sur le territoire de celle de Parys. Si il a besoin de soutien elle sera là pour lui, et lui les autorise à passer la pleine aux Champs Elysées s'ils le souhaitent. (Pardon j'aurais dû préciser cette discussion quelque part :wtf: )

Hm maybe aura lénifiante ?
Je n'y avais pas pensé mais je me dis qu'au début il fallait un contact et qu'avec le temps une simple proximité devient suffisante ? ça me paraît cohérent je pense.
Ouep quand Babine m'a soufflé l'idée on était restées sur des limites bc il ne faut pas que ce soit trop simple. Il serait efficace sur des gens qui ont des traumas/peurs similaires. J'imagine qu'on peut rajouter qu'il sera inefficace sur une personne qui ne le souhaite. Donc toussa à voir avec le joueur. *va rajouter toutes ces précisions*

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MessageSujet: Re: The whole world is in chess. Any move can be the death of you. - Taïsiya   

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The whole world is in chess. Any move can be the death of you. - Taïsiya

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